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Vagelios
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1,0
Publiée le 12 août 2009
Un drame passionnel un peu caricatural en étant très axé sur la passion qui est exacerbée en étant subitement dévorante et brutale; le personnage de Suzanne aurait gagné à être un peu plus complexe et réfléchi. Par ailleurs la toute fin du film n'est pas très bien réussie en étant bizarre et équivoque.
Comment parler du mépris de classe sous l'angle de la rivalité amoureuse ? Catherine Corsini y est parvenue avec une acuité qui vise juste et fort, dans ce film dont l'intrigue est aussi sèche que son titre est bref. Il s'agit en fait de l'impossibilité de partir quand on appartient à un milieu social qui vous tient par l'argent, où une femme se rend compte que son mari est un être ignoble qui la détient comme un bien matériel. Le sujet (quitter un homme aisé pour un homme qui n'a rien) n'est pas totalement inédit, Pialat y avait pensé dans Loulou où Isabelle Huppert s'éloignait d'un mari confortable pour un voyou sans avenir. C'est écrit comme thriller, filmé comme un drame social impitoyable, servi par un trio d'acteurs dirigés au cordeau. Tout simplement un très grand film.
Juliette Armanet a 3 expressions : les sourcils froncés quand elle a mal au ventre ; le sourire en coin pour faire naturel ; et le regard inexpressif pour montrer que ça ne va pas. C'est peu de dire qu'elle n'est pas cynégétique. Elle est heureusement très bien entourée. Plaisir de retrouver Bastien Bouillon, Dominique Blanc, François Rollin et Tewfik Jallab. Niveau sujet, rien n'est traité. On ressort du film comme on y est entré, peut-être le message est-il qu'il faut rouler une grosse pelle à son amour de jeunesse pour mordre sa vie de femme accomplie à pleine dent. Niveau cinéma et c'est bien là que le bât blesse, il n'y en a pas (à part celle de piquer à Resnais le concept de "On connait la chanson"). C'est la télé qui est reine ici dans les rées : Top chef, Cauchemar en cuisine, Qui connait les paroles, clins d'oeil à Etchebest, Nikos... Tout ça fait un film qui se laisse regarder comme on mange une mauvaise viennoiserie. Et que ça fasse l'ouverture de Cannes reste un grand mystère. Oui, les femmes peuvent AUSSI réaliser des navets !
De très bons acteurs, un décor finement planté, un scénario complexe qui reste à auteur humaine, Partir réuni tous les éléments qui en font un drame intelligent de bout en bout.
"Partir" fait partie de ces films prodigieux. Prodigieux parce qu'ils n'apportent rien de neuf, au contraire, comme certains films qui s'évertuent à mettre en scène la même chose pour la énième fois et qui pourtant, subjuguent de beauté. Prodigieux parce qu'il suffit, comme c'est le cas ici, d'une troupe d'acteurs pour que tout prenne son sens. Pas plus. Catherine Corsini, dont la sensibilité n'est pas à démontrer, s'immisce dans l'effroyable intimité d'un couple aisé qui se dirige vers le naufrage et dans celle, parallèlement, d'une nouvelle vie qui s'offre à la femme dans les bras d'un ouvrier espagnol. Le film se borne à une seule logique ; la distance, qu'elle soit sociale ou géographique, sentimentale ou morale. Autrement, le film ne se contente que de révéler les infimes fissures qui, peu à peu, tournent au drame. La mise en scène passe inaperçue et, dans le choix de tout filmer de près, sur le vif, Corsini nous invite dans l'écran. C'est à la limite si l'on peut toucher le sourire grâcieux de Kristin Scott Thomas, le regard maladif d'Yvan Attal, le corps imposant de Sergi Lopez. C'est cette proximité qui rend l'oeuvre vibrante, comme si à chaque moment où le sentiment est saisi, les visages allaient exploser d'amour ou de haine. La réalisation se montre ainsi intense, avide de posséder les corps de ses amants ivres de bonheur. Il y a quelquechose d'absolu dans "Partir", pas tant du côté de ce que la cinéaste nous montre que de la façon dont les acteurs nous le transmette (Kristin Scott Thomas et Yvan Attal sont bouleversants). Il en ressort une fusion totale, destructrice, qui embrase le regard et nous transperce de ce même désir vital. Il y a bien quelques grosses erreurs à déceler (montrer le corps défunt de la victime de ce drame passionnel était-il nécessaire?), et parfois une maladroite tentative d'atteindre l'émotion à tout prix là où elle n'a qu'à surgir d'elle-même derrière les étreintes acharnées - d'autant plus belles qu'elles sont fugaces - mais "P
Un mélodrame commun et malheureusement typique d'un certain cinéma français mais sauvé de l'ennui par une poignée de scènes sensuelles et par l'intensité de ses comédiens.
