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2,5
Publiée le 6 mai 2026
Rien de surprenant avec Still Walking ! Kore-eda reprend toutes récurrences de son cinéma en enfermant une famille dans une maison d’été et nous demande de regarder ce qu’il reste d’un drame lorsque ne subsiste que son empreinte. Douze ans après la mort accidentelle du fils aîné, on se réunit pour commémorer. On cuisine, on marche jusqu’au cimetière, on échange des banalités. L’absence devient un centre autour duquel chaque parole et geste gravite.
Ainsi comme toujours, le film tient dans cette modestie formelle et thématique apparente. Aussi, comme à son habitude, cette stabilité transforme le moindre frémissement en événement et la maison agit comme un conservatoire du deuil, en témoigne la chambre du fils disparu reste intacte. Là le père, ancien médecin, répète sa promenade quotidienne dont le titre témoigne cette obstination métaphorique.
Ryota, le fils survivant, porte le poids de l’inadéquation. Il n’a pas repris la profession paternelle, sa trajectoire professionnelle demeure fragile. Kore-eda le place souvent en retrait dans le cadre, légèrement en position d’écoute, comme s’il restait l’enfant qui n’a pas su devenir le frère disparu.
Ce qui me dérange, vous l'aurez peut-être déjà compris, est la redondance d'un même propos selon divers scènes et métaphores. En témoigne encore, la scène du déjeuner avec l’homme que Junpei a sauvé. Invité chaque année, officiellement par gratitude, il incarne lui aussi en réalité la survie injuste. La mère avoue souhaiter qu’il vive longtemps avec le poids de cette dette. Le deuil devient une pratique punitive. La violence circule sous les usages polis.
Aussi, Kore-eda insère des respirations dont je trouve l'intérêt peu intéressant : un train qui traverse le paysage, la mer au loin. Pendant que la famille répète son rituel, le monde continue. Le train passe sans s’arrêter. La famille, elle, demeure immobile. Le papillon aperçu dans la maison cristallise ce désir de croire à un retour possible. Bref, on a compris.
La voix off finale rétrospective introduit le regret sans en ordonner la réparation. Les parents meurent, les promesses de revenir plus souvent restent inabouties. Rien est guéri et ça aussi on aurait pu le deviner...
D'habitude j'aime beaucoup Kirokazu Kore-Eda mais pour Still Walking c'est un ratage complet. Le film est très ennuyeux, il ne se passe absolument rien dans cette réunion familiale. Que dire d'autres? C'est long, long, long, très long. Dommage car ce réalisateur Japonais est talentueux et m'a souvent séduit par le passé.
J'avoue ne pas comprendre l'intérêt de ce film qui retranscrit une journée banale d'une famille japonaise banale. C'est bien interprété et bien filmé, mais à part souligner quelque peu les aléas de la vie ou le temps qui passe, c'est assez mou et ça manque d'enjeu.
Kore Eda nous produit ce chef-d'oeuvre mettant en scène la famille japonaise traditionnelle et à la fois moderne avec un contraste entre plusieurs générations sous un même toit. On prend conscience de l'importance de certaines petites choses du quotidien. La fin du film, qui est un peu comme une morale mais poétique de l'histoire nous laisse penser que nous devons prendre soins des personnes que l'on aime et ne pas "remettre au lendemain" les choses importantes de la vie. Petite larme de versée sur les dernières scènes du film.
Comme tous les ans, en été (il fait 30°C), depuis 15 ans, la famille Yokoyama se réunit chez les parents [mère femme au foyer (Kirin KIKI), et père médecin à la retraite, arrogant et hautain vis-à-vis de sa femme et de ses enfants (Ryōta, venu en train, qui a épousé une veuve ayant un enfant, qui voulait être médecin et qui, finalement, restaure les tableaux, et Chinamay (You, à la voie désagréable et nasillarde, bien que chanteuse), mariée, avec 2 enfants, à un homme travaillant dans l’automobile] pour commémorer la mort du fils ainé, Junpei, qui avait sauvé de la noyade un enfant. Durant presque 2 h (115 mn), le film est soporifique car il ne se passe pas grand-chose avec beaucoup de scènes de cuisine (réalisation des tempuras, fritures de poisson, de fruits de mer ou de légumes) et de repas (filmées en plans fixes) et de non-dits. On est très loin des pièces de Tennessee Williams (1911-1983), plus violentes, et même de celles d’Anton Tchekhov (1860-1904), plus mélancoliques et sans illusions. « Un air de famille » (1996) de Cédric Klapisch, pourtant d’une durée de 110 mn, est beaucoup plus efficace, plus caustique et plus drôle. Un court métrage aurait suffi en condensant les dialogues et en ne retenant que les scènes les plus mordantes (spoiler: celle où la mère invite chaque année l’enfant, devenu adulte et sauvé de la noyade, pour le faire souffrir, la haine qu’elle lui porte, lui permettant de supporter la douleur de la perte de son fils ). Sinon, faire un film en super 8 pour sa famille !
