Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi ce film sort seulement maintenant en France, alors qu’il est arrivé dans les cinémas américains juste avant Halloween l’année dernière : ce timing est pratiquement une garantie d’échec au box-office. Mais enfin, quoiqu’il en soit, ce film ne fait quand même pas très peur (autant dire : pas du tout pour qui a plus de 13 ans). Comme cela m’arrange bien, je ne m’en plains pas, mais autant le savoir à l’avance : c’est très soft. Au niveau des critiques négatives, j’ajouterais également des effets spéciaux passables (du niveau d’une série B convenable au maximum), des placements produits Sony à la pelle (comme dans tous les films produits par Sony, de toute façon…), et certains personnages secondaires qui sont pénibles et lourds (le meilleur ami en particulier et, dans une moindre mesure, la tante, contrairement au duo adolescent qui fonctionne bien). Mais heureusement, heureusement que ce film est bourré de second degré et d’ironie, ce que, personnellement, j’adore. Je le répète sans cesse : si un tel film a la prétention de se prendre au sérieux, il se ramasse complètement et devient risible et soporifique ; mais, lorsqu’il est conscient de son statut de divertissement pour ados et qu’il l’assume, en se moquant au passage des clichés du genre (avec de bonnes répliques, délivrées sur le bon ton), il est dynamique et franchement drôle. Ne serait-ce qu’une phrase du type « Hey, you know, if you’re scared, I can hold your hand », pile au moment où, dans n’importe quel film du genre, le garçon prendrait sans rien lui demander la main de la fille et la fille le regarderait et lui ferait un sourire et je soupirerais dans mon fauteuil, ou encore, l’auteur qui annonce tout seul à la classe remplie d’élèves l’arrivée d’un plot twist, fait toute la différence. De ce fait, j’ai sincèrement passé une heure trois quarts très agréable, devant un petit film, bien sympathique, certes pas du tout effrayant mais sarcastique et un peu décalé, qui aura positivement réussi à me surprendre.