De retour en tant qu'acteur après sept ans d'absence, c'est derrière la caméra de Martin Campbell que Mel Gibson nous fait le bonheur de réapparaître. Choix a priori judicieux lorsque l'on connaît la carrière du réalisateur, et qui semble assez bien se concrétiser dans les premières minutes. Rien de vraiment original ni vraiment nouveau, mais un rythme assez soutenu et un scénario tenant correctement la route : nous voila certes en terrain connu, mais cela suffit à notre bonheur. Hélas, hormis la présence magnétique de Gibson qui reste intact du début à la fin, le film a lui en revanche un peu de mal à tenir sur la durée. Non pas que les scènes d'actions soient trop peu présentes ou que l'on finisse par tomber dans une quelconque morale nauséeuse, mais l'on a il est vrai bien du mal à comprendre les agissements des uns et des autres, le propos restant hélas assez flou et finalement qu'à moitié convaincant. Le dernier quart d'heure n'est d'ailleurs malheureusement que le triste reflet de cette impression grandissante, Campbell faisant presque voler en éclats les quelques rares certitudes que nous avions réussi à garder... Ne soyons toutefois pas trop sévères car "Hors de contrôle" sait tout de même faire preuve d'une maitrise et d'un intérêt au-dessus de la moyenne, mais reste qu'on est quelque peu frustré que le film n'ait au final qu'à moitié réussi à dépasser le stade des bonnes intentions. Dommage.
Bon thriller, peu d'action mais l'ensemble est bien joue avec un Mel Gibson convaincant. Au final on ne s'ennuie pas ou que lors de quelques scènes qui auraient mérités d'être plus courte.
Je serai tenté de dire : si c'était pour nous faire ça, Mel, c'était pas vraiment la peine de revenir... En voilà un thriller prévisible ! Il pourrait presque servir d'exemple dans le dictionnaire. L'intrigue n'est pas bien complexe, les thématiques sensibles soigneusement qu'effleurés, le scénario, mollasson et Mel, toujours apte à grimacer, grogner et menacer malgré ses 54 printemps - ou devrais-je dire automnes... Quand à Campbell, le réal.. et bien... je pense qu'on l'a perdu en cours de route... peut-être s'était-il endormi? Qui Sait? En attendant on est bien loin de son travail sur Casino Royal. Rien de plus a ajouter. Ah ! Si ! Bof, bof.
Un film lent et laborieux jusque ces 20 dernières minutes nerveuses et intéressantes. Mel Gibson est assez bon pour son grand retour sans toutefois être exceptionnel.
Il y a les superflics doués de missions secrètes et de droits divers et les supersuperflics d'Etat chargés de les surveiller à l'occasion...et c'est avec ce constat que M.Gibson tente de renouveler une carrière en lambeaux depuis un moment par un sujet d'autre part assez racoleur et mieux traité dans "La corde raide". Pour les fans surtout.
Film classique, sans originalité, thème maintes fois déjà vu et souvant avec plus de discernement et de suspence. On s'ennuie un peu, voir par moment beaucoup .... De Plus Mel Gibson y est très décevant ...
Je m'y suis rendu sans y attendre grand chose sincèrement. Uniquement pour y voir un bon film d'action sans prétention et puis surtout afin d'y retrouver Mel Gibson, le héros de mon enfance, fouler à nouveau les plateaux d'acteurs après huit ans d'absence. Rien à sauver. On ne sait vraiment pas ou il a voulu en venir. Apparemment Campbell semble avoir choisi la sobriété mais ne trouve rien de mieux pour l'illustrer que d'étirer son film en longueur s'efforçant de rester calme en pimentant toutefois son oeuvre de quelques scènes choc sans aucun intérêt. Desservi par des acteurs plats et une intrigue dont on se désintéresse royalement, le cinéaste fait finalement basculer son film du coté du thriller bavard, austère et pesant. Come back raté donc pour Gibson décidément bien fatigué. J'avais apprécié certaines productions de Martin Campbell mais là avec "Edge of Darkness", il signe sans doute son pire ouvrage.
Assurément une bonne surprise que ce "Hors de Contrôle", on retrouve avec grand plaisir Mel Gibson en père brisé, et cela lui va plutôt bien. Martin Campbell réalise un thriller efficace sur fond de drame et de complot politique sur les dérives du nucléaire. On pouvait craindre que la mort de la fille ne soit qu'un prétexte à un film d'action bourrin, il n'en est rien. On suit le destin d'un père effondré en quête de vérité. Alors bien sûr le tout manque parfois de réalisme et demeure un tantinet froid, mais le casting - Mel Gibson, Ray Winstone - en impose et le scénario est suffisamment habile pour maintenir la tension et l'intérêt. Au final une bonne pioche même s'il ne constituera pas un film majeur dans la carrière déjà bien remplie de Mel Gibson...