Zardoz
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Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2020
BAZARDOZ : PARODIE OU PART ODIEUSE ?

Zardoz, c’était pour moi le souvenir d’un visionnage assommant, avec plusieurs images-clés qui flottaient dedans. Peut-être parce qu’il est à la fois étrange et répétitif, le film a imprimé dans ma mémoire différentes scènes visuellement épiques où Sean Connery est figé dans son costume abracadabrant et son expression expectative habituelle parce qu’on a oublié de lui construire un personnage.

“Je suis une parodie !”, clame le film haut et fort, dès l’introduction-prologue réclamée par la 20th Century Fox afin de “mieux faire comprendre le film au spectateur”. Yep, on le prenait pour un imbécile, et c’était peut-être un mal nécessaire, car le film n’est effectivement pas dénué de double fond pour la seule raison qu’il est médiocre – pire, sa médiocrité a caché son véritable intérêt au public. En revanche, les producteurs n’ont pas été capables (à l’inverse du spectateur, cette fois) de se rendre compte que Zardoz n’est pas parvenu à être une parodie.

C’est un des quelques films de l’époque où la SF montait en force à ne pas se situer dans son interprétation littérale, mais plutôt dans une lignée d’œuvres de pulp fiction qui a apparemment suivi La Machine à explorer le temps (George Pal, 1960), des films intemporels qui ont fait figure de fausses anomalies disparates sur trois décennies. Zardoz est un ovni, oui, mais il fait partie d’une famille de films dissonants qui hésitent à devenir cultes et mériteraient d’être remis en grâce.

BIZZARDOZ : PATAUGER DANS LA QUATRIÈME DIMENSION
Peu à peu, on va être placé entre des efforts artistiques localement démesurés (sur les décors notamment) et un barbouillage d’astuces cinématographiques quasi-amateures. Se trouver entre les deux, c’est vide, c’est malaisant. Mais (et contrairement, je crois, à l’opinion générale) non parce que le film est foncièrement mauvais : plutôt parce qu’il laisse trop d’espace entre son génie et ses ratés, ou bien entre Connery (avec son personnage de sauvage qu’il joue mal) et une espèce de communauté new age transhumaniste avant l’heure (tellement apathiques que leurs interprètes n’ont pas besoin de bien jouer).

Cet espace, on baigne longtemps dedans, à se demander si ce qu’on regarde est un navet ou juste un… truc bizarre. On est emporté dans la quatrième dimension avec les notes de la septième symphonie de Beethoven, qui portera une ambiance autrement plus oppressante chez Alex Proyas (Prédictions, 2009). Le voyage est lancinant, psychédélique bien sûr, mais plus éthéré que dérangeant malgré qu’il porte tout le drame de la privation de libertés sous différentes formes. Et c’est surtout un espace riche en possibilités qui sait convertir un kitsch ravageur en charme désuet.

– Ensemble, la compétence du cinéaste et la nullité de la direction artistique (ainsi que de la direction d’acteurs) rendent le film surnaturel, et… c’était un des buts recherchés.
– Les hippies ultra-civilisés immortels qu’on appelle “Éternels” et la “Brute” de Connery atteignent des niveaux d’inexpressivité similaires pour des raisons différentes, ce qui… les met sur la même longueur d’onde.

BEAUX-ARDOZ : UN UNIVERS PROPRE
Tout cela, ce n’est que le début du processus où Zardoz crée son propre univers, avec sa propre géographie, sa culture et sa politique – bien loin du Magicien d’Oz qui lui sert de base et que, grâce ou à cause de la route de briques jaunes, on traversait en ligne droite d’un chapitre à l’autre. Cette route, Boorman la détruit et en jette chaque brique sur la tête des censeurs : de la nudité, de la sexualité, de la bestialité, du racisme, autant de choses mises en scène sourdement, presque avec délicatesse, jamais de manière choquante mais avec une bonne dose d’avant-garde.

Pas seulement d’avant-garde, d’ailleurs : Boorman est carrément visionnaire. En évitant à la fois la SF et la contre-SF, il peint un univers futuriste qui, sans chercher à être juste, tombe par mégarde très près de la vérité.

Des hologrammes, des bips discrets (du moins largement davantage que dans le reste de la SF des 70s), des synthèses vocales propres (inspiration HAL 9000 ?), un monde où l’ennui est la plus grande peur et l’apathie métaphorisée sous forme de maladie ? Bien vu.

