Incompréhensible, d'une suffisance incroyable, des scènes étirées jusqu'à la nausée, un montage chaotique, des longueurs injustifiés (j'ouvre la grille, je pousse la grille, je franchis la grille, je repousse la grille, je referme la grille) un sabbat où le réalisateur ose faire côtoyer le nu avec la laideur (il a des problèmes ce garçon, c'est pas possible ?), un féminisme en carton qui n'est que posture, des références à la bande à Badder dont on se demande que ça vient faire là, et où il se garde de dénoncer les terroristes) et in fine une petit couplet sur les camps nazis qui n'en finit pas de finir. Que reste-il de ce salmigondis prétentieux et creux ? Le ballet de danse moderne ? Il aurait pu être transgressif, il est mauvais sans sensualité, les danseuses étant réduites à l'état de mannequins de vitrines, Reste le joli minois de Dakota Johnson, ça ne fait pas grand-chose. Et Tilda Swinton me direz-vous ? Bof
Ahhhhh les remakes. La nouvelle lubie du cinéma de ces dernières décennies. C'est pourtant un exercice bien difficile sur lequel moulte réalisateurs se sont cassés les dents. Je compte sur les doigts de la main ceux qui ont reussi à en faire des oeuvres intéressantes et il faut bien avouer que ce Suspiria en fait partie. Alors oui c'est lent, oui le contexte politico-historique de Berlin et sa sous-intrigue par l'unique rôle masculin du film ne plaira pas à tout le monde. Cela étant dit, Luca Guadagnino arrive à placer la barre (très) haut la ou Suspiria avait déjà su se hisser au Panthéon du film de genre. Vous adorez la BO des Goblin de la version de 77 ? Thom Yorke fait ici des merveilles aussi bien sur la gestion de l'angoisse que sur la mélancolie (mention spéciale à Suspirium que j'écoute en boucle). La photo et la réalisation ultra léchée d'Argento, on la retrouve ici avec cette sensation permanente d'être observer, scruter par la caméra et on a clairement envie de savoir comment ces 5 actes vont se terminer. Bref c'est du tout bon pour moi. Cependant, il y a quelques défauts non négligeable : le film reste un poil long (2h40 tout de même) et il y a quelques scènes que je trouve presque inutiles. D'autre part, je n'ai pas été convaincu par la scène finale (sans spoil) que j'ai presque trouvé grotesque par moment. Il n'en reste pas moins que vous devriez laisser une chance à ce film qui transpose avec amour l'un des chefs d'oeuvres du maître italien et de sa trilogie des trois mères.
Je ne savais pas que arte ce lançait dans le cinéma d'horreur. Sérieusement ce film est tordu mais c'est pas nul... Juste WTF ont ne comprend rien jusqu'à la fin où l'ont va cherché une thèse du publique "intellectuel".
Certains chefs d'œuvre supportent difficilement le remake. Luca Guadagnino qui avait déjà loupé dans les grandes largeurs (on pourrait même dire "longueurs" sans vilain jeu de mots) celui du très sulfureux "La piscine" de Jacques Deray (1969) a choisi d'aggraver son cas avec celui de l'hypnotique "Suspiria" de Dario Argento qui atteint des sommets de boursouflures sur près de 2h30 de métrage . Transposant l'intrigue qui n'en était pas réellement une chez Argento de Fribourg au Berlin des années 1970, Guadagnino qui a cru bon de surfer sur la vague du moment en s'imposant un casting exclusivement féminin (Tilda Swinton endossant le seul rôle masculin) tente vainement d'enrichir l'opéra macabre d'Argento d'un substrat historico-intellectuel qui s'avère très vite indigeste. L'ensemble des scènes semblent en effet désincarnées et vides de sens. Guadagnino qui convoque Jessica Harper l'héroïne gracile au yeux de biches d'Argento de prend même pas la peine de mettre en avant sa courte prestation. En y réfléchissant c'est peut-être mieux ainsi. A oublier au plus vite. Quant à Tilda Swinton visiblement soucieuse de son image d'actrice cérébrale, elle devrait sans doute réfléchir à deux fois avant de s'engager dans des projets dont la visée semble à l'évidence obscure.
rien a voir avec le film de dario argento ; un film soporifique d'un ennui mortel , décousu et une perte de temps surjoué ; trop long; aucune trame a fuir
Gloire à la « Mater Suspiriorum »!!! Nous voici en présence d’une réinterprétation du mythique film de Dario Argento; nous n’avons pas un simple copié collé de son film ce qui constitue un choix particulièrement audacieux de la part du réalisateur. Le scénario qui nous est présenté inclus un contexte historique absent du long métrage d’origine. Il nous est donc possible de savourer les 2 films sans avoir un sentiment rébarbatif.. Nous sommes en présence d’un film d’horreur intelligent et ambitieux!! La performance du duo d’actrice Dakota Johnson et Tilda Swinton est remarquable! Elles nous offrent une composition à la fois envoûtante et magnétique!! Ce film réserve une scène totalement inoubliable qui vous hantera même une fois le visionnage du film achevé... La tension monte tout au long du film jusqu’à un final tonitruant et inattendu qui va vous glacer le sang! En conclusion ce Suspiria est une véritable réussite!
