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    Sérénade à trois
    note moyenne
    4,0
    246 notes dont 23 critiques
    répartition des 23 critiques par note
    11 critiques
    4 critiques
    6 critiques
    2 critiques
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    Votre avis sur Sérénade à trois ?

    23 critiques spectateurs

    Maqroll
    Maqroll

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    5,0
    Publiée le 8 septembre 2010
    Virtuosité éclatante sur le thème - d’une audace folle pour l’époque - du ménage à trois. Gary Cooper, Fredrich March et Myriam Hopkins, tous les trois éclatants de jeunesse et de santé, nous offrent un chassé croisé passionnant filmé d’une main de maître par un Lubitsch qui signe là un de ses meilleurs films. On comprend aisément pourquoi François Truffaut citait ce film parmi ses références de base si l’on considère qu’il est un Jules et Jim avant l’heure, une variation sur le thème de l’amour et de ses questions infinies lorsque l’un (en l’occurrence l’une) ne peut faire un choix entre les deux autres, qui eux-mêmes sont incapables de se séparer, l’amitié s’avérant plus forte que la rivalité. C’est frais, c’est intelligent, c’est drôle, ça pétille et ça monte à la tête comme du champagne, c’est une magnifique leçon de tolérance, d’humanité... et de cinéma !
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 2 avril 2012
    "Design for living" datant de 1933, il est intéressant de voir comment Lubitsch traite son sujet, à savoir un ménage à trois. Le film est antérieur à la mise en place du code Hays, et ça se sent, en prouve cette dernière scène qui a fait scandale où Miriam Hopkins embrasse l'un après l'autre ses deux hommes. S'il est donc historiquement important, "Design for living" n'en demeure pas moins un film moyen, certes pas particulièrement ennuyeux, mais ni spécialement drôle (surtout à comparer avec d'autres screwball comedies de la même époque), ni spécialement touchant : on a effectivement du mal à se sentir concerné par les aventures de ces personnages assez grossièrement esquissés, surtout que Lubitsch a recours de façon assez agaçante aux ellipses narratives. Reste le talent de metteur en scène de Lubitsch, notamment lors de la scène d'introduction dans le train, de loin le moment le plus réussi de ce petit film que l'on aurait probablement oublié si son sujet n'avait pas été aussi osé pour son époque.
    Grouchy
    Grouchy

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    4,0
    Publiée le 10 avril 2014
    Pour une fois qu'une comédie américaine des années 30 se soit pas possédée par l'apparence de "théâtre filmé" et par le remplissage abusif de dialogues ! c'est sans doute grâce au talent de Lubitsch que réside cette réussite. Quoi qu'on dise de la pièce dont est tiré le film, l'humour est très subtil, jouant encore avec la liberté d'écriture par rapport au code Hays ; le cinéaste conserve une retenue sur certaines situations et propos, voire glisse des sous-entendus dans les images ( les deux fleurs offertes au mariage ) et dialogues : il est rare dans un film de cette époque que des personnages parlent des relations sexuelles. L'histoire tient sa force dans les quiproquos et les renversements, même si à la fin rien ne semble n'avoir évolué. On retrouve les caractères de la comédie sophistiquée avec ses personnages bourgeois et la parodie des artistes misérables du romantisme, ainsi que le jeu de lumière de Lubistch qui est autre chose que les flashs intensifs de plateau de théâtre. Si l'on veut voir du jeu d'acteur puisant autant dans la parole que dans le silence pour appuyer la performance et une mise en scène éloignée de celle des planches, le film de Lubitsch est un cas particulier très intéressant.
    lilybelle91
    lilybelle91

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    3,0
    Publiée le 12 janvier 2013
    De loin pas le meilleur Lubitsch, cette comédie sur le thème du ménage à trois se laisse pourtant regarder avec un certain plaisir !
    Louis Morel
    Louis Morel

