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nastygobs
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2,5
Publiée le 23 mars 2008
Film apparement culte par son scandale à Cannes l'année de sa sortie.Film pourtant pas terrible enchainant les scénes molles symboliques uniquement pour le réalisateur.Un cinéma italien lent donc mais fun par sa façon complexe de montrer le bourgeois s'enfoncer dans son autodestruction avec des scénes de scatologies,de sexe gratuit complétement inutiles d'ailleurs et plein d'autres choses marrantes sympathiques mais pas au point de crier au chef d'oeuvre.
J'aime la manière de Ferreri de travailler (ou de faire travailler) sans filets ses acteurs, lui-même, de faire un film à partir d'une idée, d'une impulsion. Il y avait beaucoup de Bunuel en lui, avec les risques inhérents à ce genre de personnalités. "La grande bouffe" est un film raté, non dépourvu d'ambition, mais auquel on ne croit guère. Si les gens ont été choqués par ce film, ils n'avaient que ça à faire. J'écris ceci 40 ans après sa sortie, les rapports nord-sud (comme on dit si bien avec cette hypocrisie si arrangeante) ne se sont nullement arrangés, le rapport à la nourriture reste plus que crucial... mais bon, c'est tout! Si dans "I love you" Ferreri a mit le doigt sur un des maux de l'Epoque, il avait raté le coche en 73. La mise en scène semble exsangue, le propos se délaie, et il y a de meilleurs moyens d'effarer le bourgeois que d'enchaîner/alterner les boustifailles, les pets et la pornographie. Mention spéciale à Ferréol, capable de se sortir de n'importe quel rôle, grande dame de l'écran, comme on le verra plus tard dans "Despair" de Fassbinder. Les autres? Ils sont là sans y être, comme un impuissant dans un club échangiste.
De la bouffe et du sexe, les bases primitives du plaisir de l’homme… L’idée est originale, si on prend la première bouchée avec eux, on participe à cette orgie sans limite avec plaisir. La deuxième partie donne envie de vomir… pari réussi de Ferreri ? J’aurai aimé tout de même que le lien entre les protagonistes soit plus approfondi. Au final c’est une mascarade tout ca ! Un résumé de la vie… ?
Une orgie de 2 heures sur pellicule ! J'avais évidemment entendu parler de la réputation du film. C'est donc, bizarrement, avec un certain désintérêt que je l'ai vu, sans parvenir à m'y accrocher. Certes, les acteurs ont de la présence, et l'association décadente de la bonne bouffe et du sexe avait de quoi interpeller. Cependant, je n'ai pas toujours vu où le réalisateur voulait en venir, d'où au bout d'un certain temps l'impression de tourner en rond. Cependant, je trouve un lien évident entre ce film et Salo (quatre hommes enfermés dans une maison pour se livrer à leurs plaisirs), et que la comparaison mériterait d'être développée. Mais on fera ça plus tard, c'est l'heure de dîner...
Chef-d'oeuvre pour les uns, navet pour les autres, cette orgie sur pellicule ne laisse en tout cas pas indifférent. Mais que l'on aime ou que l'on n'aime pas, il faut toutefois reconnaître la qualité de l'interprétation et de la mise en scène. Pour le reste, tout a été dit : de la bouffe du début à la fin, le tout entrecoupé de scènes de sexe. Reconstitution en quelque sorte de la Rome décadente. Génial.
La Grande bouffe, avant d'être une grande controverse sur la Croisette, est un suicide collectif pour le moins original et délirant où quatre protagonistes assez drôles, du nom de leurs interprètes Marcello, Philippe, Michel et Ugo, décident de se goinfrer jusqu'à la mort. Orgie de sexe et de nourriture où les images assez crues finissent par devenir monnaie courante, au milieu de la scatophilie et autres plaisanteries assez grasses. Certaines scènes sont très drôles, d'autres beaucoup moins. Le long-métrage, après un démarrage en beauté, finit par s’essouffler au niveau du récit et la recette de cette grande bouffe finit par devenir assez indigeste à force de se répéter. Néanmoins, film à voir absolument.
C'est avec quatre monstres du cinéma franco-italien que Ferreri réalise une oeuvre critiquant l'hyperconsommation de notre société, sujet toujours d'actualité. Cette "Grande bouffe" commence ainsi de façon très lente mais déjà acide, pour finir dans une orgie alimentaire et scato-sexuelle qui explique son côté controversé. Mais loins d'être lourds, ces éléments renforcent le propos du film et lui permettent d'avoir encore beaucoup de valeur. A voir comme film marquant du cinéma francophone.
