Avis : Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans - Page 5
Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans
Note moyenne
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Un visiteur
0,5
Publiée le 27 mars 2010
pourtant à la base j'aime bien nicolas cage, mais ce film n'est franchement pas une réussite. je ne peux pas le comparer avec l'orignal d'Harvey Keitel car je ne l'ai pas vu, mais là c'est laborieux. la mise en scène ne rattrape même pas l'histoire qui est du déjà vu... à éviter.
Un polar assez basique, et pas vraiment captivant, on se lasse assez vite malgré un synopsis prometteur. Décevant pour un film de Werner Herzog, formidable pour un film avec Nicolas Cage
Si Nicolas Cage est bon dans son rôle, il reste néanmoins que le film est moyen. Sans doute la mise en scène qui n'est pas transcendante. Une relative déception au final car il y avait mieux à faire.
Ce film avait tous les ingrédients pour faire un grand film noir, déjà, la localisation, La Nouvelle Orléans juste après l'ouragan, la ville dévastée comme son héros offrait bien plus de potentiel que le film nous montre. Le réalisateur qui a à son palmarès une grande filmographie, le problème, et cela n'engage que moi, on en connait aucun...le réalisateur prend donc le partie que cette histoire dramatique devait jouer sur la corde de l'humour, c'est une façon de voir, mais tout le récit du film devient bancal. On a un Val Kilmer qui n'est que peu présent, on aurait pu exploiter son côté extrême avec un peu plus de pertinence, l'héroïne; magnifique, trop belle pour un Nicolas Cage un peu bancal, même s'il joue l'homme blessé, torturé, qui combat ses démons, et sombre davantage chaque jour, il essaie de garder une once de moralité. Le rapprochement avec les truands est plus qu'improbable, même si on met tout cela sur le compte des effets de la drogue, ce n'est pas plausible. Un film qui vacille comme son héros, et au lieu de nous donner un uppercut, il nous joue le théâtre du grand guignol, tout cela devient une farce; dommage d'avoir gâché un si beau potentiel.
Terence McDonagh, policier à la Nouvelle Orléans, se blesse gravement au dos en sauvant un détenu de la noyade lors du passage de l'ouragan Katrina. Six mois plus tard, il est nommé lieutenant mais a développé une sévère addiction aux drogues. Chargé d'enquêter suite au meurtre sanglant d'une famille dans un quartier pauvre de la ville, il emploie des méthodes très discutables. Vu de loin, Bad Lieutenant semble raconter une histoire de flic ripoux assez classique, sauf qu'Herzog ne fait ici aucun mystère du plaisir qu'il prend à subvertir, renverser, mais aussi à réinvestir avec une certaine ironie les clichés du cinéma hollywoodien - la conclusion est ainsi paradoxalement aussi conventionnelle qu'inattendue. Cela fait de Bad Lieutenant un film profondément ambivalent, complètement immoral (voire amoral) certes, mais récompensant son protagoniste à chaque fois qu'il accomplit une bonne action, et aussi extrêmement drôle même s'il n'aborde presque que des sujets graves. On a le sentiment qu'Herzog l'a filmé en ricanant, mais sans cynisme pour autant, et c'est ce sentiment mi-ironique mi-sincère qui affleure tout au long du film et qui permet de passer outre le manque de réalisme assumé de l'histoire. La réalisation est aussi au diapason, et use des effets faciles et attendus (les incursions psychédéliques ou les plans-séquences d'arrestation) non pas par fainéantise mais pour mieux établir une connivence avec le spectateur et susciter cette familiarité étrange qui teinte tout le film. Enfin, il est essentiel de saluer la performance hallucinée de Nicholas Cage, car il parvient miraculeusement à donner chair à un personnage a priori profondément antipathique. Bad Lieutenant est donc un excellent Herzog, aussi divertissant que virtuose dans sa façon de commenter le cinéma américain et, avec lui, une certaine vision du monde qui ne se soucie que d'argent et de moralité.
Werner Herzog apporte sa propre vision d’un policier qui se perd peu à peu dans la drogue et la corruption, plaçant son histoire dans la moiteur de la Nouvelle-Orléans de l’après Katrina, même si l’intrigue est parfois un peu confuse, le réalisateur signe un long-métrage à la mise en scène viscérale et emmené par un Nicolas Cage habité par son rôle de flic en pleine décadence.
