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Raphaël G
40 abonnés
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5,0
Publiée le 27 janvier 2025
Un véritable bijou d’animation en stop motion. D’une créativité quasi illimité et d’une poésie renversante. On passe par un flot d’émotions allant de l'éclat de rire à une profonde tristesse. Une œuvre d’une grande richesse.
Mary, une petite fille solitaire qui vit en Australie décide d’écrire à Max, un New-yorkais dont elle trouve l’adresse au hasard dans l’annuaire. Max, autiste et lui aussi solitaire, lui répond. Une longue relation s’établit entre eux, alors qu’ils partagent leurs envies, leurs angoisses dans une correspondance qui durera des années. Ce film d’animation australien en pâte à modeler présente des couleurs très ternes (dominante noir et blanc pour New-York, marron pour l’Australie). Mettant en parallèle la naïveté de l’enfant et les névroses de l’adulte avec un humour grinçant, les deux exclus se retrouvent ensemble dans leur solitude et leur différence.
un peu déçu de ce film, les personnages ne sont pas beaux, c'est assez insupportable... En fait, ce dessin animé est un mélange de Amélie Poulain et Forrest Gump!!!
Mary and Max a l’art de modeler la banalité de façon à la rendre extraordinaire, s’empare de deux spoiler: âmes solitaires et sœurs qui découvrent cette complicité au moyen d’une correspondance entretenue durant des décennies. À la noirceur du quotidien, défini par spoiler: les angoisses et les phobies, les aménagements et concessions nécessaires à la vie en société, les deuils successifs , répondent la naïveté et la fantaisie à même de réenchanter le monde : un ouvrage lu par Max porte le titre The Happy Heretic, que nous pourrions saisir comme métaphore de l’œuvre tout entière : spoiler: représenter la chute d’un mime sur le même plan que la crotte de chien ornant la chaussure rouge de Mary, décliner les motifs de remplacement du poisson – rouge également, quoiqu’il demeure monochrome – comme se sont suivis les rois Henry . Le très grand rencontre le très petit, l’essentiel dialogue avec le futile, la laideur porte en germes la beauté d’une relation qui sera le fil directeur de deux existences tissées lettre après lettre où se formule une lecture moraliste partagé par deux spectateurs étrangers à leur environnement. Sous couvert d’un humour pince-sans-rire, le film contient une réflexion pertinente sur la notion de correspondance, fait de ses protagonistes des intermédiaires entre deux continents, deux cultures mais également entre eux et les hommes, qu’ils aident à vivre – pensons notamment au vieil infirme agoraphobe – dans la continuité de la théorie poétisée par Charles Baudelaire dans son sonnet « Correspondances ». Une curieuse synesthésie naît de leurs échanges : spoiler: on vante les mérites du hot-dog au chocolat, se délecte de lait sucré, collectionne les mouches ou les ongles… Une très belle réussite issue d’un imaginaire australien qui ne cesse décidément de nous surprendre.
Un très beau film d'Animation écrit et réalisé par Adam Elliot. Avec " Mary et Max" le réalisateur Australien nous délivre une histoire amusante et tendre. Cette Comédie nous offre des personnages en pâte à modeler attachants, de bonnes animations, des décors et des accessoires adorables. Le scénario démontre une belle psychologie ; il spoiler: évoque l'amitié, la solitude, le droit à la différence, et donne une belle définition de ce qu'est la maladie de Max. On peut juste regretter la tournure dramatique de l'histoire.
Soyons clair, Adam Elliot réussit là où Pixar a échoué sur ces derniers longs métrages. Adulte, doux, dur, dingue, ampli d'émotions et de réflexions. Elliot a eu le talent de créer un univers et des personnages à l'esthétique marqué (flirtant par moment du côté de chez Burton: les personnages de la série télé à l'intérieur même du film) qui donne une aura particulière au film. Particulière et originale. Son film respire l'amour pour le cinéma, le choix des plans, le soin indéniable de la photo enrobant chacun de ses petits personnages en mouvements. Elliot s'emploie à conter dans un univers burlesque la vie de "marginaux sociaux" plus riches et à l'écoute que la plupart des Autres. L'intelligence de son histoire, l'histoire sur plus de 20 sur 2 continents de Mary et Max, donne de jolies notes poétiques ironiques. On aime tout dans son métrage, les mouvements de caméra soigneux et définis donnent à chaque séquence un instant de bonheur immense (on appréciera le petit "caméo" de Audrey Hepburn attendant le bus). Sur une musique sublime de délicatesse et de classicisme il nappe l'ensemble de ce délicieux gâteau animé bien plus fort que les (tout de même très bon) Pixar. Là où on frôle les 10-15 minutes de réel bonheur chez le compagnon de Disney on atteint la totalité du métrage indépendant made in Australia. Elliot nouveau maître du bonheur animé, trop tôt pour le dire mais il est dors et déjà sur la bonne voie.
un véritable chef d'oeuvre, plein de poésie... l'animation et la réalisation, tout comme l'univers esthétique sont géniaux, une petite pépite, loin des films d'animation commerciaux qu'on nous sert souvent (pour ne pas citer DreamWorks)... à voir et à revoir...
