Un film où le seul intérêt est ethnographique: comment on mange "il brodo" dans la très haute bourgeoisie milanaise.Tilda Swinton est omniprésente (elle semble être coproductrice alors on peut tout soupçonner...) et tout tourne autour d'elle, or elle est non seulement moche mais aussi sexy qu'une crevette et n'a qu'un jeu d'expressions réduit à deux ou trois mimiques. Elle essaye de parler italien en faisant des efforts considérables pour ne pas se tromper, c'est pourquoi elle parle très peu pour dire des banalités.Les prises de vue sont appuyées, soulignées, la fin du film montre un manque de finesse pour trouver l'issue de l'histoire. Film en un mot prétentieux.
Je n'ai pas aimé du tout ce film... Je m'y suis copieusement ennuyée ! L'histoire vous tombe des mains (le délitement de l'aristocratie financière milanaise, une néo-bourgeoise qui s'ennuie)... J'ai détesté la façon de filmer digne d'un débutant au camescope... On ne voit pas les visages avant une bonne demi-heure... Tout est en contre-jour... C'est maniéré, volontairement abscons sans doute pour faire intello... Aucun personnage n'est réellement approfondi ni attachant... Même l'amour et la bouffe semblent tristes... Rarement, j'ai eu autant l'impression de perdre mon temps !
Inégal est peut-être le mot qui caractérise le mieux cet « Amore » et pourtant, celui-ci est peut-être l'un des films les plus émouvants de l'année 2010. Il a beau à plusieurs reprises être trop long et ne pas dégager la même force tout au long des 120 minutes, difficile de ne pas être admiratif du talent de Luca Guadagnino pour créer un univers admirable de beauté, magnifiquement photographié et dont la musique reste dans nos têtes bien longtemps après avoir quitté la salle. Si bien que tout cela a beau être au fond très classique, cette volonté de renouer avec les grands classiques Viscontiens s'avère souvent passionnante et même à plusieurs reprises bouleversante, la magnifique prestation de Tilda Swinton (l'une des plus belles vues ces dernières années au cinéma) n'étant pas non plus étrangère à ce constat. Bref, une histoire d'amour comme on en fait plus, un mélo « à l'ancienne » flamboyant : c'est plus qu'assez pour compenser quelques faiblesses mineures. Du vrai beau cinéma.
Une pépite italienne réalisée par une sorte de Godard italien, un réflexion sur une certaine société, passionnant et magnifique AMORE est un coup de coeur dans tous les sens du terme.
Amore n’est pas dénué de quelques qualités artistiques. Nous notons ainsi une belle qualité de filmage et de cadrage ainsi que des plans-séquences compliqués dont celui suivant Tilda Swinton dans ses déplacements à travers notamment un escalier. Si la mise en scène de Luca Guadagnino, parfois maniérée et alourdie de quelques afféteries, est fluide, il ne peut en être dit autant de la narration. Le scénario lentement mis en œuvre ne brille ni par son originalité ni par sa crédibilité. Il est faussement complexifié par une présentation évasive des personnages. Peu empathiques, ces protagonistes finissent par nous indifférer tout comme le récit monotone et peu captivant.
La famille Recchi, riches industriels du nord de l’Italie, coulent des jours heureux dans leur imposante demeure. La maitresse de maison s’ennuie ferme et va retrouver goût à la vie suite à une rencontre sensuelle. Ce retour à la vie coïncide avec le moment où la mort s’invite chez eux et où la fille de la famille décide de s’affranchir des codes bourgeois. Sa mère prend alors pleinement conscience qu’elle aussi s’interdit de vivre. Sensuel, lyrique et ambitieux ; ce film italien veut nous montrer l’éveil de cette femme embourbée dans une vie confortable et bourgeoise. La réalisation est de haute facture, Luca Guadagnino n’est pas avare en plans très travaillés… Il a pris un pied monstre à filmer les personnages dans les escaliers et dans les entrebâillements des portes avec des positions de caméra inhabituelles et des mouvements de caméra légers et virevoltants. Il s’amuse aussi à nous balader (dans sa manière de filmer) dans des univers cinématographiques très différents : Hitchcock (référence à « Sueurs froides » lorsque l’on suit l’héroïne à San Remo de dos avec gros plan sur son chignon), Visconti (film fresque),… Mais voilà, c’est le seul point positif que je retiens… Qu’est ce que j’ai pu m’ennuyer devant ce film pourtant encenser par la critique. Je dois arrêter de regarder ce genre de film, j’avais déjà vécu la même expérience devant « Les vies privées de Pipa Lee » sorti l’an dernier et traitant aussi du parcours d’émancipation d’une femme… J’accroche pas du tout à cette manière, moderne, de mener une histoire…
un des meilleurs films de l'année...courrez le voir...Tilda Swinton et EXCELLENTE dans une saga familiale qui est bien entendu basée sur la famille Agnelli (Fiat etc...)....et mes autres films favoris pour le moment: The Housemaid et Dans Ses Yeux !
