Oui... Bon... Au moins j’aurais essayé ; je me serais efforcé de nourrir le secret espoir qu’Amalric pouvait cacher une âme profonde de cinéaste, d’esthète, d’artiste… Alors oui, je sais bien qu’il doit encore y en avoir des pelletées de ces gens qui auront adoré ce film, qui lui auront distribué des « 4 étoiles » enthousiasmées… et finalement tant mieux pour eux. Pour ma part, je ne comprends pas. Il ne se passe rien, on enchaîne les scènes et les saynètes sans réel souci de rythme, sans aucune densité dans le propos, alternant entre le ringard, le beauf et la bobo attitude, le seul souci semble être l’authenticité : l’engueulade qui fait vrai, le geste désabusé qui fait spontané... Mais l’erreur est de croire qu’en évitant l’effet d’artifice on évite le faux. Au moins, messieurs les « auteurs », l’artifice donne l’illusion d’authenticité tout en stimulant son spectateur. Ici, on ne stimule rien. Le pire c’est qu’au final cette "Tournée" nous ressert tous les stéréotypes de scènes pensées comme « étant du monde réel » afin justement de remplacer les habituels clichés des films artificiels. Au final, le résultat est le même. Une fausse scène d’engueulade à cœur ouvert ici (avec les traditionnels surlignages), une fausse scène de cul bien plate là (bah, faut que ça fasse vrai : ils doivent pas vraiment être inventifs les pauvres dans la baise, non ?), et enfin et surtout des atermoiements là, là, ici et là aussi tiens pendant qu’on y est (Mais putain ! S’ils sont si malheureux que ça les cinéastes du monde parisien : qu’ils arrêtent le cinéma !) On regarde juste un homme du monde du cinéma parler de son monde au travers d’une comparaison aussi grossière que risible avec le monde du spectacle. Mais quel égocentrisme, et surtout quelle goujaterie ! Alors après, chacun son trip, mais ceux qui se reconnaissent un temps soit peu dans ma façon de voir les choses, vous savez désormais à quoi vous en tenir avec ce dernier et fameux « prix de la mise en scène » de Cannes...
Amalric signe un premier film non dépourvu de défaut (loin de là!), mais avec une atmosphère à la fois mélancolique et enjouée qui ne laisse pas indifférente. Les acteurs et surtout actrices sont épatantes, mais l'ensemble ressemble à une répétition brouillonne. Un coup d'essai qui demande confirmation.
Ce film de Mathieu Amalric (2010 - Prix de la mise en scène à Cannes), a reçu un accueil enthousiaste et quasi unanime. On se demande bien pourquoi ? Certes, toutes ces demoiselles fort pulpeuses sont charmantes... mais le reste n'est qu'une accumulation de saynètes parfois réussies, mais souvent ratées, voir lourdingues ou trop longues. Par ailleurs, certains aspects du scénario sont totalement incompréhensibles.
Tout simplement exceptionnel. Il y a quelque chose de Bob Fosse et de son "Que le spectacle commence", dans cette tournée filmée avec aisance et nervosité par un Mathieu Amalric qui surprend. De ce film, qui frôle la frontière du documentaire, nait une sorte de tension, de joie, de frivolité parfois qui alterne avec la comédie, le drame et la poésie. Bref, de cette "Tournée", l'humanité ressort triomphante dans tout ce qu'elle a de puissant, de tendre et de beau. Le scénario, très travaillé, donne parfois le vertige tant tout semble sonner juste et sincère. Un vrai petit bijou.
Un road movie dans lequel Amalric ne raconte pas d'histoire,il ne fait que montrer le devant et l’arrière de la scène.Si les filles accroche l'écran,almaric lui reste souvent dans un jeu poussif et sans conviction.Passé la première heure tout cela deviens d'une longueur interminable,et se vide de son intérêt initial,le film ne tiens pas sur la durée.
