Il Bidone
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Nicolas B
Nicolas B

17 abonnés 109 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2026
J'ai revisionné ce film récemment et, je reste sur ma faim. C'est un Fellini qui hésite un peu trop entre deux styles : on sent qu’il veut faire du social comme à l’époque, mais ça manque de la magie ou de la force de ses autres films. L’histoire de ces trois escrocs qui s'habillent en prêtres pour dépouiller des pauvres paysans, c’est une bonne idée de base, mais ça tourne vite en rond.
Le perso principal, Augusto, est censé nous toucher avec sa crise de conscience, mais j'ai eu du mal à accrocher. Le rythme est super lent et les arnaques se ressemblent toutes, donc on finit par décrocher un peu. C'est dommage parce qu'il y a quelques scènes visuellement sympas, mais le scénario est trop décousu pour qu'on se sente vraiment impliqué. La fin essaie d'être tragique, mais comme on n'est pas hyper attachés aux gars, ça tombe un peu à plat. En gros, c’est pas un mauvais film techniquement, c'est juste un peu monotone et ça a vieilli d'une manière assez lourde. C'est le genre de film que tu regardes une fois pour la culture, mais tu n'y reviens pas.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 228 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2025
Trois escrocs à la petite semaine déguisés en religieux dépouillent une paysanne de ses économies suivant un malicieux procédé qui a sans doute déjà fait ses preuves et le fera encore.
On pourrait croire que le préambule cocasse de Fellini augure d'une comédie espiègle. Mais le cinéaste, décrivant dans une forme néoréaliste, le dénuement et l'aridité de la campagne, désigne Augusto et ses complices comme de pitoyables crapules qui se sont fait une spécialité de tromper les plus miséreux. Ces médiocres n'ont que le talent mesquin, pour des profits de même nature, d'abuser la crédulité des pauvres gens.

Eloigné des fantasmagories qui caractériseront son oeuvre future, Fellini se place sur un plan humain et moral. Personnage central de cette triste comédie, Augusto, vieillissant et comme soudainement lucide, semble prendre conscience de son existence de parasite, honteuse et vide. Mais est-il capable de s'en détourner? Broderick Crawford compose parfaitement et gravement l'amertume d'un type ayant raté sa vie et qui découvre la nullité de sa valeur sociale.
Il est pathétique dans les dernières scènes du film où la mise en scène de Fellini se montre particulièrement subtile et sensible, dessinant une rédemption ambigüe.
Cette figure de "looser", magnifique ou non, est le sujet d'une fable désabusée dont la nature et l'esprit sont en définitive assez proches des farces et satires sociales corrosives qu'un autre cinéma italien, contemporain de "Il Bidone", a produites.
Mcbmcb18
Mcbmcb18

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
L’histoire de 3 escrocs qui se font passer pour des hommes d’Eglise afin d’escroquer des pauvres gens.

Répliques comiques et trame bien ficelée.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 septembre 2024
Un très beau film, bien que considéré comme un monument du néo-réalisme italien, il annonce aussi le style fantastico-merveilleux de Fellini par quelques séquences mémorables et iconiques. Le scénario est astucieux qui nous décrit les pratiques de trois petits arnaqueurs romains, petits escrocs pas bien méchants. Dès la première arnaque, magnifiquement montée, on comprend bien que ces truands arnaquent plus pauvres qu’eux et profitent de la misère du monde. La mise en place d’un faux trésor chez des pauvres fermiers qui doivent payer pour y avoir droit est terrible et bien triste. S’enchaineront ainsi plusieurs arnaques, démontrant la bassesse du monde et la cupidité de l’âme humaine. Mais cette situation devient dangereuse, trop d’adversité, et l’un des trois ,« Picasso » marié à la très belle Giuletta Masina, à qui il a caché son activité , ne veut plus continuer, au risque de détruire sa cellule familiale. Il y a cette magnifique scène de la soirée du nouvel an, chez un truand « parvenu », d’un autre niveau, où les 3 pieds nickelés se ridiculisent. Cela annonce les fêtes délirantes de la « Dolce Vita », magnifiquement filmée, luxuriante , Dyonisesque mais très cruelle , presque violent , dur à supporter, tant nos 3 héros paraissent minables, à l’heure de vérité . Une scène d’anthologie, qui à elle seule place ce film sur les sommets des chefs d’œuvre. Il y a aussi Augusto, le chef de bande, magnifiquement interprété par Broderick Crawford, qui voudrait s’acheter une rédemption, vers la fin du film, par une dernière arnaque. Il veut s’en sortir et s’occuper de sa fille de 18 ans, brillante étudiante, scène de grande émotion pour leur retrouvaille et la réconciliation, dans une salle de cinéma du père et de sa fille. . Peut -être faire un dernier coup : fantastiques 10 dernières minutes, extrêmement dures. Peut- on échapper à son destin ? existe-t-il le pardon ? Y a-t-il une fatalité ? Le film est un sommet car il alterne le néo-réalisme, par sa description des pauvres gens humbles, la comédie italienne , dans la tentation de nous faire rire de toutes ces situations, mais aussi le fantastique et la profondeur avec l’analyse psychologique des personnages. Il y a bien sûr la musique sublime de Nino Rota , et une image noir et blanc d’un esthétisme bluffant . A noter aussi un montage très rapide, pas de pertes de temps, on bascule très vite dans d’autres scènes, un cut très moderne, des raccourcis très efficaces. Une pépite à redécouvrir.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2024
Portraits de salopards malhonnêtes et sans scrupules qui, déguisés en ecclésiastiques, escroquent les petites gens. Tout baigne dans le stupre mais ça tourne mal quand l’un d’eux, pris d’un remords tardif veut aider sa fille et dépouille ses semblables. On peut y voir une caricature du système capitaliste et de sa collusion avec le clergé... Contrairement à la critique dithyrambique de l’époque, je trouve que ce film est très loin d’avoir le souffle tragique de La Strada.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2024
Tourné peu après La strada, Il bidone en reprend bien des aspects, à commencer par certains des acteurs : Richard Basehart et Giulietta Masina. Mais il n'atteint pas, pour moi en tous cas, la puissance que dégageait le chez d’œuvre de Fellini. Le scénario de Il bidone se focalise sur les petites arnaques d'un trio dépouillant de pauvres gens par des astuces grossières mais qui fonctionnent en raison de la crédulité des pauvres gens. Les portraits des 3 escrocs sont cruels : bassesse crasse, mensonges permanents, solitude, tensions avec les membres de leurs familles, etc. Se focalisant dans la dernière partie sur Augusto Rocca, le plus âgé des trois, le film se transforme en purgatoire alors qu'Augusto tente de renouer avec sa fille étudiante.
Offrant de belles séquences, par exemple lors de la fête chez Rinaldo, le film comporte également de curieuses erreurs, comme ces ossements couplés à un "trésor" que découvrent les escrocs en creusant la propriété de leurs victimes. Il faut donc imaginer qu'ils les ont précédemment enfouies sans que les habitants ne s'en soient aperçu...
Yves G.

