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matt240490
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4,0
Publiée le 9 février 2016
Il était fantastique dans le rôle de Stephen Hawking l'an dernier, mais renouvelle l'exploit dans celui de Lili Elbe : à travers The Danish Girl, Eddie Redmayne brille de milles feux et défile sous les projecteurs armé d'un sourire étincelant, de ses jolies épaules féminines et d'un jeu d'acteur déconcertant. Cavalière tout aussi fabuleuse, Alicia Vikander éblouit l'écran de son sourire étincelant, entre la romance de Paris et les couleurs danoise que saura magnifier Tom Hooper. Biopic mêlant histoire de l'art et robes de soie, le métrage retrace la vie de Einar Wegener (et de son alter ego Lili Elbe, par la même occasion), peintre également connu pour être devenu le premier à avoir changé de sexe. Outre ses qualités scénaristiques indéniables, certes, le métrage gagne en puissance sur la fin, malgré de longues scènes, pour alors témoigner d'une émotion glaçante.
Véritable petite pépite, on retrouve dans The Danish Girl la patte sublime du réalisateur du Discours d'un Roi. Décors, costumes... Toute l'atmosphère des années 30 est criante de vérité. Quant à l'histoire, elle est véritablement passionnante. On se prend d'empathie pour ces deux grandes femmes : celle enfermée dans un corps d'homme (Lili) et celle qui demeurera toujours à ses côtés (Gerda). Mentionnons également le talent d'Eddy Redmayne, époustouflant dans ce rôle si difficile, si éloigné on imagine de sa zone de confort habituelle.
Comment se sentir étranger de son corps et en désirer un autre? Tel est le pitch du troisième opus de Tom Hooper. Nous suivons le couple Einar-Gerda s'exprimant par la peinture. Une séance "d'essayage" va bouleverser le destin d'Einar et donner vie a "Lili", non sans difficultés. Il est un domaine ou Hooper ne déçoit jamais, c'est la qualité artistique et l'approche pudique du sujet: les costumes et décors sont somptueux de même que les prises de vues (particulièrement les danoises, pays d'origine du vrai couple). Malgré tout, après ses deux chefs-d'œuvre sur le bégaiement et la vie de bagnard traqué, ce mélange biopic artistique-cas pathologique proche de la schizophrénie a du mal a pleinement convaincre: un peu trop de longueurs dans sa première partie et, a l'opposé, un manque cinglant de profondeur dans son dernier quart-d'heure (l'issue m'a totalement pris de court ce qui en soit n'est pas une mauvaise chose pour quiconque ne connaissant pas le nom de Lili Elbe mais la conclusion est a mon sens trop brutale). Niveau casting, Alicia Vikander et Matthias Schonaerts sont irréprochables. Curieusement, j'ai été moins touché par Redmayne irréprochable en Einar mais souffrant de la comparaison avec Rayon de Dallas Buyers club en Lili. A vous de juger...
Faire un biopic est déjà risqué en soit, mais quand en plus, on choisit de traiter d’une personne transgenre, cela devient brusquement périlleux. Tom Hooper s’en sort plutôt bien avec « The danish girl » malgré un académisme prononcé et une façon de filmer pas toujours précise. Heureusement, les acteurs sont tous impeccables avec une mention très bien pour la prestation d’Eddie Redmayne qui parvient à ne pas être constamment maniéré et donc l’androgynie permet de croire à la dualité du personnage. La reconstitution d’époque est l’autre point fort du film et on plonge dans les délices des années 20/30 avec des lieux à l’architecture Art-Déco absolument magnifiques, des costumes remarquables et une ambiance très crédible. Au final, n’oublions pas le courage du docteur ayant accepté la première chirurgie de réattribution sexuelle dans un contexte où cela était totalement inconcevable. Enfin, on mesure le chemin qu’il reste à faire pour accepter les transgenres en 2016. En espérant que ce film touchera ceux qui n’acceptent pas.
Le film s’attache davantage à l’histoire d’amour entre les deux peintres danois, Einar Wegener / Lili (Eddie Reydmane) et son épouse Gerda Gottlieb (Alicia Vikander).
