Il n'y a pas à dire : techniquement c'est du grand art. Mise en scène, photographie, sens des dialogues aiguisés et souvent efficace : nul doute que Bong Joon-ho a mis le paquet pour nous offrir un spectacle visuel aussi étonnant que saisissant. Mais alors pourquoi s'ennuie-t'on autant au final? Après un début plutôt réussi, on se surprend à se lasser bien régulièrement d'une histoire fort classique mais surtout extrêmement alambiquée et dont la complexité nous parait en définitive bien inutile. Les longueurs se font ainsi de plus en plus omniprésentes, et on a à plus d'une reprise bien du mal à comprendre ou Joon-ho souhaite nous emmener, si ce n'est vers un quasi-exercice de style brillant mais un peu creux. On ne regrette ainsi pas forcément le déplacement, le talent de l'auteur de "Memories of Murder" et "The Host" restant assurément intact, mais tout de même bien déçu par un récit qui ne tient en rien ses promesses. Quel dommage que d'un film avec autant de qualités on retienne principalement l'ennui...
Deçue... Je me suis ennuyée à mourrir... Je n'ai pas du tout accrochée à ce film. Est ce pour sa lenteur et la mollesse du rythme? Peut être pas exclusivement. Le film aurait pu être interessant mais on passe à côté. La relation mère-fils aurait pu être intéressante mais je n'en vois aucune: je vois 2 êtres malades aussi tordus l'un que l'autre. Au final, j'en ressors avec un sentiment de mal être et de m'être emm....ée à max. Pour un film coréen chouette, en revanche Un e Vie toute Neuve.
Un peu déçue. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire et puis, au fil du temps, ce combat d'une mère pour son fils (aux relations assez malsaines), dans un milieu de corruption glauque, finiit par nous intriguer, retenir notre regard. Faut dire que Kim Hye-Ja est extraordinaire... en tous cas le metteur en scène ne nous donne pas du temps l'envie de vivre dans son pays : ça c'est réussi.
Un trés bon sénario qui contient quelques petite surprises, un rythme soutenu qui nous fait vivre et adhérer à ce combat d'une mère pour sauver son fils.
Un petit peu déçu par le film de Joon-ho Bong! Mais attention, on est pas déçu par le réalisateur coréen (Memories of Murder, The Host) comme on est déçu par un film des frères Wayans. Notre homme sait placer ces caméras et nous mener en bateau (comme dans Memories of Murder) pour un final des plus surprenants. Kim Hye-Ja est superbe en mère aimante, instable et désabusée et malgré ce début un peu mollasson, c'est une fois l'intrigue commencée que le personnage comme l'histoire prend toute sa mesure. Bref, voici un autre thriller coréen à l'opposé des productions du Far-Ouest, un film puissant mais subtil, intelligent mais simple qui sait nous perdre dans une certaine ironie de la vie. Pas un coup de maître mais une œuvre accomplie et follement attachante.
Quand je lis certaines critiques, je n'arrive pas à comprendre les spectateurs qui trouvent ce film lent?? Un film, ce n'est pas un clip video, si vous vous attendez à ca en allant au cinéma, restez devant MTV. Un film, ce n'est pas juste des images qui fusent à 200 à l'heure, c'est surtout une ambiance, une atmosphère, dans laquelle iil faut se laisser le temps de s'immerger. C'est comme un bon vin, ca ne se boit pas cul sec...
Mêler le lien unique d'une mère et de son fils avec une enquête policière aux multiples surprises, telle est la nouvelle réussite du réalisateur du déjà brillant The Host. Sa caméra se faufile adroitement dans les faubourgs populaires de la Corée du Sud d'en-bas, sa misère sociale et sa profonde humanité. C'est là que plongent les racines de cette histoire d'une mère tentant par tous les moyens de prouver l'innocence de son fils unique. L'histoire se veut émouvante, elle ne l'est finalement pas autant qu'on aurait pu le souhaiter, la faute notamment à un fils dont le rôle est finalement trop décalé pour susciter l'empathie nécessaire à ce genre de projet. Mais, on se rattrapera largement sur une intrigue cousue main made in Korea avec sa profondeur humaine et sa capacité à révéler le côté sombre de chacun, parfois par le biais de choix moraux qui ne sont pas sans rappeler certains morceaux de bravoure des films de Park Chan Wook. Une fois de plus, l'enfer ne vient pas des autres ou de la société, mais tout simplement de soi-même. La recette est maintenant connue, mais elle n'en reste toujours pas moins savoureuse. L'aspect technique du film n'est pas laissé à l'abandon, avec une photographie impeccable et une bien belle bande-son, accompagnant les nouvelles petites trouvailles visuelles et scénaristiques de Joon Ho-Bong. Peu à peu, la fraîcheur des productions coréennes s'estompe, les réalisateurs majeurs tardant un peu à retrouver leur second souffle et se reposant un peu trop sur leur savoir-faire, mais il n'en reste pas moins que les films de ces réalisateurs continuent de toucher et de questionner, richesse que peu de films occidentaux arrivent à prodiguer par les temps qui courent.
Film ennuyeux à mourir, la personne a côté de moi s'est carrément endormie! Les acteurs sont fous, moches, et ne gagnent aucune sympathie ni même empathie du public. Critique unanime, incompréhensible.