1 845 abonnés 4 016 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2023
Une bande d'amis romains vit d'arnaques qu'ils commettent sur le dos des paysans crédules du Latium en se faisant passer pour des hommes d’Église ou des fonctionnaires. Leur rouerie trompe les plus pauvres mais pas l'aristocratie de la pègre qui les considère comme des moins que rien et leur manifeste son mépris. Augusto, le plus âgé de la bande, rattrapé par son passé familial, est lassé de ces escroqueries à la petite semaine et songe à se ranger.

Est ressorti le mois dernier en salles ce film méconnu du Fellini de la première époque, celui de "La Strada" (sorti un an plus tôt) des "Vitelloni" et des "Nuits de Cabiria". Influencé par le néo-réalisme des réalisateurs auprès desquels il s'est formé, Fellini filme en noir et blanc, dans une forme encore très classique, le petit peuple italien. Ses films n'ont pas encore la magie et la fantaisie de ses chefs d’œuvre ultérieurs où s'affirmera sa patte. C'est cinq ans plus tard avec "La Dolce Vita" que commence la transition qui l'amènera à "Huit et demi", probablement son film le plus emblématique, et à "Amarcord", son film le plus personnel.

"Il Bidone" est encore englué dans le moralisme un peu pesant du néo-réalisme. Augusto, Raoul et Roberto sont trois escrocs sans foi ni loi qui abusent de la crédulité des plus faibles mais sont écrasés sous la botte des plus forts. Mais le cynisme de ces crapules rencontre bientôt ses limites : Augusto, vieillissant, qui vient de renouer avec sa fille à peine sortie de l'adolescence et aimerait lui renvoyer une bonne image, n'a pas le cœur de dépouiller ce paysan que ses compères viennent de berner, dont la bonté d'âme de la fille paralytique l'émeut jusqu'au tréfonds.

"Il Bidone" m'a rappelé les situations, les personnages et le grain du "Voleur de bicyclette", le chef d’œuvre indépassable de De Sica, qui arracherait des sanglots aux pierres. Mais en dépit du tombereau d'éloges déversés sur lui par Rivette, Mauriac ou Bazin à sa sortie en 1956, j'avoue le rouge au front avec toute l'humilité requise face à des avis aussi éminents, m'être beaucoup ennuyé face à cette démonstration un peu laborieuse des voies de la rédemption.
riverainpsy
riverainpsy

42 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2023
Un film fellinien cruel qui mélange en fait les ingrédients des Vitelloni et de la Strada ; mais comme il arrive après les deux il fût mal reçu par la critique . Certes il n'a pas la stature des deux chefs-d'œuvre précédents mais , outre de très beau rôles pour Baseheart et surtout Crawford , on retrouve les thèmes felliniens : la fête décadente, l'après fête triste, la religion, les gens qui mentent , aux autres et surtout à eux mêmes, la peinture sociale en filigrane , les hommes un peu paumés à jamais en marge du monde des femmes. Si on prend le film sans vouloir comparer , on regardera une belle œuvre du maître italien , avec quelques très belles scènes .
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2022
Une tragi-comédie sociale à l’humour caustique sur les agissements pathétiques d’une bande d’escrocs sans scrupules. Si le début du film est séduisant, la suite est plus inaboutie. Dommage !
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2019
Après La Strada, Fellini délaisse pour un temps le monde du spectacle mais continue d’employer un étranger dans le rôle-titre : Broderick Crawford remplace à ce titre Anthony Quinn, même s’il faudra longtemps pour se rendre compte qu’il s’agit de son film & pas celui d’un autre.

