L'Homme qui tua Don Quichotte
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tonton29
tonton29

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1,0
Publiée le 22 août 2019
Connaissant la filmographie et le caractère de Sieur Terry Gilliam, son abnégation pour arriver au bout de son film, quand celui-ci est sorti au ciné, beaucoup se sont précipités dans leur salle préférée pour savourer une histoire et une leçon de cinéma. Et là, on dirait une cascade ratée de Bébel, badaboum mais pas retour debout sur les pattes avec le sourire, car là . . . Bah non je ne comprends pas !!! Mais Monsieur Gilliam, tout ça pour ÇA !!?? Je veux bien comprendre la mise en abîme du personnage avec le film dans le film évoquant un autre film, mais là ça en devient tellement confus et brouillon que c'est du grand n'importe quoi redondant et inintéressant, surtout que plus de 2h ça devient long quand il n'y a pas un minimum de structure et de rythme. Qu'il n'y ait pas de logique et qu'on évolue dans le non-sens, je veux bien, mais là vous avez perdu la main ! Ou alors vous avez été tellement surpris au bout de tant d'années d'échec et de contre-temps, que de réussir à le faire vous a totalement perturbé et que vous avez bâcler le truc pour vous en débarrasser !!?? Vous vouliez conjurer le mauvais sort en l'expédiant au plus vite lors d'une éclaircie dans les 30 ans de galère !!?? Alors, à mon avis, il aurait mieux valu ne jamais le finir, récupérer des rushs des différentes périodes et faire un documentaire testament du film et hommage à ceux qui y ont participer et laisser les spectateurs imaginer personnellement le chef d'oeuvre que vous vouliez faire. Dommage, il y avait un potentiel merveilleux, le potentiel et le merveilleux se sont perdus . . . Je suis rarement aussi dur en critique (très indulgent et tentant toujours de me mettre du point de vue de l'artiste pour comprendre son approche) mais là, désolé, je ne peux pas faire mieux . . . Allez, je retourne voir Tideland pour me remonter le moral !
FaRem

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3,5
Publiée le 26 juillet 2019
"The Man Who Killed Don Quixote" n'a failli jamais voir le jour. Terry Gilliam a porté ce projet pendant de nombreuses années et a tout fait pour qu'il voie enfin le jour. Une sorte de délivrance que l'on ressent dès le début du visionnage avec le message suivant : "Et maintenant, après 25 ans de besogne et de foire d'empoigne." Il faut dire que durant toutes ces années, les galères se sont succédé entre les problèmes de tournage ou les faux-bonds des acteurs. Le réalisateur américain nous propose en quelque sorte un film d'aventure sur un réalisateur qui est embarqué dans une aventure folle durant laquelle il ne parvient plus à dissocier ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Une histoire un peu autocentrée avec de nombreuses références et surtout ce questionnement sur la responsabilité d'un créateur face à sa création. Toby est confronté à cela pendant tout son film avec les acteurs de son premier film qui ont vu leur vie complètement basculer après la fin du tournage. C'est le cas de l'acteur qui jouait Don Quichotte et qui est encore dans son monde ou de Angelica à qui Toby avait promis la gloire. Le réalisateur est donc confronté à ce qu'il a créé. On peut voir "The Man Who..." comme un film sur l'histoire d'un film, ce qui en fait un film très riche qui raconte énormément de choses. C'est parfois brouillon et peut-être un peu long, mais je suis resté accroché devant cette aventure bien particulière. C'est divertissant, amusant, mais aussi touchant. Le duo formé par Adam Driver et Jonathan Pryce finit par être vraiment attachant. Les acteurs sont très bons et les personnages bien développés. C'est étrange et parfois perturbant, mais si on accroche, on ne peut que passer un bon moment et ce fut le cas pour moi. En tout cas, l'exercice de style est réussi, car c'est un film très original. Du Terry Gilliam quoi !
Marc L.
Marc L.

