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Un visiteur
2,5
Publiée le 31 octobre 2011
Le Poulet aux prunes, curieux mélange de sucré-salé, évoque chez moi une forme d'indigestion. Hésitant entre le côté réflexif du cinéma et la légèreté de la bande-dessinée, Satrapi et Paronnaud font office de tièdes cuisiniers. Et se plantent sur les deux tableaux. Sans substance, le film se contente de lieux communs sur l'art, l'amour, la vie et la mort. Et parviennent même à atténuer le potentiel gargantuesque de Matthieu Amalric, pâle caricature de lui-même ici.
On est très loin de "Persepolis" ! Un musicien, un violon cassé, une muse perdue et Téhéran. beaucoup de poésie, d’esthétique mais je n'ai pas vraiment accroché. Une construction bizarre et décousuequi ne m'a pas convaincu.
de ce genre de film dont on peut dire sans risquer de trop se tromper qu'il s'agit d'un ratage dans les grandes largeurs ..le projet esthétique est semi aboutit, le projet artistique est lui complètement dans les choux, on s’ennuie ferme et l'épilogue forcément un brin émouvant arrive bien trop tard pour sauver quoique ce soit ..si amalric se dépetre du personnage comme il peut, tous les autres "têtes d'affiches" sont loupés, jamel et edouard baer en tête, bref, rien à sauver
Décevant, tellement décevant, atrocement décevant. On a beau avoir les yeux de Chimène, et de Shéhérazade, pour Marjane Satrapi et son compère Vincent Paronnaud, leur Poulet aux prunes est dur à digérer. Manifestement, le cinéma traditionnel, avec des acteurs en chair et en os, n'est pas fait pour la créatrice de Persépolis. Ce conte persan, alourdi par une voix off omniprésente, manque cruellement de fantaisie et d'humour, et on n'est jamais, vraiment jamais, plongé dans le Téhéran de 58, dans cet Iran sans ayatollahs, avec ce décor de carton pâte et cette historiette romantique qui manque de poésie, d"élégance, de brio, bref de tout ce qui pourrait relever un plat oh combien fade. L'intrigue tellement simple, est compliquée par une chronologie hasardeuse, qui joue la carte de la nostalgie couleur sépia, mais rien ne fonctionne. A commencer par l'interprétation, faiblarde (mon Dieu, qu'Amalric est mou !), outrée ou niaise, dans cette juxtaposition de saynètes inoffensives. La BD avait du charme, celle d'une époque qui parait aujourd'hui lointaine, le film ne retrouve cette alchimie que dans les quelques scènes d'animation, rares mais tellement plus convaincantes. Le dernier quart d'heure, pourtant, est miraculeux. Le rythme s'accélère, les personnages se taisent, place aux chromos d'une image sensuelle et sentimentale, enfin le style de Satrapi est de retour. C'est trop tard, générique de fin, l'album, pardon, le film se referme. Dommage, on a à peine eu le temps d'apprécier la présence de la merveilleuse Golshifteh Farahani, l'actrice d'A propos d'Elly qui, par sa courte apparition, parvient à magnifier ce Poulet aux prunes. l'espace d'un trop court moment. Quelle tristesse d'être malheureux devant un film raté !
Une belle réalisation , pour un film original, à la fois document historique, fresque lyrique, bande dessinée, baroque. Il y a un peu du climat féerique de " Amélie Poualin"..Le mélange de style est très réussi. Mais malheureusement cela ne va pas être un succès populaire. Ce qui est très injuste , car la réalsatrice a une vraie personnalité et un gros talent..L'intrigue est très astucieuse, et les acteurs sont tous excellents..
Malgré certains passages somptueux, notamment lors les épisodes animés, le film manque de rythme et d’intérêt dans sa première partie. Pourquoi attendre la dernière partie du film pour expliquer le mal dont souffre le personnage de Mathieu Amalric ? Le soucis réside dans la construction du récit, car la narration est quelque peu poussive et les tentatives humoristiques ne sont pas toujours bien amenées. Pas mauvais, mais pas indispensable.
