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Un visiteur
1,0
Publiée le 5 août 2012
Comment, à partir d'un grand potentiel, passer d'un joli conte à un naufrage quasi intégral ? Poulet aux prunes apporte une réponse : prenez un bon scénario à forte portée universelle, des choix esthétiques discutables mais audacieux, une comédienne iranienne aussi belle que touchante, et oubliez soigneusement de faire appel à un monteur expérimenté (zzzz, zzzzzz) et à un vrai directeur d'acteur. Almaric, livré à lui-même, est nullissime et aussi crédible dans le rôle d'un violoniste iranien que dans celui d'un sprinteur jamaicain (c'est de saison). La dernière séquence, très émouvante et réussie, entre autres parce que les acteurs se taisent, laisse beaucoup de regret sur l'ensemble. Ne pas louper la BD éponyme cela dit, elle est encore meilleure que Persépolis.
Et pourtant cela démarrait bien.Une ambiance, une couleur différente des films que l'on a l'habitude de voir et ce petit coté amelie poulain attirait le cinéphile que je suis.Eh puis d'un seul coup, le héros musicien veut mourir car son violon fétiche a été cassé par sa femme q'u'il déteste.Et à partir de là ,c'est à dire à 20 minutes du début du film, on tombe dans un affreux mélodrame sans intérêt qui ne tient la route que par les quelques effets visuels(exemple le petit nuage qui représente l'âme de la mere du musicien).On a même le droit à un dessin animé qui résume l'action d'azrael, ange de la mort,sur un individu.Concernant les acteurs debouze est égal à lui-même dans un jeu lamentable et almaric et une fois de plus décevant.Franchement je m'attendais beaucoup et j'ai reçu peu.
En oubliant un peu la forme (de vrais acteurs pour raconter ce qui est en fait une bande dessinée) je pense qu'il y a beaucoup à retirer de ce film....En tout cas il m'a parlé et je ne vais pas m'en plaindre...L'histoire tourne sur l'axe de l'amour, un axe fugace et aléatoire, une histoire à risques entre la passion amoureuse et le désir social de fonder une famille....Honnêtement les dialogues sont riches et le film traite à ce qui touche à l'essentiel (la mort, l'amour, l'art ici la musique) comme le faisait sur un plan délibérément politique et féministe PERSEPOLIS...Il y a toujours ce délicat décalage philosophique qui semble au fond la vérité, celle la plus à même de nous toucher, de nous comprendre...Je suis rentré à fond dans le film et je ne l'ai pas regretté...Seule la forme est décevante et sans être un dessin animé, un film d'animation aurait eu sans doute plus d'impact...Mais enfin qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...Je conseille..
Un film emprunt de poésie tout simplement magnifique et dont on ne peut estimer la valeur avant de l'avoir vu. Cela fait quelques années que sur les étales des rayons il me fait de l’œil sans vraiment comprendre son intérêt. Et lorsque Arte à la bonne idée de le diffuser, je saute tête baisser emporter par la curiosité. Un film qui fait preuve d'une certaine finesse, du début à la fin par son image, son scénario et par le jeu de ses acteurs. Mathieu Amalric est merveilleux, je l'ai vraiment découvert dans ce film, comme une révélation malgré tout ce que j'avais déjà vu. L'histoire semble banale, et limite sans intérêt, pourtant ce film est une pépite qui renferme beaucoup de choses, un trésor de cinématographie. Oui j'en tarie d'éloge, car il m'a bluffé et surprise. Je n'en attendais rien et j'ai découvert beaucoup. Si vous avez la chance de le découvrir ne vous en privé pas et j'espère que comme moi vous serez bluffé. J'aurais aimé en dire plus, mais j'avais bien trop de film visionné pour me souvenir de tout. Je sais simplement qu'il m'a laissé un très bon souvenir, que le tout m'a plus et que la poésie en est un point d'honneur. Un mélange entre cinéma et théâtre qui n'est pas désagréable.