69 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2019
Peu d’oeuvres possèdent une aura de “Film maudit� aussi absolue que le projet de Terry Gilliam consacré à Don Quichotte. Il faut remonter aussi loin que le début des années 90 pour trouver les origines de ce projet un peu fou, comme tout ceux initiés par Gilliam, qui devait compter Jean Rochefort et Johnny Depp au casting. Le réalisateur anglais se rendit compte, après avoir obtenu tous les feux verts et les financements, que le récit de Cervántes était inadaptable en tant que tel. Il décida donc de recourir à la ficelle bien connue du personnage qui se retrouve propulsé dans une temporalité différente : en d’autres termes, Don Quichotte allait venir faire un petit tour au 20ème siècle. Entamé en 2000, le tournage virera à la catastrophe, au point de pousser le pourtant obstiné Gilliam à rendre les armes : producteurs et bailleurs de fonds feront défection, les avions de la base militaire voisine empêcheront toute prise de son effective, des pluies diluviennes détruiront le matériel de tournage et Jean Rochefort, qui devait incarner le Chevalier à la triste figure, souffrira une hernie discale qui l’empêchera définitivement de monter à cheval. De ce naufrage en règle ne subsistera qu’un documentaire, ‘Lost in La Mancha’, sur ce tournage à peine croyable contre lequel l’univers entier semblait s’être ligué. Au fil des années, il fut maintes fois annoncé que le projet allait être remis sur les rails, avant que des avanies systématiques ne portent à chaque fois le coup de grâce à ces nouvelles tentatives. La sortie de ‘L’homme qui tua Don Quichotte’, bien éloigné à tous points de vue de ce qu’il devait être à l’origine, tient donc du miracle ! Pourtant, Jean Rochefort est mort. Artistiquement, Johnny Depp n’est pas loin de l’être. C’est donc le fidèle Jonathan Pryce flanqué du désormais inévitable Adam Driver qui reprennent leurs rôles, et il est cette fois question d’un vieil homme ayant incarné le héros picaresque dans le cadre de l’oeuvre de jeunesse d’un aspirant cinéaste. Dix ans plus tard, les deux hommes se retrouvent : le jeune artiste est devenu un publicitaire cynique...et le vieil homme est devenu Don Quichotte et y croit dur comme fer ! Evidemment, quand on connaît le parcours houleux du projet et plus généralement celui de Terry Gilliam, il n’est pas besoin d’y regarder à deux fois pour comprendre à quel point ce film tenait de l’obsession personnelle, que le portrait de ce vieil homme rêveur et obstiné qui refuse de se plier aux contingences de la réalité, convaincu que le monde qu’il imagine vaut plus que le monde qui est, nostalgique d’un âge d’or qu’il se croit destiné à faire revivre, colle autant au cinéaste qu’au personnage littéraire. On y trouve d’ailleurs tout ce qui fait le charme des films de Terry Gilliam, cette générosité totale, cet imaginaire fantasque et débridée, ce rapport contrarié à la réalité et à la vérité et cette vision poétique et romantique, dépouillée de tout cynisme, de ce qu’est le monde, ou plutôt de ce qu’il devrait être. On y retrouve aussi ce qui fait leur limites, ce dédain pour les normes qui se paye au prix de l’efficacité, ce “trop-plein� de tout qui conduit à la boursouflure et cette incapacité à s’arrêter à temps, avant que les péripéties ne commencent à lasser et que la faiblesse de la structure ne devienne trop apparente. Comme à chaque fois, le tout est de savoir si les avantages l’emportent sur les inconvénients : pour ma part, j’estime que cette fois, c’est bien le cas et que ce film-arlésienne est de meilleure tenue, éventuellement une manière plus digne de conclure une carrière, que ne l’étaient l’inconsistant ‘Zero theorem’ ou même ‘L’imaginarium du Dr Parnassus’, et que l’Homme de la Mancha peut rejoindre tranquillement Sam Lowry et le Baron de Münchausen parmi les projections les plus évidentes de Terry Gilliam à l’écran.
ned123
ned123

211 abonnés 1 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2019
J'ai vu un film... qui a démarré il y a des décennies (25 ans) et qui a été victime d'un nombre incalculable de "malédictions" avant de trouver une conclusion heureuse... Le film est à l'image de l'imaginaire de Terry Gilliam, complètement baroque et foutraque... On est soi-même, un peu perdu en tant que spectateur, et on se laisse prendre par la folie des personnages et des situations. Le casting est prestigieux, Mené par un Adam Driver et un Jonathan Pryce de très haut niveau. Le film est touchant, emporté, fougueux et absolument empreint d'amour pour le cinéma, le personnage de Don Quichotte et des comédiens. Les scènes s'enchevêtrent pour notre plus grand plaisir... et on savoure les époques qui se mêlent et s'emmêlent.. J'ai beaucoup aimé les intentions de ce réalisateur hors-norme... Rentrer dans son univers est un honneur...
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

185 abonnés 2 643 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2019
Un film qui restitue bien les aventures de Don Quichotte et érige la folie douce comme art de vivre.
Climax
Climax

11 abonnés 299 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2019
Comment adapter un livre parfait ? Un projet voué à l’échec... sauf que c’est Terry Gilliam qui réalise le film et que Terry est capable de beaucoup de choses, de Brazil, de L’armée des 12 singes... un miracle est possible. Le scénario prend très rapidement ses distances avec le livre et surprend en se concentrant sur les errements d’un réalisateur d’une adaptation cinéma de Don Quichotte. Malgré ses longueurs, un film agréable et surprenant même si on est loin de toute la folie, toute la démesure qu’on pouvait espérer sur cette adaptation en ayant Terry Gilliam en réal et surtout du film qu’on avait imaginé via « Lost in La Mancha » (un film-making-of narrant les problèmes qu’avaient rencontrés Terry dans sa première tentative d’adaptation de Don Quichotte, avec Jean Rochefort et Johnny Depp) et en particulier de la fameuse scène des géants.
Shephard69

407 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2019
Enfin ! Fruit d'une arlésienne qui fuyait Terry Gilliam depuis plus de vingt ans au point d'en devenir une affaire personnelle ponctuée de nombreux revers, le long-métrage tant attendu du réalisateur anglais nous est offert, somptueux et visuellement très riche. Comme à l'accoutumée avec l'ancien membre de la troupe des Monty Python, un savoir-faire indéniable pour brouiller la réalité et fantasmagorie, entre monde contemporain et récit chevaleresque, le tout dans des décors et des costumes grandioses. De solides prestations de Jonathan Pryce et Adam Driver, une mise en scène folle, complexe mais un rythme relativement irrégulier alternant des moments trépidants à des passages plus lents. Une oeuvre difficile à aborder, profonde mais forcément un peu décevante.
Fabien S.

