Bronson
Note moyenne
3,4
5622 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

748 critiques spectateurs

5
134 critiques
4
228 critiques
3
124 critiques
2
115 critiques
1
78 critiques
0
69 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
dougray
dougray

275 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 décembre 2012
Après s’être fait un nom avec sa trilogie "Pusher", le réalisateur danois Nicolas Winding Refn s’aventure hors de son pays d’origine et nous livre un véritable OVNI avec ce "Bronson" qui retrace le parcours du prisonnier le plus dangereux d’Angleterre. OVNI car le traitement qu’a réservé le réalisateur à son sujet est pour le moins atypique… et n’est pas sans rappeler le style de feu Stanley Kubrick. Un style qui sera sa marque de fabrique mais qui cristallise, pour moi, les limites de la réalisation de Winding Refn qui s’approprie bon nombre des tics de mise en scène du maître sans pour autant y apporter une véritable plus-value. On retrouve donc de multiples plans séquences (que ce soient par le biais de travellings interminables ou de plans fixes qui n’en finissent jamais), ces numéros d’acteurs décalés armés de dialogues improbables, ce souci apporté à la photographie (stylisant le film à l’extrême) sans pour autant apporter le même soin au fond ou encore cette narration déstructurée qui aime prendre le spectateur à revers sans véritable justification (le stand-up de Bronson !). On pourra toujours louer les efforts du réalisateur de sortir des sentiers battus pour proposer un autre cinéma… à condition que cet effort ne s’accompagne pas d’un pillage en règle du travail d’un autre. Et j’avoue que je n’ai jamais réussi à oublier la filmographie de l’illustre Kubrick tout au long du film qui, comme par hasard, se veut le "Orange Mécanique" du 21e siècle ! Ce pillage m’a d’autant plus gêné que le style semble avoir pour unique but de combler les carences d’un scénario qui s’avère particulièrement minimaliste… ce qu’il ne parvient d’ailleurs pas à faire ! Car l’intrigue tient sur un timbre poste et la personnalité de l’anti-héros n’est pas des plus complexe. Cependant, tout n’est pas à jeter dans "Bronson". Car le film restera, malgré tout, dans les mémoires pour avoir révélé un immense acteur. Il faut voir la transformation sidérante (et crédible) du propret Tom Hardy (vu en voyou gay dans "Rock’n’rolla") en véritable machine à tuer. L’acteur est quasiment de tous les plans et tient entièrement le film sur ses épaules. Il étouffe d’ailleurs un peu ses partenaires puisqu’on retiendra, tout au plus, la prestation de Matt King en mentor efféminé. On pourra également se laisser surprendre par les choix plutôt audacieux du réalisateur concernant la BO, très orientée 80’s. C’est bien peu pour sauver "Bronson" qui restera pour moi un film beaucoup trop prétentieux et contemplatif.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2009
Avec Bronson, Refn s'installe avec assiduité et perfectionnisme dans une vague nordique de cinéma esthétique qui offre un sens aux images et un discours au travers sa réalisation. Le réalisateur manie avec soin sa mise en scène toujours réactive et originale sans pour autant tomber dans un esthétisme clipé lassant. Après la trilogie Pusher, Refn confirme son réel talent de metteur en scène comme Kubrick avait pu l'être à son époque avec Orange Mécanique. Autre époque autre évolution, on ne pourra donc comparer les deux réalisateurs (impossible, Kubrick tout de même...) mais l'axe de réalisation pris par Refn pour Bronson rappelle, remis dans le contexte de son époque, celui que Kubrick avait pris (la bande annonce et ses taglines ne mentent donc pas). Tom Hardy emporte réellement tout sur son passage tant il semble habité par son rôle, impressionnant de démesure psychologique et physique, un comédien a rarement été aussi proche de son rôle, ainsi une résonance "Daniel Day-Lewis" peu être citée. En conjuguant aspect radical de la mise en scène, toujours innovante et non gratuite, direction d'acteur et performance de haut vol du comédien, Bronson est donc le film qui secoue un peu la toile et le cinéma ces dernières semaines. Certes dans un genre précis, mais le genre indé peut aussi offrir de délicieuse pépite provocante et brillante.
Sax_Boone
Sax_Boone

