La Grande bouffe
Note moyenne
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174 critiques spectateurs

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Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 octobre 2020
La Grande Bouffe mérite d'être comptée parmi les plus grands films de tous les temps. Or le soussigné Marco Ferreri ne prétend pas être une opinion universelle tant la liberté de la presse et la liberté d'expression est sacro-sainte mais une réduction sincère et personnelle des effectifs résumée comme suit le but ne peut pas toujours justifier les moyens. Evidemment cette hypothèse Ferreri ne l'a même pas envisagée à distance en choisissant la plus drastique des façons pour y aller. La Grande Bouffe est l'œuvre d'un homme arrivé au comble de l'aliénation mentale. L'exemple de comment la dépendance généralisée générée par un éloge critique bondé et pompeux peut littéralement étouffer l'esprit du spectateur moyen. Vaguement subversif, inutilement provocateur, décidément nihiliste le film se révèle être une obscénité sans précédent à vouloir montrer un monde au bord de l'abîme qui s'engloutit. Avec de fréquents gros plans extrêmes visant à améliorer les mouvements les plus répétés des mandibules à mâcher engagées à avaler beaucoup de nourriture et des scènes explicites de vomissements, flatulences orales et de brûlures intestinales fréquentes et prévisibles. L'humiliation complète des deux plus grands plaisirs de la vie, la nourriture et le sexe ici minés par un des besoins physiologiques spasmodiques tendaient à vouloir symboliser le désir sans fin et mortel de nourriture emblème d'une apocalypse imminente. Si c'est ca un chef-d'œuvre nous sommes frais a ne pas voir pour éviter les effets secondaires désagréables...
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2015
Réunir 4 monstres sacrés du cinéma franco-italien pour faire l’apologie de la gourmandise et de la luxure ? Comment ne pas aimer ce film avant même de l'avoir vu ? Il ne suffit que de quelques lignes pour résumer "la grande bouffe". 4 potes, 4 épicuriens qui semblent avoir tout réussi dans la vie vont s'isoler pour se gaver de purée, de boudin et de chattes jusqu'à ce que mort s'en suive.

J'ai cru comprendre que le film avait été assez mal reçu à Cannes et je comprend aisément pourquoi. La grande bouffe est un film provocateur et grivois. Ça bouffe, ça picole, mais sa partouze aussi pas mal grâce à la présence de 4 prostitués et d'une institutrice nymphomane que les 4 protagonistes se refilent comme un verre de bon vin. Ajoutons à cela une nuance de scatologie à base de pet (pas forcément la partie la plus inspirée du film d'ailleurs). Bref, tout était présent pour choquer le péteux en noeud-pap' du festival de Cannes de 1972...
Aujourd'hui, nous sommes tellement assaillit de vulgarité que ce ne sont pas quelques pets et fellations qui vont nous faire réagir. De ce fait, peut être que "la grande bouffe" a légèrement perdu de ce qui faisait son charme, mais il reste plaisant à regarder, ne serait-ce que par la simple présence de ces 4 acteurs géniaux et à l'imitation impressionnante de Marlon Brando par Ugo Tognazzi.

Certains qualifierons la grande bouffe de "vulgaire. Moi je préfère le mot "libre".
SpiderBaby
SpiderBaby