Une sorte de remakespoiler: de l’a mant de Lady Chatterley mais dans le milieu de la haute bourgeoisie milanaise. spoiler: C’est d’ailleurs le point le plus intéressant du film, toute la première partie et le description de la haute société de Milan, fabricant de beaux tissus depuis des générations, et aux codes très stricts, avec un patriarche dominant 3 générations et fier de son empire .La description du milieu , des employés de maison , des fréquentations des jeunes , du mode de vie, des réseaux secrets est très bien faite . Il y a une sortespoiler: d’énigme, car les jeunes gens pratiquent une sorte de sport de combat, important, challenging , mais on se saura jamais lequel,spoiler: d’amour abracadabrante, totalement improbable, entre une de frustrant et énervant. Mais arrive ensuite cette spoiler: histoireces grandes bourgeoise, Tilda Swinton ( beauté très froide ,diaphane et peu expressive, je ne sais passpoiler: si c’était le bon casting, une Monica Bellucci aurait probablement été plus crédible) et un cuisinier , barbu, assez vilain , sans charisme, on arrive pas à croire à ce coup de foudre. En plus cette rencontre est soit disant basée sur une découverte de la sensualité, pour elle, mais les scènes érotiques sont mal filmées, des plans flous, gros plan sur la peau et sur les insectes qui entoure le couple dans le pré, assez tristounet, rien de sensuel dans la forme. spoiler: O[spoiler]n n’échappera pas à ce que une des filles se découvre gay e t fasse son outing, avec le soutien de sa gentille [/spoiler]maman, spoiler: c’est la mode. Tout cela est très long et manque de soufflespoiler: , on s’ennuie presque. Il faut mieux relire D.H Lawrence , très grand écrivain, qui décrit parfaitement bien spoiler: l’avènement du désir chez les femmes de la haute bourgeoisie dans plusieurs de ses romans.
Un beau film qui manque cruellement de personnalité pourtant... La mise en scène est superficiel on sent beaucoup trop l'influence d'autres cinéastes (Scorcese et Kubrick entre autres) notamment dans l'esthétisme des décors. La déchéance d'une riche famille milanaise suite à un accident n'est en fait que la ibération d'une famille enfermée depuis trop longtemps dans l'austérité et le poids des tradition... Les décors auraient sans doute du être plus "actuel" pour mieux confrontés la famille à son époque. Mais la description du quotidien de cette famille et des relations intra-familiaux sont très justes. Les acteurs sont bons mais c'est bien entendu Tilda Swinton qui monopolise l'écran. On peu regretter les caricatures comme la lesbienne qui coupe ses cheveux à la garçonne et s'habille tout un coup en garçon. Un drame familial qui manque aussi, peut-être de sensualité (dans la liaison). Les dialogues sonnent justes malgré le peu d'intérêt (en fait on ne se parle pas beaucoup dans cette famille). A avoir trop regarder d'autres films de maitres Luca Guadagnino a oublié que ce film était son film.
Inégal mais intéressant ce Amore. La mise en scène de Luga Guadagnino sait éveiller nos sens, à coup de montages sérrés et haletants, en même temps que son héroïne s'emballe pour l'ami de son fils. Cela offre quelques scènes d'une belle sensualité, ou la beauté étrange de Tilda Swinton s'exprime. A coté de cela, on a une description intéressante de la haute bourgeoisie italienne filmé en grand plans verticaux. Mais cela ne possède pas la même force que l'histoire d'amour et le film s'enfonce dans un final inutilement tragique et pompier.
L’amour chez Luca Guadagnino n’est jamais une évasion sans retour, ni un abandon sans conséquence. Amore (2009) se love dans cette faille. Dans la villa glaciale des Recchi, le silence pèse plus lourd que l’opulence, et l’amour clandestin d’Emma (Tilda Swinton) devient le moteur de son récit.
Le film épouse la structure d’une tragédie classique, où l’ordre initial – celui d’une aristocratie figée dans son bien être – ne peut survivre à la moindre faille. Emma n’est pas seulement une épouse adultère ; elle est une femme qui, en cédant au désir, s’arrache à son propre rôle. Son amour pour Antonio, jeune chef dont la cuisine éveille en elle des sensations, n’est pas une simple infidélité, mais une remise en cause totale de son existence.
Chez Guadagnino, la parole est souvent impuissante à traduire les vérités intérieures. Amore se raconte d’abord par les corps, les textures, les regards. La mise en scène épouse le frémissement du désir à travers une matière presque tactile : le grain d’un tissu, la moiteur d’une nuque, la lueur d’un soleil tamisé par la pierre.
Dans la villa milanaise, tout est rigide, maîtrisé, réglé comme une partition de musique de chambre. Les plans y sont ordonnés, les gestes mesurés. Mais dès qu’Emma rejoint Antonio dans la nature, la mise en scène se dilate, les couleurs s’intensifient, la caméra se fait organique. Ce n’est pas seulement un changement de décor, mais une métamorphose sensorielle.
Mais chez Guadagnino, toute ivresse porte en elle sa propre chute. Son bonheur est une parenthèse vouée à se refermer dans un déchaînement tragique. La révélation de son secret agit comme un couperet, et la mort surgit, brutale, non pas comme un accident mais comme une nécessité. Elle est l’onde de choc qui rétablit l’ordre. Et c'est là que la beauté du film tient dans cet équilibre fragile entre sensualité et douleur, extase et fatalité.