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vincorporated
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0,5
Publiée le 28 février 2010
C'est qui la rousse sur l'affiche ? Ah ! Julianne Moore ! Dommage qu'on ne la voie que le temps d'une scène dans le film car l'énergie de son personnage aurait sans doute pu sauver ce film mené au rythme d'une tortue grabatère et/ou unijambiste. Tout est beau, (à peu près) bien filmé, et Colin Firth excelle dans son registre favori de personnage coincé. Pour le reste, mieux vaut choisir un fauteuil bien confortable pour pouvoir somnoler entre deux faux rebondissements suscitant moult baillements ou, mieux, ne pas aller voir ce film. Vous ne le regretterez jamais.
Très marqué par la mort brutale de son conjoint de longue date, George souffre de grosse déprime. Il commence à avoir se sombres pensées, et va vivre une journée qui pourrait le changer. Le couturier Tom Ford a beau débuter dans le cinéma avec "A Single Man", il démontre un certain travail d'esthète. Outre les costumes masculins impeccables (en même temps, attendait-on autre chose vu le pédigrée du bonhomme ?), le réalisateur affiche plusieurs effets de style. Il faut reconnaître que certains paraissent un peu surfaits, tels des plans serrés un peu forcés. Ou ces changements de coloration pour accompagner les évolutions d'état-d'âmes de notre protagoniste. Néanmoins ça reste joli à regarder, et assez fluide. Mais surtout, le film bénéficie de la prestation toute en sensibilité de Colin Firth. Qui incarne ici un expatrié, un Britannique cultivé et gay au beau milieu de la Californie parano à peine sortie de la crise des missiles cubains. Toutefois le thème de l'homosexualité dans les 60's est ici très secondaire. Le vrai sujet, c'est le deuil. Traité par une introspection du protagoniste, ses diverses rencontres, et une ami et confidente qui offre une relation généreuse mais lourde. En résulte un drame élégant et intelligent.
J'ai trouvé très juste ce film qui nous entraîne dans une grande tristesse. Profondément et me fait penser à ce qu'ecrivait Rilke Maria Reiner "Seules sont dangereuses et mauvaises les tristesses qu'on emporte au milieu des gens pour en couvrir la voix. Comme des maladies superficiellement et sottement traitées, elles ne font que reculer, et leur éruption, après une petite pause, est d'autant plus effroyable; elles s'accumulent au-dedans, elles sont de la vie, de la vie non vécue, rejetée, perdue, de la vie dont on peut mourir." lettre à Franz Kappus le 12 août 1904.
Un drame intimiste remarquable, d’une grande sensibilité qui brille par la mise en scène de Tom Ford, notamment son travail sur la lumière, alternant les couleurs froides et un ton plus chatoyant en fonction de la solitude de son personnage principal, incarné par un excellent Colin Firth, touchant de fragilité.
A Single Man est une œuvre visuellement sublime, où chaque plan semble pensé avec une précision presque chirurgicale. Tom Ford, en tant que réalisateur, parvient à capturer une atmosphère à la fois élégante et poignante, parfaitement soutenue par la performance impressionnante de Colin Firth. La direction artistique et la photographie sont d’une qualité irréprochable, ajoutant une profondeur à chaque scène. Cependant, si le film séduit par sa beauté et ses thématiques subtiles, il peut paraître un peu trop formel et froid par moments. Certains trouveront la narration un peu lente, avec une histoire qui, bien qu'attrayante, peut manquer d'une certaine fluidité. Malgré cela, l’ensemble reste captivant et d'une grande richesse visuelle.
Plutôt décevant, car ce film est d’une plastique extrêmement raffinée, tranchant avec un scénario qui est un peu ténu et somme toute assez vain. Le héro l’âme en peine souhaite en finir, est tenté mais ne consomme pas. Il se voit finalement satisfait par le destin de manière très prévisible. A mesure que l’histoire s’est déployée, on a senti l’action venir péniblement, piétiner, se délayer pour finir en eau de boudin. Colin Firth joue fort talentueusement le potentiel séducteur et l’être rongé par la perte de l’être aimé. En revanche, on peut émettre quelques réserves sur le caractère totalement justifié de son premier prix d’interprétation.
Un film sur le deuil, la dépression mais surtout l'amour. D'une classe folle, et doté d'un parfum mélancolique, ce drame touchant brille grâce à l'interprétation de son casting charismatique et de la justesse pudique de Colin Firth, mais souffre parfois d'effets -comme mon commentaire- trop appuyés.
A Single Man de Tom Ford est ensorcelant à l'image d'un Colin Firth touché par la grâce. Si il s'agit d'une banale histoire de deuil, le réalisateur nous séduit par sa façon de filmer les corps et les expressions de ses acteurs tous impeccables. Les émotions, les ressentiments sont presque palpables et les non-dits d'une évidence déconcertante. La photographie est elle aussi magnifique, jonglant entre des tons chauds et froids selon les sentiments de George, ce professeur d'histoire brisé par la mort accidentelle de son compagnon. Désespoir, excitation, interrogation, fascination, humour... l'association Tom Ford/Colin Firth fait des étincelles pour nous offrir un film qui, en d'autres mains aurait pu être d'une banalité soporifique. Visuellement léché, magnifiquement interprété, subtilement mis en scène, A Single Man ne laisse pas indifférent tant tout y est magnifique malgré les personnages brisés qui s'y croisent.
Très à l'aise avec son sujet, Tom Ford nous livre un film tout en poésie et en grâce. Peu importe la préférence sexuelle ici, l'histoire touche n'importe qui dans sa vie. La perte d'un être cher et comment rebondir est thème difficile, et c'est sans mélo que le sujet est traité. On regrettera cependant les flashback trop nombreux et le manque d'optimisme qui règne malgré tout dans ce film.
Pour son premier film, le styliste designer Tom Ford signe une œuvre flamboyante, esthétiquement soignée sans être esthétisante, d’une réelle harmonie entre la froideur de la forme et l’intériorisation des sentiments. Si les amateurs de militantisme à pancarte trouveront que le discours anti homophobe est discret, ce serait faire un mauvais procès au cinéaste qui préfère le non dit et la demi-teinte. Une merveille d’émotion discrète.
Esthétiquement très beau, musicalement très beau, l'histoire est également très belle et touchante malheureusement ce film manque de rythme, de dynamisme et les défauts sont trop visibles mais bon c'est le premier film de Tom Ford, un bon film certes, et on lui excusera ses maladresses !!
Le début du film est très esthétisant, images léchées, plans parfaits. J'ai donc craint le pire d'autant plus que la musique dégouline et sirupe bien lourdement. Et puis ... le film s'installe dans quelque chose qu'on sent vital pour Tom Ford, probablement en bonne partie autobiographique, même s'il s'agit d'une adaptation. Colin Firth est tout à fait excellent dans ce personnage de pudeur, de solitude, de dignité et d'humanité. Tout le film est construit autour de ce pilier central et le pilier est vraiment solide. L'autre qualité du film c'est de traduire la situation d'une époque où être homosexuel n'était pas une sinécure, tout en faisant des ponts évidents avec la situation actuelle. Tom Ford a également tiré un excellent parti de l'esthétique Années 60, sans en faire des tonnes. Voir un premier film est toujours enthousiasmant, voir un premier film réussi fait toujours chaud au coeur.