50 abonnés 619 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2008
Pourquoi ces quatre compères, qui ont en commun une réussite sociale manifeste, décident d'en finir, on ne le sait. Toujours est-il qu'ils ont décidé de quitter ce théâtre de l'absurde qu'est la vie, et ce, de la manière la plus terrestre et charnelle qui soit : en bouffant, et en un degré moindre en baisant et picolant. Ferreri tient là un sujet d'une puissance incroyable, et pond une chronique de la décadence, de la déchéance, de la décrépitude, du masochisme, du scato aussi (ça pète, ça rote, ça vomit), un film orgiaque qui prend aux tripes, et qu'il est impossible d'oublier.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 novembre 2017
C'est à croire qu'au début des années 70, les cinéastes italiens avaient envie de titiller les sensibilités du public français. Déjà en 1972, Bertolucci avait foutu son grain de sel en nous pondant un film très controversé mais sans intérêt. Un an après, c'est Ferreri qui se met à la colle, en nous proposant le plus formidable tollé survenu au festival de Cannes. « La grande bouffe », y aurait tellement de trucs à dire sur ce film. Grosse critique des mœurs bourgeoises. Tout un chacun sachant très bien que ces messieurs et mesdames ne sont jamais les derniers à s'adonner aux orgies avec bouffe et sexe à donf. Grosse critique de la société de consommation (tant de bouffe consommée, parfois gaspillée, alors que, pas si loin que ça, il est des hommes, des femmes et des gosses qui crèvent de faim). Et pour finir, critique de l'être humain. Le Marco n'y va pas par quatre chemins et dit clairement ceci : l'Homme n'a besoin finalement que de deux choses : la bouffe et le sexe. Point barre. En gros, « La grande bouffe », c'était un film destiné à être un vrai brûlot, mais doté d'un fond bien concret. Seulement, à l'écran, ça ne fonctionne jamais. L'ensemble dégage un ennui épouvantable. Ennui s'étalant sur plus de deux heures en plus de ça. Ni scandaleux, ni choquant, ni écoeurant ( spoiler: bien que la scène du chiotte qui explose ou les flatulences de Piccoli
, on aurait pu s'en dispenser), juste ennuyeux. Traiter du suicide collectif via le prisme du suicide gastronomique, okay, pas de problèmes, mais en faire un truc aussi chiant non. Là je dis merde ! Next !
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 janvier 2012
Je n'ai pas aimé ce film culte ou tout du moins très connu.
Une seule musique compose la bande originale et le scénario tient sur un timbre poste : bouffe-baise-bouffe.
Les acteurs sont pas trop mal mais n'arrive pas à relever ce film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 novembre 2013
Un film subversif, dérangeant et drôle. La Grande bouffe, c'est l'orgie protée aux nues, la bonne chaire poussée jusqu'au suicide. C'est une diatribe sociale où les hommes riches, les notables, ne trouvent de raison de vivre (et de mourir) que dans l'excès. C'est aussi une simple volonté provocante, l'amusement lié au désespoir, le suicide par le pet. La Grande bouffe s'illustre dans une tradition de l'humour subversif des pétomanes du début du XXe siècle, mais se sublime dans la dévotion. La mort apporte une grandeur à cet abandon charnel. C'est une critique de la société de consommation, qui gâche et surconsomme et qui conduit directement à la mort. L'insouciance consciente est le paradoxe de ce film, atrocement pessimiste, non seulement délicieux mais également dérangeant quarante ans plus tard. Il continue et continuera d'interroger.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 avril 2009
Ce film est tout simplement nul, d'une stupidité rare, une honte du cinema...
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mai 2013
Pas besoin de tourner autour du pot. J'ai détesté cette comédie bouffonne et satirique,qui fait du mot provocation son cheval de bataille. En 1973,Marco Ferreri filmait 4 stars reconnues(Philippe Noiret,Marcello Mastroianni,Michel Piccolo et Ugo Tognazzi)dans une grande demeure bourgeoise,le temps d'un week-end riche en excès. Le film tourne autour de la consommation du sexe,et surtout celle de nourriture jusqu'à écoeurement. Il ne s'interdit aucune impudeur,aucune limite morale et ressemble en cela à du Luis Bunuel par son côté dérangeant et descente en règle des mœurs de la bourgeoisie d'époque. "La grande bouffe"(1973)fit évidemment scandale à sa sortie,mais fut un carton box-office français(3 millions d'entrées),les promesses sulfureuses y étant pour beaucoup... Mais le temps est outragement long dans ce film salace pour être salace,creux derrière sa volonté de montrer diverses crises de la quarantaine,et partant dans tous les sens. Bref,c'est loin d'être culte à mes yeux.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2011
Ce chef d’œuvre vaut autant pour sa réalisation que pour le scénario et les acteurs. Tout est minutieusement pensé et les acteurs ne pouvaient être autres, dans ce film ils sont tout simplement « grands ».
r0c-bribri
r0c-bribri

29 abonnés 818 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 février 2012
Ici, il n'est nullement question de l'aspect satirique du film plutôt bon mais plutôt de la plateur de l'écriture et surtout de la mise en scène.Rien ne donne d'épaisseur à un sujet qui aurait pu donner un bien meilleur film.Les acteurs rattrapent l'ensemble déjà très fragilisé par cette lenteur omniprésente, un film pauvre sur un sujet polémique.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2023
Ugo est restaurateur, Marcello pilote de ligne sur Alitalia, Michel présentateur de télévision et Philippe magistrat. Ces quatre hommes décident au beau milieu de l’hiver de s’enfermer dans une villa pour un « séminaire gastronomique ». Mais très vite, leur projet se révèle : ces quinquagénaires, las de la vie, ont décidé de manger jusqu’à ce que mort s’en suive. En bon libertin, incapable de vivre sans femmes, Marcello convainc ses amis d’accueillir trois prostituées. Andréa, une maîtresse d’école, qui avait accompagné ses élèves visiter le tilleul de Boileau au fond du jardin de la propriété, décide de rester avec les quatre hommes.

