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    Il Bidone
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    3,9
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    24 critiques spectateurs

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    Estonius
    Estonius

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    2,5
    Publiée le 3 janvier 2018
    Un film complètement déséquilibré qui commence par une escroquerie habilement mise en scène malgré son scénario invraisemblable (à quel moment enterrent-ils le trésor, sans se faire voir et sans laisser de traces ?), puis une autre dans les bidonvilles, cela suivi par une excellente scène de réveillon. Tout cela est fort bien réalisé mais ensuite tout se gâte avec des bavardages interminables et une fin lourdement mélodramatique. Dans ce genre de registre Fellini n'arrive pas à la cheville des Risi, Monicelli, Scola et autres, n'ayant pas compris qu'une satire grinçante est autrement plus efficace que le mélo.
    stebbins
    stebbins

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    4,5
    Publiée le 26 février 2012
    Injustement méconnu, Il Bidone est un véritable chef d'oeuvre de l'un des maîtres du néoréalisme italien : Federico Fellini. Il faut faire un effort pour y déceler la touche fellinienne, marque de fabrique plus évidente à percevoir dans un film tel que La Voce Della Luna... Sortie en 1955 dans l'indifférence la plus totale, ce petit bijou est à la fois emplit de cruauté et d'humanité. Jugez en par vous-même à partir de ce bref synopsis : Augusto, Roberto et Picasso sont trois arnaqueurs à la petite semaine. Ils passent le plus clair de leur temps à abuser de la sympathie de leur victimes en se déguisant en hommes d'église, afin de leur soutirer de l'argent par le biais de quelque subterfuge. Mais un jour Augusto ( le plus âgé ) décide d'en finir avec ces combines... Le choix d'un personnage pieux - bien que factice - n'est certainement pas anodin : car le film de Fellini parle de rédemption. Les personnages ( et principalement Augusto l'aîné et Picasso le faible ) sont en quête de repentir et ne parviennent jamais à atteindre le sublime et les hautes valeurs morales...A la différence de Fellini, de l'acuité de son jugement et du traitement de ses créatures. Un chef d'oeuvre qu'il me semblerait juste de réhabiliter.
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    3,0
    Publiée le 17 décembre 2019
    Après La Strada, Fellini délaisse pour un temps le monde du spectacle mais continue d’employer un étranger dans le rôle-titre : Broderick Crawford remplace à ce titre Anthony Quinn, même s’il faudra longtemps pour se rendre compte qu’il s’agit de son film & pas celui d’un autre.

    Surtout qu’en-dehors de Franco Fabrizi, c’est un autre anglophone, Richard Basehart, qui joue un deuxième rôle sous-coté chez le réalisateur italien. Si cela paraît confus, ce n’est rien en comparaison de l’amorce : Fellini a peut-être participé à rendre la période néoréaliste moins austère, mais c’est une vraie difficulté de percer les secrets de son capharnaüm ambiant.

    Le trio laisse entrevoir le gang de délinquants attachants qui sera la marque de fabrique de générations de cinéastes, mais comprendre leurs motivations sera aussi dur pour le spectateur que pour les proches fictifs de ces criminels, qui parfois (comme Giulietta Masina, trop mise en avant sur les affiches, mais qui était influente en sa qualité de femme de Fellini) sont tenus à la périphérie du flou.

    Heureusement, le film n’a rien d’autre de flou, & il ne faut pas mettre sur le compte de l’erreur ce que l’artiste avait besoin de mettre en œuvre pour que la chose se présente sous un angle propice. Les trois amis, collaborateurs nettement plus dramatiques que Mes chers amis de Monicelli, sont révélés sous le jour de leurs délits, & dans cette représentation incroyable de la douleur dont Fellini avait le précoce secret, leur déni se révèle. Ces semi-mafieux nous sont familiers & se saluent en fanfaronnant que l’autre est beau comme un astre, & ce sont en effet de véritables supernovæ filmiques qui sont transmises par l’attention successivement accordée à l’un puis à l’autre.

