Mother
Note moyenne
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Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2013
Avec Mother on remarque bien une chose, c'est que Bong Joon-ho reprend quelques petites ficelles de son Memories of Murder, par exemple la comparaison avec le personnage chopé par les flics et accusé a tord car il est différent est inévitable mais ici pas question de thriller mais plutôt d'un drame, un drame sur l'amour maternel et la quête de vérité, de justice ou d'innocence .

Une mère éplorée qui sera prête a tout pour libérer son fils accusé d'un crime qu'elle sait au fond d'elle qu'il n'a pas commit . Son fils est un peu retardé et ceci rajoute une dimension dramatique profonde au film ou encore aux actions que la mère fera pour prouver l'innocence de son fils . Un fils handicapé permet de se mieux se placer du coté de la mère et de se dire que tout n'est qu'injustice, le réalisateur a su captiver a la perfection cet élément .

L'ambiance froide de Memories of Murder ressort dans des dialogues ciselés et une réalisation de grande envergure .
Bong Joon-Ho maitrise la caméra comme si c'était un troisième bras sorti de son torse, plans magnifique, photographique sublime mais aussi un casting parfait ou le drame nous touches mais parfois se veut plus tendre avec des moments d'humour typique du réalisateur que l'on retrouvait plus appuyés dans Memories of Murder .

Mother n'est pas qu'un simple film sur les relations mère-fils c'est aussi l'absolu conviction d'une innocence du a un handicape, surprenant et haletant dans sa froideur le récit ne nous lâches pas jusqu’au final aussi touchant que maitrisé .
Bong Joon-ho se démarque une fois de plus comme l'un des plus grand réalisateur Coréen et Mother frappe fort comme une pierre dans la tronche !
Mathieu H.
Mathieu H.

26 abonnés 290 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2012
Joon-ho Bong avait déjà fait parler de lui lors de la sortie remarquée de "The Host", plutôt axé film d'horreur, mais déjà rempli d'un humour noir efficace, bien loin de la sobriété que l'on pense omniprésente dans le cinéma asiatique. De tels films sont susceptibles de redonner ses lettres de noblesse à un continent parfois très mal connu, mis à part quelques notables coups d'éclat comme "In the mood for love". "Mother" est un habile mélange des genres entre thriller et comédie dramatique et toujours avec un humour noir grinçant mais sans se délester d'une mise en scène léchée et dynamique. On suit avec beaucoup d'attention le périple d'une mère acquise corps et âme à l'innocence de son fils. Face à tout cela, on finit rapidement par douter de la vérité, tant le dénouement nous est inattendu. Mais le film souffre de certaines longueurs, notamment dans la seconde moitié du film, si bien que cet accent porté sur la réalisation nous fait croire à un cruel manque de contenu et d'inspiration. Mais les passages d'humour noir couplés à des scènes bien plus touchantes nous fait inévitablement avoir un petit coup de cœur pour ce film inclassable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 décembre 2012
Après "Memorie Of Murderer", Bong Joon-ho revient et frappe presque aussi fort. Original, surprenant, désarmant, maîtrisé, et ce malgré quelques longueurs. Mother est une oeuvre solide, à la portée universelle, dont la puissance augmente crescendo durant son déroulement. Au-delà de ses qualités techniques et esthétiques, c'est l'histoire qui prime et emporte tout sur son passage. Le cinéma Sud-Coréen pèse de plus en plus, et en matière de thriller, ils n'ont plus rien à prouver. Un grand moment.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 novembre 2012
Bong Joon-ho surprend de nouveau : après le polar et la SF, voilà qu'il révolutionne la chronique familiale ! Il confirme ici la vigueur de son écriture, la force de sa mise en scène (aussi à l'aise dans l'intime que dans la fresque ou l'action) et l'acuité de son regard social (le mal vient des relations humaines fondées sur le rapport de force, entre humiliateur et humilié, bourreau et victime). Jamais démonstratif, le film est aussi implacable dans son discours (l'amour monstrueux d'une mère attachée à l'excès à son fils retardé) que puissant dans ses images. Un grand maître est né.
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2012
Après deux chefs d'oeuvre, Bong Joon-ho s'attelle à un projet un poil moins ambitieux, en conservant toutefois les thématiques qui lui sont chères. Mother reprend ainsi des éléments de ses précédents films, mais le résultat n'atteint pas le niveau de ces derniers. On retrouve dans Mother ce qui fait l'habituel intérêt de l'oeuvre de Bong : une " antihéroïne " en lutte contre les institutions ( la justice et la police en prennent encore pour leur grade ), ou bien l'importance d'une solidarité au sein de la famille. Bong Joon-ho avait déclaré vouloir faire le plus grand mélodrame au monde ( rien que ça ), mais son cinéma semble ne pas pouvoir s'accorder à une telle ambition. Pourquoi ? Parce que sa force et son intérêt résident dans une glorification discrète de ses personnages et de leur respectable modestie. La simplicité est loin d'être l'antithèse du mélo, loin de là. Seulement, dans Mother, la corde sensible ne vibre que très rarement parce que Bong Joon-ho est intéressé par autre chose que l'émotion. Ce qui l'intéresse c'est plus l'effet, l'efficacité même. Il sait tout son talent de metteur en scène et en oublie peut-être d'injecter une âme et de la surprise à son film.