175 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2009
Ah bah ça c'est un bon film ! 20/20 ! (enfin 4/4/ quoi) ! Un acteur que je connaissais pas, Tom Hardy, très bon dans la peau de ce prisonnier qui ne peut pas s'empêcher de chercher - et de trouver - les embrouilles (et encore le mot est faible)! Belle mise en scène, plans sympathiques, narration originale, ...
A voir et a à revoir et à ... avoir en DVD en fait ;-))
dejihem
dejihem

155 abonnés 710 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2009
Enfin la première bonne baffe de l'année !
Mise en scène, montage, interprétation, musique : tout est parfait. Dans ce film, la violence, stylisée, sert parfaitement l'idée originale de narration mentale. Les scènes les plus démentes on lieu... sur une scène de théâtre. Un oscar pour Tom Hardy !
De plus, ce film critique de l’époque des années 70 où il n'y avait pas beaucoup d'opportunités d'ascension sociale, et la violence policière était à son comble.
Nicolas V
Nicolas V

114 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2016
Merci à Tom Hardy pour son talent. L'acteur donne vraiment tout ce qu'il a. Prise de poids, nu frontal pendant de longs moments, Ce dernier incarne la folie, l'ambition, la rage brute de Bronson avec une intensité incroyable.
Merci à Nicolas Winding Refn pour sa mise en scène. Avec ces lenteurs, silences calculés, ces moments suspendus dans des dialogues judicieusement écrits.
La folie du personnage est traduite par une bande son bien pensée, des monologues hilarants, un acteur fou furieux : pour un résultat , une ambiance psychologiquement suffocante et instable.

Bronson est jouissif, drole et extrême. Une histoire vraie incroyable, même après l'avoir vue.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2025
Où l'on découvre un détenu fameux en Angleterre -toujours incarcéré au moment de la sortie du film- qui a déjà passé 30 ans en prison à cause de son insoumission en détention.
L'existence de Michael Gordon Peterson, alias Charles Bronson comme l'acteur célèbre, est relatée dans ses grandes largeurs, à travers des faits marquants qui se déroulent essentiellement -et pour cause- dans les différents pénitenciers où Bronson purge ses peines à répétition. Cette bio expresse laisse quantité de zones d'ombre sur le personnage -ce qui nous incite à nous documenter par ailleurs- non pas tant à cause de sa concision qu'en raison de l'approche étonnante et stylisée du réalisateur Nicolas Winding Refn, remarquable et remarqué auteur des "Pusher".
Sa mise en scène inventive et décalée tourne le dos au réalisme carcéral, érigeant Bronson en showman et en clown -au sens propre, suivant certaines séquences- en assimilant les faits et méfaits du prisonnier célèbre à des frasques empreintes d'autodérision et quasi burlesques. Avec, peut-être, pour les séquences brutales de spoiler: tabassage
mises en musique (classique) un clin d'oeil du côté de Kubrick et de son "Orange mécanique".
Enfin, au-delà de la mise en scène très singulière, le comédien Tom Hardy est épatant. Chauve, musculeux, il incarne une brute dangereuse en même temps qu'il figure, affublé d'une longue moustache comme anachronique, et selon le regard du réalisateur, un pitre.
Un film maitrisé et inspiré.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2012
Bronson est un film concept, brut de décoffrage, qui n'hésite pas à montrer la violence de la façon la plus crue possible. Inspirée d'une histoire vraie qu'on a du mal à imaginer, Nicolas Winding Refn s'impose déjà comme un grand cinéaste au style personnel. Il ose tout y compris l'utilisation d'une bande musicale assez improbable (Verdi !), de longs travellings, de montrer un personnage tout de chair violente sans fard, de ne pas renier ses références... Refn s'inspire manifestement de Stanley Kubrick. En premier à Orange mécanique avec sa violence affrontée au premier degré, portée en concept. Le même personnage irrécupérable, bloc d'aggressivité non tourné contre une société dont le but ici n'est en acune façon d'en dénoncer les excès et maux. De plus, comme Orange mécanique, l'action est sise en Angleterre, la scène de retrouvaille avec ses parents et la chambre réorganisée (comme dans Orange Mécanique où le serpent avait disparu) est presque du copié/collé. Le film est baigné du même style de muisique, la narration est pour le moins aussi lyrique. Bronson, joué ici par un extraordinaire Tom Hardy, tout à la fois Jack Torrance de Shining ou le sergent instructeur de Full metal Jacket, donne un profond sentiment de malaise, plus que de la peur, un objet incontrôlable. Les partis pris de mise en scène (belle photographie) et les flash back sont bien assumés. Malgré les défauts d'une certaine complaisance vis à vis de la violence et les allusions kubrockiennes en outrance, le film est réussi et reste à ce jour, selon moi, le meilleur de Refn. Le cinéaste ne donne aucune explication réelle au comportement de Bronson et les personnages existent.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 545 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2019
Grosse performance de Tom Hardy qui rend son personnage assez fascinant. La musique aide aussi à rendre ce prisonnier à la fois dérangeant, intriguant et captivant. J’aurais aimé comprendre un peu plus les origines de cette violence mais on reste quand même scotché pendant tout le film.
Nicolas N.
Nicolas N.