Surtout qu’en-dehors de Franco Fabrizi, c’est un autre anglophone, Richard Basehart, qui joue un deuxième rôle sous-coté chez le réalisateur italien. Si cela paraît confus, ce n’est rien en comparaison de l’amorce : Fellini a peut-être participé à rendre la période néoréaliste moins austère, mais c’est une vraie difficulté de percer les secrets de son capharnaüm ambiant.

Le trio laisse entrevoir le gang de délinquants attachants qui sera la marque de fabrique de générations de cinéastes, mais comprendre leurs motivations sera aussi dur pour le spectateur que pour les proches fictifs de ces criminels, qui parfois (comme Giulietta Masina, trop mise en avant sur les affiches, mais qui était influente en sa qualité de femme de Fellini) sont tenus à la périphérie du flou.

Heureusement, le film n’a rien d’autre de flou, & il ne faut pas mettre sur le compte de l’erreur ce que l’artiste avait besoin de mettre en œuvre pour que la chose se présente sous un angle propice. Les trois amis, collaborateurs nettement plus dramatiques que Mes chers amis de Monicelli, sont révélés sous le jour de leurs délits, & dans cette représentation incroyable de la douleur dont Fellini avait le précoce secret, leur déni se révèle. Ces semi-mafieux nous sont familiers & se saluent en fanfaronnant que l’autre est beau comme un astre, & ce sont en effet de véritables supernovæ filmiques qui sont transmises par l’attention successivement accordée à l’un puis à l’autre.

Pleinement imparti d’une narration doucement évolutive rendue d’autant plus délicate que le montage était particulièrement technique à cause des nombreux points de vue voulus par le régisseur, Il Bidone ne dément pas son géant même en-dehors de son thème fétiche : il établit la psychologie criminelle avec de l’avance & du brio, sans jamais ignorer une part de spectacle et d’humour qui rendent le tout parfaitement digeste.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2019
A mi-chemin entre néoréalisme et film à sketchs, une bande d' arnaqueurs escroquent des pauvres. On ne retrouve pas le mélange de réalisme et de rêve.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2019
C'est pas gentil d'être méchant, mais c'est plus rentable que le bonheur des gens. Voilà la manière de penser du trio. Et comme souvent, la seul manière de changer un tel comportement, c'est l'apparition de répercutions directes sur leurs vies. C'est ce que le réalisateur montre brillamment, avec un trio finement composé de trois caractères bien distincts, qui nous permettent d'apprécier trois versions d'une telle histoire. L'histoire est touchante, grâce aux protagonistes attachants. On peut également noter une excellente réalisation, de très beaux plans, surtout à la fin. Le film n'est pour autant pas parfait, il faut attendre presque une heure avant que des vrais enjeux, autre que pécuniers, arrivent au trio principal.... Le mieux reste encore de le regarder par vous même, car il en vaut tout de même la peine !
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2018
Un film complètement déséquilibré qui commence par une escroquerie habilement mise en scène malgré son scénario invraisemblable (à quel moment enterrent-ils le trésor, sans se faire voir et sans laisser de traces ?), puis une autre dans les bidonvilles, cela suivi par une excellente scène de réveillon. Tout cela est fort bien réalisé mais ensuite tout se gâte avec des bavardages interminables et une fin lourdement mélodramatique. Dans ce genre de registre Fellini n'arrive pas à la cheville des Risi, Monicelli, Scola et autres, n'ayant pas compris qu'une satire grinçante est autrement plus efficace que le mélo.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2017
Fellini faisait du De Sica à l'aube de sa carrière.....
Dans ce drame social, très intéressant et fort, on navigue entre le pathétique et le drame humain. Car les héros sont plutôt à plaindre et ce vieil homme qui voit sa vie flétrir devant ses yeux et qui retrouve un soupçon de bonheur devant sa fille devient enfin lucide et cherche à convaincre ses acolytes. Mais l'argent comme un poison s'est infiltré dans leur être....
Enfin un Fellini qui n'est pas sans queue ni tête et qui est joué par des acteurs avenants et expressifs. Quel changement dans son cinéma par la suite.....
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2016
Drame social à l'accent comique, Il Bidone, narre l'histoire d'une petite bande d'escrocs sans scrupules ni grandes ambition. Un beau film.
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