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Cinephille
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2,5
Publiée le 2 juillet 2010
Voir Tournée après le battage cannois c'est un peu comme manger un sandwich après avoir cru être invité à déjeuner dans un lieu festif. Contrairement à ce que la promo a pu faire croire Tournée n'est pas centré sur les "filles" mais sur Mathieu Amalric. Il est omniprésent à l'écran, en fait par moments des tonnes et son personnage n'est pas aimable, pas gentil, pas bienveillant. Seule sa survie l'intéresse. On a l'impression que toutes les vacheries qu'il dit aux filles ou sur elles, Amalric les pense en fait de ses actrices. La mayonnaise ne prend pas. On ne rit ni ne pleure avec son Joachim. Malgré la canicule la salle dans laquelle j'ai vu le film était congelée ; pas un mouvement, pas un rire. Le feel good movie auquel on pouvait s'attendre n'existe pas, le grand film d'auteur français non plus.
Mais qu'avait donc fumé le jury cannois cette année là? Parceque très franchement je ne trouve absolument rien dans la mise en scène de Mathieu Amalric pour mériter ce prix. C'est extrêmement plat: un plan d'ascenseur qui ne sert à rien, une séquence d'engueulade téléphonique dans le couloir d'un train sans aucune explication...etc...Bref l'idée de départ était plutôt intéressante et amusante mais ces joyeuses rondelettes danseuses de cabaret new burlesque n'ont pas réussi à me faire aller au bout de ce film très ennuyeux...
Encensé par la critique et lors de son passage à Cannes, j’attendais avec impatience de me faire un avis sur cette Tournée offerte par Mathieu Amalric. Le résultat est donc un peu en dessous de mes espérances. L’acteur-réalisateur nous présente une troupe d’artistes féminines, composée de femmes ni parfaites, ni vieilles, ni jeunes, mais sublimes, vivantes et vibrantes qui s’assument pleinement dans des shows où elles dansent, chantent et s’effeuillent pour le plus grand plaisir des spectateurs. Elles sont bien sûr la meilleure raison de voir ce film tant elles insufflent de la grâce et de l’énergie à un spectacle qui semblent ne ressembler à aucun autre. La mise en scène est belle, pure, sensuelle à l’image de ses héroïnes. Le bémol vient de l’histoire de Joachim, ce producteur qui laisse comprendre qu’il a plus ou moins été un pourri et qui essaie de se racheter une conduite au près de ses enfants et des ses anciens amis du showbiz. Le personnage, interprété par Amalric himself, est intéressant, à la fois odieux et touchant, mais certaines scènes ou certaines idées appauvrissent le propos. Joachim se serait-il finalement servi des strip-teaseuses pour revenir en France et retrouver ses enfants ? bof… Reste que le film offrent de très belles scènes à la fois poétiques et douces, comme cette rencontre dans la station service où celle pleine de tendresse où Joachim embarque pour l’île d’Aix avec l’une de ses danseuse. Un beau film donc, doux et agréable mais pas non plus le coup de cœur espéré malgré l’une des affiches qui devrait être l’une des plus belles de l’année.
Le quatrième long-métrage réalisé par Mathieu Amalric, en 2010, possède une singularité déstabilisante. Il n’y a pas d’intrigue à proprement parler, juste la chronique d’une compagnie de strip-teaseuses américaines en tournée en France pour découvrir Paris. On pourrait presque croire à un documentaire si le personnage central (le manager de la troupe) ne venait régulièrement bouleverser l’ordre des choses en raison de ses problèmes relationnels. L’isolement social et humain de cet homme torturé accapare une partie de l’histoire tout en s’inscrivant dans l’intimité des coulisses et des nuits passées dans des hôtels miteux. Bref, une introspection sans enjeu sur le monde du spectacle simplement sauvée par une mise en scène inspirée.
Mathieu Amalric a pour référence Cassavetes, cela semble évident ici. Les personnages borderline en quête de sentiments, il y en a à foison dans son film. Les filles qui l'entourent sont toutes exceptionnelles de gouailles et de naturel. C'est une des grandes richesses, avec la qualité avec laquelle il filme son histoire. C'est parfois un peu long malgré tout, sans jamais toutefois provoquer l'ennui. Les scènes sont longues, laissant le champs aux acteurs, à leur intensité. Un vrai bon film.
Le cinéma d'auteur à la française plébiscité par le festival de Cannes en 2010, sous prétexte de présenter le nouveau burlesque, Mathieu Amalric s'offre un vrai moment d'intimité et de mélancolie avec ses actrices dans un road-movie existentiel. C'est touchant !
Où a-t-il bien pu trouver ses quatre actrices ? Elles sont épatantes ! Belles, généreuses, plantureuses à souhait... Surtout elles transpirent, de tous les pores de leur peau, la bonté, la simplicité et le bonheur de vivre. On a surtout envie de mieux les connaître. Alors, lorsqu'elles s'effacent derrière le personnage de Mathieu Almaric, on se sent un peu frustré. Surtout qu'il ne s'est pas réservé un rôle vraiment «doré sur tranche». Personnage paumé, fumant clope sur clope, mauvais père, mauvais époux, impresario raté, et pour finir, enlaidi comme il est rare de le voir pour un acteur réalisateur, c'est un festival ! Du coup, on n'éprouve aucune indulgence, ni réelle sympathie pour le personnage, ce qui nuit à la bonne réceptivité du film. Surtout que le scénario est assez creux, ce qui se traduit par une fin de film brutale et en queue de poisson. Reste, quand même, au bout du compte, quelques images marquantes du show, et la bonne humeur communicative de ce groupe de filles qui baragouinent un franglais absolument charmant. Et rien que pour leur souriante humanité, elles méritaient amplement d'aller à Cannes...
