Brooklyn Affairs
Note moyenne
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354 critiques spectateurs

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25 critiques
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Gentilbordelais

402 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2020
Des scènes qui s'éternisent, de longs dialogues pour un récit chaotique dans lequel on entre ou pas. Reste une belle reconstitution du NY et de son atmosphère sombre et jazzy des années 50. E. Norton adapte avec talent cette nouvelle sur la forme mais que le temps est long!
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2020
Motherless Brooklyn est un grand film sur la propension de la musique à accompagner et à redoubler la souffrance d’une ville, d’un État, d’un pays ici tout entière incarnée dans le corps du personnage de Lionel Essrog. Car le jazz rejoue sur le plan de l’art le conflit intérieur qui handicape le détective : comme lui, il s’efforce de garder le contrôle sur l’harmonie par une domestication sans cesse répétée des autres instruments bien décidés à suivre et imposer leur partition, de la même manière que Lionel doit cohabiter avec un anarchiste mental dont les velléités indépendantistes aussitôt exprimées doivent être canalisées. Or, cette brillante métaphore et du jazz et de la maladie trouve dans la peinture que Norton brosse des quartiers défavorisés de Brooklyn un propos, une résonance atemporelle quoique fortement ancrée dans nos thématiques actuelles : la corruption est traitée par le prisme du pathologique, elle atteint profondément les êtres et meurtrit leurs chairs – voire à ce titre les cicatrices qui entaillent nombre de visages ou de corps –, dans cette idée que le dérèglement ainsi enduré résulte du bannissement de la figure maternelle. En creux, une dénonciation à charge des travers du pouvoir, vus par la lorgnette du féminisme actuel et du socialisme démocratique, ce qui apporte un regard neuf et pertinent sur le genre ici investi, à savoir le polar. Le personnage de Laura Rose occupe une fonction dramatique fondamentale : c’est lui qui fait prendre conscience au héros de la facticité de ses idoles et de l’importance du combat social en vue de rétablir un semblant d’égalité, en vue de retrouver l’harmonie. Dit autrement, le film met en scène un transfert d’autorité doublé d’une renaissance à soi : Lionel conquiert son autonomie en reconnaissant la faillibilité de son faux dieu ; raccordé à la femme, il voit sa pathologie se transformer en voix intérieure subitement projetée dans le dehors, garantie de son intégrité et de la sincérité de son amour. Les protagonistes sont des orphelins ramassés dans la rue par un père de substitution qui leur a enseigné l’adoration de tout ce qui constitue l’ethos de la virilité la plus basse et bête. C’est ce code d’honneur que le réalisateur s’amuse à désacraliser en recourant à l’humour : là où la loi du secret devrait régner se tient un enquêteur incapable de maîtriser ses flots de parole, débitant à tout bout de champs des insultes ou des vérités mal tombées. En résulte des scènes assez drôle, sans que l’humour ne vienne miner le sérieux qui enveloppe l’ensemble du long-métrage. Un peu trop long, ce long-métrage d’ailleurs, qui atteste des baisses de régime encadrées par une ouverture et une clausule magistrales et compensées par une photographie sublime, preuve qu’Edward Norton, s’il est un acteur confirmé, est un réalisateur à suivre.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 17 janvier 2020
Film long et ennuyeux ! Ed Norton est un acteur remarquable de là à passer derrière la caméra ... Il faut être armé d'un scénario moins confus. N'est pas Robert Redford qui veut !
Ungeduld
Ungeduld

19 abonnés 134 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2020
J'ai un peu de mal à comprendre les critiques dithyrambiques de ce film. Sans être dénué de qualités - belle photographie, acteurs excellents, reconstitution d'époque réussie -, le scénario alambiqué, non dénué de raccourcis, de naïveté et de maladresses, le manque de rythme d'un récit qui s'étire inutilement, empêchent de vraiment adhérer au film.