    Pleinement imparti d’une narration doucement évolutive rendue d’autant plus délicate que le montage était particulièrement technique à cause des nombreux points de vue voulus par le régisseur, Il Bidone ne dément pas son géant même en-dehors de son thème fétiche : il établit la psychologie criminelle avec de l’avance & du brio, sans jamais ignorer une part de spectacle et d’humour qui rendent le tout parfaitement digeste.

    → https://septiemeartetdemi.com/
    pierrre s.
    pierrre s.

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    3,5
    Publiée le 4 février 2016
    Drame social à l'accent comique, Il Bidone, narre l'histoire d'une petite bande d'escrocs sans scrupules ni grandes ambition. Un beau film.
    ocelot
    ocelot

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    4,0
    Publiée le 23 décembre 2008
    Premier film de Federico Fellini que je vois, et bien, ej n'ai pas été déçu. Je pense que je vais m'intéresser d'avantage à ce réalisateur.
    anonyme
    Un visiteur
    2,0
    Publiée le 10 juin 2014
    Il faut passer outre une première partie terriblement bavarde et bruyante pour apprécier la matière de cette parabole sociale sommairement réalisée mais bien interprétée.
    Intéressant sans être indispensable (à moins d'être fan de Fellini).
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 2 décembre 2009
    Entre comèdie noire et tragèdie caustique, "il bidone" raconte les misèrables arnaques d'un trio de petites frappes ou Federico Fellini filme le dèsespoir qui sourd de la vie que mènent ces trois petits escrocs romains! Après "La strada", Fellini montre qu'il n'a rien perdu de la causticitè de ses dèbuts en poussant ses personnages jusqu'au bout de l'horreur! La satire fait rire, mais l'èmotion n'est jamais loin! Quelques scènes son inoubliables comme Broderick Crawford (vraiment ènormissime en homme tourmentè et secret) agonisant au bord de la route, tandis qu'au dètour d'un chemin on voit passer des enfants pauvres derrière leur mère! Remarquablement rèalisè, Fellini signe un superbe film avec la musique de Nino Rota qui emporte le tout...
    Frédéric P
    Frédéric P

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    3,5
    Publiée le 23 septembre 2019
    A mi-chemin entre néoréalisme et film à sketchs, une bande d' arnaqueurs escroquent des pauvres. On ne retrouve pas le mélange de réalisme et de rêve.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,5
    Publiée le 16 juillet 2017
    Fellini faisait du De Sica à l'aube de sa carrière.....
    Dans ce drame social, très intéressant et fort, on navigue entre le pathétique et le drame humain. Car les héros sont plutôt à plaindre et ce vieil homme qui voit sa vie flétrir devant ses yeux et qui retrouve un soupçon de bonheur devant sa fille devient enfin lucide et cherche à convaincre ses acolytes. Mais l'argent comme un poison s'est infiltré dans leur être....
    Enfin un Fellini qui n'est pas sans queue ni tête et qui est joué par des acteurs avenants et expressifs. Quel changement dans son cinéma par la suite.....
    Hotinhere
    Hotinhere

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    3,0
    Publiée le 10 mars 2022
    Une tragi-comédie sociale à l’humour caustique sur les agissements pathétiques d’une bande d’escrocs sans scrupules. Si le début du film est séduisant, la suite est plus inaboutie. Dommage !
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 14 novembre 2013
    Fellini retrouve ici la force de la simplicité pour montrer la déchéance d'un homme, sans pathos navrant mais avec la touche de Commedia dell'arte qui fait la différence. On est juste un peu surpris du dénouement qui semble un peu précipité par rapport à ce que le réalisateur construit avant.
    Maqroll
    Maqroll

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    5,0
    Publiée le 27 août 2010
    Après I Vitelloni et La Strada, voici le troisième grand chef-d’œuvre de Fellini. On ne peut qu’être ébahi devant la maturité étonnante de cette œuvre, réalisée finalement par un - encore - jeune homme de trente-cinq ans. La deuxième caractéristique concerne sa portée universelle : au-delà de la simple dénonciation de la foi aveugle en la religion, Fellini se livre à une véritable étude de mœurs et de caractères de toute la société italienne de son époque, digne de Balzac. La « Comédie humaine du cinéma », c’est peut-être finalement le sous titre le plus approprié pour l’œuvre grandiose de Fellini… Au niveau de l’interprétation, Broderick Crawford est parfait dans la composition difficile de cet homme à facettes dont l’ambivalence causera finalement la perte. Du très grand cinéma une fois de plus et encore une fois une grande fin qui reste dans toutes les mémoires.
    loulou451
    loulou451