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    3,5
    Publiée le 1 décembre 2012
    Doté d'un scénario brillant, d'acteurs talentueux et d'un réalisateur de génie, cette comédie de Lubitsch fonctionne du début à la fin, avec son intrigue de théâtre de boulevard.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    2,5
    Publiée le 2 mars 2011
    Une forte déception, ma première vraie déception chez Lubitsch, ce triangle amoureux (voir même carré) était peut-être original pour l'époque, mais depuis il y a Jules et Jim qui est sorti (même si c'est plus dramatique), j'ai trouvé les personnages moins inspirés, moins intéressant, les situations moins concasses. Je n'ai pas vraiment été ému ni ressenti grand chose en fait. Quelques scènes restent sympathiques, mais Lubitsch a fait bien mieux (tout le reste de ce que j'ai pu voir en fait).
    Estonius
    Estonius

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    5,0
    Publiée le 4 avril 2016
    C'est un chef d'œuvre et pourtant ce n'est pas le meilleur Lubitsch. Le réalisateur réussit l'exploit de mener à bien une sorte de défense et illustration de la vie de bohème et du ménage à trois en restant constamment dans l'implicite. La distribution est dominée par Miriam Hopkins éclipsant ses deux partenaires (pourtant très bons) de par son naturel, sa grâce, son insouciance et sa décontraction. Son personnage ne se contente pas de vivre comme elle l'entend mais théorise avec humour son comportement ("chez le chapelier, on peut très bien choisir deux chapeaux") Certaines répliques sont savoureuses ("Nous avons fait un gentleman agrément, mais je ne suis pas un gentleman"), les situations comiques dites théâtrales (comme si c'était une injure ?), fonctionnent parfaitement, et le plan final est fabuleux. Tout est en élégance et en finesse. Un régal !
    Benjamin A
    Benjamin A

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    5,0
    Publiée le 16 avril 2015
    C'est lors d'un voyage en train à destination de Paris que George et Tom, deux amis artistes, tombent sous le charme de la belle Gilda. Peu à peu c'est une relation à trois qui va s'installer entre eux... En adaptant la pièce éponyme de Noël Coward, Ernst Lubitsch met en avant le choc des cultures lorsque cette relation à trois va s'installer face au milieu mondain et bourgeois et profite que l'instauration du code Hays ne se fera qu'une année après la sortie du film. Une relation sensée être choquante mais qu'il traite comme si c'était normal et banal, sans morale ou jugement, mais surtout qu'il traite avec légèreté, charme et humour pour en faire une belle et piquante ode à la vie, la liberté et contre le conformisme. Dès la géniale ouverture du film dans le train, le ton est donné et c'est un vrai plaisir que de suivre les trois protagonistes, plaisir rallongé tout le long du film où l'on navigue entre jalousie, théâtre, passion, relation platonique, esprit libre, ménage à trois ou encore cohabitation, le tout sans lourdeur ni caricature vis-à-vis du sujet et avec rythme. Lubitsch déborde de bonnes idées et les met génialement en images pour nous faire passer par tout un panel d'émotions, les scènes et répliques marquantes ne manquent pas, le tout se concluant par un parfait final. Mise en scène élégante, belle photographie en noir et blanc, cadres impeccables, gestion des ellipses... tout est maîtrisé et orchestré avec brio de bout en bout par Lubitsch qui bénéficie aussi d'une excellente qualité d'écriture, tant au niveau du déroulement que des personnages et surtout des dialogues, brillant et souvent dit au bon moment avec la diction adéquate. Mais c'est aussi par ses interprétations que le film brille. Dirigée de manières parfois théâtrales, ce n'est jamais dans l'excès et l'amusement du trio Fredric March, Gary Cooper et Miriam Hopkins est contagieux, tout comme l'art d'avoir la bonne gestuelle. L'osmose entre les trois est parfaite et Lubitsch n'en sacrifie aucun. C'est avec un charme, une légèreté, un humour et un talent défiant l'épreuve du temps que Lubitsch met en scène une relation à trois entre bohème face aux milieux mondains et conformisme, une belle, savoureuse et brillante ode à la liberté.
    DarioFulci
    DarioFulci

