La Maman et la Putain
Note moyenne
4,0
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82 critiques spectateurs

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75001tine
75001tine

12 abonnés 51 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 juin 2022
Mais comment peut-on encenser ce film ? Dès la première minute et les premiers échanges verbaux, j'ai pouffé de rire devant le manque de naturel des propos tenus et du ton employé de ce pauvre J.P. Léaud (qui est aussi bon acteur que moi cuisinière...) et une de ses (improbable tellement il est plat et sans charme) conquêtes. On aurait dit un enfant de 4 ans récitant une poésie qu'il ne comprend pas...
Ensuite, ce ne sont que conversations pseudo intellectuelles et prétentieuses entre les divers personnages qui, en dehors de Bernadette Lafont, un vraie bonne actrice, elle (tellement qu'on se demande pourquoi elle est venue se commettre dans ce navet), sont plus mauvais les uns que les autres.
Pour finir, le verbe "baiser" semble avoir été inventé pour ce film : s'il n'a pas été prononcé 500 fois dans ces interminables 3H40 d'ennui profond, il ne l'a pas été une... Je veux bien reconnaître que l'on aimait provoquer, dans les années 70, mais cette obsession du prononcé de ce mot est d'un ridicule consommé.
En 40 ans, c'est la première fois que je réussis à me taper l'intégralité de ce film (je vous rassure, je l'ai fait en 2 fois : 2H30 hier et 1H20 aujourd'hui, trop indigeste pour un visionnage complet en une fois), film que j'ai plusieurs fois tenté de regarder mais dont je me lassais au bout de 15 minutes chrono. Je m'étais dit qu'il fallait que je m'accroche, qu'il semblait être un classique du cinéma français, peut-être un peu indigeste mais, finalement, qu'il manquait peut-être à ma culture cinématographique... Eh bien, je vous rassure, je ne vais pas me coucher plus intelligente ce soir. J'aurai simplement eu l'impression d'avoir gâché 3H40 de ma vie qui ne reviendront jamais...
arnaud1972
arnaud1972

42 abonnés 102 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2009
TOUT SIMPLEMENT LE FILM DE MA VIE!!!
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 juin 2023
Quelle horreur. C’est la première fois que je me lançais dans un film de Jean Eustache mais vu le calvaire que j ai enduré je ne suis pas près de retenter l’expérience. Ce film est une caricature (dans le très mauvais sens du terme) de ce qu a été la nouvelle vague. Les dialogues sont sur écrits, parfaitement ridicules et surtout d’un vide incommensurable. Pas aidés par ces derniers les acteurs jouent faux (même si Bernadette Lafont s en sort un peu mieux que les autres). C’est un film fade et statique, le noir et blanc est quelconque, la caméra est quasiment morte. Ni cinéma vérité, ni cinéma poétique, c’est d’une prétention incroyable alors que cela ne raconte rien et mince ça dure trois heures trente alors que dix minutes auraient suffit, générique compris.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2022
C'est un tableau générationnel, celui d'une certaine jeunesse parisienne dans les années 1970, un peu désenchantée, perdue entre aspirations libertaires et tendances réactionnaires, critiquant autant Mai 68 et Sartre que la France de Chaban. Tableau documentaire, en prise directe avec une réalité quotidienne. C'est aussi une autofiction, nourrie de la vie et des amours du cinéaste, Jean Eustache. Le regard, qu'il soit tourné vers la société ou vers l'intimité, est toujours acéré, traduit par une verve incroyable. Ce film est un vrai tour de force verbal. Dans un dispositif formel austère (noir et blanc, beaucoup de plans fixes, peu de variété dans les décors), c'est le verbe qui brûle la pellicule. Un verbe haut en couleurs, d'une densité folle, d'une grande liberté de ton, tour à tour grandiloquent, cynique, drôle, charmant, littéraire, cru, dramatique, pathétique... Il faut un petit temps au début du film pour s'habituer à ce style très écrit. Les premières minutes, entre Jean-Pierre Léaud et Isabelle Weingarten, sont terriblement artificielles. La suite gagne heureusement en spontanéité et on peut se laisser emporter par un flux singulier qui, durant 3 h 40, captive, étonne ou sidère (le monologue de Françoise Lebrun, vers la fin). Si le film, à bien des égards, fait écho à la Nouvelle Vague, il s'en distingue cependant par ce travail d'écriture extrêmement précis, loin de toute improvisation. En résultent des portraits fouillés et complexes. Le personnage de Jean-Pierre Léaud : séducteur disert et pédant, intarissable raconteur d'histoires, intello revendiquant des goûts populaires, narcisse odieux et attachant, irresponsable angoissé. Le personnage de Françoise Lebrun, dont la désinvolture révèle une profonde désespérance, une profond dégoût de tout. Le personnage de Bernadette Lafont, entre contestation et acceptation. Trio bancal qui dit la difficulté de vivre, d'aimer, d'éprouver sereinement la liberté, trio qui expérimente l'amour libre et ses limites, frontières cruelles, noirceur finale.
Autrui
Autrui

