Looking for Eric
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520 critiques spectateurs

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Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2009
On sent que le réalisateur a voulu se faire plaisir en compagnie d'un sportif à carrure populaire. Fort heureusement, le foot ici n'a pas "les gros pieds", je parle pour ceux assez allergiques au football en général comme moi-même. D'abord, Eric Cantona, sorti d'une lampe d'Aladin comme ça, on jubile. Surtout que les scènes où on est sur le terrain ont des allures de ballet plus que de match, la musique, discrète, y étant pour beaucoup. Quelque peu bizarre le pistolet sous le plancher et puis ça passe. Car on se marre bien, parfois après avoir tressauté au moment des chocs qu'assène le cinéaste par ailleurs fidèle à ses obsessions sur ses contemporains. Peut-être moins de profondeur que d'habitude, sans doute Ken Loach a t'il besoin de souffler un peu ?
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2011
Un peu déçu, je m'attendais à mieux! Un homme psy, qui regrette d'avoir quitter sa femme, qui a des visions de Cantona, il devient même son guide. Le film montre la misère d'une famille pauvre mais qui se soutient! Fin agréable et marrante mais bon ça reste juste pour que le film soit bien! Ca se regarde quoi mais ce n'est pas sensationnel!
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2012
Joli film intimiste sur la rédemption d'un homme, maltraité par la vie, méprisé par ses proches, et pas très loin de commettre l'irréparable. Pour s'en sortir, ce vieux postier solitaire invoque l'aide, non pas de Dieu, mais d'un joueur de foot : Cantona qui est vénéré là-bas un peu comme un Dieu. Après tout, pourquoi pas, à chaque époque ses idoles ! Cela fait une jolie fable, très légère, et un peu superficielle. Mais, le spectateur mord à l'hameçon, aussi gros soit-il. Il faut dire que l'interprétation est magnifique, bien davantage d'ailleurs du côté de ce postier anonyme que de notre Canto national, un peu monolithique dans son rôle et dans son interprétation. On sourit, surtout dans les moments de pure solidarité entre les postiers. Et puis Ken Loach est aussi un peu magicien. Il arrive à faire passer des supporters de foot anglais bien lourds pour les poètes de notre ère contemporaine. Et cela, c'est vraiment très fort !
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2012
Il y a toujours chez Ken Loach des groupes de gens unis par un même combat et par une même appartenance qui permettent au héros de surmonter son isolement et de faire échec aux exploiteurs : cheminots, squatters, travailleurs immigrés de Californie, combattants des Brigades Internationales ou de l'indépendance irlandaise... Ici, il s'agit de postiers, représentants de ces services publics malmenés par des décennies d'ultralibéralisme, et qui incarnent une nouvelle fois la solidarité de la Grande-Bretagne d'en-bas.

Mais il ne s'agit pas de n'importe quels postiers : ce sont des postiers de Manchester, et si on les voit se déchirer, ce n'est pas entre supporters des red devils et des Citizen de Manchester City, mais au sein de la famille rouge, entre légitimistes et membres du F.C. United, le club créé par les supporters opposés au rachat du club par Malcolm Glazer. Car quand Ken Loach s'intéresse au football, il ne peut s'empêcher de montrer qu'aujourd'hui les ouvriers ne peuvent plus se payer de places au stade, alors que les petits caïds s'offrent une loge à Old Trafford.

La querelle entre partisans du F.C. United et de Man U donne lieu à une de ces scènes savoureuses de débat populaire que Ken Loach sait si bien mettre en scène. Autre scène typique de l'affection que le réalisateur porte à ses personnages, la séance de thérapie de groupe animée par Meatball, le chef de la bande féru de bouquins de psychologie appliquée, et qui invite ses collègues à s'imaginer dans la peau de leur idole, ce qui permet la réunion de Castro, Mandela, Ghandi, Sammy Davis Jr, Franck Sinatra et bien sûr, d'Eric Cantona.

Cantona, donc. On sait que c'est Eric the King lui-même qui a contacté Ken Loach pour lui proposer l'idée de la rencontre improbable d'un fan et de son idole. Paul Laverty, le scénariste de dix films du réalisateur de "Le Vent se lève", a alors eu l'idée de faire sortir Cantona de son affiche, un peu comme les personnages descendant de l'écran dans "La Rose pourpre du Caire". Cantona, maudit dans le foot français et adulé Outre-Manche, campe un personnage plus cantonesque que nature, comme il le justifie dans une réplique déjà culte : "I'm not a man, I'm Cantona".

