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Justin Navi
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4,5
Publiée le 13 septembre 2025
Magnifique huis-clos policier entre Serrault et Ventura, tous les deux au meilleur de leur jeu. Sublime apparition de Romy Schneider, un an avant sa disparition. On est tenu en haleine jusqu'à la toute fin.
Garde à vue captive par son huis-clos oppressant et son scénario habilement construit. L’affrontement entre Lino Ventura et Michel Serrault est magistral, offrant une tension dramatique palpable. Le film brille par son rythme soutenu et son atmosphère sombre, tout en explorant avec finesse les zones d’ombre des personnages. Un classique du polar français, à voir absolument.
Un sommet du cinéma français. Un sublime face à face. Des acteurs grandioses (mention spéciale à Michel Serrault). Et Michel Audiard pour les dialogues. C'est à vous filer la chair de poule. Un film qui se regarde, qui s'écoute, qui se déguste. Magnifique !
"Garde à vue" – Un duel à huis clos tout en retenue
Garde à vue est sans conteste une œuvre brillante, maîtrisée, tendue, où les silences pèsent parfois plus lourd que les mots. Claude Miller orchestre un huis clos oppressant, servi par un scénario millimétré et trois géants du cinéma français : Lino Ventura, Michel Serrault, et Romy Schneider.
Mais si cette rencontre d’acteurs avait tout pour devenir un choc frontal, presque épique, elle reste finalement d’une grande sobriété. Une retenue volontaire, peut-être même trop poussée. Les comédiens se mettent ici au service de l’histoire — et non l’inverse — avec une humilité rare. C’est une force… mais aussi une source de frustration. Car on espérait, peut-être naïvement, des éclats, des confrontations plus spectaculaires, une tension moins froide.
Résultat : un très grand film, tendu comme un fil, mais qui laisse un léger goût d’inachevé à ceux qui attendaient un affrontement plus vibrant. Une pluie fine au lieu d’un orage.
Un soir de réveillon pluvieux, un notable est convoqué au commissariat pour une simple formalité. Mais au fil des heures, l’interrogatoire s’épaissit, les questions se resserrent, et la vérité se dérobe. "Garde à vue", c’est l’art de faire monter la pression sans bouger d’un bureau. Claude Miller signe l’un des plus grands huis clos du cinéma français, en maîtrisant à la fois l’espace, le rythme, et les bascules de pouvoir. Ventura, massif et fermé, face à Serrault, d’une ambiguïté déroutante : le face-à-face est tendu, précis, sans effet. Rien n’est forcé, tout est tenu. Et les dialogues d’Audiard, fins, secs, parfois presque banals, renforcent l’authenticité de l’ensemble. Pas de punchlines pour briller, juste ce qu’il faut pour faire glisser les silences. C’est un film d’acteurs, mais surtout un film de mise en scène, discret et redoutable.
Un film qui est sombre, à huis clos, tout se passe quasiment dans la même pièce. L'ambiance est celle d'un film noir, il fait nuit , il pleut beaucoup, les cigarettes se consomment énormément. Et que dire de ce face à face de légende du cinéma français, deux monstres sacrés, Lino Ventura en flic, posant des questions, voulant démêler la vérité et Michel Serrault, le suspect potentiel, où tout les éléments de l'enquête l'accablent. Vraiment un très bon thriller à la française, avec en guest Romy Schneider, et Guy Marchand. On est dedans jusqu'au dénouement final.
Face-à-face Serrault (Martinaud, le notaire suspect) / Ventura (l’inspecteur Gallien) dans le huis clos d’un bureau pour le réveillon de la Saint-Sylvestre. La raison de la garde à vue est le viol et le meurtre de deux fillettes. Martinaud est désabusé, cynique parfois, persuadé que Gallien veut se faire un notaire. Gallien est calme et fait son boulot avec résignation, mais intelligence et intégrité. Dialogues de Michel Audiard : quand Audiard fait dans le grave, il est tout aussi bon que dans l’humour.
A la suite des meurtres atroces de deux fillettes, le notaire Jérôme Martinaud (Michel Serrault) éveille les soupçons de l'inspecteur Antoine Gallien (Lino Ventura) qui le place en garde à vue. Commence alors une confrontation verbale entre les deux hommes. Le premier est un policier intègre mais peut-être trop sûr de lui, le second un nanti à l'esprit caustique et à la personnalité ambiguë. Tout comme l'inspecteur, le spectateur ne sait quoi penser de Martinaud et ignore s'il a affaire à un personnage sensible et désabusé ou au contraire à un ignoble pervers...No spoiler, mais "Garde à vue" (1981) est un fascinant huis-clos dont l'atmosphère à la fois malaisante et feutrée procure une émotion inoubliable. Outre les dialogues incisifs de Michel Audiard et la réalisation aussi sobre que subtile de Claude Miller, Michel Serrault et Lino Ventura livrent une interprétation magistrale. Dans le rôle d'un suspect suscitant tour à tour l'aversion et la sympathie, Serrault est au sommet de son art. Plus de quarante ans après sa sortie, "Garde à vue" n'a pas pris une ride. Ce film a conservé son charme vénéneux et sa force bouleversante : un authentique chef-d'œuvre.
