Martin Scorcese nous offre une œuvre incroyable !! Un film magnifique malgré une durée très longue, on ne s'ennuie pas un instant !! Une histoire travaillé , qui tient en haleine avec une multitude de rebondissements !! Techniquement, le rajeunissement des acteurs est époustouflants !! Hormis 2 ou 3 raté sur De Niro , l'ensemble est une merveille technique, permettant aux acteurs de jouer leur perso sur plusieurs décennies !! Et puis je finirai par la prestation exceptionnel de la triplette De Niro / Al Pacino/ Joe Pesci !! Rien à dire , si ce n'est que leur interprétation et leur alchimie sont d'une justesse incroyable !! Une œuvre, qui malgré sa durée est à voir car c'est bien une leçon de cinéma !!
Quel film ! c'est avec une certaine nostalgie que j'ai regarder les grands noms du cinéma américain faire ce qui est surement le dernier film de mafia comme on en reverra plus. Des légendes, De Niro quel acteur.
10 ans d'attente et 3h20 plus tard, c'est un sentiment très particulier qui nous travers après avoir attendu et vu The Irishman
sorte de fresque mafieuse à la Scorsese tendance Casino rencontre le Loup de Wall Street où l'on suit un homme de main irlandais qui gravira les échelons d'un syndicat de travailleurs respecté mais qui verse également dans la criminalité, The Irishman estavant tout un film sur le temps qui passe.
Telle une marche funèbre (le film étaient bien sûr une énergie, que l'on doit encore à une réalisation de Martin Scorsese ultra maîtrisée à base de plans longs, plans-séquences, plans "god-like" et bien sûr le talent de montage de Thelma Schoonmaker que l'on ne présente plus).
Néanmoins,après le chef-d'oeuvre absolu qu'était Silence, et après avoir traité de la foi, Scorsese ne sublime plus ses figures mafieuses ou criminelles,et chaque instant du film nous rappelle qu'in fine, la tombe attend chacun d'entre eux.
Avoir De Niro-Pesci-Pacino en trio principal est évidemment un immense bonheur de cinéphile,et on est clairement servi : les 3 acteurs livrent leurs meilleures performances depuis des années (et si c'était leurs derniers rôles respectifs, ils pourraient partir en paix).
On avait pas vu Joe Pesci dans un tel personnage ambivalent, tantôt sympathique, tantôt très froid et calculateur dans l'ombre.
Pacino est celui qui montre qu'il a rien perdu de sa fougue et son énergie (et le voir répéter "cocksucker" des dizaines de fois dans le film est savoureux ^^).
Robert De Niro est évidemment au centre du récit, à divers âges. Et si sa prestation est évidemment de très bonne facture, on pourra regretter un rajeunissement numérique non optimal. A la base promis comme un film qui nous ferait revivre le De Niro du Parrain 2 jusqu'à aujourd'hui,la réalité est bien différente malgré les 160M de budget.
Ona littéralement 3-4 looks différents du personnage, mais où l'âge véritable de l'acteur trahit l'artifice, et où le visage lissé fait plus office de lifting numérique que d'une vraie modélisation (comme Gemini Man par exemple).
Malgré cela, le tout est plus naturel lorsque De Niro est présent dans la 2e partie du film.
Le reste du casting est excellent même si plus ou moins (Harvey Keitel, Bobby Canavale, Jesse Piemons, Anna Paquin...).
Le script fourni de Steven Zaillan est excellent (qui renvoie d'ailleurs un peu à son formidable travail sur American Gangster) même si on regrettera une partie centrale mettant le focus sur les luttes intestines du syndicat et les poursuites judiciaires, en délaissant grandement une des composantes majeures du cinéma de Scorsese : les femmes et la famille. Le cadre intime n'est pourtant pas négligé vu qu'il participe aux dernières 30 min (et une fin douce-amère émouvante), mais est trop peu exploité.
La photographie de Rodrigo Prieto nous immerge dans cette Amérique des 60's-70's, sans être un de ses meilleurs travaux, mais propose des plans variés tout au long de cette tranche de vie dont on ressort avec l'impression que Martin Scorsese a clairement terminé sa tétralogie du crime (après Mean Streets, Goodfellas et Casino).
Un excellent cru tout simplement, pour un film tentaculaire !
Une fresque de 03h30 toute de même sur un homme qui a traversé une demi-siècle d'histoire américaine rencontrant et croisant des hommes de l'ombre ayant eu à faire de prêt ou de loin aux grands évènements de l'époque. Le récit s'étale des années 50 au début des années 2000, tout en gardant les mêmes acteurs ! On se croit un instant dans la veine de "Les Affranchis" ou "Casino" mais cette fois Scorcese y retire le panache et la démesure et nous montre que le temps passe et que la vieillesse est un naufrage également pour les caïds. Le scénario est dense et foisonnant pour une fresque passionnante sur un homme de l'ombre qui aura tout traverser pour finalement finir seul au monde. Néanmoins, Scorcese signe une fois de plus un grand film, prenant et merveilleusement incarné qui ne pêche que par un rajeunissement numérique loin d'être probant. Site : Selenie
Scorsese redonne une seconde jeunesse (au propre comme au figuré) aux dinosaures du polar mafieux dans un film fleuve sur le temps, qui passe pour ses personnages, acteurs et spectateurs, et qui sait aussi le prendre lorsqu’il le faut par la mise en scène, bien qu’un brin besogneux et radotant, montrant certaines limites du cinéma scorsesien tournant à vide, mais qui pousse inévitablement à la mélancolie tant il sent l’oeuvre testamentaire d’une époque, d’une vie. Un dernier baroud d’honneur, qui fait plaisir rien que pour revoir De Niro et Pacino dans une telle forme.