Paul Laverty s'est amusé à lui écrire des proverbes du type "Qui sème des chardons, récolte des épines" ou "La plus noble des vengeances, c'est de pardonner", référence à la célèbre phrase lâchée par Cantona lors de l'affaire du mawashi-geri de Crystal palace qui fait dire à Eric, l'autre : "Je ne me suis jamais remis de tes foutues mouettes". Partageant un joint avec son protégé, jouant de la trompette ou servant de préparateur physique, l'acteur Cantona rend le personnage Cantona crédible, alors qu'on nage en plein fantastique.

"Looking for Eric" n'a pas la dimension épique de "Land and Freedom" ou de "Le Vent se lève", ni l'âpreté de "Family Life" ou de "Ladybird". Il n'en est pas moins un film jubilatoire, qui fait penser par moment aux meilleurs Capra, et une nouvelle affirmation des valeurs de solidarité et de foi dans l'humanité qui ont toujours structuré les oeuvres du plus attachants des réalisateurs britanniques.

http://www.critiquesclunysiennes.com
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2018
Un poil trop long mais les idées sont bonnes, l'humour bien sentit et la chronique sociale intéressante chère à Ken Loach. Cantona passe bien à l'écran avec le second degré qu'il faut, l'univers du supporterisme est bien retranscrit, le foot. Anglais avec Ken Loach ça sonne vrai. Je retiendrai surtout sa scène finale hilarante, jouissive, totalement british. Un film original qui frappe juste, rafraIchissant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 juin 2010
Fan de Foot ou pas, c’est une agréable surprise !! Un bon film à découvrir signé Ken Loach. L’histoire est bien trouvé, drôle, humain et émouvant. Avec des moments sympa et dures. Le début du film à du mal à démarrer, mais après on accroche jusqu'à la fin. On suit l’histoire de Eric Bishop, postier à Manchester avec ses problèmes quand un soir Eric Cantona son idole apparaît et il va l’aider à prendre sa vie en main. Eric Cantona trouve ici un rôle sur mesure pour lui quand à Steve Evets et Stephanie Bishop ils sont incroyables dans leurs rôles comme le reste de la distribution.
SpiderBaby
SpiderBaby

50 abonnés 619 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2013
Un Loach mineur mais sympathique. Généralement, je trouve les bons sentiments indigestes, surtout ceux qui sonnent faux comme dans beaucoup de productions démagos, mais là, on sent une réelle sincérité de la part du cinéaste anglais. Son empathie envers la communauté de supporters est salvatrice, dans un film au scénario somme toutes assez casse gueule. Quant à Cantona, il joue la carte de l'autodérision avec charisme et malice.
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2010
Il y a bien sûr le charme de l'accent ouvrier anglais et le sens de l'entraide de la middle class anglaise (surtout entre supporters), il y a aussi le plaisir, pour les amateurs, de revoir certaines des actions les plus éclatantes de Cantona footballeur, mais cette comédie de Ken Loach va un peu plus loin et s'avère franchement réjouissante. Le réalisateur a ce talent de mêler le réalisme social à une bonne histoire. Par un récit ancré dans le quotidien et construit en strates allant de la détresse personnelle (une histoire d'amour ratée) à des phénomènes sociaux plus généraux (la délinquance, les supporters), il traite de sujets importants sans jamais se départir d'un humour tout britannique. Et puis, clou du spectacle, il y a la performance d'Eric Cantona, certes mauvais comme un cochon, mais qui s'autoparodie sans scrupule et arrache sans peine quelques éclats de rire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 mai 2012
Wahou!C'est une surprise parce que je dois dire que je m'attendais pas du tout à ça.L'histoire est bien construite,mêlant drame familial et gangsters.Les acteurs jouent bien mais j'ai pas trouvé Cantona bon,Ok il est très bon au foot et les flashbacks le mettent carrément en avant mais sa prestation n'est pas terrible,surtout son accent(je l'ai vu en VO).Sinon c'est un film sympa,parsemé d'humour par moments avec un final,certes un peu gnan-gnan,mais drôle.
Jean-Marie S
Jean-Marie S

36 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2012
"I'm not a man, I am Cantona !". Ces quelques mots ne pourraient mieux résumer le projet fou de Ken Loach, qui se révèle ici comme l'un des conteurs les plus habiles pour marier rêve et humour avec la réalité contemporaine la plus crue. Ce projet en question est de trouver un mentor à Eric, postier à Manchester qui voit sa vie défiler devant lui sans qu'il n'ait aucune prise dessus ; que ce soit avec ses enfants ou avec sa femme qu'il a laissé lamentablement partir. Et qui de mieux que l'icône de tout mancunien qui se respecte, son homonyme Eric Cantona, véritable Dieu du football dans cette ville Anglaise et idole de tout un peuple, fier de cet homme autant connu pour ses coups de pied de génie que ses coups de sang foudroyants. De ce délire démarrant dans un épais nuage de fumette, Loach en tire toute l'alchimie nécessaire pour embarquer son spectateur pour un épatant numéro de comédiens qui ouvrira sur la renaissance d'Eric, dans les deux sens du terme. On connaissait les talents d'acteur de Cantona, on découvre ceux de Steve Evets, à la mélancolie bucolique communicative.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 juin 2009
On a été habitué ces dernières années à des films plutôt durs et sérieux de la part de Ken Loach ( excepté peut-être un peu "Bread and Roses") et il nous revient cette année aux côtés d'Eric Cantona dans une comédie même si la trame est plutôt de l'ordre du drame. Même si on retrouve certains thèmes souvent présents dans la filmographie de Loach comme la lutte contre la superpuissance de l'argent ou la famille sous toutes ses formes on se dirige dans ce film vers la comédie ce qui n'a pas souvent été le cas. Pour ce film, ce qui me vient à l'esprit c'est le pouvoir comique de Loach qui se manifeste grâce à sa direction d'acteurs (scènes de la méditation) et grâce aux dialogues très justes. Justes notamment en ce qui concerne le personnage d'Eric Cantona, Loach joue avec son image et ses frasques pour le rendre moins uniforme que nous le voyons. La comédie n'est ni lourde ni grossière (dans le sens rudimentaire). Elle à même une utilité et se borne à trouver son essence dans la qualité des dialogues et leur simplicité, dans la prestation des acteurs toujours justes (on est loin des grimaces d'un Jim Carrey par exemple) et dans la démarche d'aider le scénario à avancer. Malgré l'humour très présent le réalisateur n'oublie pas ses décénnies de combats et ne peut s'empêcher de nous glisser une petite pique envers une conséquence du "capitalisme" avec le débat sur Man U, le prix des places et le rejet de ceux qu'ils faisaient et font le foot: le peuple. On retrouve aussi ce combat dans l'histoire du jeune garçon face au caîd (grosse voiture, grosse villa etc) qui se solde par la parabole de l'invasion des Cantona. En effet, il montre qu'un peuple uni peut faire plier les puissants. A noter aussi, la fin de "l'histoire d'amour" dont la perspective pouvait être inquiétante mais qui se termine d'une manière assez simple et fine. Pour finir, en tant que français on ne boude pas son plaisir d'entendre parler français ou d'entendre la marseillaise dans un film anglais.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 décembre 2010
Au delà du fanatisme et de l'admiration pour le grand joueur que fut Eric Cantona, on retiendra surtout l'histoire d'un homme attachant qui grâce à son ange gardien (Cantona en personne) apprend à connaître la vie, les relations ainsi que la langue française et cela tout au long du film. Petite élément en plus: une touche d'humour bien présente qui détend parfaitement l'atmosphère et qui contraste parfaitement avec le côté dramatique de l'œuvre.
Arthurlamouche
Arthurlamouche

14 abonnés 688 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2010
Comme à son habitude, Ken Loach décrit la vie de petites gens, avec leurs problèmes, leurs difficultés. Chose nouvelle ici, c'est l'humour. En effet, quelques proverbes biens trouvés égayent le film et font très souvent sourire. Cantona joue son propre rôle mais avec beaucoup de dérision; et la transition est vite trouvée avec la solidarité dans le sport qui devrait être présente à chaque instants.
jeanmarcd
jeanmarcd

14 abonnés 174 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 juin 2009
Ce ne serait pas Ken Loach, parlerait-on de ce film ?
C'est Ken Loach où on aurait rajouté des doses de Disney et de bons sentiments.
Quel gachis
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2009
Peut-être un film de Loach mineur dans sa filmographie, mais un bon film quand même, qui se regarde sans déplaisir et qui atteint des sommets d'intensité (attention ce n'est pas QUE une comédie, mais aussi un drame humain)… j'ai hésité avant de mettre 4 car l'histoire d'amour semble un peu trop simple… Les apparitions de Cantona sont bien amenés et pas trop nombreuses, juste ce qu'il faut pour se faire désirer… Loach joue avec l'attente du public jusqu'au final vraiment marrant…
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