Grand classique du début des années 80, "Garde à vue" se situe davantage dans le grand cinéma d'acteurs que dans le cinéma d'auteur. Lino affronte Serrault dans une partie très serrée. Le premier est très bon quand le second excelle. Un film qui a raflé pas mal de Césars au printemps suivant. Mérité.
Personne ne va lire cette critique mais j ai vu ce film il y a 30 ans. Toujours en envie de le revoir. Mais je suis persuade d'avoir vu une autre fin. Je vous dis cela parceque c est meme la raison qui m'a fait revoir le film, je voulais revoir la fin. spoiler: Dans mon souvenir, Michel Serrault se suicide en se jettant par la fenetre apres sa deposition, mais je viens de voir une version ou c est sa femme qui se suicide dans sa voiture , J aurais mis ma teub a couper, mais vraiment, d'avoir vu une autre fin, c quoi ce bordel
L’un des fleurons du cinéma policier français se déroule depuis 45 ans, à huis clos, dans un face à face entre deux hommes au milieu desquels se glisse plus ou moins adroitement un troisième personnage . Un notaire suspecté de deux viols et crimes, sur des fillettes. Un inspecteur de police et son adjoint, bien souvent désaccordés sur la manière de mener l’interrogatoire. C’est la matrice du système que Claude Miller élabore sur les écrits du romancier John Wainwright ("À table!") et les dialogues d’un Audiard en très grande forme. Ils le sont d’ailleurs tous dans ce polar sans rature, Michel Serrault, Lino Ventura, Guy Marchand et l’unique femme de l’aventure, Romy Schneider dans un second rôle aux accents majeurs . Miller embrigade tout ce petit monde dans l’angoissant dédale des consciences étouffées par l’orgueil, le mépris, la suffisance. Le constat du verdict est aussi froid que la démesure de l’engagement humain porté par ce film à haute définition. A jamais présent ! AVIS BONUS Beaucoup d’interventions, diverses et enrichissantes, autour du film, du thème, de la particularité de la mise en scène, de la notion de travail au cinéma Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
J'ai adoré Michel Serrault dans son rôle de notaire provincial au comportement mystérieux qui cache un intime secret dévoilé par sa sulfureuse épouse Romy Schneider, et qui fait de lui un coupable "idéal"...
Film policier, coécrit et réalisé par Claude Miller, Garde À Vue est un long-métrage de bonne facture. L'histoire se déroule à Cherbourg, le soir de la Saint-Sylvestre, et nous fait suivre l'inspecteur Antoine Gallien qui, secondé par son adjoint Marcel Belmont, auditionne au commissariat un notaire renommé, Jérôme Martinaud, soupçonné dans deux affaires. En effet, le corps d'une fillette violée et étranglée a été retrouvé sur un terrain communal, huit jours après la découverte, sur une plage, dans la même région, d'une autre fillette ayant subi le même sort. Ce scénario s'évère prenant à visionner pendant toute sa durée d'un peu moins d'une heure et demie. L'intrigue nous plonge dès les premiers instants dans un face-à-face pesant et tendu tentant de démêler le vrai du faux dans le dessein de connaître la vérité. Cette confrontation verbale en huis clos, brisé par quelques séquences hors du bureau, nous tient en haleine et évolue en y intégrant d'autres témoignages au fil des minutes, faisant basculer la conviction de l'inspecteur. L'ambiance se veut froide, nerveuse et virile. L'ensemble est porté par des personnages parfaitement interprétés par une distribution comprenant de très grands noms à commencer par l'inspecteur joué par Lino Ventura et le mis en cause joué lui par Michel Serrault. Ils sont entourés par Guy Marchand et Romy Schneider. Tous ces rôles entretiennent des rapports ambivalents, passant d'amicaux à féroces selon les questions posées et les réponses données. Des échanges soutenus par de très bons dialogues écrits par Michel Audiard. Ceux-ci sont très finement écrits et tout aussi finement exprimés avec prestance par les acteurs. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français se veut qualitative, bien que sobre. Sa mise en scène parvient à faire monter le suspens et à être vivante malgré les environnements clos et étroits. Ce visuel sombre et pesant est accompagné par une b.o. anecdotique signée Georges Delerue, tant ses compositions se font rares et n'ont aucun impact sur les images. Cette lutte physique et psychologique s'achève sur une fin nous laissant un peu sur notre faim, venant mettre un terme à Garde À Vue, qui, en conclusion, est un film méritant d'être découvert, sans pour autant être magistral malgré ses têtes d'affiches prestigieuses.