Mathieu, Je ressors d’une virée dans ton cabaret électrique, étourdi par une œuvre qui ne ressemble à aucune autre… Tout d’abord comment as-tu dégotté ces cabarets girls hors-normes dont les personnalités gratinées épousent si parfaitement les formes généreuses ? Armées de poitrines plantureuses, de rouge à lèvres carmin, de plumes et de paillettes, ces divas s’en donnent à cœur joie, au gré d’une folie exubérante dictée par des lubies et des caprices qu’on ne saurait leur refuser. Dans l’intimité des coulisses, dans le flou mystérieux laissé par les volutes de poudre et les fragrances, les portraits volés que tu esquisse de ces showgirls irrévérencieuses et insaisissables les dévoilent tour à tour provocantes dans leurs numéros, passionnées dans leurs emportements, touchantes dans leur solitude, en toute circonstances irrésistibles et divines. Il faut dire qu’elles ne reculent devant rien, et sûrement pas devant l’originalité new burlesque de leurs numéros qu’elles exécutent avec une grâce pétulante et scandaleuse. Les couleurs sont flamboyantes, et les costumes, taillés dans l’outrance esthétique affirmée par le new burlesque. Ces shows relèvent véritablement de l’inédit pour le cinéma, et plus atypique encore, tu les filme avec un œil vif et curieux, et surtout, souvent distancé, privilégiant la performance de la danseuse dans le cadre, évitant rigoureusement une mise en scène et un découpage aux manières glamour ou spectaculaires. D’ailleurs, on croirait qu’en dépit de cette galerie de personnages extraordinaires, tu as évité tout effet de spectaculaire... Loin du rétro glamour et branché façon Moulin Rouge, ton film est « off the road », depuis les cabarets du Havre à un grand hôtel désertique du Sud, chaque arrêt de ce road trip est un coin de province en bord de mer, un pied à terre toujours ouvert sur le voyage. Et c’est dans ces bouteilles jetées à la mer que ressort le caractére poétique et mélancolique de cette tournée pétillante et inattendue… Amalric, tu me fais « tournée » la tête… Mais pourquoi n’est-il pas aussi coquin, aussi fou, aussi enivrant que je l’imaginais ? Peut être parce que paradoxalement, la meilleure idée du film marque aussi sa limite : ton histoire - et ça tu l’annonces d’entrée de jeu - est celle d’un producteur, pas d’une troupe de cabaret girls. Mais force est de constater que l’arrivée de ces filles pleines de chien brouille les cartes et change la donne…si bien que l’on est finalement déçu que le film ne tourne pas juste autour d’elles.
certes, ce film est une sacrée avancée par rapport aux précedent films du réalisateur... mais ben, prix de la mise en scène au nom de quoi ? l'image est fade, l'histoire pas vraiment passionnante, le jeu un peu trop poussé.... il nous reste bien sur l'humour des women (et leurs shows) mais ça demeure très limité...
Eh bien...je ne sais pas ce qu'a trouvé la presse a ce film mais moi je me suis ennuyee peut etre les qq moments de scenes mais moi ca ne m'a pas interessé, une histoire originale mais sans eclat
Un film d'un homme qui aime les femmes qui aiment le plaisir, le sexe, l'amitié sans restrictions. Et moi j'aime ça, j'adore, plus que tous les films de cette année !!!
Un ex producteur revient d'Amérique avec un spectacle burlesque. Road movie subtile, sensible, et existentiel à la mise en scène (primée à Cannes) et à l'interprétation géniales, un film qui ravive la fièvre du music-hall.
Jamais dans les temps, pas réellement intéressant, Tournée s'apparente à une routine trop tracée. Pas assez de choses à voir, peu de nouveauté, peu d'accrochages, tout est silencieux. Un film à voir pour les fans de cabaret et de spectacles; Le reste, ne le regardez pas.
Un film libre et généreux, drôle et émouvant, sensuel et mélancolique, comme la vie. Une souffle d'air frais dans le cinéma français. On en redemande, oh yeah !