Le bio c'est bien, tel est le message que voudrait nous faire passer le film, mais le probleme n'est pas dans le fond mais dans la forme qu'utilise le réalisateur pour faire passer son message. Les avis de spécialistes passent encore mais dès qu'arrivent les temoignages, l'appel aux sentiments est la, detestable. Le film est super long(chiant), les minutes défilant comme des heures sur fond de paysage idéalisé.
J'ai vu ce film dans une petite salle municipale du Gard, et son thème est d'autant plus d'actualité qu'il se déroule à quelque kilomètres de là. Assez anxiogène, le spectacle est pourtant un manisfeste plutôt convaincant sur les intérêts (économique, sanitaire, médical) de la mise en place d'une alimentation bio dans une petite cantine. Le débat qui a suivi avec un agriculteur de la région converti au bio, et une membre du conseil municipal à fini par me convaincre de la necessaité de passer à cette alimentation plus saine. (voir article http://brignon.24hactus.com/archive/2009/04/18/un-film-pour-reveiller-les-consciences.html#comments). La démonstration est efficace, et son sénario bien ficelé, même si l'on peut reprocher quelques répétitions de plans inutiles.
Une démarche très certainement honnête au départ mais le documentaire est très peu creusé, ce qui est bien dommage pour un documentaire. Comme ce n'est pas non plus du vrai cinéma, on reste un peu sur notre faim ... Néanmoins , cela a le mérite de proposer un débat...
Nos enfants nous accuseront a la mauvaise idée de vouloir attaquer son sujet, le bio, sur deux fronts. Le premier gentiment creux, mais honnête est celui de l’expérience locale. Une petite école de village décide de passer la cantine au bio. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, dirait Pangloss. Un peu facile, mais pas bien méchant. Le deuxième plan d’attaque, a une portée plus générale. Le message est clair, le bio, c’est bien, le reste c’est mal. Manger des produits non-bio, c’est prendre un contrat de cancer, un pacte avec la faucheuse, c’est conduire ses enfants au peloton d’exécution. Ne cherchez pas la nuance, le discours ici est à la peur totale.
Pour appuyer ses dires, Jaud utilise une poigné de (pseudo)scientifique et filme en abondance une conférence alarmiste sur le sujet. Mais d’arguments scientifiques, ceux donné dans le film (et apparemment ceux de la conférence) n’en ont que le vernis. Tout est baigné dans le flou. C’est simple, sur les dizaines d’arguments scientifiques données, il n’y en a pas un seul de recevable. Ou sont donc les vrais scientifiques ? Pas dans ce film en tout cas.
Tout est terriblement superficiel empli d’un pathos digne des émissions de Delarue. Mais s’il y avait un peu de cinéma là-dedans, on pourrait y trouver un intérêt, mais la, non… le film est terriblement ennuyeux. On a le droit à de belles images type carte postale de la belle nature, des enfants mangeant du bio (la petite maison dans la prairie n’est pas loin) qui s’oppose aux images du monde industriel avec fumée noir et combinaison de spationaute en bonus. Le tout accompagné d’une musique bien anxiogène. L’effet est tellement marqué qu’il en devient ridicule. Pour finir, le film est un vrai fourre tout, faisant l’amalgame entre des sujets bien distincts, le bio, les produits locaux, le commerce de proximité, les produits ménagers… De cet embrouillamini, on ne retiendra qu’une chose, que le film est nul.
Ce n'est pas un chef d'oeuvre cinématographique, mais il n'en a pas la prétention. C'est un film destiné à sensibiliser les adultes que nous sommes au devoir que nous avons en tant que parents. Le devoir d'arrêter de polluer , de gaspiller l'eau et surtout le devoir de donner à nos enfants une nourriture acceptable. Celui de laisser derrière nous une terre plus propre.
Et il remplit parfaitement son rôle, avec un pur accent de vérité. On n'est pas dans le cinéma américain qui joue sur la corde sensible avec facilité. On est dans le vrai. Avec des vrais agriculteurs, sympathiques d'ailleurs, dont l'un déclare qu'il ne mangerait jamais ce qu'il fabriquait pour la consommation humaine, avant de se reconvertir au bio.
Les chiffres parlent d'eux mêmes. Les arguments sont validés par des vrais professionnels scientifiques estampillés. On voit évoluer les enfants et c'est un plaisir de voir la fraîcheur de ce qu'ils ont dans l'assiette, de voir ces bouts de choux heureux et en bonne santé, qui rayonnent parce que leur vie est parfaitement saine. Et quel environnement; On a qu'une envie, c'est de faire sa valise et d'aller respirer l'air de là-bas.... Barjac, le gard.... Un petit air de déjà vu avec "le bonheur est dans le pré" qui lui se situait dans le Gers, vous vous souvenez?
Allez-y, vous ne le regretterez pas. Je suis stupéfaite des critiques de la presse. Heureusement, le public, lui ne se trompe pas. Combien de films sont portés aux nues, qui ne laissent aucune empreinte. Celui là vous marquera en douceur.....vous donnera envie de changer certaines mauvaises habitudes. Et en prime, vous en sortirez avec le sourire ingénu de l'émerveillement....
Malgré un sujet passionnant et d'actualité, ce qu'on pourrait reprocher à ce documentaire, ce sont des longueurs, une tendance au pathos, une mise en scène qui part dans tous les sens et des raccourcis un peu faciles. On sent cependant une honnêteté dans la démarche et dans la volonté.
Difficile de noter un film qui n'est qu'un documentaire. En effet j'ai trouvé l"oeuvre" très moyenne du point de vue cinématographique. Mais si on se situe au niveau 'documentaire' alors oui cela vaut plus que 4 étoiles !
