Playtime
Note moyenne
3,8
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120 critiques spectateurs

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Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 110 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 janvier 2018
Désolé mais Tati ça m'emmerdre. C'est le troisième film de lui que je tente mais je crois que ce sera le dernier. Non pas que je trouve ça mauvais mais c'est daté, pas drôle et franchement pas transcendant comme le disent tous les cinéphiles...
GregLeSuisse
GregLeSuisse

57 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 octobre 2017
Playtime c'est s'asseoir dans un hall d'aéroport et regarder passer des gens, c'est s'asseoir dans un restaurant et regarder passer les gens, c'est se planter devant un rond point et regarder passer des voitures. Que de pellicule grillée inutilement. J'ai désespérément attendu que quelque chose se passe, mais rien n'est arrivé ! Tout n'est que gargouillis et situations légèrement loufoques et quand on sait que ce film a coulé le pauvre Tati, on comprend pourquoi....
soniadidierkmurgia

1 454 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2017
Après les succès de "Mon oncle" (Oscar du meilleur film étranger en 1959), Tati semblait avoir enfin acquis la notoriété suffisante pour mener à bien et dans une relative aisance les projets germant de son imagination fertile. Il se passera néanmoins six ans avant que soit mis en chantier "Playtime", projet pharaonique qui marquera le début du déclin pour le réalisateur. Continuant d'ancrer son humour dans l'observation des sociétés occidentales en mutation sous l'influence chaque jour un peu plus marquée de la technologie, Tati entreprend cette fois-ci de pointer son regard pointu d' "entomologiste" sur les nouveaux usages dévolus à l'occupation du temps libre d'où le titre "Playtime" anglicisé à dessein pour moquer l'influence grandissante de la culture anglo-saxonne. Le quartier de la Défense étant à peine sorti de terre, Tati choisit d'en adopter l'architecture pour s'interroger sur les conditions de vie dans de tels espaces urbains dont il imagine qu'ils vont devenir la norme dans les décennies futures, à l'image des mégalopoles américaines. "Playtime" est le quatrième long métrage de Tati et force est de constater que depuis "Jour de fête" datant de 1947, le ton s'est progressivement assombri, le réalisateur étant quelque peu inquiet sur ce que l'homme est en train de s'infliger à lui-même à travers sa soumission toujours plus grande au progrès technique. Si "Mon oncle" pourtant déjà très sarcastique dégageait encore une certaine bonhommie à travers le couple Arpel, il n'en va plus de même ici alors que Monsieur Hulot est récupéré à l'aéroport d'Orly où M Arpel l'avait conduit à la fin de "Mon Oncle" dans l'optique d'une embauche. Le hall de l'aéroport que l'on pourrait prendre de prime abord pour la salle d'attente d'un hôpital est le reflet de l'uniformisation des comportements à l'œuvre. Chacun suivant des lignes droites imaginaires avance sans que jamais son regard ne s'attarde sur l'environnement glacial ou ne croise un autre regard. Même le balayeur que Tati avait placé dans chacun de ses précédents films pour alimenter un gag semble perdu, n'ayant plus rien à balayer dans cet univers aseptisé. Il sera à coup sûr bientôt remplacé par une machine. Après l'aéroport et ses touristes américains qui débarquent pour visiter un Paris devenu une ville musée, cinq autres endroits serviront à illustrer les dérives du modernisme. spoiler: Un ensemble de bureaux tout d'abord, où Monsieur Hulot convoqué pour un rendez-vous important ne parviendra jamais à rencontrer son interlocuteur. Juste à la suite vient une exposition d'inventions témoin de l'inanité de certaines découvertes où Tati fait appel, chose rare chez lui- à un acteur professionnel en la personne de Reinhard Kolldehoff grand acteur allemand que l'on retrouvera deux ans plus tard dans "Les Damnés" de Luchino Visconti. Les appartements-vitrines ensuite où Hulot retrouve un vieil ami perdu de vue, qui exposent la vie intime de leurs habitants à des badauds indifférents, signe cruel du