Il n’est pas besoin d’être un historien du cinéma pour connaître le scandale provoqué par "La Grande Bouffe" à sa sortie en 1973. » Honte pour les producteurs […], honte pour les comédiens qui ont accepté de se vautrer en fouinant du groin […] dans pareille boue qui n’en finira pas de coller à leur peau. Honte pour mon pays, la France, qui a accepté d’envoyer cette chose à Cannes afin de représenter nos couleurs […]. Honte, enfin, pour notre époque dont la faiblesse tolère, finance, encourage, dévore et déglutit pareilles pâtées d’excrément« , écrivit Jean Cau dans Paris Match. Sur les ondes d’Europe 1, François Chalais déclara : « Le Festival a connu sa journée la plus dégradante et la France sa plus sinistre humiliation« . Quant à Claude-Marie Trémois, elle exprima en ces mots son dégoût dans Télérama, qu’on imaginait moins bégueule : « Ce qu’on blasphème ici, c’est l’homme, le partage fraternel du pain et la notion même de fête. Ce qu’on sacralise, c’est l’excrément« .

Cinquante ans plus tard, "La Grande Bouffe" ressort en salles. Ces quatre acteurs – qui approchaient la cinquantaine – sont tous morts, ce qui nous donne un sacré coup de vieux. Andréa Ferréol, dont on peine à croire qu’elle avait vingt-six ans à peine, est en revanche toujours de ce monde. Je me suis demandé pourquoi leurs véritables prénoms avaient été gardés : Marcello, Michel, Philippe, Ugo et Andréa. Qu’est-ce qu’apporte ce procédé, plutôt inhabituel, au film ?

Il en faut beaucoup de nos jours pour choquer le bourgeois qui en a déjà vu beaucoup, des vertes et des pas mûres. On peine rétrospectivement à comprendre le scandale provoqué par la sortie de La Grande Bouffe à Cannes. Quel en était la cause ? Sa critique en creux de notre société de consommation ? Sa scatologie ? La profanation de la nourriture ? Son cynisme sans appel ?
En tous cas, une de ses dimensions n’a pas fait scandale à l’époque et susciterait des cris d’orfraie aujourd’hui : la façon dont les femmes sont traitées, cantonnées à deux rôles exclusifs, celui de la maman et celui de la putain.

Comment "La Grande Bouffe" a-t-il vieilli ? Pas très bien.
Le parfum de scandale qui l’entourait à sa sortie s’est évaporé, je l’ai déjà dit.
Reste celui inimitable de ces films des années 70 qui montraient de joyeuses camaraderies hédonistes, la clope au bec, le verbe haut, où toujours immanquablement Michel Piccoli faisait figure de chef de bande : on pense à Sautet, à Buñuel, à Chabrol….

Aussi joyeuse cette bande soit-elle, elle a ici l’humour sombre sinon franchement noir. Très vite, le sens du film se dévoile. Ne reste plus qu’à réaliser sans surprise le plan annoncé. J’ai trouvé une formule dont je ne suis pas peu fier pour le résumer – avec le risque qu’elle ne soit pas inédite : "La Grande Bouffe" est une farce triste.
pelu
pelu