26 abonnés 206 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juillet 2009
Alexandre dit avoir oublié la notion de "poser un lapin", et remercie Veronika de la lui avoir rappelé. Et bien, en tant que spectateur lambda, j'aimerais dire que j'avais oublié ce qu'était un bon film, un vrai, un absolument authentique, un que l'on a du mal à quitter (3h30, ça passe si vite!), un qui ne vous quitte pas, un si complet, si probant, qu'il est un peu dur d'admettre qu'une toile vous empêche de le vivre entièrement.
Certes, il met mal à l'aise. Mais la douce mélancolie, l'amertume légère d'Alexandre (Léaud ! Quel acteur...) dissipent le malaise. L'immoralité semble la devise des personnages, et ils n'en sont que plus sympathiques. LA MAMAN ET LA PUTAIN sonne comme l'oeuvre de toute une vie, une recherche finale de l'art parfait.
Encore une fois, on peut s'exclamer avec dépits "Dommage que Jean Eustache soit parti si vite avec une filmographie si mince."
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2022
Film culte longtemps invisible, La maman et la putain fut l’un des grands scandales du Festival de Cannes en 1973, avant d’en remporter le Grand Prix. Ce (très) long-métrage de 3h40 nous plonge dans les tourments d’un trio amoureux dans le Saint-Germain-des-Prés post soixante-huitard, aux côtés des charismatiques Jean-Pierre Léaud, Françoise Lebrun et Bernadette Lafont. Adoptant des dialogues au ton très crus, notamment en matière de sexualité, le film n’est pourtant pas l’ode à l’amour libre à laquelle on pourrait s’attendre. Bien plus complexe, le film met davantage en lumière à travers des dialogues et des monologues denses, grinçants, et parfois contradictoires, la difficulté d’engager la relation amoureuse à l’aune de la libération sexuelle, dans une logique bien plus proche du vague à l’âme célinien que de l’enthousiasme libertaire. Cet autoportrait romancé de Jean Eustache lui-même reste un monument du cinéma français des années 70.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juin 2022
Longtemps invisible, " la maman et la putain" fait l'objet d'une ressortie en salles en copie remasterisee.

Prime à Cannes, il vécut à sa sortie des controverses bien connues et s'il eut des thuriféraires, ses contempteurs ne furent pas moins nombreux. Rappelons que Gilles Jacob le considéra comme un opus " merdique" d'Eustache ( qualificatif qu'on trouve fréquemment dans la bouche d'un des personnages).

Quand on le revoit aujourd'hui, la première chose qui frappe l'esprit, c'est son avant gardisme ( à ce titre il est même possible qu'il soie encore en avance sur notre temps actuel, presque un demi siècle après sa sortie).

Sur la forme, " la maman et la putain" se rapproche de l'univers de Rohmer : dialogues écrits et pimentés qui conduisent à une morale existentielle sous jascente.

Que semble vouloir nous dire Eustache dans son dernier opus ( il se suicidera quelques années après la sortie du film) ?

Dans une longue partie, il nous fait une description de l'amour libre au sein du couple puis il conclut à son impossibilité et le retour au modèle originel dans lequel on étouffe parfois et dont on voulait s'écarter en cherchant des agencements nouveaux.

Tiré de sa propre expérience ( le film est dédié à Catherine Garnier qui fut sa compagne et se donna la mort peu après la sortie du film), Eustache réalise avec " la maman et la putain" un des films français les plus marquants de ses cinquante dernières années.

On espère que le succès remporté par cette ressortie ( il y avait dans la salle plus de spectateurs que pour la plupart des films en première exclusivité que j'aie vus ces derniers temps) favorisera une ressortie de la filmographie complète du réalisateur.