Bien sûr l'histoire en elle-même est touchante, surtout que le film suit principalement le personnage de la mère, dont le portrait est superbement réussi. Celui d'une femme qui n'a d'yeux que pour son fils, une mère pleine d'amour pour sa progéniture dont le courage et la ténacité ne peuvent que toucher. La capacité qu'a le cinéaste a créer des personnages à la psychologie si profonde trouve ici un aspect inédit dans le rapport entre son cinéma et le spectateur. Mais en dire plus serait gâcher le film ( un peu de mystère... ). Disons simplement que l'intérêt du spectateur pour l'enquête de la mère provoque une implication morale plus forte de sa part. Le spectateur est sans cesse stimulé, dérouté, remis en question dans son approche des interrogations que le film propose. Heureusement d'ailleurs, puisque le scénario n'est plus très surprenant au bout d'un moment. C'est d'autant plus dommage que le film promettait énormément au démarrage : en dix minutes, deux plans sur la mère et un accident qui n'a rien de hasardeux - pour la suite de l"intrigue - Bong Joon-ho parvenait à lier toutes les composantes de son film de manière brillante : il montrait l'attachement de la mère à son fils et préparait l'intrigue de son film en s'inspirant de Hitchcock ( la balle de golf ). Mais ensuite le film devient anecdotique sans être ennuyeux pour autant.

La mise en scène et le film en général sont largement au-dessus des autres films qu'on pourra voir cette année. Mais de la part de Bong on pouvait s'attendre à mieux, et la déception est légitime. Mother est un film solide, mais pas à la hauteur de ses grandes ambitions. Bong Joon-ho aurait dû prendre exemple sur ses personnages et se la jouer plus modeste. Il n'aurait pas donné de faux espoirs à ses spectateurs.
kleun
kleun

11 abonnés 666 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2012
Un film fort, très fort.Le film est sombre, sans joie, mais très réaliste. On est subjugué par la prestance de la mère qui veut tout faire pour sauver son fils. Cette mère possessive mettra tous les moyens possibles pour innocenter son fils. Au premier abord, on a l'impression à avoir affaire à une femme fragile, sans poigne, sans ami mais peu à peu, elle se révélera comme une personne "hargneuse" et persévérante
Côté scénario, il est très bien ficelé, on veut absolument connaitre la vérité. On suit la mère dans son investigation et dans sa difficulté. On est totalement surpris de la voir aussi dévouer pour sauver son fils.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2012
Longtemps, le cinéma coréen a bénéficié d'une politique de quotas pour se protéger contre la domination culturelle américaine. Ce soutien de l'état, assez proche du système français basé sur la notion d'exception culturelle, a permis l'éclosion à partir de 1985 de la nouvelle vague sud-coréenne : Lee Chang-dong ("Secret Sunshine"), Kim Ki-duk ("Printemps, été, automne, hiver, printemps", "Le Locataire", "Time"), Park Chan-wook ("Old Boy", "Twist") ou Kim Jee-woon ("A Bittersweet Life", "Le Bon, la Brute et le Truand"), pour ne citer que ceux qui ont connu les honneurs des festivals occidentaux.