27 abonnés 1 090 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 septembre 2009
pas trop accroche a ce film qui je pense n epeut pas avoir aujourd hui l'impact qu'il a eu il y a 3à ans ou il a revolutionne les moeurs et les genres aujourd hui c d'un banal pour notre societe qui n ecesse d'aller trop loin et toujours plus loin . je trouve l'idee super par contre ... mourrir de faim surtout volontairement !!c super gloque .... et on le ressent dans cette ambiance pesante sombre et un peu funeraire mais parseme de joie de bonheur de tristesse de compassion de rire de partage d'amour.... bien joue par ses interpretes qui jouent leur propre roles ce qui est encore plus pertubant comme si nous etions avec eux.j'ai trouve ce film ecoeurant mais en memetemps une ode a la gastronomie de notre pays qui subie ici la surconsomation de cette derniere par nos hommes citique de la societe de consommation bien avant que ce qu'elle est devenu un peu precureur dans une sens ,belle mise en scene ,mysterieux ,jolie msique mais peu variee et malgre toutes ces bonnes choses je n'ai pas trop accroche surement par ce que j'avais l'impression d'assister a un spectacle deplorable devant mes yeux comme si j'y etais !!ecoeurant degoutant sans barriere voila !! il marque encore aujourd hui alors j'imagine a lepoque !!! c bizarrre mais intriguant a la fois il faut le voir pour se faire une opinion !!
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2016
Incompris à Cannes par une horde de critiques qui détestent qu'on les dérange pendant leurs siestes après leur nuit blanche, ce film est d'ailleurs une critique du mode de vie cannois : des bourgeois vont se remplir le bide et baiser jusqu'au bout de la nuit jusqu'à en mourir. C'est corrosif et ultra-subversif car en gros, les notables épuisent les ressources du monde jusqu'à en crever d'opulence. Les 4 acteurs principaux sont juste magiques, les dialogues bien faits, les situations sont d'abord amusantes avant de virer au scato puis au franchement écœurant et A. Ferréol apporte, grâce à ses formes généreuses, un sex appeal inattendu doublé d'un appétit sexuel insatiable. Coté mise en scène, ça colle à son sujet, ça nous emporte dans ce tourbillon jusqu'au bout et malgré son côté vieillot, le propos demeure tristement actuel. D'autres critiques sur
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juillet 2007
Orgiaque, «La Grande bouffe» (Italie, 1973) de Marco Ferreri confronte l’élite de la société à sa propension à l’excès. Un éclairage nébuleux qui plonge l’atmosphère morbide dans une demi-teinte angoissante, une musique redondante qui souligne l’absurdité du suicide gastronomique, un quatuor d’acteurs de rêves (Piccoli, Noiret, Mastroianni, Tognazzi), le film possède une base solide pour se développer et illustrer la caléfaction de l’aristocratie. L’amoncellement de nourriture qui s’intensifie au fil du film nourrit le dégout du spectateur et excite la nausée. Les plats sont surdimensionnés et régalent les appétits insatiables devant cette surproduction. Des repas de qualité, Ferreri les rend répugnants en les confondant dans la masse des mets. S’il n’y avait que l’empiffrement pour écoeurer, Ferreri aurait déjà réussi son but de galvaudage mais le cinéaste confond cette ivresse de la bouffe à la pâmoison des sexes. Laideur des corps qui se lèchent entre deux bouffés de viande, Ferreri crée des tableaux indigestes qui appuient la perversion de l’élite face à la surconsommation/surproduction qu’elle s’inflige. Entre gueuleton et fornication, les quatre protagonistes suicidaires délirent entre eux et forment les piliers absurdes de leur week-end ultime. Entre Piccoli féminisé qui erre louche au sein de cette bêtise, Mastroianni «testostéronisé» qui grimpe toute les femmes comme il bouffe de la purée, Tognazzi qui cuisine compulsivement mais méticuleusement en vrai bourreau du groupe et Noiret, sage victime qui suit le troupeau et meurt en final, le film serpente autour de ces quatre fous. Mais le film s’essouffle vite, excédé de son propre excès et ne laisse plus que sa vulgarité. Le prosaïsme poussée et morne laisse le film tomber à plat, déroulant alors la provocation sur une ligne monocorde et lassante. Proposant une relation intéressante de l’aristocratie au vice, Ferreri ne réussit pas à redynamiser son film si bien que, comble, sa provocation indiffère.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2007
Grand pourfendeur de la surconsommation et de la bestialité dans sa plus forte ignominie, le réalisateur Marco Ferreri signe une satire sociale absolument époustouflante d'audace et de cynisme. On pourra lui reprocher ces excès de grossiéreté gratuite sur une telle longueur (près de 2 heures de durée après montage). Mais l'ensemble tient superbement la route, notamment grâce à une brochette de comédiens exceptionnels... qui nous feraient avaler n'importe quoi!... A voir absolument...
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