Avant de rédiger cela j'ai lu un peu ce que les gens en pensent, pour voir si je ne suis pas passé à côté de quelque chose d'important, et........ non. Ce film est un pur gâchis. Un gâchis, parce qu'il contenait quand même de bons éléments, alors commençons par là : les actrices sont bien choisies et interprètent parfaitement leur rôle. Car même si Dakota Johnson est quand même très photogénique, elle ne fait pas racoleuse pour adolescents et ses expressions de visage sont mises en avant. Tilda Swinton et le reste du casting est glacial à souhait. Deuxième bon point ; la musique minimaliste et l'ambiance sonore épurée. Troisième et dernier : quelques scènes subversives (même si ce ne sont pas celles qui ressortiront, à mon avis, dans les autres chroniques). spoiler: Quand les vieilles sorcières s'amusent avec le sexe des policiers envoûtés . Là on approche de la touche féministe où l'auteur voulait nous emmener. spoiler: L'aspect sexuel est bien effleuré aussi quand Dakota compare sa danse à l'acte reproductif . Ces quelques percées de lumière sont ensuite ridiculement gâchées. Gros raté : le rythme. Très amateur, une scène gore repompée sur du Silent Hill au début du film, puis le film se perd trouver sa place, oscillant entre angoisse et zombie land. Autre raté : l'ancrage historico-politique. J'ai cherché tout au long du film la signification de la trame "bande à Baader" sans y trouver aucun intérêt. Ça n'ajoute rien du tout, ça ne rend pas le film plus profond et n'explique en rien ce qui se passe dans l'école de danse (spoiler: juste que la fille disparue était activiste... et alors ? pas besoin de nous bourrer le mou avec l'actu tout au long du film). Idem pour le passé du vieillard et de sa femme capturée par les nazis alors qu'elle partait en exode. Tout ça pue la maladresse d'un réal qui tente de rendre son film sérieux et philosophique en appuyant un contexte qui - justement - n'a aucune incidence sur ce qui se passe dans le scénario. La cerise sur le gâteau, qui transforme ce faux film d'auteur en blague galactique : la scène finale ! spoiler: Un ralenti saccadé sur des femmes qui se trémoussent (ah, elles dansaient ?) en imitant une transe ! Sur les plans larges on voit même les stroboscopes et les lasers rouges sur les côtés de la salle ! Pendant que des effets spéciaux numériques grotesques de têtes qui explosent nous font regretter les marionnettes gores des années 80's . J'ai éclaté de rire à ce moment là... Mais c'était sans compter les minutes qu'il fallait encore tenir pour enfin toucher à la délivrance, qui se termine d'ailleurs sur un mémo d'une des nombreuses intrigues secondaires : celles du vieux. Pourquoi lui et pas Patricia ? allez savoir... Hum, en fait je pense que le seul intérêt de ce film est la chorégraphie de la danse Volk, pour les fans de danse contemporaine. Ce qui n'est pas mon cas.
Je suis resté à la porte de cette école de danse. Il ne se passe pas grand chose de fort interessant. Utilité du remake ? La bo de Thom yorke sauve un peu le film du désastre. Quelques scènes d'horreur bien senties. J'en attendais tellement mieux.
En réalisant ce remake, Luca Guadagnino a le mérite de ne pas du tout chercher à jouer dans le même registre que Dario Argento. Là où Argento utilisait une abondance de couleur, la version de Guadagnino s’avère plus froide, exploitant des décors ternes d’Europe de l’est en pleine guerre froide. Dommage que le dernier acte s’enfonce dans des délires ésotériques plus guignolesques qu’effrayants.