Film terriblement opportuniste qui dessert complètement la cause des verts. Très beau sujet pourtant mais qui mériterait donc justement un documentaire ... documenté. De ce côté là, on reste sur sa faim...
Je suis enfin allé le voir "in extrémis" avant qu'il ne disparaisse des rares salles... J'en suis assez déçu par l'ambiance sentimentaliste de ce documentaire contenant des séquences vraiment trop répétitives de scènes alarmistes (celle de l'épandage phyto..) à croire que le proprio du tracteur épandeur est plutôt d'accord pour répéter sa scène plusieurs fois dans le film! J'aurais aimé lire à l'écran des statistiques sur les refus de nos politiciens d'aborder ce sujet brûlant d'actualité pour nos avenirs.! Et puis ce film est quelque peu idéaliste car ce "plan" bio me paraît beaucoup plus facile à mettre en place dans la presque paisible campagne provinciale que dans nos cités urbaines où il faudra bien là aussi des camions roulant au pétrole pour nous acheminer des produits poussant encore sous les réacteurs des avions d'aéroports, à proximité d'autoroutes ou d'industries fumantes.. - En témoigne les refus de centaines de salles de projeter ce film: c'est un film courageux dénoncant les lobbyes pétro-pharmaco-chimiques ayant, qui le sait?, l'objectif pas du tout avoué de programmer nos vies les moins durables possible..!? Tiens-tiens, çà me fait penser aux aliments pour nos chiens-chats domestiques!!
Film trés intéressant sur un sujet trop peu traité. Une alternance entre avis des spécialistes et moments de vie d'un village qui se met au bio par l'intermédiaire du restaurant bio allége agrablement l'aspect quelque peu anxiogéne du sujet. Un fim qui m'a donné envie d'agir pour mes enfants petits enfants et de manger encore plus bio c'est à dire en harmonie avec la terre.
Un documentaire très médiocre. Une enquête n'allant que dans un sens, pleine de sentimentalisme. L'essentiel de l'argumentaire consistant à montrer des enfants pour attendrir le spectateur et dénoncer le lobby des industries chimiques. Aucun chiffre donné n'est pertinent, un simple exemple: l'augmentation du nombre de cancer. Il est certainement vrai que le nombre de cancers détectés a augmenté au cours des 20 dernières années mais il faudrait comparer cela à l'évolution démographique (vieillissement de la population, évolution des naissances, de l'immigration...) ainsi qu'aux avancées en terme de détection précoce de telles maladies. Des pourcentages "de pollution" sont donnés, qu'est-ce que cela signifie? Par ailleurs, la parole n'est jamais donnée aux représentants industriels ainsi qu'aux experts cancérologues.
130.000 ! C’est le nombre d’entrées enregistrées à ce jour. Pour le film « Nos enfants nous accuseront »qui s'avère être un réel succès. Preuve que les questions d'environnement intéressent de plus en plus les français. Plus de 2 millions d'internautes ont visionné la bande annonce du film (www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com).
Fort de ce succès, le film sera encore en salle jusqu'en juin 2009 et sera distribué en Belgique, Suisse, (au) Luxembourg, au Canada, en Espagne, en Roumanie et au Japon où le film a été sélectionné au festival du film français à Tokyo. Il pourra également être vu à la télévision en Israël et en Pologne. « Nos Enfants Nous Accuseront » a fait aussi partie de la sélection du festival de Berlin
Le film a retenu le soutien du Ministre de l'Ecologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire Jean-Louis Borloo ainsi que celui de Nicolas Hulot qui ambitionne de faire une projection du film au Ministère de l'Agriculture et de la Pêche.
En partenariat avec Jean-Paul Jaud, réalisateur, et l'association J'Eco, le WWF France a aussi lancé la première campagne d'envergure nationale de promotion des produits issus de l'agriculture biologique en milieu scolaire. L'édition 2009 portera sur les écoles primaires et 2010 se concentrera sur l'alimentation dans les collèges et lycées. C'est ainsi que le 18 juin prochain, parents d'élèves et élèves écriront à leur mairie ou s'y rendront en délégation afin de demander solennellement que le bio rentre dans les cantines scolaires.
Le film sortira probablement en DVD à la rentrée prochaine puis diffusé sur Canal +.
Fort du succès de ce film, Jean-Paul Jaud ne souhaite pas s'arrêter là et prépare dès à présent une suite avec un démarrage prévu en juin 2009 et une sortie au plus tôt fin 2010.
Merci à tous les internautes, associations environnementales. Vous avez fait comme le dit Pierre Rabhi votre part. Merci à tous. Que le meilleur vous accompagne.
Il y a peut-être quelques maladresses (lu dans les critiques "pro"...) dans le montage ou la présentation de ce docu. Oui il y a un parti pris de la part du ou des réalisateurs pour le "bio" et contre notre société de sur-consommation. Et tant mieux parce que sans cela on sera encore à bouffer des pesticides dans 20 ans (pas sûr d'ailleurs que dans 20 ans on en bouffera plus...). On ne sait plus quoi inventer pour alerter, sensibiliser, informer... On ne sait plus s'alimenter... on se remplit, on se gave n'importe comment pour oublier notre stress (j'en sais qq chose...), pour passer le temps, pour faire plaisir à notre estomac, pour satisfaire la société de consommation. Evidemment que transposer ce qui est réalisable dans le microcosme de ce village et de ses alentours sera beaucoup plus difficile à transposer dans nos grandes villes ou dans le pays. Faut un début à tout, et surtout un courage et une volonté politique. Et là, j'avoue qu'à mon sens, on est bien mal parti... Mais sait-on jamais, peut-être une prise de conscience lente mais sûre, grâce à ce genre de film notamment... Si le bon sens ne vient pas du politique, peut-être sera-t-il imposé par les citoyens ? Croyons-y !