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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 novembre 2013
Une histoire construite avec toute la rigueur d'un conte et tissé avec une infinie subtilité, une profonde tendresse et le sourire d'une tristesse qui sait ne pas nous désespérer. Images, mouvement de caméra, jeux des acteurs aussi soignés qu'originaux. Magnifique. Vraiment un bon moment.
Un pure moment de plaisir, un grand film qui redonne du sens au cinéma! une belle histoire très bien tournée, de très bon acteur et une histoire qui regorge de clin d'oeil à qui saura le regarder et l'apprécier à sa juste valeur...
Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ont réalisé le très beau Persepolis. Long métrage d’animation sorti en juin 2007, un film aux 11 prix dont un césar et un prix à Cannes, et aux 23 nominations ! Dans « Poulet aux prunes » les deux réalisateurs passent à la direction d’acteurs. Le long métrage est adapté de la bande dessinée de Marjane Satrap.
Nasser Ali Khan, un célèbre violoniste, vit à Téhéran. Il est marié à Faringuisse et à deux enfants. Suite à une dispute violente, sa femme brise son violon. Il se met en quête d’un nouvel instrument. Ne trouvant pas l’instrument qui le fait vibrer, Il décide de se laisser mourir. Son agonie se découpe en journées. Le musicien se souvient alors des moments ratés, refaire le parcours de sa vie, ou imaginer le futur…et se souvenir de cet amour ….
Le casting est impeccable, Mathieu Amalric incarne le violoniste et puis il y a Edouard Baer en ange de la mort et en voix off, Maria De Medeiros l’épouse, Golshifteh Farahani la belle jeune femme, Eric Caravaca le frère, Chiara Mastroianni la fille adulte… un casting de très haute qualité.
La nostalgie est là tout au long du film avec cet homme ayant vécu avec le souvenir d’un être aimé. On pense au cinéma de Jeunet. Les images sont très belles. Un univers créatif. « Poulet aux prunes » est un mélodrame en forme de fable poétique, un conte burlesque, enchanteur, pittoresque.
Un joli conte qui aurait gagné à être épuré. Est-ce pour respecter un format temporel précis (le film dure 1H33) ? Le scénario à tiroirs fait qu'il y a beaucoup trop de séquences inutiles (l'histoire de la fille, celle du fils avec la ridicule pique anti-américaine, la séquence animée racontée par Azraël, n'apportent absolument rien). Le film sur la fin regagne en intérêt. La réalisation en forme de conte, les décors dessinés, la musique qui berce, Mathieu Amalric toujours bon dans les rôles décalés, la petite pointe humoristique de Djamel Debouzze, les yeux magnifiques de Golshifteh Farahani sont les bons points d'un film qui aurait mérité plus de cohérence et de concision.
Je viens à peine de sortir de la salle, c'était la séance de 19h45, .... et je sais déjà que ce film me poursuivra, me hantera longtemps après.... 6 ans après Persépolis, je craignais de ne pas retrouver cette force, ce choc, cette magie qui en avaient fait un chef d'oeuvre.... Et pourtant.... Quel onirisme, quelle poésie, quelle subtilité, quel charme se dégagent de ce vrai film d'auteur, cette véritable oeuvre sincère et portée par une photo d'un autre temps... C'est la confirmation que le cinéma français connaît un automne d'exception. Je n'ai pas assez de mots pour décrire ce bijou signé Marjane Satrapi. Je n'avais pas lu la bande dessinée, je sens que je vais prochainement me jeter chez le libraire l'ouvrir. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi le film ne marche pas des masses car c'est vraiment l'un des nombreux coups de coeur de cette année 2011. Et cette musique!!! Elle nous emporte, nous fait naviguer à travers les décors de cet Iran d'avant la révolution.... Et la mise en scène, capable d'alterner instants de joie et vraie tragédie, de nous émouvoir, de nous transporter, de prendre de nouvelles tournures, de nous donner l'impression de naviguer entre plusieurs films.... Vraiment une réussite.
Un conte féerique et rêveur qui se savoure comme un agréable moment , aussi bien dans le visuel que dans l'émotion , un air de mélancolie... Doux et sombre , le scénario raconte les derniers jours de la vie d'un grand violoniste qui perd le gout de vivre et voit son passé et l'avenir des autres durant ses huit derniers jours , une histoire comme un conte mais avec une force dramatique présente , tous les instants et rencontres se savourent même si un air pessimiste ressort de temps en temps . Sensible et lourd , Mathieu Amalric reste vraiment bon dans ce rôle triste et mélancolique , un personnage qui colle avec son allure en défaitisme et espoir , et entouré d'un casting de choix avec la voix agréable d'Edouard Baer , la beauté tendre de Golshifteh Farahani , ou encore les séquences très drôles et brillante d'un Jamel Debbouze au sommet de son art (et bien d'autres encore...) . Après l'animation de "Persepolis" , le duo Satrapi/Paronnaud réadapte une BD de Marjane Satrapi et lui offre une mise en scène drôle , qui sait naviguer entre les genres d'animation et offre des transitions efficaces même si certains styles sont vraiment trop sombre . Un beau conte , mélancolique et presque magique malgré son côté sombre , et qui se suit avec plaisir .
alors oui, visuellement, c'est beau et poétique, mais ça n'empêche pas de s'ennuyer ferme! heureusement, les dernières minutes, romantiques à souhait, viennent sauver le film du naufrage complet.
Poulet aux prunes est un bon conte persan qui fonctionne seulement voilà un scénario qui est trop dans la facilité, trop dans la simplicité. On suit tant bien que mal l'histoire mais sans supsens ni rebondissements, ni autres choses. A noter la cigarette est plus présente que le violon. Mais malgré tout le film est poétique avec de belles images, décors, et de bons acteurs dont Jamel Debouzze, Mathieu Almaric... Un peu déçu mais un film réussi avec de l'émotion.
Quelle déception !!! J'attendais sans doute beaucoup trop de ce film après avoir vu la bande annonce et le magnifique Persepolis. Le plat présente bien certes, mais c'est tellement fade et brouillon ! Dommage...
J'ai mis du temps à comprendre où l'histoire allait nous emmener! Y avait il un fil conducteur, une réelle histoire? Pendant un moment, je me suis demandé si je n'allais pas quitté la salle. Mais j'ai pris l'option de me détacher de l'histoire simplement pour l'esthétique visuelle très réussie. Et puis... au final... quel magnifique histoire! J'ai découvert avec beaucoup d'émotion, particulièrement sur les 20 dernières minutes, que le violon cachait plus que des notes de musiques, ce qui a fait prendre au reste du film toute sa dimension. A voir, jusqu'au bout!
Il y a quelque chose du rêve. La logique est hors de propos, ici tout est une question d'absurde. Il faut lâcher prise, se laisser bercer et s’émerveillé. On pourrait tout analyser, essayer de comprendre les enchaînements illogiques. Et puis zut, zut et rezut, c'est a l'enfant qui est en nous qu'on parle alors laissons le se délecter du conte qui nous est présenté!