Une journée en famille où tout est dit,par petites touches,cinglantes ou pleine d'humour,et parfois,rarement,de la tendresse,les larmes du père .La mère pourrait être à elle seule une représentation des nôtres.Quel doigté dans les dialogues.
Un Kore-eda dans tout ce qu'il y a de plus mauvais, des scènes en quasi huis-clos d'une longueur et d'une lourdeur absolue, où les dialogues sont tous plus soporifiques les uns que les autres. On tourne en rond pendant presque deux heures autour de ces rancœurs familiales inintéressantes desquelles n'émerge aucun enjeu.
Je ne crois pas avoir déjà un film percer avec une telle puissance, une telle densité, un moment dans la vie d’une famille. Une famille « banale » dans laquelle on reconnaîtra forcément, à un moment, ou a un autre...la nôtre. Kore Eda nous la livre à crû, avec ses horreurs et ses splendeurs. Ce ne sont pas tellement les conséquences du non-dit qui se déploient ici mais plutôt celles de l’impossibilité à éprouver différemment, à surpasser le trop compris, le trop perçu (a l’instar de la relation du pere et du fils). La scène du retour du cimetière m’a particulièrement marqué. C’est la vie. Elle est là. Mention spéciale à Kirin Kiki dans le rôle de cette mère généreuse, aimante, mais aussi un brin « sadique » et parcourue de bizarrerie et d’idées reçues. Elle l’incarne véritablement, profondément, cette mère aussi exaspérante qu’attachante, terriblement humaine...proche.
Film étrange où l'on fait un constat méconnu des relations difficiles de la famille japonaise où règne l'hypocrisie, la haine, les non-dits... En résumé ce film nous montre le désintéressement total que se voue la famille japonaise
Le temps d'un week-end, une famille se réunit dans la maison des grands-parents pour commémorer l'anniversaire de la mort du fils défunt. En pénétrant l'intimité et le quotidien de cette famille, du partage des repas à la promenade, de la cuisine au coucher, on découvre peu à peu les conflits, jalousies, rancoeurs qui se sont accumulés entre ses membres, en particulier entre le personnage principal et son père médecin à la retraite. Un très beau portrait de grand-mère, comme toujours dans les films de Koré-Eda, et la nature filmée avec poésie, le vent ds les arbres, les cerisiers en fleurs. Un immense film , à voir et à revoir !
Tout le monde semble acclamer le cinéma de Kore-eda mais je dois avouer que ce dernier m'ennuie profondément. C'est seulement le deuxième film du cinéaste coréen que je regarde mais ces deux visionnages ont été d'immenses déceptions. Kore-eda est un metteur en scène talentueux, cela ne fait aucun doute, mais cela ne suffit pas pour moi à rendre son film intéressant. Je n'ai aucun problème avec les films qui prennent leur temps mais "Still walking" est vraiment bien trop mou, surtout pour le propos qu'il développe. En effet, je ne trouve rien de particulier à ce drame familial où les vielles rancœurs apparaissent à mesure que les langues se délient, on l'a déjà vu des dizaines de fois et Kore-eda n'apporte rien de nouveau. Que ce soit au niveau de la forme où la réalisation reste sans prise de risque, au niveau du propos qui ne comporte aucune surprise, au niveau des dialogues qui sont loin d'être percutants ou au niveau des acteurs qui ne sont pas vraiment mis en avant, rien ne ressort de ce film qui sonne comme très plat. "Still walking" est loin d'être un mauvais film mais ça reste pour moi un long-métrage très médiocre que les fans sauront sans doute apprécier mais qui m'a laissé sur la touche.
Bien sur que l'on peut faire des rapprochements nombreux avec les chefs-d'oeuvre du Cinema Japonais ....( Asiatique en général ) mais plus je revois Still Walking , plus je le place au premier rang , pour une constation évidente : par rapport à Ozu , Kurosawa etc... il apporte la gaité ! On s'émerveille bien entendu toujours devant les "Maitres" précités ....mais bien souvent l'on en sort avec un moral brumeux ... C'est bon mais c'est chaud . Enfin...c'est beau mais c'est triste . Alors que là tout est sourire , gaité , poésie ...grace à une simplicité sans équivalent ( dialogues légers - même s'ils cachent autre chose en filigranne - et interprétation hors norme de tous les personnages . Clins d'oeils , sourires , expressions , détails d'ambiance , mouvements continuels de ce petit monde filmés avec une légéreté et un Amour que je n'ai guére trouvé dans aucun autre film .Du plaisir à l'état pur . Un poéme .
Petit arrêt sur image sur un japon empreint de tradition, dans lequel la modernité vient briser les schéma familiaux habituel. C'est poétique, mélancolique.
Still Walking (2008) de Hirokazu Kore-eda raconte une réunion de famille dans le cadre d’un O-bon, cette fête des morts d’origine bouddhiste durant laquelle les japonais célèbrent les morts. C'est un film criant de vérité, qui se distingue autant par les dons d'observation de Kore-eda que par la rigueur de sa mise en scène frontale. Ma critique complète sur mon blog :