Un conte féerique et rêveur qui se savoure comme un agréable moment , aussi bien dans le visuel que dans l'émotion , un air de mélancolie... Doux et sombre , le scénario raconte les derniers jours de la vie d'un grand violoniste qui perd le gout de vivre et voit son passé et l'avenir des autres durant ses huit derniers jours , une histoire comme un conte mais avec une force dramatique présente , tous les instants et rencontres se savourent même si un air pessimiste ressort de temps en temps . Sensible et lourd , Mathieu Amalric reste vraiment bon dans ce rôle triste et mélancolique , un personnage qui colle avec son allure en défaitisme et espoir , et entouré d'un casting de choix avec la voix agréable d'Edouard Baer , la beauté tendre de Golshifteh Farahani , ou encore les séquences très drôles et brillante d'un Jamel Debbouze au sommet de son art (et bien d'autres encore...) . Après l'animation de "Persepolis" , le duo Satrapi/Paronnaud réadapte une BD de Marjane Satrapi et lui offre une mise en scène drôle , qui sait naviguer entre les genres d'animation et offre des transitions efficaces même si certains styles sont vraiment trop sombre . Un beau conte , mélancolique et presque magique malgré son côté sombre , et qui se suit avec plaisir .
Je viens à peine de sortir de la salle, c'était la séance de 19h45, .... et je sais déjà que ce film me poursuivra, me hantera longtemps après.... 6 ans après Persépolis, je craignais de ne pas retrouver cette force, ce choc, cette magie qui en avaient fait un chef d'oeuvre.... Et pourtant.... Quel onirisme, quelle poésie, quelle subtilité, quel charme se dégagent de ce vrai film d'auteur, cette véritable oeuvre sincère et portée par une photo d'un autre temps... C'est la confirmation que le cinéma français connaît un automne d'exception. Je n'ai pas assez de mots pour décrire ce bijou signé Marjane Satrapi. Je n'avais pas lu la bande dessinée, je sens que je vais prochainement me jeter chez le libraire l'ouvrir. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi le film ne marche pas des masses car c'est vraiment l'un des nombreux coups de coeur de cette année 2011. Et cette musique!!! Elle nous emporte, nous fait naviguer à travers les décors de cet Iran d'avant la révolution.... Et la mise en scène, capable d'alterner instants de joie et vraie tragédie, de nous émouvoir, de nous transporter, de prendre de nouvelles tournures, de nous donner l'impression de naviguer entre plusieurs films.... Vraiment une réussite.
J'ai mis du temps à comprendre où l'histoire allait nous emmener! Y avait il un fil conducteur, une réelle histoire? Pendant un moment, je me suis demandé si je n'allais pas quitté la salle. Mais j'ai pris l'option de me détacher de l'histoire simplement pour l'esthétique visuelle très réussie. Et puis... au final... quel magnifique histoire! J'ai découvert avec beaucoup d'émotion, particulièrement sur les 20 dernières minutes, que le violon cachait plus que des notes de musiques, ce qui a fait prendre au reste du film toute sa dimension. A voir, jusqu'au bout!
L'histoire d'un grand violoniste et d'une grande histoire d'amour. Avec un titre pareil, on s'imagine bien que ça part dans tous les sens. Mais l'humour et le caractère de Marjane donne une cohérence assez originale et souvent réellement émouvante. Pleins de surprises, notamment les iraniens joués par des juifs, des arméniens et des italiens sans parler de notre arabe national. Une poésie classique dans un écrin foutoir parfois brut de fonderie. Une histoire finalement très triste, même si c'est l'histoire de 80% des gens normaux et pas seulement iraniens. Le tout est étonnant, rafraîchissant autant qu'original, surtout après « Persepolis ».