Malgré la similitude des titres, du sujet, et des personnages principaux, "Bad Lieutenant : Port of Calls New Orleans" n'est pas un remake du "Bad Lieutenant" de Ferrara (Werner Erzog prétend d'ailleurs n'avoir jamais vu l'original). Ce polar se centre sur un policier qui, suite à une blessure, devient accro aux calmants et à la drogue, et entame une descente aux enfers. Recommandations peu fréquentables, racket de dealers, trucage de preuves, paris fumeux : le flic ripoux et camé multiplie les tares, mais c'est dans ces pires moments que son sens du devoir et ce qui lui reste de morale pourront refaire surface. Car le film est moins pessimiste que celui de Ferrara. Au lieu d'un New York pourri, l'action se déroule ici dans La Nouvelle-Orléans post-Katrina, ravagée, poisseuse, mais où tout est à reconstruire. La réalisation mise sur le décalé plutôt que sur le glauque, avec parfois même quelques touches d'humour lors des hallucinations du protagoniste. Celui-ci est interprété par un Nicolas Cage en pleine forme, bien loin de ses rôle foireux de la fin des années 2000. Si le scénario connait quelques lenteurs, "Bad Lieutenant : Port of Calls New Orleans" demeure un polar dramatique de solide facture.
Les bons rôles de Nicolas Cage sont rares ces dernières années. Celui de ce flic rongé par la douleur est excellent. Sa descente aux enfers est passionnante. Quel dommage que l'on ait l'impression de changer de film dans les dernières scènes en complète rupture avec le reste.
L'univers du premier est bien retranscrit . Je le trouve plus réussi que celui de 92 , la mise en scène gagnant en qualité . Cette dope omniprésente transpire même à travers les porcs de l'écran , qui ne serait pas pour déplaire à Ferrara , bien au contraire . Val Kilmer est retombé bien bas, cantonné à un petit second rôle , que nombre de comédiens s'en contenteraient.
Remake soit disant d'un long métrage d'Abel Ferrara avec Harvey Keitel (d'aprés ce que j'ai lu dans les critiques spectateurs, il n'y aurait aucun rapports bien que je ne l'ai pas vu), ce film signé Werner Herzog m'a un peu déçu. Le point positif, c'est le retour en grand forme de Nicolas Cage qui est bien meilleur ici que dans un blockbuster Hollywoodien sans saveurs juste fait pour payer des dettes de fiscalité. Le reste, on est un peu perplexe, comme le héros accro à divers drogues, on est un peu pommé dans l'intrigue, une réalisation pas florissante, l'apparition d'un iguane qui chante et qui accompagne le film auquel on se demande quelle est le rapport, des seconds roles comme Val Kilmer, Eva Mendes ou Fairuza Balk inexistants. J'ai moyennement adhéré à ce film, je crois que le mieux, c'est de regarder le film d'Abel Ferrara.
Un film curieux de Werner Herzog où Nicholas Cage est énorme dans un rôle de flic brisé par la douleur et les drogues. À ses côtés, dans le rôle de la prostituée au grand cœur, Eva Mendes est pleine de charme. Le scénario déroule une histoire à méandres pour former un polar solide et ténébreux autour du personnage d’un flic cassé par un accident alors qu’il jouait les héros pour la seule fois de sa vie et contraint de se réfugier dans la drogue pour supporter la douleur. Les séquences oniriques qui traduisent ses plongées hallucinatoires ne sont que partiellement réussies dans leur rendu photographique mais elles viennent apporter un contrepoint inattendu et plein de relief à cette histoire linéaire de la lutte des policiers contre les auteurs d’un massacre sanglant et ignoble. La fin, en happy end, est surprenante à plus d’un titre et retourne les principes du genre en plongeant le spectateur dans la perplexité. Au total, un film inégal mais intéressant de Werner Herzog, auteur protée qui peut décidément aborder tous les genres du cinéma.
En préambule, prévenons que ce « Bad Lieutenant… » n’a rien à voir avec celui d’Abel Ferrara, avec Harvey Keitel ; même pas un remake mais une variation très libre et très facile. Il est au premier ce que le Champommy est au Champagne ! Pas vraiment un navet mais un petit film de série B sauvé par son humour et la bouffonnerie hallucinée de Nicolas Cage. Les autres acteurs, manifestement, s’emmerdent et le montrent. Quant à Herzog, il fait son cinéma habituél, couleurs saturées, visions délirantes, mouvements de caméra chaotiques.
Ce film m'a laissé un souvenir mitigé : prestation hallucinée et barrée de Nicolas cage au service d'une histoire dont Werner Herzog semble se contreficher totalement. Du coup il faut s'accrocher et heureusement que Nicolas Cage nous y aide. Mais franchement, les visions reptiliennes du réalisateur laissent de marbre et je me demande encore ce qu'Eva Mendes et Val Kilmer sont venus faire dans ce film; La louisiane de la brume électrique m'avait autrement plus envoûté.