Attention : film vomitif réalisé par une femme "moderne". Non seulement le personnage interprété par Scott Thomas trompe son mari, mais ça ne lui suffit pas, en plus ils faut qu'elle le [SPOILER] tue. Son mobile ? Elle était tombée amoureuse de (l'engin de) Sergi López, tout simplement "dira t-elle au jurés". Souvenez-vous : elle se fait tirée une dernière fois par son mari, l'air écœurée, puis elle le bute et cours vite prendre du plaisir avec son amant - évidement, quoi de plus important à ce stade du film. [FIN DE SPOILER]. PARTIR est un film de femme adressée aux femmes. Un film vomitif et écœurant dans les idées qu'il véhicule et qu'il cautionne**. De la colère je m'en vais voir un vrai bon film de Kathryn Bigelow ou Antonia Bird. Quant à Corsini, qu'elle aille se rhabiller la pauvre fille ! PS : Kristin, par pitié, choisis mieux tes films la prochaine fois, et surtout tes réalisateurs ! À noter que le film se termine avec [SPOILER] notre couple illégitime s'en allant, heureux (le mari innocent est mort) et libre!! Et ce ne sont pas les sirènes que l'on entend faiblement durant le générique de fin qui changent quoi que ce soit.[FIN DE SPOILER] Bravo madame la réalisatrice, joli message !
Une histoire forte basée sur un amour sans partage et jouée par 3 acteurs remarquables. Une construction solide, quoique parfois un peu lente, jusqu'au dénouement. La transformation de cette mère de famille est prodigieuse: partir jusqu'où...
Si l'intrigue de départ n'a absolument rien d'innovant le film réussit malgré tout à nous surprendre et ce lorsque il s'attaque à l'impossibilité de sortir de l'emprise materialiste.Les acteurs sont également l'une des principales raisons de la réussite du film.
Les acteurs sont magnifiques. Une histoire improbable comme tous les faits divers des drames de la passion nous enseignent qu'ils étaient improbables. Un certain réalisme social aussi. Du très bon cinéma.
Kristin Scott Thomas est vraiment exceptionnelle dans ce rôle très sensuel. Elle est soutenue par 2 excellents acteurs dans cette histoire d'amour dramatique. La première scène permet d'accélérer la fin du film. C'est plutôt un bon choix de mise en scène.
J'ai souffert les 2/3 du film étant moi-même et toute proportion gardée, passer par là... Force est de constater que cette histoire d'amour est belle, crédible et dramatique. Les 3 têtes d'affiche sont parfaites et la réalisation en totale adéquation avec le propos. Un film émouvant et dur, qui mérité d'être vu.
En voyant la bande annonce,en connaisant le magnifique casting, je savait a quoi m'attendre .Et je ne suit pas deçu,ce film est un merveilleux bijou d'emotion comme on en voit tres peu ces dernier temps.
Un film d'amour passionnel avec une ambiance "lourde" ... l'histoire de cette femme "entière" et passionnée qui va rayer sa vie confortable pour un homme qu'elle aime avec force ... K Scott thomas est epoustouflante, très belle dans ce portrait de femme, de belles images, de beaux paysages, a voir aussi pour yvan attal, et sergi lopez :-)