Alors que je m'attendais à un film d'animation pour enfants, dans le style de Wallace et Gromit, me voilà embarqué dans une histoire extraordinaire, la rencontre de deux âmes perdues, compliquées et qui se trouvent par hasard pour former des liens incroyables. Bref, je me retrouve à regarder ce film, à écouter leurs lettres, leurs avis, leurs désespoirs, leurs mots plus drôles et je me passionne, je suis ému, je m'intéresse à eux, je me rapproche d'eux jusqu'à verser, à la fin de ce joli film, ma petite larme. Vraiment beau, touchant, avec une musique absolument magnifique, je le recommande vivement !!
Mélangez Wallace et Gromit avec un brin d'Amélie Poulain, ajoutez-y un esthétique en noir et blanc léché et poétique, vous obtiendrez Mary et Max, un film d'animation super original et remarquablement touchant. C'est drôle et triste à la fois, et les personnages sont ultra-attachants. Une réussite esthétique et scénaristique, à réserver à un public adulte, trop sombre pour les enfants.
Un film amusant par ça création avec ça pâte à modeler et aussi par l histoire qui plein d amour on passe un bon moment et on s attaché aussi au personnage
Je ne suis pas bon public pour les films d'animation (trop vieille), sauf quand il arrive que ce soit de petits bijoux comme c'est le cas ici. Cette rencontre de deux solitudes, de deux personnes considérées comme des marginaux (mais pourquoi faudrait-il vivre selon la norme ?), est a la fois émouvante, très subtile, pleine d'espoir et d'une grande acuité dans l'observation.
La question qui m'a taraudé à la fin de ce film d'animation est: "Comment l'industrie du cinéma peut-elle gaspiller autant de moyens en vacuité et en bêtise alors qu'en parallèle sortent de tels bijoux filmiques". "Pour distraire" rétorqueront probablement certains; mais moi ce film m'a distrait... et plus encore. Aucun pathos sur ces personnages socialement en marge, puissamment définis et mis en scène. La voix off qui raconte - très bien - leur histoire, intervient intelligemment, appuyant avec pertinence sur :les détails qui amènent cohérence et réalisme au récit. Rien n'est éludé et le film en fait comprendre davantage en 5 minutes que des soi-disant études de meurs en 1H40. Et c'est loin d'être un court-métrage, ce qui place l'objet bien au dessus du lot commun cinématographique. C'est une chronique, c'est un conte moderne (enfin presque, les gens s'envoient encore des lettres postales). Le style n'est pas aseptisé, le récit ne (me) lasse pas, et bien que ce ne soit pas un film d'action, à aucun moment je n'ai décroché de l'histoire entre Mary et Max. Du grand cinéma!
Excellent film d'annimation qui est effectivememnt (comme j'ai pu le lire) l'anti Wallace et Gromit (pour rester dans la pâte à modeler !). La correspondance entre un homme d'âge mûr, obèse et à l'intellect limité et une fillette au physique ingrat et solitaire. Entre questions existentielles et futiles la fillette grandira non sans mal mais avec une aide morale pas toujours au point mais présente au moins (en lieu et place de ses parents démissionnaires). Une animation en pâte à modeler en noir et blanc d'une grande inventivité, entre poésie et cynisme qui n'est pas loin du chef d'oeuvre... Un peut juste se demander pourquoi la vulgarité est tant présente mais c'est juste un détail...
A l'instar de Coraline il y a quelques semaines voici encore un film d'animation pas vraiment fait pour les enfants. Celui-ci est encore plus sombre, pessimiste et limite maniaco-dépressif. L'histoire est belle (et vraie) mais vraiment très triste. On s'attache très vite aux personnages et on suit avec intérêt leur parcours chaotique sur plus de vingt ans. C'est d'une poésie certes déroutante mais très émouvante. Les couleurs sont sombres et donnent la tonalité de l'ambiance générale. Excellent travail sur les personnages en pâte à modeler et sur les décors, travail titanesque qui a nécessité plus d'une année de tournage. Mise en scène brillante et scénario noir mais magnifique. Un très beau film sur l'amitié, la solitude et sur l'acceptation de soi. A voir (pas en famille) mais pas un jour de déprime.
Un film d’animation totalement dépressif soigné et surprenant. Surprenant car ses deux personnages qui correspondent pour tromper leur extrême solitude sont désarmant de sincérité pour des personnages de pâtes à modeler, il font plus vrais que nature et on croit à leur histoire (je ne sais d’ailleurs pas jusqu’où va la vérité car le film annonce être inspiré d’une histoire vraie). Malgré la noirceur de ce qu’il raconte il se dégage du film une certaine magie grâce à sa sincérité, son humour parfois noir et décalé et le soin apporté à l’environnement du film malgré les teintes très grisâtres. C’est donc un film à découvrir à condition de ne pas avoir à proximité une corde pour se pendre ou des anti dépresseurs et de l’alcool.