Un groupe de touristes est redirigé vers Pleasant Valley, un petit village qui fête son anniversaire... Le cadeau ? Cette bande de jeunes que la populace s'amuse à torturer. 2000 Maniacs (1964) est le "deuxième film gore de l'Histoire du cinéma" après Blood Feast (1963), du même réalisateur Herschell Gordon Lewis (Blood Feast étant généralement considéré comme le premier film splatter du cinéma), qui est donc tout aussi mal réalisé mais sincère. Ce 2000 Maniacs (à ne pas confondre avec les remakes 2001 Maniacs plus récents) de 1964 aime à relier (on paraphrase) "l'oisiveté des ploucs de la campagne, qui s'occupent comme ils peuvent" et grandes démonstrations de gore. Enfin, "grandes démonstrations"...pas vraiment. On ne voit rien. C'est le point noir de ce film, les ellipses gâchent le concept "malsain", faisant résumer chaque mise à mort en une présentation du sévice (par exemple, on nous montre les clous plantés dans un tonneau, où les ploucs mettent un touriste, face à une pente raide...) puis directement le résultat (ils arrêtent la descente du tonneau, d'où tombe le touriste barbouillé de peinture rouge... Bof), mais pas un plan ne vient picoter les yeux "pendant" le sévice. Aussi, on ne se sent pas plus impliqué dans le côté malaisant du film car les "cadavres" n'ont pas une égratignure, les techniciens maquilleurs se contentent de tartiner de la peinture rouge partout, et demandent aux acteurs de retenir leur respiration 30 secondes, le temps du plan "choc" (où ils ne sont même pas décoiffés...vraiment, l'effet spectaculaire ne prend pas). 2000 Maniacs est donc un film "gore" à voir par curiosité, pour voir combien le genre a évolué depuis (cette mouture ultra-prude de 1964 ne choque que par les idées, pas vraiment par l'image, tandis qu'aujourd'hui les films ont tendance à inverser les intérêts), et combien Herschell Gordon Lewis, en deux ans, a posé de bases pour un courant majeur (le splatter) du cinéma d'épouvante. Contrairement aux "ploucs", il ne s'ennuie pas, lui.