Difficile de ne pas décrocher. Le film ne parvient jamais à vraiment lever, et se termine plutôt platement. On a envie de se dire, quand ça se termine: tout ça pour ça?
Josette Marie-Madeleine P
Josette Marie-Madeleine P

15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2020
Si l'inconscient est structuré comme un langage, le syndrome Gilles de la Tourette manifesté par Lionel Essrog ( alias Edward Norton) nous livre avec une virtuosité musicale ( paroles de Trumpet man à l'appui...) les mécanismes d'associations phono-sémantiques présidant aux soutènements de cet inconscient, exhibant du même coup l'écheveau d'intrigues emboîtées, les entrelacs des luttes sanglantes pour le pouvoir, le droit du sol, le droit du sang, le prix accordé ou payé au désir par les puissants dont Moses Randolph est l'archétype stéréotypé... Et apothéose idéaliste un peu manichéenne , en énigme filée tout au long de ce film noir américain qui ne déroge en rien à la facture du genre, au sein de ces Brooklyn affairs des fifties, énigme tenue par Paul, le bon Randolph, frère du méchant "monstre sociétal" , Moses... le triomphe de l'Amour qui déjoue les mascarades et falsifications légales, fil principal de l'excellente intrigue, triomphe de l'Amour de Laura Rose pour la touchante fragilité de Lionel et vice versa, l'acceptation sublimée de l'avatar...Le film noir s'est mué en conte de fées de par cette "solution" qui a su convoquer toutes les capacités cognitives du spectateur au long de cette féerie de l'image et de la très jazzy bande son, à l'ombre du Pont de Brooklyn . Vraiment SUPERBE à tous égards !
CineCyp
CineCyp

17 abonnés 76 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2020
Edward Norton signe un polar passionnant dans le New York des années 50, qui devant et derrière la caméra, s'offre le rôle d'un personnage touchant malgré lui, embarqué au coeur d'un complot passionnant. Un peu trop lisse mais prenant de bout en bout.
"Brooklyn Affairs" est un polar comme on en voit que trop peu ces dernières années...
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2020
Edward Norton a réalisé un excellent film de genre. Tous les codes du vieux policier new-yorkais sont respectés, l'intrigue est simple mais bien tenue et les personnages sont bien campés. Un très bon moment de cinéma.
montecristo59
montecristo59