La suppression des quotas il y a quelques années a entraîné une montée en puissance des monopoles, seuls armés pour lutter contre la concurrence hollywoodienne. La conséquence en est que pour survivre, le cinéma coréen a dû trouver son public d'abord dans la péninsule ; on aurait pu craindre que cela restreigne la création aux genres nationaux traditionnels, comme le mélodrame ou le film de guerre patriotique, à l'image du très pompier "Frères de sang" de Kang Je-gyu, qui mélange les deux.

Fort heureusement, les cinéastes ont su se réapproprier des genres exogènes tout en rencontrant le public, comme le western avec "Le Bon, la Brute et le Truand" ou le film fantastique avec "The Host", de Bong Joon-ho. Le succès de ce film, qui a battu le record national avec 13 millions d'entrées, s'explique par la métaphore, reçue cinq sur cinq par le public, du monstre créé par la présence militaire américaine.

Bong Joon-ho ne doit pas être réduit à ce succès un brin roublard. "Memories of Murder", sous couvert d'une sombre histoire policière, maniait l'ironie tout en faisant appel à l'intelligence du spectateur, et son remarquable moyen métrage "Shaking Tokyo" présent dans le tryptique "Tokyo !" aux côtés de Carax et de Gondry, faisait vivre sensuellement, de l'intérieur, les phobies d'un hikkimori, un de ces Japonais qui se retirent volontairement du monde pour se cloîtrer dans leurs appartements.

Présenté au Festival de Cannes dans la section Un certain regard, "Mother" raconte le combat d'une veuve pour innocenter son fils simplet accusé du meurtre d'une jeune fille dans une petite ville de la Corée profonde. Mère abusive, mère Courage, la mère (elle n'a pas d'autre nom dans le film) se rend vite compte qu'elle ne peut compter ni sur des policiers paresseux, ni sur son avocat véreux, et que c'est à elle de mener l'enquête, quelqu'en soit le prix.

Le film est construit comme une boucle, et Bong Joon-ho alterne le très prévisible et le très surprenant, avec des fulgurances, comme ce montage faisant se succéder le fils jouant aux ombres chinoise avec son geôlier, et l’ombre de la mère s’affichant sur le sol à l’enterrement de la victime. Alternant très gros plans et plans d’ensemble, il confirme son sens du cadrage, comme dans la scène où les passants s’agglutinent autour de la voiture accidentée.

Film sur la culpabilité et la monstruosité de l’amour inconditionnel, "Mother" surprend et irrite même parfois par certaines de ses facilités. Mais il fascine surtout par la virtuosité décomplexée de nombreuses scènes, et le portrait terrifiant du pendant féminin et asiatique du père d’"Un Bourgeois tout petit petit" de Monicelli.