repli sur soi que provoque la disparition de la fantaisie et de l'impromptu induits par l'emprise des objets sur l'humain. Arrive la (trop?) longue scène au Royal Garden, restaurant de luxe qui célèbre son inauguration où le bel ordonnancement observé jusqu'alors commence à s'enrailler à cause de dysfonctionnements immédiatement transformés en gags par un Tati qui en profite pour retrouver un peu de son optimisme avec le joyeux charivari provoqué par une clientèle que le trop plein d'alcool libère de ses entraves. Enfin la scène finale du drugstore et du carrousel de voitures (annonciateur de "Traffic") où la poésie du réalisateur reprend tous ses droits
. Film "monstre" ou "monde" selon les expressions choisies , "Playtime" étouffe quelque peu sous l'ambition d'un Tati qui veut que "le film de sa vie" soit signifiant dans chacun de ses plans et qui de fait en demandait sans doute un peu trop aux spectateurs et critiques de l'époque qui ne comprenaient pas pourquoi après "Mon Oncle", Tati éprouvait encore le besoin d'alerter sur les dérives d'un type de société que personne et surtout pas les milieux éclairés n'avaient envie de remettre en cause. Le rejet unanime des critiques et le désintérêt du public ont plongé Tati alors âgé de 60 ans dans des difficultés financières engendrées par un tournage de plus de trois ans où quelquefois la démesure a semblé dépasser le réalisateur devenu démiurge. Fortement ébranlé par cet échec, le génial Tati reviendra deux fois derrière la caméra mais sans doute la magie l'avait-elle quitté. Plus de quarante après la sortie de "Playtime" le film prend toute sa signification même si demeure une pesanteur qui confirme certaines réticences de l'époque sur une expression qui commençait à se répéter.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 908 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2017
Cinquante ans après sa sortie, Playtime est un pur ovni, témoignage poétique de la mutation radicale de nos sociétés durant les trente glorieuses d’après-guerre. L’univers de transparence illustré par les appartements aux parois de verre sur la rue, apparait certainement à certains comme complètement ringard et daté. Mais la clairvoyance de Tati n’est-elle pas extraordinaire, intuitive plus que rationnelle : l’exposition aux réseaux sociaux d’aujourd’hui n’est-elle aussi intrusive que ces murs transparents. Des scènes cultes s’enchainent sous de faux prétexte : l’agent d’accueil sur tabouret roulant à trois pieds de la compagnie aérienne, ou les voitures circulant en rond indéfiniment dans un giratoire. Tati marche en rebondissant, ne parle pas, il n’y a pas de morale, de scénario construit, Playtime est un voyage dans le temps, à bord d’un manège enchanté. Nous sommes un an avant mai 68 dans une France qui découvre la modernité et le progrès. Intellos et militants politiques pourront s’abstenir de regarder cette comédie…humaine. TV juillet 17
Køsatsu -
Køsatsu -

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2017
Ce film est un magnifique hommage à Paris, une critique de la société, une scène où des choses qui n'ont pas vraiment de logique ou de sens se déroulent, comme dans un rêve... Playtime n'est pas vraiment un film, c'est une ville où l'on erre, tel M. Hulot, où au début on y cherche un sens rationnel, puis au final on se laisse porter...
Mais comme je le disais, ce film est aussi, au début, une critique de l'administration, froide et austère spoiler: , avec des gens qui ne se parlent quasiment qu'au téléphone, constamment dans leur monde
, puis à la fin un hommage à la beauté, la diversité de Paris spoiler: (on peut noter les reflets sur les vitres qui sont les images de la tour Eiffel ou de l'Arc de triomphe, qui sont à mon avis là pour montrer que Paris est belle même dans ses reflets)
. C'est un film qui interroge, amuse, fait rêver et redécouvrir Paris... et peut-être même la vie !
Ce film est un plaisir à regarder pour les gens assez ouverts d'esprit. Cependant, ceux qui ne le sont pas assez vont sûrement s'ennuyer dès les premières minutes, c'est pourquoi je ne le recommande pas à tout le monde.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

