Cela fait près de trente ans que le Virus de la Fureur a ravagé la Grande-Bretagne. Sur une île isolée, une communauté de survivants vit sous haute protection, protégée du continent. Lorsqu’un père et son fils quittent ce refuge pour une expédition initiatique, ils découvrent un paysage apocalyptique où les infectés ont muté, et où d’autres survivants, plus mystérieux, les guettent…
Note : ★★★☆☆ - (3/5) - Bon
Avec 28 ans plus tard, Danny Boyle et Alex Garland rallument la flamme de leur saga post-apocalyptique avec une vision audacieuse et viscérale. Le film repose sur un récit initiatique poignant orchestré par Alfie Williams, impeccable en jeune Spike, déterminé à sauver sa mère à tout prix.
Le montage nerveux, le tournage partiellement à l’iPhone 14 Pro et la photographie immersive assurent une tension électrisante et une atmosphère oppressante, marquée par une esthétique à la fois froide et stylisée. La bande-son martelante du groupe Young Fathers enveloppe le film d’une énergie brute, renforçant performances et ambiances.
Malgré ces forces, le film montre ses limites. Certains passages, notamment en milieu de récit, manquent de cohérence narrative ou s’éternisent, affaiblissant parfois le rythme et l’impact émotionnel. La surenchère visuelle, si elle impressionne, laisse entrevoir un manque d’audace thématique, avec des ressorts dramatiques parfois trop convenus.
Pour autant, 28 ans plus tard reste une expérience cinématographique forte : belle, angoissante, déroutante, et profondément humaine. Un film qui, même imparfait, parvient à renouveler la franchise tout en conservant son ADN, dévoilant un monde aussi fascinant que terrifiant.
Point fort : Une immersion sensorielle puissante et inédite, portée par la sensibilité du jeune Spike et une esthétique viscérale.