Il est vraiment dommage que ce long métrage ne soit pas très connu par le grand public, car son histoire est vraiment très attrayante, la mise en scène d'Archie Mayo ( réalisateur du très bon film de guerre " Requins d'acier " à la même époque ) est d'une grande sincérité et fait d'ailleurs penser au style d'un certain Frank Borzage ( " Ceux de la Zone " ), et en plus son casting est franchement excellent. En tête d'affiche, on retrouve un Jean Gabin qui est tout de même particulièrement à l'aise, surtout quand on sait que l'on a affaire au tout premier film américain qu'aura tourné l'acteur français, et celui-ci s'en sort remarquablement aux niveaux des dialogues notamment. A ses côtés, se trouve la charmante et adorable Ida Lupino ( qui joue le rôle d'une femme au tempérament suicidaire et qui tombera amoureuse du personnage de Gabin, au point de l'épouser ), l'excellent Claude Rains ( dans celui du fidèle ami de Gabin ) ou encore le fameux Thomas Mitchell ( parfait dans celui du maître chanteur que l'on a franchement très vite envie de détester ). En résumé, il s'agit donc d'une excellente surprise qui mériterait d'être bien plus reconnue.
Attention : film américain avec Jean Gabin. Être averti de la nature peu commune de ce film ne peut pas laisser froid. C'est une grande découverte que d'apprendre qu'un tel film existe et extrêmement plaisant à voir. On remarque d'abord tout simplement l'excellent accent américain du grand acteur français, dont on ne se serait jamais douté. Il est mis en scène directement comme étant français et joue un rôle au carrefour entre les deux genres. A peine franchouillard, il parvient pourtant à être lui-même dans un type de scénario qu'on ne lui connaît pas, dans une atmosphère à moitié maritime très cosy où les décors ne sont pas trop voyants. Le premier happy-end de Gabin !
Beau film noir et romantique à la fois. Surprise de voir Jean Gabin s'exprimant dans un bon américain; Ida Lupino et Claude Rains sont vraiment épatants et le méchant maître chanteur est vraiment un gros vilain. De belles scènes de nuit en extérieur dans un léger brouillard et quelques belles expressions de visages donnant encore plus d'intensité dans le suspens. En bref, très bonne surprise.
Ne vous fiez surtout pas à son titre français extrêmement ridicule, qui ferait passer La Péniche de l'amour (1942) pour un soap-opéra d’AB Production. En réalité, "Moontide" est un très beau drame romantique, offrant ainsi à Jean Gabin son premier rôle dans une production US. Réalisé par Fritz Lang (non crédité car il assura la réalisation le temps de quelques jours), la réalisation fut finalement confiée à Archie Mayo qui nous offre un surprenant drame réalisé en noir et blanc et entièrement tourné en studio (les décors et les problèmes acoustiques sont là pour nous le rappeler). Avec la participation de Salvador Dalí (ce dernier aurait participé à la séquence où Jean Gabin se retrouve complètement ivre dans le bar, puisque l’on y retrouve un clin d’œil aux célèbres tableaux des montres molles à travers le plan où apparaît une pendule molle où les aiguilles sont remplacées par des bouteilles). Ajoutez à cela une très belle distribution où l’on retrouve dans les principaux rôles : Jean Gabin (Bobo), Ida Lupino (Anna), Thomas Mitchell (Tiny) & Claude Rains (Nutsy), tous les quatre dans entraînant au cœur d’un drame à la fois sombre et romantique, où notre Jean Gabin national excelle dans la langue de Shakespeare.
On retient un Gabin qui excelle en anglais entouré de très bons acteurs. Une ambiance et une belle histoire bien maîtrisées par un réalisateur qui n'aura pas marqué le cinéma. A noter que le film fut commencer par Fritz Lang (quelques jours seulement de tournage puis changement de réalisateur).
Une curiosité car elle donne une des rares occasions de voir Jean Gabin, plutôt convaincant d'ailleurs, dans un film hollywoodien. De plus, le film est loin d'être ininteressant et ses élans poètiques sont nombreux. L'acteur étant en outre entouré de brillants acteurs comme Thomas Mitchell, Ida Lupino, Jérôme Cowan et Claude Rains.
De bons acteurs, de bons décors (quoi que fauchés) une excellente photographie, une réalisation correcte… Ce qui cloche, c'est le scénario d'une faiblesse à peine croyable, et quoiqu'en disent certains, rien ne pourra sauver un film si l'histoire ne fonctionne pas.
Un Gabin, celà ne se refuse pas. Parlant anglais, c'est encore plus surprenant, pour la version originale. A noter que ce film n'est sorti en France que 2 ans et demi après sa sortie aux USA. En effet, ici, on était en pleine guerre.