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betty63
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3,0
Publiée le 8 août 2011
Je n'ai vu, jusqu'à présent, que 3 films de WKW (In the mood for love - 2046 et Nos années sauvages) et je trouve qu'il n'y a pas trop de différence de l'un à l'autre. On retrouve le même genre de personnages féminins, ultra-féminins, le même genre d'hommes, les mêmes histoires d'amour impossibles et les mêmes musiques des années 60. Des personnages de papier glacés, narcissiques qui évoluent sans futur et sans sentiments. Brrr... ! ça fait froid dans le dos ! Je veux en voir d'autres qui vont modifier, je l'espère, le regard que j'ai sur ce cinéaste.
Peut être le meilleur film de Wong Kar-Way, ici en état de grâce : le réalisateur nous fond dans une temporalité mouvante, toujours à lisière de deux mondes, écartelée entre un passé et un futur castrateurs. Et ce pour des personnages dont le présent ne parvient pas à s'incarner. Dépossédés et déracinés, ils semblent perdus au milieu de désirs entravés, de pertes irréductibles, de blessures profondes et vivaces. L'enfance et l'avenir sont deux pôles entre lesquels tout chute. Tout échappe aux personnages, ils se déplacent tels des spectres, sous le joug du décompte temporel, sans parvenir à retenir les choses et les êtres, souffrant en permanence de leur dépendance les uns des autres. Le génie du réalisateur est d'avoir su donner à ce ballet désanchanté la grâce ineffable d'une rêverie poétique, transformant la mélancolie du film en une une pure énergie vitale.
Un drame sentimental désenchanté, à l'atmosphère envoûtante, sublimé par la mise en scène virtuose de WKW qui fait oublier une narration pas complètement aboutie comme ça le sera dans In the mood for love.
Une oeuvre à l'ambiance romantique plutôt réussie. Mais ensuite le film se perd dans des histoires différentes où on arrive pas à ressentir l'enjeux où les problèmes. On a l'impression que l'ensemble des sujets est seulement survolé. Manque de narration et de développement.
Avec Nos années sauvages, Wong Kar-wai livre peut-être la meilleure porte d’entrée pour découvrir son univers tant on y retrouve ses obsessions d'amours inaboutis, de corps qui se frôlent sans jamais se rejoindre ou encore la mélancolie du temps qui sera sa signature, le tout dans un format compact et avec une narration bien moins éclatée que pour ses deux prochaines propositions expérimentales avec Les Anges déchus et Happy Together.
Autant dans la forme que dans le fond, Nos années sauvages n’en reste pas moins parcouru d’instants de grâce suspendus : des compositions de cadres amoureuses toutes en profondeur, ou encore ce steady shot d’escalier, planant, en quasi fin de métrage.
Comme toujours avec Wong Kar-wai, la liste de nouveaux titres à ajouter à sa playlist est démesurée. On transite de la musique latine à la musique orchestrale, en passant par des classiques de la musique chinoise.
Aussi, même si elle n’occupe pas constamment le cadre de manière identifiable, Hong Kong, en véritable espace de circulation des désirs, reste un personnage central, impactant aussi bien l’œil que l’ouïe.
Enfin, on rappelle souvent combien les films du cinéaste sont beaux, mais comment oublier de dire combien le sont aussi ses acteurs…Si je déplore dans un premier temps le faible temps d’écran du charismatique Tony Leung, c’est avec un plaisir infini que je retrouve la divine mélancolie de Maggie Cheung, secondée par la superbe Carina Lau et l’éclat de jeunesse de Leslie Cheung dans un rôle contenu et hypnotisant.
Un peu déçu... Les corps (visages, nuques....) sont joliment filmés, mais finalement cela manque d'âme et donc de vie. Cette fois-ci je ne suis pas rentré dans sa "rêverie".
Le réalisateur Wong Kar-Wai filme une jeunesse désœuvrée dans le Hong-Kong des années 60 dans ce chassé-croisé amoureux qui lui permet d’assoir véritablement son propre style avec une atmosphère mélancolique et une narration très elliptique. Le caractère des personnages est bien détaillé et approfondi mais la structure narrative rend le film quelque peu abscons et donc nuit à l’empathie qu’ils peuvent dégager.