259 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 février 2017
Bof, ce n'est pas le film de Jacques Tati qui m'a le plus séduit.
J'ai trouvé les gags un peu moins bons et percutants.
Les différentes scénettes sont agréables à regarder mais le film traîne un peu en longueur. Plus de deux heures, c'est un peu long pour le registre humoristique de Tati.
Jacques Tati est toujours aussi à l'aise dans son rôle de Monsieur Hulot, éternel gentil maladroit, et son potentiel comique marche la plupart du temps.
Les décors futuristes font tout de même preuve d'une certaine originalité, tout comme les gadgets exposés.
Ça se regarde, mais j'ai préféré les précédentes réalisations de Tati.
gandalf001
gandalf001

22 abonnés 952 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 février 2016
Playtime a vraiment mal vieilli. La longueur, la répétition de gag, le style et l'absence de dialogues rendent le film difficile à apprécier. Il y a beaucoup de détail et de bonnes idées mais le non sens et l'ennui prennent rapidement le dessus. Il existe beaucoup de films de cette époque bien meilleur.
Jonathan M
Jonathan M

169 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2016
Il avait malheureusement tout compris avant tout le monde. "Playtime" est un récit sur la standardisation du veille occident. C'est Paris qui est étroitement visé. Les prémices du quartier de la Défense, en plus caustique. La pitrerie légendaire, mêlé à une oeuvre visionnaire. Une filmographie a chercher les failles de notre système. Jacques Tati aurait surement adoré faire la satire du XXIème siècle. A montrer aux jeunes enfants sans modération.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juin 2015
Étrange destin que celui du nom "Tati", si vous en parlez aujourd'hui autours de vous, neuf personnes sur dix vous dirons que c'est très commode pour se vêtir à pas cher! Douce ironie pour un cinéaste qui n'aura eu de cesse de pointer du doigt la paradoxale déshumanisation d'une société qui sacrifie tout à l'uniformisation et à l'art déco. Car oui, sympathiques lecteurs de moins de 30 piges, Tati n'est pas seulement synonymes de "motif vichy" et de "tee-shirt à 2 euros", c'est avant tout le nom de l'un de nos trois plus grands réalisateurs tricolores, avec Melville et Clouzot. Pour vous donner une idée du talent du monsieur, on peut dire de lui, avec le recul, que c'est notre Chaplin à nous. Ou notre Blake Edwards. Voire notre Terry Gilliam. Oui, rien que ça bande d'incultes! Un nom, donc, qui évoque illico aux gourmets de la toile des classiques intemporels (Jour de fête, Les vacances de monsieur Hulot, Mon oncle) et qui rappelle également à la mémoire des cinéphiles un peu curieux des titres moins côtés mais tout aussi intéressants et injustement boudés par notre mémoire collective ("Parade" et surtout "Trafic", symphonie burlesque et mécanique qui mérite vraiment d'être redécouverte).
"Playtime" est incontestablement le plus ambitieux de ses films: un budget colossal (construire une ville complète en studio est tout de même une chose assez rare pour être soulignée) plus d'un an de tournage, une préparation et un réglage des plans séquences qui relève de l'horlogerie suisse!
Que ce soit d'un point de vue visuel ou scénaristique, il est dur de trouver comédie plus aboutie que celle-ci: Chaque image, chaque cadre est composé avec une minutie hallucinante. Il y a toujours un personnage dont on peut suivre les péripéties d'un plan à l'autre, toujours un détail jouissif dont l'apparente discrétion cache un calcul précis et un minutage hors normes. Alors certes, certains dénonceront le côté hermétique et la froideur de l'univers ainsi créé, mais tout le propos est là: la chaleur humaine et l'authenticité nous sautent régulièrement aux yeux grâce à des bévues et quiproquos qui sont le meilleur moyen d'espérer qu'une société muette, aseptisée et lisse (où les monuments parisiens sont réduits à de simples reflets dans le verre omniprésent de l'urbanisme échevelé) ne pourra jamais étouffer complètement l'individu lui-même et tout ce qui fait sa singularité.
Certains gags, dont celui de la poignée de porte du restaurant, sont toujours parmi les meilleurs que l'on puisse voir. Bref "Playtime" est un film si riche qu'il faudrait le voir vingt fois pour en saisir toutes les subtilités de mise en scène. Virtuose, visionnaire et intégralement hilarant, un chef-d'oeuvre total, mais qui malheureusement paraîtra de plus en plus désuet pour des générations de crétins hypnotisées par le gros Vin Diesel sautant en voiture d'un gratte-ciel à un autre!
Caine78