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    3,0
    Publiée le 1 février 2011
    Le film est séduisant, mu par la force de la simplicité, mais Fellini ne réussit pas à envoûter de nouveau son public comme dans "la Strada". Certes Giuletta Masina vient encore tempérer par son visage angélique la cruauté des trois bandits, mais cela ne suffit pas amplifier la grâce de l'ensemble de l'oeuvre. Un très bon film tout de même sublimé par l'interprétation sans faille de Broderick Crawford.
    il_Ricordo
    il_Ricordo

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    4,0
    Publiée le 12 mai 2012
    Chez Fellini, les escrocs sont des clowns. Mais des clowns tristes, des minables condamnés à une vie insignifiante et une fin aussi glorieuse. Après le succès mondial de La Strada, Fellini réalise une œuvre plus mineure, mais non moins dramatique, Il Bidone. C'est l'histoire pitoyable de ces voleurs ratés qui vont de coup en coup sans jamais pouvoir décoller. Ils se déguisent comme les gens du cirque, et l'on retrouve avec leur recherche de mise en scène dans leurs méfaits la passion de Fellini pour le spectacle.
    Mais le rire côtoie les larmes, et ce n'est que pour nous enfoncer dans le pathétique que Fellini nous fait cheminer dans la bassesse et la misère de ses personnages : ils dérobent les plus indigents et les plus démunis, sans honte ni vergogne. L'un d'eux est marié, et il finit par éprouver des remords pour sa dignité perdue, de même que le plus âgé d'entre eux, lassé par une vie de rapines et de lâchetés.
    Federico Fellini est désabusé devant tous ces individus solitaires parce qu'isolés, de même qu'il sera enthousiaste face aux foules et aux familles unies.
    max6m
    max6m

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    3,5
    Publiée le 1 décembre 2010
    Réalisé en 1955, "Il Bidone" fait partie de la 1ère période, plus ou moins néoréaliste, du cinéma de Fellini. Période qui n’est pas la plus riche du Maestro, mais qui compte quelques films intéressants, dont "Il Bidone" n’est pas des moindres. Le film nous narre l’histoire de 3 détestables arnaqueurs, passant leur temps à "bidonner" de pauvres gens. Leurs diverses arnaques, assez machiavéliques, ont d’abord l’allure de sketchs, suscitant plutôt un effet comique. Mais le contexte social des arnaqués finit progressivement par changer le ton du film. Les arnaques deviennent odieuses, les situations tragiques, et la conscience des 3 loustics commence à être sérieusement mise à l’épreuve. Le film s’éloigne alors du réalisme attendu et prend l’allure d’un conte sur la face sombre de la nature humaine. Les 2 personnages encadrant Augusto, le vieux "boss" de la bande, se déréalisent petit à petit, se révélant n’être que le reflet des 2 facettes de la personnalité du chef: la crapule sans âme et le repenti en quête de rédemption. Augusto oscillera dès lors entre ces 2 pôles, poursuivant ses arnaques mais se rapprochant parallèlement de sa fille délaissée depuis de trop nombreuses années. Il ne parviendra cependant pas à trouver le chemin de la rédemption, et, après une séquence fabuleuse qui évite la facilité d’un dénouement attendu et donne de la profondeur au film, finira misérablement sur le bord de la route. Nous trouvons déjà dans "Il Bidone" certaines scènes qui annoncent le style à venir de Fellini. Ainsi de cette séquence d’errance nocturne, pourvue d’une certaine irréalité fantastique, qui annonce ces sublimes scènes d’aurore, où la griserie enfin dissipée laisse place à la solitude, à l’angoisse et à la peur. De même, la séquence du réveillon rappelle inévitablement les soirées mondaines de "La dolce vita". "Il Bidone" fait partie d’un cinéma que l’on qualifiera de "classique" dans sa forme, mais qui contient déjà en son sein les éléments de sa propre révolution.
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