Reparti de Cannes 2010 avec le Prix de la mise en scène, Tournée est certes un spectacle réjouissant emmené par des effeuilleuses aussi belles qu'attachantes, certaines scènes sont très cocasses mais le film se perd sur la fin semblant s'égarer pour s'achever en queue de poisson. De fait, si la tournée démarre fort, elle s'essouffle assez vite et finit par ennuyer, ce qui est dommage. Reste que les scènes de show sont admirablement filmées.
Une mise en scène inspirée, des interprétations plus vraies que nature, un thème sympathique. Plus déroutant est l'absence d'intrigue et de fil narratif. On aurait très bien pu, lors du montage, inverser la première demi-heure avec la dernière, sans altérer l'ensemble. Les deux heures du film se déroulent dans un espace-temps immobile. Belles ambitions artistiques qui permettent de mieux s'attarder sur l'atmosphère, les dialogues, la richesse originale de chaque plan et sur le contenu en général. Malheureusement tout n'est pas à la hauteur et certaines scènes de part leur pauvreté, sont pâles et répétitives. L'ennui pointe vite. Dommage.
Ce qui est intéressant dans le nouveau film de Mathieu Amalric, c'est le désenchantement permanent qui l'habite. Tournée est traversé d'un bout à l'autre par la notion de chute, d'espoir brisé et de rêves envolés. Mais l'intelligence du film est de ne surtout pas s'y morfondre, de ne pas cultiver totalement cette idée d'un certain désespoir. Amalric enrobe son film d'un certain décalage, propose un univers plein d'humour qui toujours soutient les petits drames vécus par les protagonistes. Protagonistes que l'on divisera en deux parties, soit d'un côté les strip-teaseuses, presque impossibles à " individualiser " tant elles forment une entité complète et indissociable ( à une exception près ), et de l'autre celui qui prend toute la place, le producteur déchu interprété par un Mathieu Amalric au sommet.
D'un côté donc, les filles, débarquées des States, qui veulent voir Paris et la " grande vie française " mais qui n'auront droit qu'à la province et à ses cabarets qui sont à des kilomètres du Moulin-Rouge. Leur origine n'est pas un hasard, et Amalric opère un retournement du rêve américain en le remplaçant par une espèce de cauchemar français, relatif toutefois. De l'autre, et c'est peut-être là que le film gagne en intérêt, le producteur, jamais épargné, mais toujours attachant. Mathieu Amalric compose avec brio un homme déchu mais qui n'en conserve pas moins sa dignité, dont la beauté réside dans l'effacement de soi au profit d'une attention envers ceux à qui il porte de l'affection, qu'il s'agisse des filles ou de ses enfants. Et son côté attachant provient de son incapacité à les satisfaire, de ce décalage entre ses efforts constants et le résultat final de chacune des actions qu'il entreprend. Toujours, Amalric a l'air de faire des efforts pour pas grand-chose. Et l'autre beauté du film se trouve là justement, dans l'incapacité à atteindre le meilleur, parce que d'un autre côté ce qui touche en plein coeur c'est d'assister à cette tournée un peu foireuse, où la solidarité entre les êtres n'est jamais démentie. Peu importe la flacon donc, pourvu qu'on ait l'ivresse. Et cette ivresse, le film l'offre précisément, de par la générosité de ses actrices ( sublimes ), son humour si particulier, et son émotion dévastatrice, qui arrive dans certaines scènes, et quand on ne s'y attendait pas ( la séquence de la station-essence est certainement une des plus belles de l'année ). Amalric aurait presque pu choisir n'importe quel autre spectacle que le New Burlesque, l'important réside dans l'humanité de son oeuvre, l'amitié et l'amour palpables qu'il porte à ceux et celles qui l'entourent. Là où le film frappe aussi, c'est dans sa manière de ne pas dire certaines choses. Ici, quasiment pas de discours sur le physique des filles, pas de commentaires pompeux sur l'acceptation de soi. Amalric, au lieu de passer par des dialogues plombants, utilise les rapports entre les personnages et la mise en scène ( sa manière de filmer les corps ) pour " ne rien dire " de particulier. Très intelligent puisque parler de l'aspect physique des filles serait d'une certaine manière une façon de les discriminer.
Drôle, émouvant, d'une subtilité rare, Tournée n'a peut-être qu'un seul défaut qui serait sa durée un peu longue sur la fin. Mais le film est tellement généreux, splendide et original qu'on lui pardonne facilement. Un des films de l'année.
Quelle déception, quel ennui! Où est le scénario? Si les personnages sont sympathiques on ne sait d'où ils viennent ni où ils vont , il ne leur arrive pas grande chose .Le film se concentre sur le personnage principal qui semble être un quête de quelquechose en revenant en France mais este sur sa faim.
Alors essai plutôt sympathique de Mathieu Amalric qui montre un univers sexy, chic, rock et a la fois cabaret et on se laisse les personnages sont variés celui de Almalric pourait de décrie comme un salaud a la fois attachant mais qui passe a coté de beaucoup de chose et qui comprend rien au femme certe le montage est inégale en terme de plan et certaine facette du personnage de amalric reste incompris mais bon on se transporte dans cette univers.
Une tranche de vie dans le monde du show-business. De belles dames américaines, bien en chair, pailletées et emplumées, vont de ville en ville en France avec leur producteur et tout le petit monde qui gravite autour. La vie des saltimbanques. Curieux et Intéressant.
Même si je ne suis pas convaincu que le prix de la msie en scène soit le plus approprié, c'est un film formidable de vie, d'humour. Ils ne sont pas si nombreux, les films si proches de la vie