J’ai personnellement été touchée par le personnage de Gerda qui soutiendra son mari dans son parcours. Ce « second rôle » est d’ailleurs plus intéressant et mieux écrit que celui d’Einar/Lili. L’actrice Alicia Vikander , rayonnante, joue les femmes de tête et de cœur avec passion et courage, face à Einar/Lili, à la fois trop émotf-ive et trop effacé-e. Eddie Redmayne subit et minaude, pleure et rit avec la même grimace. Sourire de gêne, sourie timide, sourire mièvre, sourire malheureux, sourire effrayé … Le masque ennui et fait une bien pâle figure, malgré les (ou à cause des ) mimiques.
Le sujet n'est pas aussi poussé qu'il le pourrait. On déplore un traitement cinématographique convenu et on regrette qu’il n’ait pas appuyé une critique sociale plus pertinente. En effet, le film ne permet pas de percevoir la difficulté d’être transgenre il y a 85 ans. La situation devait être encore plus délicate et moins acceptée qu’aujourd’hui. Il est à rappeler que l’éthique et les mœurs de l’époque dénonçaient homosexualité et transgenre. La dernière étant peu connue et paraissant effrayante. Les membres de cette communauté marginalisée s’en trouvaient brutalisés et chargés de toutes les corruptions. Le film ne nous montrera rien de ce combat. Alors que la difficulté du parcours des transsexuels est encore d’actualité, il ne sera pas même pas question de bataille juridique et plus précisément du changement de papier d’identité.
Mais le film a l'audace de dessiner une relation ambiguë, peu conventionnelle qui permettra à certains de remettre en perspective une conception peut être trop naïve d'une relation amoureuse.
Avec un thème audacieux et nécessaire, ce beau film reste trop académique et illustratif.
Ce biopic réalisé par Tom Hooper et adapté du roman éponyme de David Ebershoff est dans l'ensemble assez bien fait, le scénario est donc adapté de l'histoire de la première femme transgenre à obtenir des opérations chirurgicales, Lili Elbe. Faire un film sur la transsexualité est un pari plutôt difficile car même dans notre société actuelle, ces personnes ont du mal à être acceptées et pourtant, c'est un pari gagné car pour l'instant, le film marche plutôt bien. L'ouverture est très belle, on nous présentent de très beaux paysages sur une très belle musique qui vont ensuite servir de modèle pour le peintre Einar Wegener/Lili Elbe. Mais il n'y a pas que la scène d'ouverture qui est très belle car tout le long du film, on nous présente un très beau jeu de lumière, de très beaux décors notamment ceux de la vielle ville reconstituée et du vieux Paris et des scènes très bien filmées. Le jeu d'acteurs est aussi très bon, on y retrouve Eddie Redmayne dans le rôle de Lili, il y joue son rôle à merveille de même que pour Alicia Vikander qui y incarne sa femme Gerda. Les personnages sont donc très bien interprétés, on voit très bien Einar prendre de plus en plus goût aux vêtements féminins, notamment la scène où il essaye pour la première fois une robe puis ensuite celle où il joue pour la première fois le personnage de Lili et Redmayne, par ses grands sourires parfois hypocrites pour y cacher la détresse de son personnage et ses yeux humides qui nous fixe nous montre très bien la recherche de sois. Le rythme est quant à lui très bon, on ne s'ennuie pas du tout. "The Danish Girl" est donc un bon film qui est très intéressant sur beaucoup de points et qui est donc à voir.
Drame troublant et touchant mais réalisé sans panache. C'est ni plus ni moins que le genre de biopic auquel on a le droit tous les mois de nos jours... Ça ou un autre. C'est dommage, car on en oublie presque les problématiques liées aux transgenre tellement The Danish Girl est plat et putassier. J'en reviens pas que les deux têtes d'affiches soient nominées aux oscars... Au secours. Rien que du cabotinage irritable tout le long, enfin moi le Eddie Redmayne j'ai du mal. Mais c'est un bon choix car traits fins, on voit rapidemment la femme en lui. Et là, ô joie, en plein milieu de l'intrigue intervient mon Matthias Schoenaerts dont la présence suffit à me remonter un peu le moral. Alors oui c'est une bien triste histoire, il y a du bon dans the Danish Girl par la mise en lumière de la transformation, du changement de sexe... Au moins rappeler que la médecine a bien évolué et c'est rassurant. L'histoire d'amour demeure assez sincère, ouf. Mais je persiste et signe cette histoire vraie n'a rien de cinégénique. En plus, il y a avait quelque chose de bien plus libertin dans les peintures de Gerda Wegener, mais bien sur, pour Hollywood il a fallut ternir l'ensemble, déjà que l'héroïne est un transexuel il faut pas exagérer... C'est pas un peu hypocrite tout ça non ? Bref, oh il va bien y avoir quelques récompenses tout a bien été fait pour...