The Irishman est un puissant film testamentaire. Malgré une première moitié parfois mécanique, où Scorsese rejoue ses vieilles partitions, la seconde est une leçon de cinéma. Hommage touchant à ses acteurs, vision sombre du temps qui passe, il offre la quintessence de son style.
Les acteurs sont bons, les décors rétro assez classes, mais à part ça, petite déception. J'ai l'impression de voir un ènième film sur la mafia version Scorsese. Peu de surprise.
Un bon film de mafieux mais à l'action distillée au compte gouttes, ce qui rend le film vraiment long par moments. La distribution est excellente, le trio d'acteurs principaux est toujours aussi charismatique malgré l'âge qui avance, et leur rajeunissement numérique est plutôt bien fait dans l'ensemble. Globalement un bon film, mais loin d'être le meilleur Scorcese
Le cinéma de Martin Scorsese a toujours su s’emparer de la durée comme d’une ressource dramatique à part entière, si bien que bon nombre de ses long-métrages dépassent, du point de vue de leur durée, l’entendement. Déjà Silence entendait souffrir à l’unisson de ses missionnaires martyrs en suivant, pendant deux heures et quarante minutes, leur éprouvante quête teintée d’espérances et de cruelles désillusions. Avec The Irishman, Scorsese va plus loin encore, dépasse les trois heures trente minutes, pour mettre en scène l’odyssée individuelle d’un homme plutôt médiocre au sein d’une fresque historique plus vaste, soit une plongée de près de soixante-dix ans dans l’Histoire des États-Unis. Ce jeu d’interdépendance entre la grande échelle – Frank Sheeran et ses acolytes – et la petite – l’Histoire d’un pays – ne respecte cependant pas la réciprocité des échanges ; car si nos mafieux vieillissent et se perdent, le pays continue d’avancer, au risque de balayer d’un revers de main leurs bien insignifiants destins. Le choix d’une construction en flashbacks transforme les récits enchâssés en flux d’images, de sons et d’actions qui reviennent à la mémoire du personnage principal à mesure qu’il se remémore le passé. La mémoire apparaît comme ce long couloir d’hôpital ou de maison de retraite, donnant accès à une série de portes tantôt fermées tantôt entrouvertes et qu’il suffit de franchir pour se raboucher à des fragments d’existences. Et ce qu’il y a de paradoxal et, en ce sens, de fort pertinent, c’est de penser la durée comme une lassitude aux yeux d’hommes et de femmes insouciants et certains du temps qu’il leur reste – notons à ce titre la récurrence du motif de la cigarette et des perturbations qu’elle occasionne au sein du groupe –, puis comme une source-vive à laquelle venir boire lorsque la mort règne partout, à laquelle mêler ses larmes d’amertume et de regrets. Comme Silence, The Irishman s’achève en confession. Dans une confession indirecte, hypocrite, pied-de-nez aux attentes des générations antérieures, soucieuses de lever le voile et révéler les mystères qui continuent d'entourer l'Histoire. Preuve que la petite, très petite histoire de Franck, capitalise sur le grand mystère d'une machine dont les rouages restent inconnus. Et si Frank refuse de renseigner les agents de police, c'est parce qu'il tient à garder allumés les derniers feux d'une mythologie humaine qui risque de s'éteindre avec lui. Le film tout entier lui sert de confession, de testament cinématographique, à cette nuance près que ce livre d’images en mouvement est le fruit d’une vie intérieure : motivée par la parole, la réminiscence reste l’apanage d’un esprit loyal et éthique qui ne saurait servir de balance. Même devant Dieu. Pas un mot. Ce jusqu’au-boutisme constitue le coup d’éclat du film : les personnages – assez médiocres au demeurant – persistent à construire les bases de leur existence sur un sol mouvant qui peut à tout moment de disloquer. Trois heures et trente minutes pour mettre en scène des repas copieux, des bastonnades, de longs échanges verbaux où s’exhibent rapports hiérarchiques et sens de la famille (selon la définition mafieuse du terme). Trois heures et trente minutes pour mettre en scène un temps aujourd’hui révolu, temps auquel Martin Scorsese a voué l’essentiel de sa carrière et qui semble s’en aller avec lui et ses fidèles acteurs. Une durée extraordinaire, hors des normes en usage dans les productions actuelles, pour un testament dont l’imperfection n’a d’égal que les destins qu’il représente.