40 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2020
E.Norton nous sert un polar classique brillant, une réussite à bien des points de vue : la forme, le fond, l'ambiance, tout y est !
La forme d'abord, qui soigne les lumières, les décors luxueux autant que glauques, les costumes avec stetsons et les belles bagnoles d'un New-York des fifties, où le jazz classique prenait aux tripes mais où la ségrégation battait son plein... Le fond ensuite, avec une intrigue complexe à base de corruption dans le monde de l'immobilier, où les puissants cyniques n'hésitent pas à lâcher des tueurs aux trousses des fouineurs pour pouvoir continuer à se prétendre respectables... L'ambiance enfin, sombre à souhait, qu'aurait pu signer Dashiell Hammet ou Raymond Chandler, bien soulignée par une bande son parfaitement raccord... Mais le vrai plus de ce petit bijou, c'est la prestation époustouflante de Norton, qui réussit à rendre crédible son personnage poignant, bourré de tics, éructant ses jurons en s'excusant auprès des dames, nous arrachant des rires quand on devrait seulement frémir, tout ça sans en faire trop, sans jamais nous lasser, et en nous livrant peu à peu la richesse intérieure d'un guignol malgré lui, détective triste surdoué, homme ordinaire d'exception. Quelle performance !
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2020
"Motherless Brooklyn" est le deuxième en tant que réalisateur d'Edward Norton après "Keeping the Faith" sorti il y a quasiment 20 ans. Pour son retour derrière la caméra, il adapte le roman du même nom qui est connu sous celui de "Les Orphelins de Brooklyn" en France. Une adaptation dans tous les sens du terme puisqu'il a modifié certaines choses comme l'histoire qui n'est pas exactement la même ou encore l'époque puisque le film se déroule dans les années 50 alors que c'était dans les années 90 dans le livre. Une façon de s'approprier cette oeuvre. "Motherless Brooklyn" est un film noir, un polar fidèle au genre puisque Edward Norton n'oublie rien. L’histoire, le rythme, la voix off, la photographie, l’ambiance, les décors, les costumes, tout y est sans exception. Ce dernier incarne Lionel Essrog, un détective privé souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette qui enquête sur le meurtre de son patron qui était également son seul proche depuis qu'il l'avait pris sous son aile quand il était petit. L'enquête souffre d'un manque de rythme et parait brouillonne par moment, mais elle se laisse suivre avec attention. Le casting y est pour beaucoup et chaque acteur est vraiment convaincant. Le film est un peu trop long pour ce qu'il a à proposer, mais il a l'avantage de monter doucement en puissance après une première partie un peu poussive. J'ai commencé à vraiment apprécier le film à partir du moment où le personnage de Laura Rose gagne en importance. Elle ne rend pas l'intrigue exceptionnelle, mais l'effet qu'elle a sur Lionel est intéressant. Alors qu'il parait un bébête au tout début et qu'il fait rire bien malgré lui avec son handicap, il devient plus confiant et attachant au contact de la jeune femme. J'ai aimé les personnages, l'ambiance même si elle aurait pu être plus sombre ainsi que la photographie par contre l'histoire aurait gagné à être plus dense et soutenue. Comme je l'ai dit, le film n'est jamais ennuyeux, surtout une fois lancé, mais l'histoire n'a vraiment rien d'exceptionnel et les rebondissements sont pour la plupart prévisibles. Au final, c'est pas mal bien que le film aurait été mieux en étant plus court.
Justine V
Justine V

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2020
Magnifique jeu d'acteur pour Edward Norton, la musique est très belle, certes l'histoire du film n'est pas incroyable. Mais j'ai adoré l'ambiance qui règne dans Brooklyn Affairs :)
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2020
Seconde réalisation d'Edward Norton mais première que je découvre, « Brooklyn Affairs » témoigne d'un amour assez étonnant pour le cinéma « à l'ancienne », sans jamais s'enfermer dans une logique réductrice ou intolérante type : « le cinéma, c'était tellement mieux avant ». Au contraire, à travers ce personnage atteint du syndrome de Gilles de La Tourette (!) plongé dans le NY des 50's apporte une vraie touche moderne, une singularité qui ne se démentira jamais tant ce héros donne une tournure, un ton différents des classiques hollywoodiens, tout en gardant leur élégance formelle (décors, costumes, musique) et en proposant un scénario de qualité, à base de corruption politique, secrets familiaux, amitiés inattendues... Parfois un peu confus, se perdant légèrement à travers ses différentes intrigues, bien qu'intimement liées, celles-ci sont toutefois suffisamment intéressantes pour qu'on se laisse prendre au jeu, notamment à travers cette dimension spoiler: « immobilière »
, bien exploitée, d'autant que le propos n'est jamais caricatural. Si Alec Baldwin est le spoiler: « méchant », il n'en pas moins toujours logique avec lui-même, faisant de ce politicien aguerri une figure assez ambiguë
. À ce titre, le casting est une des belles réussites de l'œuvre : Baldwin, donc, Norton, s'offrant le premier rôle à raison, Willem Dafoe, Bruce Willis spoiler: (que l'acteur-réalisateur s'offre le luxe de faire abattre au bout de quinze minutes, montre en main)
et surtout Gugu Mbatha-Raw, ne m'ayant jamais beaucoup marqué auparavant et faisant preuve ici d'une sensualité, d'une présence, d'une classe évidentes : j'y serais plus attentif à l'avenir. J'en viendrais presque même à me demander si, paradoxalement, ce personnage aux tocs violemment compulsifs apportent tant que ça au récit : j'en doute, mais il est par ailleurs tellement indissociable de l'œuvre qu'il est difficile d'imaginer celle-ci sans lui. Du bon cinéma, un peu à contre-courant mais pas trop, « vintage » mais pas vieillot : en tout cas, pour votre serviteur, ces 145 minutes sont malheureusement passées presque aussi vite que le temps de distribution du film en salles. À découvrir.
cinesylvain
cinesylvain

