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stans007
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3,0
Publiée le 19 octobre 2021
Deuxième long métrage de Maurice Pialat à caractère autobiographique, décrivant les amours tumultueuses, impossibles d’un jeune couple. Lui caractériel, les disputes sont incessantes, répétitives comme le sont les scènes dans la R 16. Je suis fan de Jean Yanne (acteur, pas metteur en scène) mais je ne trouve pas qu'il ait mérité là son prix d'interprétation. Je n’ai pas réussi à entrer vraiment dans ce film dont j’ai trouvé la mise en scène fatigante.
Comme pour L’enfance nue(1968), (son premier long), Nous ne vieillirons pas ensemble revêt un évident caractère autobiographique. Dans les rôles des amoureux contrariés, Catherine et Jean, Marlène Jobert et Jean Yanne sont beaux, sont bons, ensemble comme séparément.
La résonance est toute personnelle pour Pialat, qui se sert de la caméra comme d’une psychanalyse. Il règle ses comptes avec lui-même, tant il n’a échappé à personne que Jean, dans le film, cinéaste raté, c’est lui. Il se voit nul, méchant et vraiment très con. Dans une brutalité bestiale, libidineuse et vitreuse. Ce qui en dit long sur la souffrance du bonhomme, et la façon dont il l’imposait aux autres, toujours dans le conflit fou et fort.
Nous ne vieillirons pas ensemble au-delà d’un exercice psychanalytique de haut vol pour son auteur, est une remarquable variation sur le fil du désordre amoureux, avec ce que celui-ci fait de nous, en termes de vulnérabilité. Ce film sera finalement à l’image de son réalisateur, écorché vif, et dans la souffrance, c’est très beau.
Ce film résolument autobiographique de Maurice Pialat ( et tiré de son propre roman) décortique minutieusement l'agonie d'un couple moyen 'Nous ne vieillirons pas ensemble '(le titre est magnifique) démarre brutalement par la rupture et nous présente au travers des deux comédiens (Jean Yanne en ours mal léché a la fois pathétique et insupportablement irascible est parfait et Marlene Jobert qui trouve peut être ici le plus grand rôle de son inégale carrière
Avec une précision chirurgicale et sans fioritures aucune le réalisateur nous plonge dans le quotidien cruel de ce couple et du chassé-croisé de leurs sentiments qui s'essoufflent , de leur amour qui se décompose ce n 'est pas un film gai certes , c 'est plutôt un film sans concession et d'une justesse qui enchantera ou écœurera le spectateur mais ne pourra en aucun cas le laisser indifférent
Nous ne vieillirons pas ensemble nous dessine une histoire d'amour qui se détériore au fil des années. Jean (Jean Yanne) un cinéaste raté se comporte de façon odieuse envers sa jeune maîtresse Catherine (Marlène Jobert) et celle-ci doit supporter les changements d'humeur de son amant. C'est une relation fragile qui oppose brutalité et douceur. La sensibilité de Marlène Jobert est touchante, et donne un aspect tragique à cet amour dégradé par les violences physiques et morales de son bourru de conjoint, grand responsable de l'instabilité du couple. Malgré ce ménage plus que toxique, ces deux là semblent inséparables. À la longue, cette romance sans issue nous lasse et on en a très vite assez de ce cycle répétitif rupture/réconciliation.
Jean Yanne est imbuvable et pourtant... Marlène Jobert revient tout le temps vers lui. Puis c'est lui qui s'accroche à elle quand elle veut le quitter, et réussit, enfin. Et lui reste toujours imbuvable. Le film peut paraître un peu long mais le développement psychologique des personnages est nécessite cette longueur. Un très beau film sur l'amour qui s'use et qui s'en va.
Avec Nous ne vieillirons pas ensemble, Maurice Pialat filme la destruction amoureuse avec une brutalité émotionnelle presque documentaire, refusant toute idéalisation ou échappatoire romanesque. Jean Yanne et Marlène Jobert composent un couple constamment au bord de la rupture, enfermé dans une mécanique de désir, de dépendance et de cruauté qui finit par devenir suffocante. La force du film réside dans cette manière très pialatienne de capter les humiliations ordinaires, les silences lourds et les éclats de violence comme des fragments de vie arrachés à vif. Pourtant, cette sécheresse radicale et cette répétition des affrontements finissent parfois par produire une forme d’épuisement émotionnel volontairement abrasive. Une œuvre d’une sincérité presque inconfortable, admirable dans son refus du mensonge sentimental, mais dont l’âpreté permanente limite par moments l’élan empathique.
Premières images. Marlene Jobert et Jean Yanne au pieu. C'est une blague ? Ca ne fonctionne pas du tout. Ensuite, en fait, Jean Yanne pionce au petit matin en pleine lumière, essayez, à moins d'être totalement bourré... Scène suivante, Marlene se sèche plusieurs minutes des cheveux déjà bien mis en plis... Bref on nous prend pour des cons d'entrée. Rien ne marche.
Un couple. Amoureux, probablement pas. Mais ils ont besoin l'un de l'autre. Ils se quittent, pour se retrouver. Cependant les disputes s'accumulent, plus violentes, dans les mots, les paroles. La femme rêve de bonheur dont elle sait qu'il sera impossible à obtenir de Jean. Elle s'éloigne, doucement, mais sûrement, alors que lui commence à se rendre compte à quel point elle compte pour lui. Un film dur, sec, mais terriblement réaliste, dont on ne ressort définitivement pas indemne.
Joli film, touchant malgré ses longueurs.. Il ne se passe pas grand chose, sinon rien au fil de ces 1h40, tout est centré sur la relation compliquée entre les deux personnages campés par de très bons acteurs. Marlène Jobert est sublime, Jean Tanné possède une présence scénique impressionnante.. il a amplement mérité le prix d'interprétation masculine qui lui a été décerné à cette occasion au festival de Cannes en 1972.
J'ai enfin vu ce film dont je me souviens qu'il avait fait grand bruit lors de sa sortie (j'étais môme). Bien qu'en 1972 on ne parlait pas de "relation toxique" ni de "pervers narcissique" , c'est tout à fait de cela dont il s'agit. Et quand on a vécu ce genre de relation, on se rend compte combien tout est authentique, dans toute sa noirceur et sa violence, et sans aucune exagération. Un film vraiment édifiant, très bien mené et joué. Jean Yanne est un super acteur, et Marlène Jobert prouve, après Le Passager de la Pluie, qu'elle est douée dans la tragédie.
Plus de 50 ans après sa sortie, le film mérite encore plus que quatre étoiles. Mais pas 5 ? Pourquoi ? Parce que le style date un peu, il manque à la caméra le mouvement de Faces, par exemple, sorti 4 ans plus tôt. Le meilleur cinéma français du début des années 70 reste un peu bavard. Pialat a dit de son film que son scenario était sa force. C'est peu un peu court. Ni Pialat, ni le Festival de Cannes n'ont rendu hommage au jeu de Marlène Jobert alors qu'on ne pouvait pas sans elle récompenser Jean Yanne. Marlène Jobert dans le film est ce que n'est pas le personnage de Jean Yanne. Elle est, amoureuse, loyale, modeste, généreuse, simple et courageuse et la somme de ces qualités finit par lui faire prendre la bonne décision: quitter Jean, car tout ce que Jean veut détruire en elle est ce qu'il n'est jamais parvenu à faire naître en lui.