Soyons francs, "Poulet aux prunes" est un film décevant. Pourtant, ça semblait gagné d'avance : le même duo de réalisateurs que pour "Persepolis", un casting très éclectique, une histoire a priori originale... Objectivement, c'est aussi un bon film : les décors irréalistes ont un charme fou, la lumière est sublime. Sur le forme, on a affaire à du très beau cinéma, bien pensé, bien foutu. Mais à force de stylisation, l'émotion met un bon bout de temps pour venir et il faudra attendre la fin, avec une très belle scène incluant Mathieu Amalric et Golshifteh Farahani, pour qu'elle vienne nous chercher. Entre temps, on a des longueurs, mais aussi des apartés inattendus et assez amusants (la satire américaine est hilarante). La beauté visuelle (et sonore) est indéniable, mais il manque un peu de souffle à cette histoire d'amour tragique.
En voulant être différenciant, on se retrouve avec un "truc" ni queue ni tête, très désagréable à regarder ou la loufoquerie ne fait "sourire" que ceux du plateau. Un repoussoir puissant très loin de l'originalité que l'on attend, aujourd'hui, du cinéma. Un peu plus de 300 000 entrées pour un budget de 12 M€ Hum ! Pas étonnant. Bref que du mauvais à part quelques scènes "normales". 1/5 ! A fuir !!!
Quelle deception.Une tres belle bande annonce mais un film rate.Il part dans tous les sens , l'on ne comprend pas ou veulent en venir les realisateurs , c'est decousu et si vous allez voir ce film , les jours qui s'egrainent sont interminables.
Un superbe scénario qui va crescendo jusqu'au dénouement final, tout simplement magnifique. Cette dernière séquence, d'une justesse et d'une émotion exceptionnelle, donne rétrospectivement au reste du film toute sa saveur. Les interprètes sont bons et la mise en scène est très inventive, avec notamment une poignée de scènes bourrées de poésie tendre et colorée, mais aussi d'humour. Le film est visuellement très réussi, et on sent cette fois-ci, bien plus que dans Persepolis, le premier film des réalisateurs, la patte visionnaire incontestable de Vincent Paronnaud, alias Winshluss, auteur entre autres de la magnifique relecture punk de Pinocchio en BD. A ce titre, pour cette adaptation de l'excellente BD de Marjane Satrapi, un film d'animation aurait peut-être été préférable, pour une plus grande claque visuelle ou même encore plus de poésie. Mais peut-être l'émotion aurait été moindre... Il n'empêche, Poulet aux prunes est un grand film et c'est là l'essentiel... A voir impérativement jusqu'au bout.
Ce film est surement très bien mais comme ma femme boudait je suis passé au travers et j'ai trouvé ce film à mi chemin entre le stupide et l'ennuyeux .Je ne suis pas objectif mais c'est la vie.
Comment se fait-il qu'un film qui a tout pour plaire, qui déborde d'invention et d'intelligence, finisse par laisser froid et par semer l'ennui? Difficile d'expliquer un tel phénomène. Manque de concentration du spectateur que je suis, pourtant habitué à en voir d'autres? Fatigue de fin d'après-midi? Ennui distillé par une voix off omniprésente et d'une lourdeur insoutenable (pardon, Edouard Baer!)? Gêne procurée par cette musique virtuose, mais terriblement plombante? On aimerait pourtant dire le plus grand bien d'un film qui mêle animation et prises de vues réelles, qui fait évoluer les personnages dans des décors d'un raffinement exquis, qui réunit d'excellents acteurs (dont Mathieu Amalric, fidèle à lui-même et Maria de Medeiros). Mais au final la déception est là et l'on se dit que le talent de Marjane Satrapi et de Vincent Paronnaud - dont on garde en mémoire le splendide "Persépolis" - a raté quelque chose en ne nous intéressant guère au "fabuleux destin" de Nasser Ali Khan.
au mot "ennui" j'ai quitté la salle ... le mien était aussi profond que celui du héros ... je crois même que pendant la demi heure où je suis restée devant je me suis endormie !!!!!! très très chiant ... bon c'est peut être beau ... mais c'est chiant ... !!!
Un film pleins de poésie et mélancolie. C'est très original, mélangeant animation et réel, parfois loufoque. Mais tout en restant dans une histoire pas tiré par les cheveux et pleine de mélancolie!