Avant de réaliser L’Exorciste 2 (1977) qui sera dans la même veine de “mauvaise réalisation charmante”, Boorman fait l’exorcisme d’un monde dont la seule liberté est de croire qu’il est vraiment libre – un mensonge nécessaire au maintien de la santé mentale des Éternels, mais qui scelle aussi leur destin.

HASARDOZ : RATER LE RATAGE VOLONTAIRE ET PAR CONSÉQUENT RÉUSSIR
Prévu et annoncé comme une œuvre de divertissement, Zardoz prend pourtant beaucoup de temps pour expliquer certains de ses éléments, et fait preuve d’une narration raffinée qui ne laisse pas voir ce qu’elle nous cache – du moins jusqu’à une partie finale qui, par contre, s’éternise, comme si le scénario prenait soudain conscience qu’il n’était pas qu’un simple délire. Telle une transe qui est lucide sans le savoir, l’œuvre fait planer mais le retour à l’action est chaotique.

Parodie ratée devenue bon film par accident, Zardoz est un gros “meh / 20” dans tous les genres qu’il a erratiquement essayés de remplir – mais dans le sien propre, c’est un ovni génial, même s’il est un navire condamné à couler dès son départ du port – et ce n’est peut-être pas un hasard si l’orchestre continue de jouer en plein massacre… comme sur le Titanic, à en croire la légende.

Pas étonnant que le film marque et ennuie à la fois : comme j’étais immature au moment de le visionner la première fois, l’audience en 1974 était immature pour le voir, d’où l’acquisition d’une fanbase tardive mais fidèle.

Si vous voulez voir Connery tenter de faire oublier qu’il est 007 et y arriver par la pure force d’un visuel cachant plusieurs messages politiques mal cousus ensemble, le tout sur fond de figurants qui tombent comme des mouches sous des centaines de balles à blanc, il est encore temps : il y aura toujours Zardoz.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2020
Ma cinquième incursion dans la filmographie de John Boorman, réalisateur notamment du film culte "Delivrance" pour un long-métrage qui traite aussi bien de la lutte des classes que du rapport humain à la figure divine. De la science-fiction post-apocalyptique dans la lignée classique du genre en Angleterre dans les années 70, visuellement proche de séries comme "Le prisonnier" avec son côté psychédélique, onirique et franchement inventif en termes de mise en scène.Malgré la présence au casting de Sean Connery, alors en pleine gloire post-James Bond et Charlotte Rampling et riche de quelques ficelles scénaristiques, un ensemble au final assez confus, pas toujours facile d'accès, lent et qui, surtout, a plutôt mal vieilli. Un projet assurément ambitieux, massif mais qui ne m'a pas touché outre mesure. Globalement bien.
Tonton Twan
Tonton Twan

11 abonnés 192 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2020
"Zardoz" ou "Faut vraiment être Sean Connery pour pécho en slip rouge à bretelles".

Chef d'oeuvre du nanard...

Ce film est une belle et grasse déjection digne représentante de son époque. Dans les années 70, les moeurs se sont libérées et il n'était pas rare de voir de la nudité dans les films occidentaux et des costumes à la "Rocky horror picture show". Aujourd'hui malgré l'internet qui vous place à un clic de la pornographie la plus crue, on en est arrivé à trouver vulgaire le moindre film qui vous montre un sein baladeur ou un trois pièces cuisine passant dans le champ d'un caméra pour un film "classique". Et question pilosité, il faut croire que tous nos acteurs sont à peine sorti de l'enfance.

Pour autant ce film offre à la fois une réflexion sur la course à la jeunesse éternelle, l'immortalité, l'oppression, et ce sel qui donne le goût à la simple existence de mortel qui nous est donnée...