http://www.critiquesclunysiennes.com
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2012
Joon Ho Bong à la filmographie impeccable (Mémories of murder et the host) nous revient avec l'histoire de cette femme bien décidée à sauver son fils en prison pour un crime sur une jeune prostituée. Cette mère nous fait un peu penser à la Gena Rowlands de Gloria prête à toutes les imprudences pour protéger l'être faible . Mais dans le regard de cette femme on sent dès le départ une fêlure laissant supposer une culpabilité enfouie. Ce sentiment trouble est magnifiquement rendu par Kim Hye-Ja . Cette surprotection teintée d'inceste est sans doute une compensation à la tentation de l'infanticide gagna la jeune mère dans la prime jeunesse du garçon lui laissant ce léger handicap. Cette course poursuite est l'aboutissement de son chemin expiatoire . Dans son parcours elle doit affronter une police et une justice assez peu concernée. Ce thème sert de fond de toile à tous les films de Joon Ho-Bong qui se moque gentiment des institutions de son pays. Malgré tout on s'ennuie un peu et la délicieuse recette qui avait si bien fonctionné pour "Mémories of murder" a ici un goût de réchauffé. J'en demande sans doute un peu trop. C'est la rançon du talent.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 septembre 2012
L'histoire d'une mère prête à tout pour son fils déficient mental. On est sans cesse balader par le scénario qui nous dirige dans plusieurs directions, avant une issue tragique pour la mère comme pour le spectateur qui était empli de compassion ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 août 2012
Excellent!
Ce film montre la détermination d'une mère pour son enfant, mais quelle détermination! Une détermination folle et aveugle!
Je n'étais pas habitué des films asiatiques mais là j'ai été comblé.
Puis la dernière scène... Formidable!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 août 2012
bon film , mais un peu ennuyant , il montre surtout la détermination d'une mère pour protéger son enfant
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 décembre 2012
Très bon bien qu'un ton en-dessous de l'incroyable "Memories of Murder". Mother pâtit en réalité d'un manque de subtilité dans l'écriture des deux personnages principaux, la mère et son fils. La réalisation est sinon excellente et l'intrigue ne manque pas de rebondissements ni de noirceur.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 juillet 2012
"The Host" m'avait à la fois plu et laissé perplexe, et il en est de même avec "Mother", drame psychologique empruntant encore une fois à la comédie (Bong a certes un humour particulier), à la satire sociale (plus discrètement que dans "The Host") et plus largement au thriller. "Mother" n'est pas réellement un film policier : le dénouement est amené à un moment où le spectateur ne s'y attendait pas plus que ça, et Bong finit son film par un dernier quart d'heure plutôt obscur, plus dramatique, traitant du regret et de la culpabilité avec une certaine poésie, mais manquant de peu de laisser le spectateur au bord de la route. Bong aime clairement faire partir son film dans de fausses directions, aussi bien au niveau de l'intrigue qu'au niveau du genre : "Mother" a quelques relents hitchcockiens sur le plan thématique (un faux coupable, une mère castratrice) et parfois visuel (la scène où Hye-Ja cherche à sortir d'un appartement où elle ne devrait pas être, bourrée d'ironie), mais ce ne sont que des trompe-l'oeil. Le tout vire un peu à l'exercice de style, et Bong cherche un peu trop à tromper le spectateur (avec un recours très superficiel à l'ellipse) : "Mother" s'avère au final être aussi surprenant que téléphoné, et aussi réussi que décevant.
hamasiblan
hamasiblan

27 abonnés 449 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2012
bon film, mise en scène sobre et classe. l histoire tient la route, et les acteurs sont ts très bon. une bonne surprise, un.film.intelligent.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2016
De la nouvelle vague coréenne, Joon-Ho Bong est parmi les plus singulier. Véritable auteur, il choisit de tourner le dos à son plus gros succès, l'hyper spectaculaire "The host" pour faire un film plus intimiste. On retrouve la majeure partie de ses thèmes sauf qu'il change de ton. Humour noir, critique des institutions (pas toujours justifiée), scènes dérangeantes et surtout, un twist majeur brutal et vraiment surprenant. Dominé de bout en bout par la composition magistrale de la vétérante Kim Hye-Ja, le film n'évite bien sûr pas les longueurs mais il nous propose des images sublimes (même s'il a tendance à se regarder filmer), des scènes poignantes, des confrontations intenses et à la conclusion toujours inattendue et nous peint quelques portraits saisissants. Pour les fans du cinéma coréen, c'est un incontournable. pour les fans de cinéma, un film à voir absolument. Pour les fans de divertissement, une curiosité (ou un repoussoir, suivant votre degré d’ouverture sur le monde). D'autres critiques sur
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