SENS/SIGNIFICATION : Petite réflexion sur l'art, la musique. L'artiste dépend t-il d'un objet ? Est-ce forcément souffrir, être écorché-vif? Quelques symptômes mélancoliques, une petite douleur, parfois lancinante mais au-delà de ça, beaucoup de vide. De beaux stéréotypes «Tu le savais en m'épousant que j'étais un artiste « et du blabla du même genre « La vie est un soupir », OK oui peut-être mais c'est du déjà vu. La poésie n'est pas dans le déjà vu.......... ÉMOTION/SENTIMENT : Relation mari/épouse totalement morte. Exposition de la souffrance que peut engendrer un amour non-partagé, de la bêtise, de la frustration également. A côté de ça, la perte d'un être, l'art comme fugue et comme douleur propagée. Peut-on aimer plusieurs fois? Croire au grand amour? Comme parfois il est difficile de se détacher de l'objet perdu, malgré les années et les tempêtes. La mémoire joue le rôle d'attrape-cœur et ne relâche que peu de choses, voir rien. Un désamour des enfants assez juste ( dans le sens où les bons-sentiments sur ce sujet coulent généralement à flot )............ AUTRE : Acteurs moyens et l'apparition de Jamel Debbouze risible/inutile. Quelques excentricités et plans/séquences bien exploités aussi bien visuellement que symboliquement. Cependant, beaucoup de fioritures et de longueur, des tentatives d'originalités pas toujours réussies et même parfois franchement grotesque. Une voix-off pas désagréable et une non-linéarité qui ne sert ni dessert le film. Finalement, il manque un gros ingrédient magique pour élever le film, une petite dose de génie, d'inventivité créatrice véritable. Et il ne suffit pas de se vouloir différent pour le devenir. Dommage, l'idée de base était intéressante. Potentiel mal exploité.
Après s'être imposé dans le monde de l'animation avec Persepolis, il est temps pour Marjane Satrapi mettre la barre encore plus haute et de s'imposer dans le film en prises de vue réelles. Cependant, celle-ci ne dit pas adieu à l'animation, bien au contraire. Elle crée plutôt une alliance extraordinaire entre les deux qui se verra jusque dans les moindres décors. En effet, Poulet aux Prunes, son second long métrage, est un film éblouissant de tout point à mi-chemin entre animation et prises de vue réelles mené de main de maître par un casting brillant (comment aurait-il pu être autrement avec de tels noms à l'affiche) du premier rôle, Mathieu Amalric, aux seconds, Edouard Baer, Chiara Mastroianni ou encore la sublime Golshifteh Farahani... Bien démarré par une introduction animée comme celles qu'on avait pu voir dans Persepolis, la mise en scène se poursuit en neuf parties différentes dont les huit jours où Nasser Ali attend littéralement Azrael sur son lit de mort. À travers les nombreux flash-back qui nous éclaircissent sur les coins de brume du récit (jusqu'à la fin), Marjane Satrapi nous offre un billet pour un monde de toute beauté où un homme choisit de mourir après que son violon, seul moyen d'immortaliser un amour perdu autrefois, ait été brisé. Une oeuvre qui confirme que le coup de patte du duo Satrapi/Paronnaud est clairement remarquable, tout comme l'humour de cette dernière qui fait mouche une fois de plus (entre autres avec la participation de Jamel Debbouze). C'est confirmé, Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud jouent dans la cour des grands et on espère qu'ils se révèleront, par la suite, de plus en plus brillants.
Très déçu, ce n’est pas un grand film contrairement à The voices, ou même simplement un bon par rapport à Persepolis. Une mise en scène et un style particulier. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
Excellent film complètement déluré qui raconte les peurs, les amours, la vie d'un homme. Mélangeant animation et réel, on passe vraiment un bon moment dans un univers original et loufoque.
Les réalisateurs de "Persepolis" passent a la prise de vue réelle pour un film qui se veut poétique, intimiste et rêveur, mais qui tombe juste dans l'ennuie! On a la juste un enchaînement d'images colorées, essayant vaguement de rappeler une bande dessinée filmées en studio, qui paraissent terriblement factices, essayant de créer une sorte d'originalité, un peu a a Gondry par moment, mais ça prend pas! Mes acteurs sont peu convaincants, en réalité surtout agaçants et ne parviennent pas a faire passer autre chose qu'une démotivation et une blasitude ambiante désagréable et désinvolte! Un nihilisme faussement intéressant et faussement avancé! Prétentieux et super chiant! On se souviendra du passage avec Azrael qui reste sympathique.