3059 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
402 critiques spectateurs
5
101 critiques
4
132 critiques
3
78 critiques
2
44 critiques
1
24 critiques
0
23 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 septembre 2011
Pour son premier essai le jeune réalisateur Tom Ford nous éblouie par un film d’une réel simplicité et qui touche la où il faut. Colin Firth joue sublimement bien un homme perdu dans une spirale de sentiment et de mal être, quant à Julianne Moore, elle, interprète d’une manière exquise l’amie déchue et obsédé par un amour qui est de toute façon impossible. Les autres personnages présents dans la vie de George (Colin Firth) comme le prostitué espagnol ou le jeune étudiant ne sont qu’une façade et ne représente pas la vraie stabilité et l’amour qu’il avait avec son compagnon Jim. Servie par une esthétique incroyable et une musique envoûtante, Tom Ford nous entraîne dans une fabuleuse histoire ou nous suivons le personnage de George tiraillé entre son désire de réussir vivre est celui de mourir.
Un premier quart d'heure presque calamiteux laisse envisager le pire : Tom Ford, célèbre couturier réalisant ici son premier film, ne semble pas comprendre ce qu'est le cinéma et nous affuble d'effets plus tocs les uns que les autres, le "style" semblant alors être le seul mot d'ordre du monsieur à ce moment-là. Heureusement ces quelques lourdeurs ne tardent pas à disparaitre et le film à commencer réellement pour s'imposer comme l'une des plus belles oeuvres de ce début d'année. Elégant dans sa forme et très profond dans son discours, « A Single Man » finit par retranscrire remarquablement ce que peut être la solitude d'un homme, aussi bien par ses dialogues souvent très justes et remarquablement écrits que par les personnages entourant le professeur, interprété par un Colin Firth très inspiré. Mais il y a avant tout dans ce film une qualité que le cinéma semble avoir bien trop souvent aujourd'hui : la poésie. Que ce soit en effet par sa manière de filmer les corps ou encore de présenter des héros quelque peu écorchés par la vie, Tom Ford en impose brillamment et nous laisse en définitive pleinement confiant pour l'avenir, preuve que le grand cinéma « d'auteur » n'est pas encore mort. Beau, tout simplement.
La réalisation est splendide, on sent le boulot qui a été fourni. Colin Firth jour très bien et nous plonge à merveille dans cette atmosphère de solitude et d'angoisse quotidiennes. Même si le sujet n'intéresse pas, on se prend au jeu. Attention ce n'est pas grand public.
Mettons de côté pour un temps Scorsese, Polanski et les Coen (par ordre de préférence) : le plus beau film de ce début d’année, peut-être, ne nous vient pas d’un cinéaste confirmé, mais bel et bien d’un débutant : Tom Ford. Pour sa première réalisation, l’ancien styliste de Gucci et d’Yves Saint-Laurent adapte le roman éponyme du britannique Christopher Isherwood, considéré comme un chef-d'oeuvre : dans le Los Angeles de 1962, un professeur d’université, meurtri par la mort accidentelle de son amant, décide de mettre fin à ses jours grisâtres. L’argument, à l’image de son beau titre, est d’une limpidité admirable. A "single man" : l’histoire, ironiquement, d’un "célibataire" (du moins la vie en a-t-elle voulu ainsi en lui arrachant son grand amour), ou, plus simplement, d’un homme "au singulier", laissé seul face à lui-même, face à sa cruelle conscience en éveil, face au non-sens de sa vie, auquel il n'a trouvé comme réponse que le renoncement, dans le silence. Osera-t-on le dire? A single man est un poème, et un poème bouleversant. Pour s'en convaincre, il suffira de quelques images (les premières, troublantes et sublimes), d'une mélodie entendue au détour d'une scène (Julianne Moore écoute du Baudelaire, susurré par Gainsbourg), et surtout de deux formules proférées en voix-off, encadrant le métrage comme ils encadrent la journée de George Falconer. Le film débute avec ces premiers mots : « Se réveiller le matin, c‘est se dire déjà, avant toute chose, "je suis", "maintenant"» et se referme, implacable, sur ces derniers : « Tout à coup, c’est arrivé ». Et, entre ouverture et clausule, un même soin apporté à la forme, raffinée sans jamais être accessoire - oui, un poème... (la suite de la critique sur mon blog : http://mon-humble-avis.blogs.allocine.fr/)
Ô mon dieu que c'est lent. Les images sont belles. Colin Firth endosse son rôle de veuf épleuré avec merveille, Julianne Moore est magnifique mais je m'attendais à mieux niveau scénario. 2 petites étoiles donc.
Tom Ford n'invente pas une façon de filmer, il reste dans la veine Wong Kar Wai. Cependant ce qu'il invente c'est un nouvel esthétisme ! Les images sont simplement sublimes: que se soit la lumiere, les décors, les couleurs ! Toute la plastique de l'image atteint une justesse digne des plus grands ! De plus, on a ici un film émouvant, triste, beau et touchant ! On ne peut qu'apprécier le personnage (que Colin Firth incarne à la perfection). Loin d'être dérangeant on ne peut éviter d'avoir les larmes aux yeux face au destin du George. Bref ce film est beau tout simplement.
A single man n'est pas un film facile à regarder, on sent le malaise des personnages jusqu'au fond, ce qui est parfois déroutant, mais la façon de filmer est nouvelle, magnifique, les acteurs sont grandioses... Sur le moment, on regrette quand meme un peu la fin, et finalement, le temps passant, on se rend compte que ça rend le film encore plus fort.
Un très beau 1er film, tout semble parfaitement maitrisé : de la musique, aux décors en passant par les costumes et la mise en scène aiguisée. Rajoutez deux bons acteurs et vous obtiendrez un film hyper efficace ! A voir.
Film spécial mais dans le bon sens, A single man est une histoire dramatique tout en finesse et émotion, menés par de brillants acteurs. Esthétiquement PARFAIT, la musique, les costumes, les images, les décors, les plans...et les acteurs sont un immense plaisir pour les yeux et les oreilles. J'adore. Vivement le prochain film du nouveau réalisateur Tom Ford !
Jeu subtil d'émotions et de beauté plastique. Une grande pudeur des sentiments avec des acteurs remarquables. Un défi réussi avec un réalisateur qui maîtrise parfaitement les risques d'un scénario qui aurait pu tomber à plat. Un film plus profond qu'il n'y parait au premier abord...
Je suis partagé sur ce film à l'hestétisme visuel et musical magnifique , mais hélas je trouve le scénario assez faible et les scénes qu'il nous déploient ne sont pas toutes des plus intéressantes, me semblant parfois trop contemplatives et surchargées ce qui peut nuire à l'émotion. Un metteur en scène qui a voulu se faire plaisir , mais n'ait pas Kubrick ou Wong Kar Way qui veut.