Soyons francs, "Poulet aux prunes" est un film décevant. Pourtant, ça semblait gagné d'avance : le même duo de réalisateurs que pour "Persepolis", un casting très éclectique, une histoire a priori originale... Objectivement, c'est aussi un bon film : les décors irréalistes ont un charme fou, la lumière est sublime. Sur le forme, on a affaire à du très beau cinéma, bien pensé, bien foutu. Mais à force de stylisation, l'émotion met un bon bout de temps pour venir et il faudra attendre la fin, avec une très belle scène incluant Mathieu Amalric et Golshifteh Farahani, pour qu'elle vienne nous chercher. Entre temps, on a des longueurs, mais aussi des apartés inattendus et assez amusants (la satire américaine est hilarante). La beauté visuelle (et sonore) est indéniable, mais il manque un peu de souffle à cette histoire d'amour tragique.
Cela faisait longtemps que je n avais pas ete aussi emu au cinema! Et surtout etonne, surpris , bluffe par tant d imagination, de drolerie, de culot cinematographique.Le film atteint un sommet d emotion, tout en gardant un humour permanent. Bien sur tous les comediens sont extraordinaires. Laissez vous aller a ce conte plein de poesie, de rire, et surtout d amour !
Persepolis était provocateur, très politisé, et fortement autobiographique. Pour son deuxième film, Marjane Satrapi s’entoure encore de ses fidèles (dont Vincent Paronnaud) et signe une histoire beaucoup plus légère, entre émotion et clins d’œil bien glissés, le tout en décalage. Brillant, touchant, hypnotisant, Poulet aux Prunes déroute et peut également ravir.
Je ne m'étais pas frotté les mains depuis aussi longtemps à l'idée d'aller voir un film, et donc j'étais à l'avant première. C'est une énorme déception, tous les clichés sont là, on nous ressert deux fois du jamel dans 2 rôles différents, certainement parce que c'est une personnalité adorée des français et donc ça sera gagné d'avance, les dialogues sont vides, on n'est pas émus une seconde car on n'arrive pas à rentrer dans l'histoire... tout est mélangé, l'humour fin au gras à tel point qu'on ne comprend plus dans quel registre se place le film, des répliques pseudo philosophiques lamentables de mièvrerie "la fumée de cigarette c'est l'essence de l'âme" - au secours... C'est simple, il y a deux minutes à garder dans le film, ce sont deux minutes de dessins animés délicieuses au milieu du film où on retrouve la patte de Marjane Satrapi. Mais pour le reste on se demande quelle mouche l'a piquée de se tirer une balle dans le pied aussi franchement...
J'avais beaucoup aimé "Persepolis". Dire que j'ai été déçu par "Poulet aux prunes", des mêmes auteurs, est donc, pour moi, une évidence. Pour raconter ce qui, somme toute, est un conte, tiré d'une BD assez ancienne de Marjane Satrapi, ils ont abandonné presque complètement le dessin animé pour un cinéma, certes en "chair et en os", mais avec un traficotage d'images qui rappelle un peu "Amélie Poulain". Certains pourront prétendre que ce film est très riche dans la mesure où il aborde un tas de genres différents. Personnellement, j'ai profondément regretté ce manque d'unité : on passe de la farce au mélo sentimental, de la comédie plus ou moins sociale au drame. Pour moi, rien de tout cela n'a marché, à part le mélo sentimental avec cette histoire d'amour raté entre le musicien Nasser Ali Kahn (Amalric) et la sublime Irâne (Golshifteh Farahani, déjà appréciée dans "A propos d'Elly" et "Si tu meurs, je te tue"). Pour tout dire, je me suis assez copieusement ennuyé au point que, dans ce film qui décompte les jours de 1 à 8 et dont on sait qu'il se terminera le 8ème jour, j'attendais chaque fois avec impatience qu'on passe au jour suivant (sauf quand il y avait Golshifteh Farahani à l'écran)! La musique d'Olivier Bernet fait partie des bonnes choses de ce film, avec, au violon solo, rien moins que Renaud Capuçon.
J'ai passé un excellent moment, il y a dans ce film toute la magie du conte, une musicalité littéraire, une forme de poésie. C'est beau, c'est doux, ça transporte, c'est amusant aussi, ce qui n'enlève rien. A voir!
Très belles images, une musique qui rend décidément encore plus fadasse notre coqueluche franco américaine, mais un jeu d'acteur bien inegal. Bear et Amalric sauvent le jeu.
Un délice visuel, un mets fin et délicat, avec une pincée d'humour et un grosse dose de poésie, Almaric est impressionnant et Farahani sublime...hummmm un régal.
Ce poulet aux prunes a un gout de vinaigre et n'est sauvé du désastre total que par une fin fort poétique .Après le dynamique et tonique Persépolis quelle déception ! .