Au final ce qu'on retient de ce film c'est seulement sa forme... plutôt nulle... Certes, mais en se privant du contexte de leur création, c'est comme si on se moquait des tailleurs de pierre égyptiens qui ne savaient pas dessiner les êtres humains autrement que de profil...
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 mars 2020
Un film aussi ridicule qu'il est prétentieux. Autant je suis en général plutôt client des films de John Boorman, la j'ai trouvé qu'il se plantait sur toute la ligne. Plus son sujet est ambitieux plus il faut assurer son coup. Et la de l'ambition il n'en manque pas, Zardoz veut parler de la vie, de la mort, de la religion, du pouvoir, de la politique et j en passe. Mais franchement j'ai eu du mal à voir autre chose que Sean Connery en slip rouge pendant tout le film. L’ensemble du métrage à un côté kitsch et je n'ai jamais cru à l'univers qu'il décrivait; du coup j'ai rejeté en bloc tout ce dont il voulait me parler. C'est à la fois pompeux et pompant. Un film qui voulait me faire réfléchir, il m'a fait rire.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 janvier 2020
On ne pourra pas reprocher à John Boorman d'avoir cherché à donner du fond à son sujet. En revanche, le délire de la forme fait éclater le sérieux de l’entreprise dans une farce qui sent l'hallucinogène à plein nez: des costumes aux décors en passant par le jeu des comédiens, Zardoz est kitschissime à souhait, de façon presque consternante. Assez étonnant de penser que le même bonhomme venait de sortir Délivrance peu avant... En tout cas, le résultat imprime ici plus la rétine que le cerveau, par son abus de couleurs criardes et sa réalisation aux mouvements de caméra parfois curieux. J'ai déjà vu plus innommable, mais ce film ne rend pas justice aux talents de ceux qui l'ont fait, et qui se sont bien rattrapés par la suite, heureusement pour eux. Restera l'image éternellement culte de Sean Connery en héros le plus ridiculement habillé du monde...
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2019
Zardoz commence comme la plupart des contes voltairiens, soit par l’arrachement d’un être à ses racines suivi de sa propulsion dans un monde différent du sien, si différent qu’il est regardé par les occupants de ce dernier comme objet de curiosité, de peur et de fantasme. Ce regard porté sur l’étranger féconde le cinéma de John Boorman, lui qui se plaît à orchestrer la lutte entre deux ennemis politiques sur une île déserte ou qui rapporte le ravissement du fils d’un ingénieur par une tribu amazonienne. Or, parmi les nombreux renversements qui scandent sa narration, Zardoz laisse rapidement de côté le récit d’apprentissage pour mettre en scène une dystopie qui réussit à conjuguer le nihilisme d’un Nietzsche explicitement cité avec la fécondité des pouvoirs de la psyché humaine : tout entier construit sur une réflexion par l’image autour de la figure de Dieu, le film embrasse les âges de la vie et se propose de remonter jusqu’à la grotte primitive, à la manière de Stanley Kubrick dans son Odyssée de l’espace. La divinité, tour à tour incarnée par la tête de pierre, le diamant et le héros en slip rouge, voit son acception progresser d’une source de vie et de mort inaccessible à un simple jeu de miroir entre l’homme et son double. Le surnaturel n’est alors que la déformation kaléidoscopique du naturel : nous passons du vénéré totem au diamant, avec dans les deux cas l’illusion d’une profondeur de prime abord spirituelle, physique ensuite. Et si la magie découle de cette somme de phénomènes optiques, Boorman refuse de lever le mystère, ce mystère intrinsèquement lié à l’existence humaine, ce mystère originaire de la tragédie de la nature selon laquelle l’homme place ses espérances en des instances supérieures afin de contempler la renaissance du soleil, chaque jour. Ici, le personnage incarné par Sean Connery fait se succéder les rôles qu’on le contraint à exécuter : d’abord déterminé par son action belliqueuse, il se mue en puissance érotique dissidente, que symbolise son association à l’animal (il dort encagé), allant jusqu’à perforer la bulle plastique tel un pénis craquant l’enveloppe de son préservatif. Le voilà à son tour divinisé, exercer des pouvoirs extraordinaires ; cela ne durera que quelques instants. Un coup de fusil rétablit le désordre. Et paradoxalement, il féconde. Zardoz a pour obsession la notion de reproduction d’une même séquence à partir de déclinaisons différentes. Zed brise les frontières et apporte un chaos nécessaire à toute communauté pour se régénérer : il est l’incarnation de la semence. Dès lors, la trajectoire du long-métrage suit le processus de la reproduction : pénétration, fécondation, grossesse, enfantement, solitude et mort en constituent les paliers successifs. L’humanité ne vit que par la répétition du même cycle infernal : ce constat introduit la vanité – ce portrait des époux vieillissants le montre parfaitement – tout en le désamorçant par une foi placée dans l’art et l’imaginaire. Boorman mobilise de nombreuses références à l’Histoire des idées et des arts, si bien qu’il finit par se raboucher aux prémices du cinéma via la projection de sources lumineuses sur des supports – dans le cas dudit film, c’est le corps des acteurs qui sert d’écran de projection –, séquence psychédélique des plus marquantes qui évoque notamment l’œuvre de Méliès. Car au-delà d’être un conteur hors pair, John Boorman est un plasticien d’exception qui ne cesse de jouer sur les relations de porosité et d’imbrication entre le naturel et l’artificiel : il suffit de voir ce château des délices orné de bulles plastiques (des préservatifs géants, métaphore de la terreur qu’éprouve cette communauté devant la reproduction et la sauvagerie) pour aussitôt penser au monde aristocrate de Metropolis. En détricotant les masques du bon sauvage et du bon civilisé, en brisant les barrières qui servaient à cloisonner les classes sociales, John Boorman crée un microcosme tiraillé entre des pulsions de vie et de mort, en ce sens porteur de l’Histoire de l’humanité et de la révolte qui la fonde. Réflexion philosophique exigeante et passionnante, Zardoz n’en est pas moins un acte de foi dans le cinéma qui ouvre les espaces, aère les théories, fait exploser aux yeux les représentations d’un monde qui nous paraît à la fois douloureusement étranger et dangereusement connu. Tout est poussière, tout est magie : et de la mort elle-même naissent les formes artistiques qui l'immortaliseront.
Phil MacGyver
Phil MacGyver