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    3,0
    Publiée le 21 décembre 2019
    Un bon Lubitsch qui a toutefois vieilli. Ce n'est pas les ressorts comiques, ni le dynamisme déployé qui est à remettre en cause. Les rapports hommes/femmes paraissent clairement vieillots: ce qui est sensé faire rire, alors que le film est assez provoquant pour l'époque, tombe souvent à plat parce que les codes ne sont plus les mêmes. Les femmes, les hommes, la séduction, les jeux, les critiques, tout cela n'est plus d'époque. De la caricature malheureusement datée. Cela ne retire rien au charme du film, ni aux scènes bien réussies, mais le rire recherché n'est pas franc et spontané.
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    5,0
    Publiée le 2 juin 2020
    C'est du cinéma-champagne où tout pétille de charme, d'esprit et de drôlerie. C'est aussi la parfaite illustration de la "Lubitsch's Touch", faite d'élégance et d'amoralisme joyeux. Le film date de 1933, soit un an avant l'application du Code Hays. Une époque où l'on pouvait encore évoquer avec malice et plaisir un trio amoureux, et célébrer une vie de bohème épicurienne. Le scénario de Ben Hecht, inspiré d'une comédie boulevardière de Noël Coward, est ainsi d'une liberté, d'une audace et d'une modernité étonnantes. Mais ces trois qualités naissent moins du fond – le thème comique du ménage à trois, éculé – que de la forme : art subtil de l'allusion et du double sens, dialogues savoureusement caustiques voire absurdes... Le puritanisme, le matérialisme (bourgeois) et l'hypocrisie sont croqués à travers quelques répliques dont on se délecte. "L'immoralité est amusante mais elle ne peut remplacer la vertu à 100 % et trois repas complets par jour." Ou encore : "La délicatesse, comme disent les philosophes, est la peau de banane sous la semelle de la vérité." À ce petit bijou d'écriture la réalisation virtuose de Lubitsch donne un écrin ; elle contourne avec une finesse insolente les règles d'une censure déjà tatillonne : mise en scène suggestive, jeu avec des symboles visuels, science du hors-champ et de l'ellipse… À ce titre, le début du film, génial, donne le ton. Et l'ensemble est un bonheur de cinéma auquel contribue aussi largement le quatuor d'interprètes principaux : Miriam Hopkins, Gary Cooper, Fredric March, Edward Everett Horton.
    Nelly M.
    Nelly M.

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    4,5
    Publiée le 5 janvier 2012
    Déjà dans le train à compartiments du bon vieux temps, le trio est incroyablement relâché. Ils filent vers Paris, la ville de toutes les permissivités vue de l'étranger en 1932... La somnolence sans chichis, la prise de vue sur les pieds et une main, les dessins de la demoiselle, tout cela frôle l'alcôve et, comme d'habitude, la finesse du cinéaste amène la diversion indispensable. Après le mot d'ordre incroyable "no sex" entre les trois amis, se succèdent dans la gestuelle accompagnée d'ellipses attirances et remises en cause. Le tout agrémenté d'un ton léger, bien que s'y mêle la pauvreté des artistes, ces funambules que l'aristocratie rend vite corsetés. La muse passe de bras en bras, incapable de choisir et pourrait sembler délivrée par cet officiel mari la rendant à une vie convenable si le trio n'était aussi fidèle à lui-même... Et toujours l'éternel défilé de grandes portes quel que soit le milieu où la caméra balaie. Peut-être pas transcendant sur le fond. Très plaisant avec son sous-titrage bien lisible et aucune faiblesse sonore. A l'image, un beau noir et blanc restauré. Si le dialogue commence en français sur le mode léger, le french kiss de l'issue vaudra à ce film d'être censuré quelque temps par le code Hays en 1934.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 16 février 2014
    Du grand Lubitsch mais avec ce réalisateur les films moyens sont rares. S'il n'arrive pas au niveau du spectacle de ''To be or not to be'' il l’égale d'une autre manière, plus subtile et fine. Un gag inoubliable reste les deux coups de pieds donnés dans le pot contenant les 2 tulipes, le premier par Gilda puis le second par Max. Il faut absolument se dire que le film date de 1933 dans un milieu puritain, pas du tout prêt à accepter le ménage à trois surtout dans le sens 2 hommes, une femme. Aujourd'hui encore, même en France pays des libertés cet état de fait sous un même toit ne se rencontre que très exceptionnellement. il est rare de découvrir un personnage féminin aussi mature, spirituel, intelligent que celui interprété par Myriam Hopkins. Son charme dans ces conditions est irrésistible et l'on comprend qu'il faut additionner ceux de Cooper et de Marsh pour l'égaler. Everett Horton réussi le parfait faire valoir, si fait qu'il devient difficile de trouver le moindre défaut à cette comédie assez unique dans son genre et d'un haut niveau intellectuel. Lubitsch etait un homme de grande valeur morale, il fuit le mensonge comme la peste, Gilda ne ment jamais. De plus il respecte ses confrères et lorsqu'il conseille de voir Tarzan (de Van Dyke) sorti la même année, c’est un signe qui ne trompe pas, le sujet compte peu quand le cinéma est beau.
    loulou451
    loulou451