Cet ensemble humain, pourtant charmant et dont W.K.Wai saisit une nouvelle fois la vérité, ne reste guère en mémoire faute d'interpretation remarquable ou d'audace scénaristique.
revoir Nos années sauvages rappelle quelle pureté de style le cinéaste avait su imposer il y a plus de deux décennies. A la fois dense, incisif et follement poétique, contemplatif et violent, il enivre par ses appels à la rêverie. Au moment de la sortie française du film, le rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, Thierry Jousse, concluait sa critique par un : « C’est ça le cinéma.» Ca l’est toujours, indiscutablement. Cette reconnaissance conduira au succès phénoménal d’In The Mood For Love en 2000.
Quel film ,mais Quel film. Du grand art, du grand Wong Kar Wai. Un prélude a "In the mood for love" très reussi. Mention spécial a andy Lau que j'ai trouvé extra dans ce film...
Après avoir vu « Les anges déchus » et « In the mood for Love », je me lance dans ce Wong Kar-Wai de 1990. Comme à son habitude, le réalisateur hong-kongais peint une histoire sentimentale et le suivi des sentiments de plusieurs personnages en même temps. Il induit la notion de difficulté à pouvoir oublier quelquun lorsque on la aimé passionnément. Un jeune homme qui ne croit pas en la femme en raison du comportement de sa mère adoptive qui ne lui a pas donnée un sentiment positif de la féminité, fait souffrir les femmes quil séduit en les quittant quand cela lui chante. On voit la différence nette entre ceux qui peuvent aimer quelquun et les autres qui sen contrefichent, nous sommes tous touchés par ce sentiment qui est arrivé au moins une fois à chacun de nous. Wong Kar Wai met le hasard au centre des choses, à la fin du film, deux hommes qui avaient rencontrer la même femme se retrouve aux Philippines, il en discute et voit bien leurs différences frappantes. Lun laime, lautre non. Comme quoi, la beauté est subjective. Le scénario est original car il lie ensemble les personnages, finalement toutes les personnes ayant eu de laffection pour une autre se rejoignent et discutent entre eux. Un joli film asiatique marqué par de superbes plans, une belle musique et un sentimentalisme très fin. A découvrir
Etrange film dont les images apparemment nonchalantes se gravent dans notre imaginaire sans que l’on s’en compte. Je pense notamment à la forêt tropical défilant par la fenêtre de ce train qui roule vers on ne sait où. ‘’Nos années sauvages’’ fait parti des grand films de WKW ou l’histoire importe moins que les endroits où elle nous amène. Que demande le peuple ? ‘’Une pipe d’opium !’’
Je manquerai certainement d'objectivité car je suis littéralement fou du cinéma de Wong Kar-Wai. Ce virtuose a su imposer son style bien particulier, à savoir une finesse et une retenue transcendantes, une ambiance ennivrante et unique, servies par d'hypnotiques mélodies. La réalisation est minutieuse, les plans de caméra sont magnifiques (une entrée en matière des plus raffinées). C'est esthétiquement merveilleux. Rien que pour le plus grand plaisir de nos sens, c'est une expérience capitale. Pour nous livrer cette histoire remplie de sentiments, sans jamais être miévreuse ou mélodramatique, des acteurs d'une justesse et d'un charme fous. L'histoire d'un homme incapable d'aimer, car abandonné dès sa naissance par celle qui aurait dû l'aimer le plus. L'amour pour lui est un jeu, il ne peut s'attacher à personne et ère ainsi sans trouver de sens à sa vie. Le destin des personnages qui se croise est vraiment intéressant, et montre les différences innées entre ceux qui aiment réellement, naturellement, et ceux qui sont tout simplement indifférents et incapables de s'attacher. Concernant la dernière scène, elle m'a laissé quelque peu perplexe. Mon interprétation est qu'il n'y a rien de changé dans la vie de "Yuddy", il se retrouve au point de départ.