55 abonnés 961 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2024
"Bronson" est un film captivant et dérangeant qui plonge dans l'esprit turbulent de l'un des prisonniers les plus infâmes de Grande-Bretagne. Tom Hardy livre une performance magistrale, totalement investie dans le rôle de Charles Bronson, apportant une intensité brute et une présence physique impressionnante à l'écran. La mise en scène stylisée de Nicolas Winding Refn, avec ses séquences surréalistes et théâtrales, donne au film une dimension unique qui capte l'attention. Cependant, la narration peut parfois sembler éclatée et chaotique, ce qui peut désorienter le spectateur. Malgré cela, "Bronson" reste une exploration fascinante de la violence et de l'identité. Note : 3,5/5.
Cineseba
Cineseba

49 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 février 2010
Le film "Bronson"relate la vie d'un jeune homme qui tente de braquer un bureau de poste pour devenir célèbre dans les unes des journaux et qui deviendra, au fil du temps, prisonnier le plus violent du Royaume-Uni.Ce qui est interessant dans le film, c'est de voir ce qui l'a poussé à avoir l'idée de célébrité et à devenir violent ! Un souffe-douleur des camarades, délaissé par les parents devenu un criminel très violent...La réalisation du film est soignée dans le but de nous mettre dans une atmosphère étrange et étouffante par l'univers carcéral, la violence et la folie inouie. L'idée de depart est bonne mais j'ai l'impression que le film est trop centré sur la folie du prisonnier. On voit souvent ses pétages des plombs, des traitements pour le calmer...De même, j'ai l'impression que le jeu de l'acteur tombe dans la caricature... On dirait presque l'ambiance du catch...Mmhhh...Ce qui est dommage, c'est que l'idée du film et la réalisation sont superbes...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 février 2020
Un biopic sur un boxeur quelconque rencontré dans la rue, en plein banlieue peripherique, par l’équipe du film, à découvrir et en faire toute une vie ? Non, c’est sur le détenu qui a purgé sa peine aussi longtemps dans l’histoire anglaise.
L’enfermer afin de le corriger et contraindre de toutes ses restrictions aux yeux de la loi possible si nécessaire, c’est un vol au dessus d’un nid de coucou dans la cours des grands chef-d’œuvre, le fou du roi, de la Reine d'Angleterre, majesté.....

Attire votre attention, je vous en pris de vouloir prendre en compte les conspirateurs comploteurs, déjouant-les, leurs plans machiavéliques pour la sécurité de l’état, en sûreté autoritaire policier représentant force de l’ordre, sauvez-vous...... préservée votre intégrité......!
Et bien sûr l’homme qui rit à la folie, rend son spectacle sur scène encore meilleur à destination d’un public hypnotisé, charmé, électrisé, immobilisé, fixant la date de ce regard maquillé en clown pour le prisonnier numéro matricule au marge de la société.