7 793 abonnés 7 403 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 avril 2015
Difficile de critiquer un tel film : d'un côté on imagine le travail colossal de Jacques Tati, avec ses décors incroyables, certaines trouvailles étonnantes et une mélancolie parfois touchante. Mais je vais être honnête : pour moi, « Playtime » n'a pas été loin de la torture. Un gag qui fonctionne, parfait. Sauf que Tati le répète une, deux, trois, quatre, cinq fois, si bien que rapidement je frôle l'overdose. De plus, je n'ai finalement été que rarement sensible à ce type d'humour, beaucoup trop basé donc sur la répétition et laissant finalement très peu de place pour le plaisir du spectateur. Alors une fois de plus, il n'est pas question de tout jeter : on sent qu'il y a beaucoup de talent derrière, on pourrait même parler de brio tant l'œuvre ne ressemble à rien qui ait été fait auparavant. J'entends parfaitement cela, mais moi, quand je m'ennuie (et pas qu'un peu), j'ai du mal à être indulgent, et aussi fascinant l'œuvre puisse t-elle être à certains égards, le fait de ne rien raconter et de brasser autant de vide à travers un scénario ne s'appuyant que sur un comique infiniment inégal est pour moi rédhibitoire. L'échec commercial peut ainsi paraître sévère, il n'en reste pas moins compréhensible.
Mephiless s.
Mephiless s.

74 abonnés 697 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2015
Assez déçu par ce film.. D'habitude j'adore son travail, mais je pensais qu'il allait être mieux. C'est une critique acerbe de la société de consommation, de la société moderne, c'est assez bien montré, ça c'est indéniable. Certains plans sont évocateurs, très bien choisis et assez drôles. Mais le rythme du film est trop lent, et j'ai beaucoup moins ri qu'avec "Mon oncle" et "Les vacances de Mr Hulot"
Acidus

881 abonnés 3 975 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 novembre 2014
Déjà pas fan de l'humour de Tati et de ses deux précédents longs métrages, "les vacances de monsieur Hulot" et "mon oncle", "Playtime" reprend les mêmes ingrédients mais en zappant les quelques aspects positifs. Malheureusement, l'humour facile et potache est toujours là mais à cela s'ajoute une absence de rythme dans l'intrigue qui rend l'ensemble mortellement soporifique. Impossible de ne pas piquer du nez face à ces scènes à rallonge et rébarbatives. A réserver aux fans du cinéaste qui sont bizarrement nombreux. Encore une énigme de l'univers à résoudre...
Ciné2909
Ciné2909