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    5,0
    Publiée le 26 mai 2011
    Essayez donc d'imaginer aujourd'hui un réalisateur qui proposerait le script de "Sérénade à trois" à un producteur hollywoodien ! Une femme aimée de trois hommes, qui en épouse un et s'envoie en l'air avec ses deux amants, le tout traité avec légèreté, esprit, humour, insouciance, folie et talent ! Que demander de plus ? "Sérénade à trois" est l'exemple même du cinéma de Lubitsch, une comédie légère, moderne et complètement déjantée comme on n'en fait plus aujourd'hui ! Un pur bijou à voir et à revoir. Génial !
    norman06
    norman06

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    4,0
    Publiée le 21 mars 2011
    La Lubitsch’ touch dans toute sa splendeur et sa finesse. Audacieux pour l’époque, bien que le pudibond Code Hays n’était pas encore appliqué, le scénario de Ben Hecht est un véritable enchantement. Gary Cooper se révélait bon acteur de comédie et il faut redécouvrir le talent de la pétulante Miriam Hopkins.
    Jrk N
    Jrk N

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    5,0
    Publiée le 19 novembre 2018
    Dans la courte comédie Sérénade à trois (Design for Living, 1933, 80 minutes), Lubitsch s'autorise des scènes en français, plusieurs scènes muettes où les personnages n'interagissent que par le regard (dont la première), de longs silence, d'autant plus impressionnants qu'il n'y a pas de musique d'accompagnement. Le scénario brillant ne peut pas être raconté mais il est poilant, comme toujours avec Lubitsch and co. Il est plus que ça car il aborde la question suivante : comment s'en sortir quand une jeune femme aime deux hommes et est aimée par trois hommes. spoiler: Solution : épouser le troisième, cependant si les deux autres reviennent elle pourrait par exemple partir avec eux deux. Mais ça il ne faut pas le raconter et surtout ce ne serait pas convenable. Pour réaliser une fantaisie de ce niveau il faut de grands équilibristes parfaitement dirigés : l'acrobatie est commune à Myriam Hopkins dont l'impertinence, l'excentricité et l'humour léger sont des secondes natures. Habitué des seconds rôles farfelus du gars-à-l'apparence sérieux-qui-n-est-pas-dans-les-clous, Edward Everett Horton n'a pas beaucoup d'efforts à faire non plus pour toucher l'absurde. Mais il fallait quand même brutaliser sérieusement Gary Cooper et Frederic March en leur enlevant leur vernis de beaux gosses pour les transformer en artistes bohèmes amoureux de la même femme et circulant à trois dans le même taxi. Lubitsch n'était pas à cette difficulté prêt et il gère évidemment le tout magistralement sans le moindre appesantissement et avec de constants sauts périlleux narratifs. Un joyau de comédie : on a bien envie de revenir à Hollywood 1933.
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