On a du mal à rentrer dans ce film : l’esthétisme se veut réaliste mais ressort artificiel, pas assez franc. Mais c’est la réalisation qui nous réfreine : tout se joue au 1er plan, sur une scène unique, presque théatral…le film ne serait-il pas assez profond ? Pourtant le sujet s’y prète : la vente de la réalité virtuelle comme une drogue. Le scénario et un eu flou, comme les images, il zigzag sans but réèl. Couleur, lumière, musique, fringues.. cela risque de donner la nausée au plus sensible. On détourne le regard, notre attention n’et pas captée : le héros ne vend, finallement, que de la « drogue ». Point. C’est maigre. Et les effets psychologique, la dépendance, la perte de la notion de réalité ? De toutes façon ça vire polar trop tard, beaucoup trop tard. C’est déçu que l’on quitte l’an 1999, même avec un clin d’œil à Rodney King, ça restera creux. Hélas, sa fait quand même pas mal de point négatif. Mais pour le reste, on reste tout de même fasse à une oeuvre visionnaire qui s'avère plutot interessante par son concept mais également par la façon dont le tout est dévelloppé (le film durant pourtant 2h30). Mais le film ne pourra pas plaire à tout le monde, c'est sur. Le film se veut sombre, glauque, violent et j'en passe. MAis à cela se concrétise une vraie histoire qui amène à réfléchir et qui correspond parfaitement à ce que l'on cherche lorsque l'on regarde un film de science fiction ; tout en restant quand même trop en surface sur ce que le film veut nous faire ressortir (chose habituellement profonde, lorsque l'on visionne un film SF). Bref, à vous de voir.
Film d’anticipation et de science-fiction de grande ampleur, l’action de Strange Days prend place dans un futur proche (à l’aube de l’an 2000, le film datant de 1995) où le lien social a manifestement implosé. Il y règne, du début à la fin, une atmosphère de violence et de chaos indescriptible, une quasi-guerre civile symbolisée par une réflexion paniquée du héros au début du film « Tu vas me laisser traverser L.A. à pied ? ». Le rendu de l’environnement du film, un peu kitch et assaisonné d’une B.O. métalleuse de circonstance, est sans conteste le point fort du film, qui multiplie les plans d’envergure dans des rues dévastées, entre foules embrasées, cohorte de policiers, et chars d’assaut. Le scénario tourne autour de l’utilisation de machines cérébrales qui permettent de se glisser dans la peau d’une personne tierce, de vices associés, de meurtres : un concept de réalité augmentée proche de celui vu dans ExistenZ, et qui s’integre bien dans le contexte général. Si le déroulement de l’histoire est classique et pas toujours inspiré (notamment sur la fin) et que le casting n’apporte aucune valeur ajoutée (Ralph Fiennes, mouais !), Strange Days reste tout de même impressionnant par bien des aspects et mérite certainement le coup d’œil.
Un très bon film SF qui est devenu une référence dans l'univers cyberpunk . Une intrigue captivante et de solides acteurs nous emmènent dans cet étrange univers. glauque et underground. J'adore.
Juste parfait. Une histoire originale sur fond de révolte sociale, de très bons acteurs, un suspens qui monte en puissance, un thème passionnant. C'est superbement orchestré. Tout est bon. Il y a même un bonus, avec Angela Basset dans un rôle de femme inattendu: pour une fois, la femme n'est pas le boulet de l'histoire (c'est souvent le cas, avouons-le).Un film trop méconnu et pourtant génial. Le seul bémol, le mauvais jeu des figurants qui sont assez risibles si on se concentre sur eux, et un côté ambiance faussement apocalyptique qui a plutôt mal vieilli, mais à sa décharge, le film est sorti en 1995, donc respect.
L’idée de départ (un néo-noir légèrement dystopique qui traiterait d’addiction aux images) est plutôt bonne, surtout en pleine « génération MTV ». Malheureusement, l’esthétique est elle-même très marquée « génération MTV » : couleurs criardes, caméra en roue libre, montage frénétique et bouillie rock en fond sonore. Côté scénario, ce n’est pas beaucoup mieux, avec des dialogues dignes des plus mauvaises séries d’action des années 90, des invraisemblances à la pelle et un petit twist qu’on voit venir à des kilomètres. La dernière partie du film, même si elle ressemble à du sous-Michael Mann, est quand même plutôt efficace, avec une portée politique qui donne un peu de substance à l’histoire. Pour le reste, c’est à peine moyen.