100 abonnés 1 672 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 octobre 2014
Sorti à l’origine en 1967, Playtime a droit à une seconde jeunesse avec cette version restaurée. Aujourd’hui encore ça reste une œuvre unique de la part de Jacques Tati (on n’ose alors imaginer l’impact qu’il avait à l’époque). Ceci n’est pas vraiment un film mais un tableau vivant où presque tous nos sens sont mis à contribution. Ça fourmille de petits détails visuels au point qu’on se dit qu’on est forcément passé à coté de quelque chose et qu’il faudra le revoir plus d’une fois. Au cœur d’une ville qu’on confondrait facilement avec New York si au détour de quelques reflets on n’apercevait pas la Tour Eiffel ou encore l’Arc de triomphe, on entrevoit également l’uniformisation de nos sociétés et le début de la consommation de masse. Culte tout simplement.
Aurélie C
Aurélie C

66 abonnés 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2014
Découvrir le cinéma de Tati à travers ce film immense, c'est prendre le risque de ne pas saisir tout de suite la grandeur de son art, fondé sur un sens aigu de l'observation et une véritable fascination pour les bruits du monde qui nous entoure.
Dans cette fresque citadine de presque deux heures, Tati nous embarque en spectateur d'un drôle de manège, mêlant touristes américaines, employés stressés (et stressants), ouvriers et petites gens, tous filmés au plus près de leurs émotions.
Chaque plan regorge de détails amusants, étonnants, de situations gaguesques, de clins d’œil potaches... Une comédie humaine à savourer comme un bonbon acidulé et délicieusement rétro.
hpjvswzm5
hpjvswzm5

53 abonnés 459 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 août 2014
Je ne remets pas en compte le talent de Tati dont je n'ai vu aucun film avant celui-ci, le personnage et le réalisateur m'intéresse. Et je ne peux pas dire non plus que tout est à jeter dans Playtime, loin de là. Mais en toute honnêteté, il fait partie des films que j'apprécie moyennement, dans lesquels je vois ce qu'il y a d'intéressant mais qui ne m'intéressent pas en eux-mêmes.

Je vais commencer par ce que j'ai aimé : la mise en scène. L'idée du film c'est de créer les plans les plus larges possibles présentant des foules ou fourmilières humaines si on peut dire, dans des décors donnés (ça peut être de grands bureaux ou un restaurant moderne rempli à craquer de clients) afin de montrer toute l'absurdité de cette "population" et du monde moderne. Ce qui est bien c'est que le film ne va pas, par exemple, se concentrer sur un gag en particulier, mais il y en aura au contraire plusieurs dans l'image, ce qui donne un aspect chaotique intéressant et en adéquation avec ce que veut faire passer le film, particulièrement durant les scènes dans le restaurant qui ressemble à peu près à l'antre de la folie.

Le film est assez comique, et je dois le dire m'a fait sourire à plusieurs reprises, parce que Monsieur Hulot est un personnage sympathique, et que certains gags fonctionnent bien. Ce côté absurde, assez poussé m'a permis de ne pas totalement décrocher.

Mais malheureusement, ça a été dur. Je n'ai même pas grand chose à reprocher au film, ce n'est pas mal fait ou mauvais, ça ne m'a juste pas inspiré plus que ce que je viens de dire et m'a plongé dans l'ennui. Si je trouvais le début assez sympathique, à partir du moment où l'on entre dans le restaurant ça ne passe plus. J'en avais marre, je trouvais que ça tournait en rond, je n'avais qu'une envie c'était d'en sortir. Quand j'y pense, cette réaction donnerait plutôt raison à Tati, c'est peut-être l'effet qu'il voulait donner. Du coup quelque part c'est réussi, mais en temps qu'expérience de cinéma je n'ai pas accroché.

Ça me fait penser à un film tiède, qui a de bonnes idées, de la mise en scène, mais qui est trop détaché du spectateur et pas encore assez poussé pour que je me plonge dedans.

Bon, ça ne fait rien. Politique des auteurs ou pas, je regarderai d'autres Tati. Peut-être que j'aimerai. Mais Playtime ce n'est pas pour moi. Au suivant.

Notez quand même, pour ceux qui aiment le film, que la restauration est belle.
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