Le retour des légendes. On est en terrain connu avec Scorsese. Un casting 5 étoiles. Une bonne BO. Quelques longueurs, le film aurait gagné à être 30 min plus court mais tout est très bien développé. L'effet sur l'âge est pas mal. Quelques imperfections mais c'est déjà plus que correcte.
Quel dommage de ne pas pouvoir en profiter en salle. Netflix gâche un grand film a le limiter en quasi telefilm... En espérant au moins une sortie Blu-ray/DVD pour lui rendre hommage.
quelle déception ! c'est LE film totalement surévalué du moment. Avant tout c'est long, c'est très long (à vrai dire je n'ai pas regardé la dernière heure). A aucun moment je ne m'intéresse à l'histoire ou aux personnages... tout est déjà tellement vu et revu... et le rajeunissement des personnages ne fonctionne pas du tout. Tout sent la naphtaline dans ce film. raté
En introduction de mon avis, je tiens à préciser que je suis un adepte des films de gangster, que Scorsese est mon réalisateur préféré, et que Les Affranchis est mon film préféré. Ce nouveau film était attendu comme le messie par beaucoup de personnes dans la même situation. Il est donc difficile de ne pas être pointilleux après une telle attente. Néanmoins avant tout, ce film, en tant que tel, reste un film d'exception, peu importe les détails dont on va parler ci dessous. Il surpasse la plupart des films actuels. Il est désormais rare d'avoir des films construits de cette façon aujourd'hui. Il vaut clairement la note de 5 d'entrée. Le casting est ce qui se fait de mieux, ce trio légendaire fait frissonner et la réalisation est toujours aussi impeccablement soignée. Foncez voir ce film !
Maintenant que cela est dit, passons aux détails. D'abord commençons par LA chose qui m'a bien empêché de rentrer dans ce film pendant presque 2h. Les fameux yeux bleus de De Niro, mais quelle mauvaise idée ! Ca ne lui va pas du tout ! C'est ça qui m'a choqué, pas le fameux rajeunissement numérique qui a fait grand bruit. Ca rend pas trop mal finalement. Bien que sur ce point, j'aurai bien vu à la place notre trio légendaire en passage de témoin à de jeunes acteurs talentueux, mais ça n'aurait peut être pas pu rentrer dans ce scénario. Car il est vrai que la scène de bagarre chez l'épicier fait mal comparé à la scène du bar des affranchis. Le deuxième point qui m'a dérangé, et là ça ne concerne pas les puristes du VO, c'est la VF de Joe Pesci, alors ce n'est donc pas sur le film en lui même, mais sur le doublage. C'est dommage car généralement ils sont bien fait pour le coup dans les films de Scorsese. Mais là pardon, mais ça ne correspond pas du tout à l'acteur, celui d'un petit teigneux, peu importe son âge.
Parlons maintenant plus globalement. L'ambiance du film, comme à l'accoutumé avec ce réalisateur, est toujours impeccablement mise en scène. Les décors sont magnifiques, les costumes soignées, et la bande son travaillée. The Five Satins dès les premières secondes en ouverture, c'est somptueux. On sait tout de suite que l'on va passer un bon moment. Bien que j'ai tout de même trouvé la bande son moins fourni que pour les précédents films, surtout vu la durée. Pour la moitié de temps de film, celle des affranchis est plus importante. Dommage. Enfin, la voix off est de retour, et ça c'est vraiment le pied !
Finissions par le film en lui même, le scénario. Ce qui m'a le plus, presque déçu, même si il l'avait annoncé, c'était ce côté vraiment différent par rapport à ses deux précédents films. Terminé le côté glamour de la mafia, ici on y voit un côté plus cru. Ca peut être aussi un angle bien sûr, mais du coup j'ai tout de même trouvé qu'il y avait moins de péripéties, moins de moments à émotions fortes, moins de scènes marquantes. Finalement un petit peu moins de tout, alors qu'on avait là 3h30 de bonheur.
Ce film, sans doute le dernier dans le thème des gangsters pour Scorsese, a été justement réalisé ainsi. La fin d'un monde, la fin d'une génération. On trouve finalement des émotions dans la lenteur de ces scènes, de ce road-trip, post-visionnage. C'est peut être ça que voulait nous faire ressentir Martin Scorsese. Adieu à notre génération de mafieux. C'était une belle vie cinématographique...
Un 2 * (un peu dur) pour contrebalancer l'avalanche de critiques dithyrambiques. OK je ne me suis pas ennuyé, les 3h30 ne m'ont pas posé de problème, donc difficile de parler de nauffrage absolu. Cela étant presque n'importe quelle série Netflix est capable de me tenir 4 heures d'affilée sans problème. Un breaking Bad se dévore par 3 ou 4 épisodes sans aucun souci :) Sauf que la, malheureusement on a affaire à un film de "vieux" sous Valium... et ça en devient parfois grotesque. De Niro rajeuni, non désolé ça ne fonctionne pas du tout, spoiler: la scène de baston avec l'épicier est juste risible ... seul Al Pacino est crédible et a encore un peu de peps. Harvey Keytel est la... juste pour le nom sur l'affiche. Donc très décevant et pas du tout du tout dans les top de Scorsese :/