30 abonnés 190 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2019
Que Sean ait fait une belle Connery en signant pour ça à une époque où il voulait casser son image James Bondienne, je peux comprendre...
Que John Boorman soit parti dans des délires psychédéliques philosophicos-pouêt-pouêt, je peux comprendre également. C'était l'époque, et puis faire un film est très difficile, surtout mener à bien une idée originale...

Mais bon Sean... ton costume quoi... quand tu t'es regardé dans la glace, y'a rien qui t'a interpellé ? Sérieux ??
T'avais fumé la moquette avec Boorman ou quoi ?!?
Ou alors tout le monde avait enlevé les glaces sur le set par précaution pour pas affoler l'ami Sean, ou pour lui faire une farce...

Autant y'a du ridicule qu'on peut comprendre tellement il peut être compliqué de retranscrire une vision à l'écran... autant ça...

Certains trouveront dans ce film matière à s'instruire en se branlant la tête, d'autres de quoi rire en coin, voire sans retenue...
Devinez le camps que j'ai choisi qui me pousse à mettre 4 étoiles... :

Sinon le chef-costumier est toujours en fuite 46 ans après.
A moins qu'il ne bénéficie d'un programme de protection. Gardes du corps, nouvelle adresse, nouveau nom... nouvelle profession (vaut mieux !)...
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2019
Si on occulte le côté kitsch du film et notamment le look assez proche du ridicule, il faut bien le reconnaître, de Sean Connery, on passe tout de même un très bon moment devant ce film de science-fiction britannique grâce à son univers bien étrange et aussi par rapport à la mise en scène de John Boorman qui propose des moments d'une certaine beauté. Côté casting, on retrouve avec plaisir de très jolies comédiennes, à l'image de Charlotte Rampling qui possède ici un charme indiscutable. Une oeuvre à découvrir même si évidemment son style si particulier ne pourra pas convenir à tout le monde.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2017
Il est moins séduisant notre James Bond tout à coup...
Nom de Dieu, qu'est-ce que c'est que cet accoutrement ridicule à base de slip, de bretelles, de moustache, de rouflaquettes et de natte... C'est avant tout cette touche de mauvais goût quant au personnage principal qui rendra le film à la fois nanardesque mais aussi culte. Mais attention, le film en lui-même n'est pas qu'une coquille vide et renfermera au final quelques qualités, notamment dans sa mise en scène très originale flirtant avec la patte d'Alejandro Jodorowsky, proposant un peu de sexe, de violence, une certaine puissance énigmatique et une recherche de spiritualité, nous laissant découvrir cette histoire comme si nous étions sous l'emprise d'une drogue. De la science-fiction kitsch certes, mais plus travaillée qu'elle n'y paraît. Ce voyage au paradis plutôt osé deviendra pour certains spectateurs, un aller simple vers l'enfer, ou une belle découverte originale et mystérieuse pour d'autres.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2016
Le monde et l'univers offrent un très bon potentiel. La technologie n'est pas mauvaise. Mais les costumes des exterminateurs dont fait partie Sean Connery sont proprement ridicules et tuent une grande partie de la crédibilité du film qui est, il faut l'avouer, très spécial !
Jean-Luc L.
Jean-Luc L.

