Prison sans barreau
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Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2018
De bonnes intentions, de belles héroïnes, mais un scénario trop manichéen, sans subtilité. Peu de gens connus sauf dans les rôles secondaires comme Ginette Leclerc, très mal dirigée, Marguerite Pierry jouant en deçà de ses possibilités. Ça se regarde mais ce n'est pas trop passionnant même s'il y a un peu plus de tensions vers la fin. Sinon la bande son de la version proposée par René Château est catastrophique
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2015
La mise en scène a vieilli, le scénario a vieilli, les dialogues ont vieilli et même l'interprétation a vieilli, sans parler d'une copie de très moyenne qualité... M'enfin, il faut reconnaître que ce bon vieux mélodrame à la française garde aujourd'hui un certain charme, et les maisons de correction pour jeunes filles ont beau être très loin (heureusement!), on s'intéresse à ce qui s'y passe, le cadre est bien exploité et les différents rapports de force bien définis sans être trop caricaturaux. On se surprend même à être sincèrement ému par la relation entre les deux héroïnes, la sensibilité d'Annie Ducaux et Corinne Luchaire n'y étant certainement pas étrangère. Alors oui, c'est un peu « gros sabots » et finalement sans grande surprise, mais il y a cette sensibilité réelle, cette volonté de nous offrir des personnages vraiment attachants qui fait que cela fonctionne plutôt bien. Clairement daté donc, mais touchant.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 juin 2026
Un nouvelle directrice prend en charge une maison de correction pour jeunes filles, et c'est tant mieux pour elles parce que la jolie mademoiselle Yvonne a des idées humanistes et novatrices -guérir plutôt que punir.
Le film de Moguy est démonstratif, édifiant. Sa pédagogie moderne, qui emprunte des raccourcis simplistes, s'oppose aux méthodes d'un autre âge de gardes-chiourmes vociférantes et brutales, une tripotée de femmes en noir aux airs pincés à la tête desquelles la vénérable Maximilienne en fait des tonnes, limite psychopathe
Pour corser l'affaire, le scénario prévoit que la nouvelle dirlotte est la maîtresse clandestine du médecin de l'institution. Voilà le film sur les rails du mauvais roman dont l'enjeu est désormais double : sentimental et pédagogique, l'échec pouvant sanctionner Mademoiselle sur Yvonne sur les deux tableaux.
Le scénario est faible et lisible. D'autant plus qu'il s'adosse à des personnages grossièrement ébauchés. Car, si les surveillantes sont caricaturales, les jeunes internées ne sont guère plus authentiques. Ce défaut de réalisme rend le film et les personnages assez pénibles et vains, entre manichéisme social et idéalisme angélique, entre outrance et futilité.
Thomasmichaelchoquet
Thomasmichaelchoquet

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mars 2026
«Je suis innocente, innocente, innocente !»


Après avoir vu Les rayons et les ombres de Xavier Giannoli je me devais bien d’aller voir le film ayant lancé la tristement courte carrière d’actrice de Corinne Luchaire, alias Nelly. Cruelle ironie du sort de la voir faire ses débuts au cinéma dans le rôle d’une fille jugée perdue qui retrouve le chemin de la vertu, quand on sait comment son interprète a fini quelques années plus tard. 


Le film de Moguy est assez intéressant au niveau du fond. Si la trame centrale de triangle amoureux demeure assez banale, la fin qui met l’accent sur la sororité apporte, elle, une touche de moderne dans un film d’avant-guerre. L’ambiance, quant à elle, n’est pas sans rappeler celle des Choristes de Christophe Barratier, mais en serait le pendant féminin. Le film est d’ailleurs dans sa globalité à tonalités très féministes, ne serait-ce que dans le casting, qui ne daigne céder qu’un seul rôle à un homme dont la fin s’avise de condamner la conduite.


Malheureusement, Prison sans barreau pêche affreusement sur la forme. Oser porter à l’écran des actrices aussi mauvaises relève presque de l’insulte au genre cinématographique tout entier. Ce n’est même plus la damnatio memoriae (dont l’histoire les a de toute manière frappés) que méritent de tels profanateurs, c’est directement le bûcher. C’est d’ailleurs dommage car de tout ce pataquès ridicule de comédiens de collège se démarque tout de même le trio central porté par Corinne Luchaire, qui fait effectivement preuve d’un certain talent. Il est étonnant qu’une débutante dans le métier écrase à ce point l’ensemble des professionnels l’entourant. 


Malgré tout, Prison sans barreau a le mérite de provoquer un pincement au cœur dont il ne faut chercher l’origine dans le film en lui-même. Grâce à l'hommage rendu par Giannoli à Corinne Luchaire, on ne peut s'empêcher d’être pris d’un certain malaise en voyant l’un des rôles véritables de cette actrice que l’histoire a préféré oublier. La voir si jeune, en si bonne santé et si prometteuse avec tout un avenir d’actrice à succès qui se déploie encore devant elle, c’est bouleversant lorsque viennent dans notre tête se superposer à son joli visage les images d’un être physiquement et moralement détruit, rongé par la tuberculose et gangréné par le vice, cette créature répudiée par la société entière qui seulement 2 ans après verra s’effondrer son rêve, 7 ans après son monde et 12 ans après sa vie (à l'âge cruel de 28 ans).


Un film qui trouve donc sa qualité principale hors de lui-même, mais qui au vu du destin tragique qui y prend sa source vaut la peine d’être vu. Le scénario étant bon par ailleurs, un remake serait le bienvenu.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2026
J’avoue avoir été intéressé par ce film suite au film de Giannoli en 2026. La curiosité m’a poussé à visionner ce film comme le collègue critique au-dessus.
Malheureusement voir ce film aujourd’hui c’est se heurter à l’âge réel de la pellicule. Le son est terriblement atroce qu’il rend le film inaudible. C’est dramatique. On ne peut que supputer en lisant sur les lèvres ce que les actrices débitent à une vitesse insensée. C’est insupportable.
« Je veux leur apprendre à vivre » dit la nouvelle directrice. C’est un film sur la nouvelle génération. Finalement il pourrait être actuel aujourd’hui dans le sens où on veut donner à ces filles une chance de s’épanouir au lieu de les brimer.
La forme est assez pesante voire lourde et le fond aurait pu être intéressant s’il avait été plus actuel.
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