Enfance heureuse, élève modèle, modeste, reservé, taciturne, gavé par parents effacés absents, aux réunions de professeurs pour rectifier la règle formatée de ce gosse mal aimé de toute la classe, pauvre gamin bizuté boxé.
Une cocotte minute bouillante joué par le balèze Tom Hardy, magistral Joker rôle parallèle univers, l’impression fascinante de quelque chose en lui soit génial, la machine à voyager dans le temps s’arrête un instant en 2009, chez Nicolas le danois metteur en scène.

Une vision claire s’affirme illuminée !.... Il se prend pour une star du cinéma américain, le bad boy hot show Englishman, cet homme statue dieu du stade calendrier pompier éteint incendie, est une œuvre d’art de ouf, un style studio d’enregistrement Manchester Liverpool zik au passage piéton.
Hey dude darling don’t worry about that all money....... what’s in real life ? Le film énoncé social pas l’homme en question, les règles réglementaires règlements réglementées règlent tout, une victime du système arbitrage match sportif douteux.

Payer sera pour les oiseaux-mouches pigeonniers dans la boutique bling-bling, les anti-systèmes marginaux insoumis concitoyens à l’écart du reste commun mortel, immenses sourires super-vilaines comiques absurdes.
twingolot
twingolot

25 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2015
« Bronson » est bien ce qu’il prétend être : le biopic du plus dangereux prisonnier d’Angleterre. Ah ! Si tous les biopics avaient pu être réalisés par NWR ! « Bronson » en effet en évite tous les pièges : à la poubelle tout arrière-plan intimiste/familial/sociétal qui viendrait excuser les méfaits du « héros », Bronson est un méchant tout bonnement, qui n’a sa place qu’en prison. Ayant saisi le sens absolument absurde et forcément comique du personnage, NWR en fait un éloge frappadingue, en faisant son alter-ego en le présentant au final comme un artiste toujours en recherche de son chef-d’œuvre. L’art de Bronson n’est autre que lui-même, il se sert de son corps comme d’une statue, figure des combats grecs contre les gardiens... et le cabotinage XXL de Tom Hardy apporte beaucoup. Tout son art réside dans sa dangerosité, dans sa violence. C’est un molosse toujours sur le point de frapper. Et ce n’est qu’en prison, dans cet univers suffisamment hostile, qu’il parvient à exprimer son art (son passage hors de prison est d’un ennui profond pour lui). Dans un atelier de réinsertion, il est encouragé par un animateur pour laisser échapper sa création. Chose qu’il fera au moment du final en le séquestrant, le maquillant et se maquillant lui-même d’une façon toute grossière. L’arrivée des gardiens dans la salle est pour lui l’entrée des Dieux dans le Walhalla qu’il a construit, les notes les plus triomphantes de Wagner accompagnant finalement le passage à tabac du corps. Et NWR de finir sur un sourire satisfait de Bronson, devant son œuvre, et celle de NWR probablement. Il y a sans doute quelque chose à redire sur le montage du film, les séquences de Bronson sur la scène n’étant pas forcément à la hauteur des attentes. Mais dans l’ensemble voilà un film à déguster frappé bien fort. Comme dirait l’autre, « shaken, not stirred ».
Cedym
Cedym

25 abonnés 75 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2013
Film déroutant. Tom Hardy a relevé, de part son jeu d'acteur mémorable, le niveau du film dont la barre était déjà bien haute. Une réalisation nickel. Très bon film.
Sloughi
Sloughi

17 abonnés 77 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2009
Un film coup de poing, c'est le cas de le dire. Nicolas Winding Refn nous assène un nouveau choc cinématographique avec son portrait de BRONSON. Visuellement surprenant et inspiré, porté à bout de bras par Tom Hardy dans une prestation hors du commun, on sort le souffle coupé par cet uppercut cinématographique, violent et beau.
Acidus

877 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2012
Violent et décalé, l'histoire de "Bronson" reste simple et à tendance à tourner en rond mais la géniale mise en scène de Nicolas Winding Refn rend ce film unique en son genre.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse