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Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mai 2009
Un petit bijou ! Une famille Japonaise se retrouve, comme chaque année, pour l'anniversaire de la mort du fils aîné, décédé quinze ans plus tôt en tentant de sauver un enfant de la noyade. 9 personnes et le fantôme du défunt qui plane durant cette réunion familiale, spectateurs nous avons l'impression d'être ce fantôme observant et pénétrant dans l'intimité de la famille Yokohama. Le réalisateur Kore–Eda Hiraokazu (Nobody Knows) nous permet une immersion totale dans cette famille pendant une journée complète, de l'épluchage des légumes pour la préparation du déjeuner, jusqu'au lendemain matin moment du retour chez soi. Les personnages sont particulièrement bien développés (très beau casting!), en particulier le père taciturne qui a bien du mal à se faire à l'idée de prendre sa retraite, la mère accueillante et courtoise mais qui par moment se montre cruelle, la fille (géniale!) enjoué et légère qui aimerait installé sa famille chez ses parents, le fils cadet tourmenté par ses difficultés professionnelle et familiale. Subtilement de nombreux thèmes sont abordés : le deuil, la retraite, le chômage, rapports parents/enfants, remariage, etc. L'amour uni cette famille pourtant on perçoit des tensions, des non-dits, des reproches, des difficultés à communiquer, des ressentiments … c'est sûrement ce qui rend cette famille authentique et universelle. L'histoire se déroule essentiellement dans la maison des parents mais parfois on s'échappe pour une promenade à la plage de Yokohama ou au cimetière … des moments et des images magnifiques. Un film profond, sobre, délicat et lumineux. Attention ! Le film se passe en grande partie en cuisine ou autour de la table (sushis et tempuras!)… ça serait une véritable torture d'aller le voir en ayant le ventre vide !!! ^^
la communication avec le monde des morts semble dans ce film plus facile qu'entre le vivants. Un film d'apparence très doux, qui est, en vérité, d'une dureté et d'une tristesse infinies. Un peu pâle par moment, l'image est harmonieusement orchestrée et nous emmène jusque dans des abîmes de silence et d'isolement. On a du mal à quitter son siège à la fin de la séance, tant le trouble dans lequel nous plonge ce film est intense.
Une deuxieme pépite du cinema japonais quelques semaines apres Tokyo Sonata, et reprenant le theme de l'autorité paternelle, des rapports pere fils, mais aussi ceux de l'absence et du deuil. La traitement est plus classique, plsu minimaliste. Unite de lieu d'action et (presque) de temps.Le repas annuel d'anniversaire du fils préféré, et le bal des survivants : le pere austère et mal aimant, la mere mutine et cuisiniere en chef (on passe beaucoup de temps a table et en cuisine comme dans la vraie vie de famille, et c'est bien), la fille espiegle qui vous a de faux airs de Sabine Azema dans "Un dimanche à la campagne", enfin le deuxieme fils, vous savez monsieur, celui qu'a pas réussi. Parce que ces gens la, monsieur ... on vénére les absents, on arrose leur tombe par jour de grande chaleur, mais on n'aseche pas la larme qui pointe au coin de l oeil du survivant. Tendre, cruel, plein de vie, ce film est d'une beauté et d'une densité rare. Il ne déçoit pas, venant de l auteur du sublime "Nobody knows", autre vision fataliste de la famille. Mais si le cinema de ces gens n'existait pas monsieur, que resterait il de nos emotions cinéphiliques ?
Mon premier film japonais. Je l'ai vu le 1er mai au Katorza à Nantes, souvent un des seuls lieux de la ville où l'on peut voir ce genre de film, apportant une tout autre vision du cinéma. Still walking peu parraître un peu lent, surtout une découverte du film japonais. Or, mon admiration pour la culture, le mode de vie de cette civilisation a estompé ce sentiment. Une belle histoire, les messages qu'elle véhicule, quelques pointes d'humour et une grand mère très attachante pour ma part et tout cela dans un cadre nippon étonnant, m'ont fait aimer ce film.
Appeler Yasujiro Ozu à la rescousse pour pallier un manque d’inspiration est un bon subterfuge pour parler de cet excellent film racontant un week-end en famille compliqué. Un fils mort, un autre qui souffre de ne pas réussir et marié à des restes (NDLR une veuve), un père vieux médecin de quartier suffisant et au mieux maussade, au pire irascible, une mère souvent perfide, voilà le tableau d’une famille assez banale finalement.
C’est très bien joué, discret et fin, on n’atteint certes pas la grâce des films d’Ozu, mais c’est tout de même de la belle ouvrage.
Je me suis bien ennuyé car finalement ce film n'apporte que j'ai trouvé comme des banalités. Bien sûr c'est un fin récit de la vie quotidienne, mais franchement quel intérêt quand il se passe si peu de choses ? C'est joli, mais sans plus.
Magnifique, j'ai adoré, on vie une réunion famille avec tout les comportements typiques d'une famille qui se réuni une fois par an... et le tout dans un naturel et remarquablement bien tourné. ****************
film contemplatif. La réalisation et les personnages sont soignés. Il n'y a aucune incohérence. Le film réussit à montrer comment une famille vit après la mort accidentelle d'un fils aimé. Avertissement : ce film ne s'adresse pas à ceux qui recherchent de l'action.
Malgré une installation assez lente, ce beau film du réalisateur de l'excellent "Nobody Knows" est une magnifique observation des petites choses de la vie, de la transmission filiale, des non-dits en famille, du temps qui passe. Un temps, justement ici, que le spectateur doit prendre pour accrocher totalement à Still Walking.
Un vrai petit bijou. Un film à voir. le film On aurait pu tomber dans l'ennui puisque tout le film se déroule autour d'un dîner où toute la famille se réunit à l'occasion de la commémoration d'un fils de famille ; avec pour seul décor la maison de famille. Et bien pas du tout. C'est vraiment surprenant de voir la caméra passer d'un personnage à l'autre. C'est une petite ballade très sympatique. Les personnages sont fantastiques. J'adore la maman un peu fofolle. Les dialogues sont amusantes. J'ai A-DO-RE
Un grand film, mais dont l'accès se mérite. En effet, le début (des propos de tous les jours entre une mère âgée et sa fille - à la voix criarde, très désagréable - sur fond de leçon de cuisine traditionnelle, et qui s'éternisent) est plutôt ennuyeux (honnêtement, moi qui ne le fais jamais, j'ai même hésité à partir). Peu à peu cependant, les personnages et l'histoire s'installent, à un rythme lent mais irrésistible, et le charme opère. Sur des images simples et magnifiques à la fois, avec la précision et la délicatesse d'un estampiste, Kore-Eda Hirokazu nous raconte une histoire universelle, où l'on retrouve d'ailleurs sans peine la "règle des 3 unités" de nos tragédies classiques, malgré les éléments dépaysants. L'unité de lieu est assurée par la maison familiale de Yokohama, là où l'intérêt dramatique est tout entier concentré sur les conflits, petits et grands, d'une famille ordinaire, pour une fois au complet, qui célèbre le jour anniversaire de la noyade héroïque du fils aîné, 10 ans plus tôt. Oeuvre d'une grande perfection formelle donc (Occidentaux, venez prendre des leçons) et d'une grande - et intemporelle - profondeur (pas de discours creux, de mignardises, de surcharges en tout genre : sobriété et épure pour un grand choc des sentiments ), ce film, à découvrir, faut-il le préciser, seulement en V.O, est passionnant et bouleversant, comme la vie-même.