687 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2019
Un excellent film de fantastie et d'aventure. Adam Driver incarne un réalisateur qui fait un long métrage sur Don Quichotte.
Le cinéphile

793 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2019
Évidemment on regarde ce film avec un œil indulgent, plein de nostalgie et de regrets de ne pas avoir vu la véritable version. Car ce Don Quichotte n’est pas parfait, et aurait gagné à être raccourci. Pour autant on souligne la persévérance de Gilliam qui 25 ans après parvient enfin à réaliser son rêve. En plus il s’agit d’un long métrage intelligent, presque méta sur la condition d’Hollywood mais aussi de son propre réalisateur.

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coperhead
coperhead

37 abonnés 477 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2019
Ce film est avant tout un mélange entre réalité et fantastique qui s'enchaîne tout au long du récit sans que l'on sache toujours dans quel monde nous nous trouvons et qui finit parfois par surprendre et parfois par lasser . On retrouve quand même dans l'ensemble l'univers de Gilliam avec une intrigue bien alambiquée et des personnages haut en couleur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2019
Quel film extraordinaire ! Terry Gilliam a enfin réussi à réaliser cette oeuvre, une création qui n'a plus grand chose à voir avec l'histoire racontée Cervantès, mais reste extraordinairement fidèle à son univers.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2019
Je ne sais pas si Gilliam avait à la base cette idée de placer une histoire dans une autre, car au début on croirait qu’il parle de son script d’antan et qu’il en fait autre chose, en tout cas je trouve ça pas mal, d’apporter le lyrisme et l’épopée chevaleresque au réel, d’être hors du temps et s’amuser des situations rocambolesques, bref j’ai beaucoup aimé la première partie. Après je trouve que le film s’épuise petit à petit pour ne plus surprendre, d’ailleurs Gilliam m’a semblé moins inspiré dans sa mise en scène, difficile de reconnaitre sa patte, sans doute ce qui m’a le plus déçu par rapport à l’ambition du projet et ses attentes pesantes, mais je ne suis pas non plus totalement surpris, après tout le train ne passe que rarement deux fois.
claude O.
claude O.

8 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2019
J´ai retrouvé un air de Joborowki ,cette magie fantasmagorique ou le réel cotoit l´imaginaire et ce film est fidele á l´esprit du livre de Certvantes .Enfin un film qui sort des sentiers du cinema commercial ,un film d´etude et quel idée de genie de faire du realisateur du film dans le film le personnage principal ,que de suspence et de belles images entre reve et réel
Redzing

1 455 abonnés 4 944 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2019
Pendant des années, le "Don Quixote" de Terry Gilliam fut sans doute le projet inachevé et maudit le plus célèbre de l'histoire du cinéma, tant le réalisateur subit galères sur galères l'empêchant de boucler son œuvre. Après de multiples tentatives, l'une d'entre elle aboutit enfin, et ce malgré de nouveaux problèmes d'ordre légaux qui ont bloqué la sortie du film ! "The Man Who Killed Don Quixote" raconte ainsi l'histoire d'un jeune réalisateur arrogant, qui tourne un clip publicitaire en Espagne. En se promenant dans un village à proximité il fera la rencontre d'un vieil acteur avec qui il a travaillé dix ans plus tôt, et qui se prend pour Don Quichotte... Soyons francs, ce film ne révolutionnera ni la filmographie de Gilliam (dont il réintègre ici plusieurs éléments), ni le cinéma. Mais il demeure très appréciable, surtout par les temps qui courent, où le cinéma est de plus en plus formaté et consensuel. On y apprécie des personnages barrés (Adam Driver et Jonathan Pryce forment un tandem absurde et attachant), une réalisation baroque de bel effet assez poétique, un humour noir, et un fond engagé. Le scénario critique en effet le monde cynique du cinéma et de la publicité, où l'argent prime sur la vraie créativité, mais rappelle également l'ironie de la situation des migrants, l'Espagne ayant été en partie maure par le passé... Pas mal de bonnes idées donc, pour un film qui a parfois tendance à faire du surplace ou à s'éparpiller, mais qui demeure intéressant, et pas seulement en tant que symbole de réussite.
Vador Mir

305 abonnés 999 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 janvier 2019
Terry Gilliam a tué Don Quixote. Effectivement. Quelle déception ! Un film attendu, pourtant plein de promesses. c'est lourd et ennuyeux.
Don Quixote de la mancha aurait du rester à l'état de film culte n'ayant jamais été fait, comme le Dune de Jodorowsky ou le Napoléon de Kubrick. Au lieu de cela le charme est rompu et Gilliam nous livre son plus mauvais film.
Triste.
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