Avec son casting 5 étoiles et sa réalisation impeccable, Strange Days nous offre un bon polar en plus d'être un excellent film d'anticipation. Sous estimé à sa sortie, il reste aujourd'hui une oeuvre phare dans de la domaine de la SF des années 90.
Ce film peu connu de James Cameron (producteur et scénariste) est à classer dans la catégorie Thriller. La réalisation est impressionnante et plein d'énergie. Il montre par anticipation, l'importance de plus en néfaste de la vie par procuration. Les amateurs de hard rock doivent apprécier la bande son.
Un thriller à l'intrigue trop classique et une fin trop prévisible (voire incohérente) entache ce film qui aurait pû être meilleur. L'ambiance générale est pourtant bonne tout comme les acteurs. A voire malgré toutes ces banalités.
Le film commence sur un plan séquence filmé à la 1ère personne ; on est en droit d'espérer une jolie composition de la part de Kathryn Bigelow (surtout si l'on a vu ses derniers et excellents "Démineurs" ou encore "Zero dark thirty"). Mais au fur et à mesure des minutes, on découvrira qu'il s'agit bien là des débuts de la cinéaste oscarisée, et que son talent s'accentuera avec son expérience du métier. Quoi qu'il en soit, le concept plus qu'honnête de science-fiction est bien présent, et donc prenant par la même occasion. "Strange days" proposera également un très bon casting (Fiennes, Sizemore, Lewis, Fichtner) et une bande originale de qualité. De plus, sa mise en scène, et notamment derrière ces clips filmés à la première personne, donnera un peu de peps au long-métrage. Ce seront plus précisément les dialogues qui nuiront au film, ainsi que quelques passages dits "faciles". "Strange days", même si l'on ressent un "plus ou moins" mauvais vieillissement du long-métrage, captera l'attention par son idée directrice, non loin de flirter avec un "Matrix", un "Existenz" ou encore un "Inception" (pour ne citer qu’eux) dans le délire.
Strange Days est un divertissement noir et branché, plus ou moins captivant mais forcément magistral. Ainsi la caméra subjective de Kathryn Bigelow nous plonge dans une virtualité devenue tangible pour les personnages : la cinéaste cherche alors à retranscrire une nouvelle forme de réalité, au coeur d'une cité corrompue par le sexe, l'argent et le crime. On pourrait bien sur y voir un message visionnaire - le film s'attardant symboliquement sur les deux derniers jours du deuxième millénaire... Malgré son tour de force technique évoqué précédemment Strange Days souffre d'un scénario alambiqué, proprement manichéen ( nous n'en attendions pas moins de James Cameron, co-auteur du film ), qui certes trouve une adéquation solide avec sa réalisation mais qui finit rapidement par lasser à force de formatage. Quant à Ralph Fiennes, il manque d'intensité aux côtés d'une Juliette Lewis tout à fait électrisante. Au final Strange Days reste une valeur sûre en matière de virtuosité technique, malheureusement assez conventionnelle...
Kathryn Bigelow et son ex James Cameron ont pris un sévère bide avec Strange Days mais cela n'atténue en rien la qualité du film. Bigelow malgré sa poigne de fer s'est parfois un peu perdu dans son ambition et son intrigue. Mais le film s'offre comme un des meilleurs films cyber-punk jamais fait. Son futur proche rongé par les tensions que ce soit économiques ou racial semble plus vrai que jamais et sa technologie est fascinante. Au milieu de tout ça, on retrouve un petit dealer ex-flic plongé dans une intrigue de film noir. Cette dernière est parfois un peu négligé, Bigelow préfère se concentrer sur son univers et ses personnages qui n'ont de cesse d'essayer de sortir la tête de l'eau. Et qui dit S.F. dit forcement propos intelligent, Bigelow questionne notre côté voyeur et notre rapport à l'image se montrant précurseur de notre époque actuelle. Ralp Fiennes et toute l'équipe de seconds rôles ( Michael Wincott, D'Onofrio...) sont excellent et montre a quel point l'ex Madame Cameron sait tenir un casting.
En voila un jolie sénario d'anticipation. L'idée est simple mais aurait pu vite être complexe et mal orchestré mais le réalisateur réussit à maintenir la cocotte sous pression en nous lachant quelque vapeurs par ci par là. Le tout est bien mis en scéne et très crédible.
Le meilleur film de Bigelow à ce jour. La réalisatrice plante le décor dans un Los Angeles extrêmement sombre, où le mal règne en maitre. Vision quasi apocalyptique, servie par une réalisation nerveuse et un montage efficace.