Lauréat du Queer Lion à la Mostra de Venise en 2015, Danish Girl raconte l’histoire du premier transsexuel. Celui-ci est brillamment interprété par Eddie Redmayne, complètement crédible à tous les stades de la transformation (homme, travesti puis transsexuel). L’histoire est très intéressante et le sujet est suffisamment rare au cinéma pour intéresser bien que le tout soit un peu trop enjolivéspoiler: (en dehors d’une scène où le personnage se fait agresser par un groupe d’hommes, on a l’impression que tout le monde accepte assez facilement les travestissements du personnage, ce qui est surprenant pour une intrigue se déroulant de la fin des années 1920 à 1931) . Sans être un film marquant, Danish Girl se révèle donc intéressant par son sujet et par son message de tolérance, ce qui n’est déjà pas mal.
Une jolie histoire qui vaut surtout pour les interprétations sans faille des acteurs. Eddie Redmayne évidemment en premier lieu avec une performance toute en délicatesse et en sensibilité, sa transformation est saisissante et on sent une volonté réelle d'entrer dans son rôle, sans oublier Matthias Schoenaerts, toujours bon quoiqu'il fasse. Mais c'est pour ma part surtout Alicia Vikander que j'ai trouvé encore au dessus des autres, d'une part elle est ravissante, à l'image de Carey Mulligan à qui elle ressemble beaucoup, et d'autre part son interprétation est parfaite, très touchante, bien aidée par un personnage émouvant et sensible. L'histoire est jolie c'est une chose mais c'est surtout l'histoire d'amour à la base qui est magnifique entre deux êtres qui se comprennent et se supportent mutuellement malgré leurs différences. J'ai été franchement séduit par ce métrage qui s'avère émouvant et touchant sans être tire-larmes, l'intrigue est traitée de fort belle manière et même si la mise en scène manque de pep's, on passe un joli moment sur un sujet délicat et intéressant.
Un film formidable. La délicatesse incarnée. Un trouble sans cesse nous étreint et on sent comment cette femme peut avoir raison dans sa recherche du bonheur. Une fragilité de tous les instants sublimée par l'amour de cette femme si présente. Un chef d'œuvre tout simplement. Sublime.
Très beau film pour sa qualité visuelle (lumière, décors, costumes) et d'interprétation! Eddie Redmayne, il a une gueule et il sait s'en servir pour tout faire, comme un DiCaprio. Alicia Vikander, terriblement belle et attachante à travers l'amour qu'elle porte à son mari malgré les changements. Une très belle histoire avec un duo qui fonctionne à merveille à travers leur relation artistique/amoureuse. A voir!
Tom Hopper reprend sa folle course aux Oscars après le succès du Discours d'un roi. Le film respire donc la compétition, avec une mise en scène, une photographie et des costumes qui font vibrer notre corde sensible. On ne peut cependant pas reprocher au long-métrage la qualité de ses interprètes ni celui de son scénario d'une grande intensité. Danish Girl reste simplement manque simplement d'un supplément de fantaisie. Oscar, mon précieux... Pour en savoir plus, lisez notre critique complète sur :
Très grande performance d'Eddie Redmayne bien au dessus de son rôle oscarisé de Stephen Hawkins l'année dernière ! Le film quant à lui est très beau mais n'est pas un chef d'oeuvre non plus.
EBLOUISSANT !!! Eddie Redmayne m'avait scotché il y a peu dans "Une merveilleuse histoire du temps", et ici il crève l'écran mais c'est peu dire ! Dans cette histoire forte de première opération du domaine transgenre, il et elle (doublement !) car je ne peux écarter cette incroyable artiste Alicia Vikander (A Vif, Ex Machina, Anna Karenine) qui lui donne la réplique, sont d'une justesse et d'une délicatesse purement magique. Comme moi, certainement vous garderez en mémoire cette magie entre Einar et Lili et Gerda, bien des heures après la projection.. ne le manquez pas !! **
Un film magnifique, avec de jeunes interprètes de grand talent, mais un film qui ne fait pas l'unanimité auprès de la Critique, ce qui peut se comprendre dès lors que l'on aborde un tel sujet... Mais, moi, j'ai adoré!