Aucun amateur de cinéma du patrimoine ne manquera ce film, même si certains d'entre eux pourront légitimement regretter quelques longueurs, dans cette réalisation de plus de 210 minutes.
Tardyluna
Tardyluna

5 abonnés 95 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 mai 2023
Faut-il en rire ou en pleurer ? Les 15 premières minutes, j'ai ri, ri de la stupidité et de la platitude des dialogues débités par J.P. Léaud qui joue comme un pied, tel un mauvais théâtreux débutant qui lit son prompteur. Pas mieux pour son ancienne chérie qui joue tout aussi mal. Bon, allons plus loin me suis-je dit, puisque c'est aux dires de certains un chef-d’œuvre ! J'ai tenue ¾ d'heure, car le reste est du même tabac. Dialogues oiseux, creux, inutiles, voire ridicules. Comment tenir 3 heures 30 devant un tel navet ?
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Il faut vraiment aimer le genre. Personnellement, je trouve qu'il s'agit d'une grosse masturbation psycho-artistiquo-intellectuelle. Si vous n'arrivez pas à vous endormir, essayez ce film, c'est pire que le valium.
Je reconnais, objectivement, c'est sans doute un chef d'oeuvre, mais subjectivement : c'est chiant.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2016
Un peu le reflet de la petite bourgeoisie réactionnaire égocentrée, sensible mais intellectualisé, radical mais un brin obsolète, un film qui tient debout grâce à ses personnages d’une oisiveté autant attachante qu’insupportable, c’est rempli de contrastes, la mise en scène de Eustache se désintéresse de toute idée naturaliste pour plonger dans des flots de dialogues/monologues interminables, tellement interminables qu’on fini par en capter la musicalité d’un certain sens. Alexandre se dévoile et communique sa passion narcissique, et les femmes se confrontent à lui puis à elles-mêmes, on ne sait pas trop où est l’amour là dedans, tout n’est que mots ou sexualité désincarnée, d’où le monologue final (un poil cliché) de Veronika pour en quelque sorte casser le rêve soixante-huitard. Au final les 3h30 se sentent passer, clairement, mais subsistent des fulgurances admirables et fascinantes, à mi chemin entre Godard et Rohmer, dans un univers terne et mélancolique où se mélangent détachement et introspection, pas facile d’accès.
Romain S.
Romain S.

169 abonnés 31 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 mai 2023
Un film qui vieillit de plus en plus mal . Indéniablement le film d'une époque, qui se regarde avec de plus en plus de difficultés, mais qui peut encore s'écouter pour certains.
Alexis Gatier
Alexis Gatier

41 abonnés 3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 juin 2022
D'un ennui mortel. On dirait une caricature de film de la Nouvelle Vague. J'ai du mal à comprendre l'engouement pour ce film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 janvier 2014
Attention : Chef d'oeuvre. Oui, chef d'oeuvre dans le soporifique, 3h35 de bavardages sans intérêt, des scènes d'actions aussi puissantes que dans la série de l'inspecteur Derrick, impossible de dire comment ça se termine, tous les spectateurs sont partis, il ne reste que ceux qui dorment. Soi-disant le meilleur film français de tous les temps, comment sont les autres ?????
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 novembre 2019
Je ferai confiance aux critiques des deux autres internautes, bien que j'ai voulu voir ce film dû à la réputation.de chef-d'oeuvre qui lui colle, et cela car j'adore Bernadette Lafont. Ayant malgré des difficultés réussi à voir une bande-annonce de ce film, je préfère garder un souvenir de cette grande actrice en Paulette plutôt qu'en Marie, question de convictions, de gouts personnels. Peut-être un chef-d'oeuvre mais pas pour moi...
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2010
Un film très nouvelle vague et très en retard, mais ça n'en fait pas moins un bon film. Alors le défaut du film c'est qu'il dure 3heures 30 et que 3 h 30 c'est très très long. C'est un bon film, quelques très beaux moments de grâces, des scènes longues et belles qui s'étirent. Des acteurs sublimes, Léaud n'a jamais été aussi beau et je pense que Louis Garrel en est le digne héritier. Lebrun est magnifique, une femme belle, très belle, et sous la caméra d'Eustache elle s'en trouve sublimée.
Dommage qu'il y ait des longueurs. ça reste un film très intéressant.
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