45 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2020
Excellente reconstitution de l'ambiance et des décors de New-York dans les années 50, notamment des quartiers populaires où se déroule principalement l'intrigue. Les quelques longueurs du film vu sa durée ne sont pas gênantes car ce n'est pas de l'action pure avec de la violence palpable que l'on recherche ici, mais plutôt une histoire crédible basée sans doute sur des faits réels concernant le monde de l'immobilier avec son inévitable corruption et ses prises de pouvoir. Belle interprétation du personnage principal et de son handicap si rare, avec de vrais et crédibles seconds rôles. Sans oublier la qualité de l'image à chaque plan et la musique, même si on n'est pas grand fan de jazz, peut-être un peu trop présente parfois pour la compréhension des dialogues, vu il est vrai en VF , malgré un bon doublage.
Isabelle R.
Isabelle R.

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2020
Acteurs et décors parfaits.
Une composition exceptionnelle d'Edward Norton ( futur oscarisé ?)
Le tout enrobé d'une musique Jazz sublime.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2020
Edward Norton, presque 20 ans après "Au nom d'Anna", revient à la réalisation (tout en étant aussi scénariste-adaptateur, producteur, et l'acteur majeur), avec ce "Motherless Brooklyn" ("traduit" en "Brooklyn Affairs" pour la sortie française - ce qui dénature grandement le sujet traité - on y reviendra).
Le "héros" de l'histoire a, a priori, tout d'un antihéros, affligé qu'il est depuis l'enfance d'un grave handicap : le syndrome de Gilles de La Tourette ("Tourette's", en anglais), qui se traduit par des tics faciaux, voire verbaux, et force TOC.
Mais "Lionel Essrog" est également hypermnésique, et fort intelligent. Atouts qui ne pourront que le servir dans l'enquête qu'il mène quand meurt son protecteur, le "privé" Frank Minna (Bruce Willis). Il trouve très vite sur sa route un personnage aussi puissant qu'antipathique, le promoteur et politicien véreux Moses Randolph (Alec Baldwin), dans le sillage duquel il y a le frère de celui-ci, en pleine déchéance ("Paul", alias Willem Dafoe), et une séduisante métisse, "Laura Rose".
Si la scène (on est en 1955 - reconstitution historique pointilleuse) est pour partie à Brooklyn, d'autres quartiers de N-Y sont évoqués, et même le théâtre d'une partie de la dramaturgie - pour Harlem. Il ne s'agit donc pas de (vilaines) affaires à Brooklyn, mais de la quête d'un garçon sans père, et orphelin de mère, tiré en son temps (avec trois autres gamins) d'une institution peu bienveillante de ce "borough" - Frank Minna ayant pris l'habitude d'appeler celui qui était devenu un de ses hommes à tout faire, "Brooklyn" (quand tout le monde a plutôt tendance à l'appeler "freak"). L'intrigue est passablement embrouillée, et se perd dans pas mal de détails, et (faux) rebondissements - il y a au moins 20 à 30 minutes qui auraient pu, avec profit pour le rythme général, sauter au montage. Et l'atout majeur du film est son interprète principal ! EN ne pourra être dans la "short list " au titre de "Meilleur acteur" aux Oscars 2020, puisque son nom n'est même pas dans celle la précédant - au moment où j'écris. Ce qui me semble injuste, car sa prestation (ingrate) est vraiment réussie...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 janvier 2020
Très bon film pour faire une sieste au chaud.
Musique parfaite pour s'endormir gentiment.
Hâte de voir la suite.
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