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boscopax
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2,5
Publiée le 29 mars 2012
Difficile de voir Mineurs 27 en salles. Alors que ce film d'auteur nous promettait un total contre emploi d'un Jean-Hugues Anglade au sommet de son art, le film de Tristan Aurouet déçoit plus qu'il ne passionne. Alors que le début nous fout en pleine tronche un Anglade transformé et effrayant, il faut attendre ensuite environ la moitié du métrage pour le revoir dans son rôle de flic corrompu et violent. Toute la première partie tente de nous expliquer ce lourd secret entre ces deux jeunes que tout oppose d'apparence, à l'exception de leur amour pour la même fille. Mais l'histoire se perd trop rapidement dans le sentimentalisme débile d'ados à la plage. Marie Ange Casta, en l'occurence loin d'être une bonne actrice, ne sert que de trompe l'oeil et de faire valoir, ne servant qu'à nous imposer sa plastique qui ne sert absolument à aucun élément du métrage. Reste une deuxième partie où notre (anti)héros se retrouve confronté (enfin) à son lourd passé. Aucun détail malheureusement n'aide à la compréhension, ni sur ce passé ni pourquoi une des victimes renseigne son tortionnaire. Alors que le final tente de faire la part belle à la morale et à la justice, un simple coup de sonnette chez ce flic signe de prise au piège manque son effet et nous laisse sans réel dénouement ni réelles explications. Maladroitement, Aurouet offre à Anglade un rôle absoluement exceptionnel mais ne lui permet pas d'en faire le rôle de sa vie (ce qui aurait pu être le cas). Tout comme son ami Lellouche remonte le niveau de l'ensemble, Mineurs 27 ne survit que grâce au charisme d'un des meilleurs acteurs français.
Une très belle réalisation arty, à la frontière brumeuse des splendides images du "Lovely Bones" de Peter Jackson, comme pour nous rappeler le sordide thème commun aux deux films, la pédophilie ? Tristan Aurouet, à qui l'on doit le très enjoués "Narco", nous confirme son potentiel très intéressant de metteur en scène, pourtant il lui manque encore quelque chose. Autant "Narco" était trop dense, autant "Mineurs 27" sonne assez creux, souffrant sans doute de sa bipolarité (histoire superbe d'amour de vacances de jeunesse & de jalousie avec la très prometteuse et veneneuse Marie Ange Casta, puis l'histoire policière autour de la pédophilie.).
Que la miss Casta junior se déshabille cinq ou six fois en une demi-heure pourra plaire à d'aucuns, mais ne fait pas avancer l'intrigue. Globalement c'est assez lent, avec nombre de scènes qui n'accélèrent pas la chose. Ce n'est pas vraiment mal fichu - sauf la scène de poursuite aux trois quarts du film pour laquelle on veut bien admettre un poursuivant chanceux pour rattraper le fuyard mais à ce point ça tient du don de double vue - mais arrive le moment où le bâillement se fait inéluctable. Si l'interprétation s'en tire correctement sur ce scénario téléphoné, elle ne sauve pas le tout quand bien même on y verrait quelque bribes moralisatrices sur un sujet qui n'est, à chaque fois qu'il figure au synopsis, jamais traité d'une manière satisfaisante.
Globalement, "Mineurs 27" laisse un arrière gout d'inachevé. Niveau réalisation, j'adore. L'utilisation quasi constante des mises au points rapprochés sur les acteurs, ca en jette. Le format 4/3, fallait oser, j'aime beaucoup. L'ambiance générale du film est immédiatement prenante (la BO et les images fonctionnent très bien), par contre, le secret qui planne autour des personnages et de l'intrigue tombe carrément à plat je trouve. A force de nous laisser imaginer le pire, on fini par trouver ca léger... Tristan Aurouet cherche encore son style je pense. Ca sonne un peu court métrage amateur par moment, mais c'est tout de même très prometteur.
Si j'avais su qu'il s'agissait d'un film auteurisant. Genre, le film d'atmosphère, où tout est dans la forme...Alors, certes, esthétiquement, c'est soigné. Mais l'intrigue est déjà dans le synopsis, on sait tout de suite de quoi il retourne: un lourd secret dont aucun enfant ne peut se remettre, il n'y a pas trente-six mille possibilités, non plus. Après, le film est très décousu, la soeur de Laetitia Casta ne sert à rien d'autre qu'à ajouter à l'esthétisme chic du film. Pareil pour le choix du beau garçon, même si son rôle est plus étoffé, je ne me souviendrai que de son physique. Et Anglade, je le préfère largement dans Braquo, chacun ses goûts. Là, le thème abordé est grave, mais on n'en sait pas beaucoup plus à la fin. Les enfants victimes de ce genre d'abus sont traumatisés à vie, quelle surprise ! Dire qu'avant ce film, je ne m'en doutais pas du tout. Mais le pire du pire, c'est qu'on s'ennuie mortellement. Les dialogues sont rares et ternes, l'action sporadique et sans intérêt. A vouloir faire trop sobre, ( pour éviter de trop sombrer dans le glauque et le malsain, voire le voyeurisme, je suppose ), on finit par passer à côté de son sujet. Et je préfère encore mille fois visionner un téléfilm américain, aussi débiles puissent-ils être, parfois, que de me morfondre devant un film de ce style. Et l'affiche dit qu'il y a des visages qu'on n'oublie jamais: c'est drôle, mais Anglade a l'air d'être Vincent Cassel sur l'affiche, je suis vraiment la seule à l'avoir remarqué ?