Irrespectueux, culotté, dérangeant et terriblement désespéré. Le cef d'oeuvre de Ferreri, constat amer d'une société de consommation (déjà dans les années 70), 4 acteurs français et italiens au sommet de leur forme.
J'espérais trouver un intérêt artistique derrière la provocation , mais celui-ci fut minime . "La grande bouffe" n'a pas d'autre intérêt que celui de provoquer et choquer . Pourtant il y avait matière à faire quelque chose de très bien . Mais si l'ambition de marco ferreri etait de critiquer la société de consommation il a raté ! Comment réfléchir quand on est choqué de bout en bout ? Dommage car vraiment ce thème original pouvait amener un film grandiose . Reste encore l'humour noi qui fonctionne parfaitement , et des acteurs exellents ( philippe noiret et michel piccoli en tête) . "la grande bouffe" , grande déception .
Un quatuor d'acteur géniaux, un scénario de fou malheureusement les dialogues signés pourtant Francis Blanche ne sont pas à la hauteur je trouve, je m'attendais a plein de bon mots mais ce n'est pas du tout le cas. Il y a plusieurs moments ou le film s'égare dans des scènes sans intérêt, mais la plupart des scènes de bouffe son réussies surtout les dernières et j'ai bien aimé le personnage d'Andrea qui prend de plus en plus d'importance jusqu'à la fin.
Il y a une suavité froide dans les tons de l'image et la musique, toute une légèreté morbide. On est dans le cauchemar de l'homme mur installé et on a pas dû souvent mettre une réalisation et des jeux d'acteurs aussi classiques et maîtrisés sur un délire scénaristique aussi fou, caustique, obscène... Il avait déjà été imaginé des orgies sexuelles se terminant dans la mort, Ferreri doit être le premier à mettre en scène une orgie culinaire du même tonneau.
Ce film est complètement écrasé par sa réputation, et quand le scandale c’est l’arbre, on a envie d’écarter les branches pour voir si l’arbre cache la forêt. L’idée de départ est géniale, après, je trouve que ça se gâte. Il n’y a aucune proposition morale ou critique sociale,pas même manifeste esthétique. Chaque provocation amène une autre provocation, et une autre, une vraie accumulation de scènes fortes qui s’annulent par répétition. On pourrait l’accuser de vouloir seulement choquer le bourgeois, et se dire: c’est tout? L’histoire qui se déroule dans une sorte de villa cossue, intérieur digne d’un atelier d’artiste ou d’antiquaire, la lumière très soignée, voire vaporeuse, transparente, digne de David Hamilton, prouve que c'est pas tout à fait ça.. Donc c’est le délire d’un artiste sûr de lui, et maître de ses moyens, ok. Si il s’agissait de provoquer le bourgeois, je dirais que c’est pas suffisant pour moi,(d’autant plus que n’étant pas bourgeois, je n’ai pas été plus choqué que ça). C’est très formaliste comme un tableau de maître, et ça reste entre le pamphlet et l’absurde, sans jamais se décider, c’est la force et la faiblesse du film, une fiction limite intello. La pièce maîtresse c’est un quatuor d’acteurs en or massif, et une plantureuse nympho, qui ont des rôles propres à détruire leur carrière ou les faire entrer dans la légende. Le fait qu’ils gardent leur prénom d’origine pour moi c’est assez maladroit, ça ne marche pas, on est pas bête à ce point pour ne pas faire la différence entre l’acteur et le jeu. A voir pour la culture cinématographique, que l’on aime ou pas, mais à voir seulement.
Provocateur et grinçant. Génial quoi ! Qui imaginerait aujourd'hui des stars relever un tels défis, des acteurs comme Mastroianni, Tognazzi, Piccoli et Noiret l'ont fait et ils ont eu raison.
ça faisait longtemps que je voulais le voir celui la. Et heureusement que je ne l'ai pas vu avant, car je n'aurais pas bien compris le pourquoi de la chose. La grande bouffe est une critique de la société, une grande métaphore sur la société de consommation. C'est un film osé, très bien interprété, seul petit bémol, la réalisation est assez ennuyeuse. Un film hors du commun.
Ah la la le film donne vraiment faim c’est une véritable critique de la société de consommation le film est vraiment drôle les dialogues absolument géniales du plaisir Ça c’est de la bonne viande qu’il disait!