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2015
Jamais ce film fascinant pour l'époque n'a été autant d'actualité. Les villes flottantes prévue par les géants de l internet sont les futurs vortex... Seront nous les brutes ?
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2015
Les films de science-fiction des seventies ont une esthétique reconnaissable entre toutes : des couleurs flashies, des costumes et décors "futuristes" clinquants, et "Zardoz" en est un bon représentant. Cependant, contrairement à certains autres, il a (très) mal vieilli et apparaît aujourd'hui plus comme un nanar qu'un film conventionnel tant la tenue des personnages (inoubliable Sean Connery avec sa moustache et son slip magnifique et son espèce de salopette orange pétant) est ringarde. Heureusement pour nous, le film nous présente un univers construit et intéressant avec sa propre mythologie et quelques morceaux de bravoure spoiler: (le vol dans Zardoz et la transe collective par exemple)
. Et si le scénario paraît de temps à autre confus, ne sachant pas trop où il avance, on ne s'ennuie pas. Dommage que John Boorman se soit un peu noyé dans son ambition (car oui ce long-métrage est ambitieux) et dans le visuel trop kitsch, sinon le résultat aurait été fort sympathique. Pas terrible de la part du réalisateur de "Delivrance"...
Starwalker
Starwalker

8 abonnés 163 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2015
Ah un film de SF intelligent d'une époque où il y avait plus d'idées que de millions de dollars d'effets spéciaux! Ca fait plaisir de retrouver Sean Connery et ces belles filles d'une époque bénie, l'époque où on réfléchissait!
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2015
Peut-être est-ce parce que j’adore John Boorman et ses atmosphère bien étranges... Peut-être est-ce parce que j’ai découvert ce film il y a bien longtemps à une époque où je commençais mon exploration du cinéma... Mais il y a bien un fait que je ne peux pas renier : j’adore « Zardoz ». Alors oui, c’est un film qui est assez perché, qui peut paraître totalement kitsch sur d’innombrables aspects, mais c’est un film qui invente un univers, qui développe un propos et qui a la prétention d’explorer la nature humaine. C’est aussi bien une expérience sensitive qu’un propos intelligent. Et preuve de l’audace, encore aujourd’hui aucun film ne ressemble à « Zardoz ». Cette œuvre est encore aujourd’hui totalement unique, et c’est d’ailleurs peut-être aussi pour cela qu’elle me tient autant à cœur.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2014
Zardoz!! La divinité inventé par un "Eternel" pour diriger les "Exterminateurs" et surtout permettre à l'un d'entre eux, Zed (Sean Connery), de pénétrer le Vortex pour mettre un terme à l'immortalité de cette communauté. Bon ce n'est pas le meilleur de Boorman, c'est clair, mais ce film de 1974 mérite le détour car parfaitement ancré dans cette époque d'un cinéma complètement libéré et grandement influencé par le mouvement hippie. Je me suis même dit que Boorman avait dû consommer de l'acide en écrivant ce scénario. Le début est excessivement mauvais à la découverte de ce masque de pierre volant et surtout Sean Connery en culotte rouge ridicule. C’est au bout de 20-30 min que l’intrigue commence à se mettre en place et que la mise en scène devient franchement intéressante à nous présenter cette soit disante population parfaitement organisée, en harmonie où les femmes sont quasi topless 24h/24h. Il y a donc une réflexion assez subtile sur l’humanité, le vivre ensemble, l’amour et surtout le sexe omniprésent dans les dialogues et les nombreux délires psychédéliques de Zed parfaitement réalisés sur le plan visuel. Vraiment un gros travail sur les jeux de lumière, les effets de miroirs, les entrelacements d’images dans les séquences hallucinatoires et les rituels. On s’attend un peu à la fin qui n’a rien d’extraordinaire mais Boorman a eu une excellente idée à la place du générique de fin de nous montrer le vieillissement accéléré de cette nouvelle famille avec la sublime 7ième symphonie de Beethoven : magnifique…
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