Après un début plutôt long, les pièces du puzzle s'assemblent de façon assez habile pour mener à une fin un peu trop vite expédiée à mon avis. Malgré tout ce film a plein de qualités dont quelques plans audacieux de la part du réalisateur. Anglade est très bon.
Si l'histoire pouvait se révéler interessante, malheureusement la construction du scénario pêche trop dans la dramaturgie et le montage, laissant le spectateur étranger tout au long du film. Les jeunes s'en tirent pas trop mal, mais Anglade, dont les lointaines réussites remontent à " l'homme blessé" de Chéreau et " 37° 2" de Benneix, est passé hélas totalement à côté d'une brillante carrière...
j ai tenu 20 mn deux scenes de sexe qui ne servent à rien des le debut et une veritable publicité à la diversité j'ai laisser tomber l affaire tres peu pour moi
En y mettant une dose de Sexe à gogo(Marie Ange casta) en y mettant un beau goss qui ne sait pas faire autre chose qu'être beau goss(nassim si ahmed) et en rejoutant une grosse pointure du cinema(Gilles lelouche).
Le problème c'est que le scenario reste nul, que les prises de champs sont nuls, que l'histoire est nul, que la musique est nul et que les acteurs sont tous nuls. J'ai regardé ce film bien longtemps après sa sortie et j'ai peiné à aller jusqu'au bout.
La scene la plus drôle est certainement lorsque nassim si ahmed dit â aissa maiga qu'il est violé depuis ses 8 ans..il lui aurait dit qu'il avait mangé des pâtes on aurait vu la même expression sur leurs 2 visages. Mais mince quoi, pourquoi les acteurs sont ils plus mauvais que leurs collègues américains anglo Saxon, coréens etc ..? Â ne rien y comprendre ..
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2,0
Publiée le 25 octobre 2020
Jean-Hughes Anglade est un grand acteur malheureusement Mineurs 27 ne lui laisse pas un seul instant pour briller sa part étant largement souscrite. Le sujet des enfants mineurs (garçons) maltraités dans un centre de plein air aurait pu être traité par André Cayatte ou Yves Boisset mais ces réalisateurs généralement injustement écartés par des spectateurs intellectuels avaient une qualité incontestable, ils savaient raconter une histoire. Le public savait sur quoi il se dirigeait leurs savoir-faire était efficace. Mineurs 27 a reçu une structure moderne et fragmentée, le premier quart est presque entièrement silencieux et le spectateur ne sait pas vraiment qui sont les personnages et ce qu'ils sont. Un adolescent en espionne un autre amoureux d'une belle fille et joue du voyeur sur la plage et dans les toilettes. Pour donner un côté politique (nuances de Boisset mais aussi de Costa-Gavras) à scénario boiteux on apprend que le garçon en question n'est autre que le fils du maire. Dans l'ensemble Mineurs 27 a traité un cas très grave et n'a pas réussi à convaincre totalement...
Étonnant. Tristan Aurouet a indéniablement un style bien à lui. Certes, l'histoire met un certain temps à démarrer, on se demande où le cinéaste veut en venir et alors qu'on commence à s'ennuyer ferme, ça démarre en force et même si, au finale, le scénario n'est pas très original peu importe ici c'est la façon de raconter qui étonne. La seconde partie du film est vraiment prenante, le sens de l'histoire se met en place de manière originale, par petites touches, servi par une mise en scène inventive. Anglade est prodigieux, inquiétant, anti glamour au maximum et la participation des frères Lellouch ( Gilles et Philippe) est jubilatoire ! Musique du générique de fin, au top.
Mineur 27 traite d'un sujet difficile et parvient trop rarement à emballer l'histoire et à intéresser le public malgré un bon casting et une facilité à filmer les personnages comme si c'était un documentaire.
je suis allé voir le film sans jeter un oeil à la bande annonce avant. j'étais donc un peu surpris quand tout le début semblait être une histoire d'ado gringalet lambda amoureux d'une blonde à gros seins, lambda elle aussi. l'image baignée de lumière, les surfeurs, la mer, tout fait penser à une bluette d'été. mais soudain, ça part en vrille, et on a affaire à un polar pur jus. bande organisée de voleurs de voitures, pédophiles, meutre, policier véreux, course poursuite avec la police, rien ne manque. au final, un film atypique, mais curieusement bien joué. et un format 4/3 déroutant. ben oui, pourquoi? même les téléfilms sont en 16/9...