Film féminin et davantage féministe, sur les dictatures qui se rongent de l'intérieur et s'alimentent de leurs erreurs, Suspiria bénéficie d'une richesse thématique étonnante, mais qui peut aussi décontenancer. D'autant qu'il est incompréhensible que Guadagnino mette autant d'énergie à noyer le poisson, au risque de crisper le public, alors qu'il avait toutes les cartes en main pour pondre un chef-d’œuvre absolu. Critique complète : http://www.terreurvision.com/2018/12/suspiria-2018-de-luca-guadagnino.html
A l'annonce d'un remake de Suspiria j'ai d'abord cru à une mauvaise blague, c'est sans conteste une des plus belles réussites de Dario Argento, et sans y prêter plus d'attention que cela pourtant au fur et à mesure que le projet avancé cela titillai davantage ma curiosité. A ma connaissance ce film n'a pas été un grand succès en salles étant presque sorti dans l'indifférence générale, c'est dommage car ce remake s'avère original et loin des films d'épouvante formatés à base de jump scare que l'on nous fourgue trop souvent ces derniers temps-ci. D'ailleurs il ne faudrait pas vraiment parler de remake car le film original est plus une source d'inspiration pour le réalisateur qu'une envie de refaire le film, il y a des points communs avec l'original, ça se passe dans une académie de danse en Allemagne (mais à Berlin et non plus à Friburg) qui est bien sur un antre de sorcières et il y a une jeune danseuse venant d'Amérique. Avec 2h30 cette version développe plus de choses, Argento avait crée avant un tout un film travaillant son atmosphère avec un visuel baroque et puissant, Luca Guadagnino tourne lui un film plus sombre avec un contexte plus ancré dans son époque (surtout au début du film avec comme fond une Allemagne troublée par la bande à Baader) notamment à travers une photographie au teint grisâtre qui renforce le climat lugubre et quelque peu austère du film. Je craignais que cette durée desservirait le film mais non, aucune longueur à signaler et le final que certains trouveront grotesque et le point culminant de Suspiria. Une belle découverte, comme quoi revisiter un film n'est pas forcément un sacrilège.
Le "Suspiria" de 1977 est à la fois l'une des œuvres les plus connues de Dario Argento, et un grand classique du cinéma d'horreur, apprécié par de nombreux fans du genre. Difficile donc d'en faire un remake qui fasse oublier cela... Et pourtant, Luca Guadagnino a su relever le défi ! Cette version 2018 reprend les mêmes éléments que l'original, à savoir une jeune Américaine qui débarque dans une école de danse allemande à la fin des 70's, tandis que l'école en question est gérée par un sinistre couvent de sorcières. Sauf que le scénario s'éloigne ensuite considérablement de l’œuvre originale ! Outres des personnages intéressants, bien campés par Dakota Johnson et Tilda Swinton (qui s'offre trois rôles troublants pour l'occasion, dont deux où elle est méconnaissable), la narration proposée est à la fois lente, hypnotique, et dense, et contient des sous-intrigues qui donnent un poids social et politique inattendu à l'ensemble. Critique des dérives du pouvoir, du sentiment de honte et de culpabilité post-3ème Reich qui n'est pas forcément chez les bonnes personnes, causant ainsi des instabilités, dérives du féminisme : les sujets évoqués sont riches... Côté visuel, Luca Guadagnino se démarque une fois de plus de son prédécesseur. Là où la version de 1977 se voulait baroque avec ses couleurs primaires saturées et cauchemardesques, cette version 2018 utilise des techniques typiques des 70's (travelings, zooms brutaux...) et des couleurs hivernales et ternes, pour donner une ambiance anxiogène au film. Avec en prime une photographie et des plans maîtrisés, et un montage qui rend certaines scènes horrifiques particulièrement dérangeantes, "Suspiria" cuvée 2018 est donc une réussite. S'il n'est pas forcément facile à appréhender, ses visuels, ses sujets et son atmosphère lui donne une vraie identité.
Le pire reste ces parties ajoutées (1h de plus que le film originel tout de même !) où le nazisme a son importance et où la bande à Baader est omniprésente sans que ça ne serve à quoi que ce soit dans l'histoire. Heureusement, d'autres points sont réussis notamment sur le gore, un point sur lequel Guadagnino nous surprend avec une bonne dose se sanguinolant et en prime une scène de désarticulation aussi choquante que terrifiante. Du gore efficace et assumé malheureusement pas toujours au point à cause surtout d'effets spéciaux parfois médiocres. Mais au final ce remake reste un film un peu lourd, qui manque singulièrement de modernité et d'une audace réelle. Site : Selenie
J'ai l'impression que soit on est fasciné par ce film, soit on ne comprend pas grand chose et on le rejette sans détour.. Je dois avouer être dans cette deuxième catégorie, les plus de cette oeuvre sont les actrices, vraiment Dakota Johnson nous offre une prestation incroyable, Tilda Swinton est aussi très convaincante comme à son habitude, l'atmosphère du film est pesante, la réalisation est de toute beauté, mise à part certains effets de sang un peu raté, mais dans l'ensemble, ça se regarde avec beaucoup de plaisir. Par contre, j'ai trouvé ça lent.. Je n'ai jamais réussi à être emporté à 100%, la double histoire avec l'ancien rescapé juif m'est passée au dessus, j'aurai aimé mieux comprendre, même si c'est le but du réalisateur de nous perdre un peu, j'ai trouvé le final génial dans la mise en scène, mais impossible pour moi d'en saisir toutes les subtilités, j'aime pourtant ce genre de cinéma, qui essaye de nous surprendre, de nous perdre, de part les longueurs je ne pense pas le regarder une deuxième fois, Suspiria restera une déception pour ma part.