Habituée aux rôles de potiches écervelées et sexuellement objectifiées par les personnages masculins et une caméra épousant ce même male gaze, Marilyn Monroe rempile une nouvelle fois pour ce genre de personnage dans une comédie romantique un peu niaise ! Alors évidemment, l'aspect féministe, on l'oublie rapidement mais j'ai envie de dire que ce n'est pas si pire puisque c'est un peu caché derrière un aspect screwball comedy que le film n'assume que partiellement. Je m'explique : on se retrouve ici avec un cowboy de 21 ans qui va en ville pour la première fois afin d'assister à un rodéo. Habitué aux bêtes, il compte traiter les femmes de la même manière pour les séduire et c'est ainsi qu'il tombe sur une belle "chanteuse" de cabaret. Bon, quand même, heureusement que son pote plus censé est là pour contrebalancer cette représentation masculine quelque-peu toxique. Et c'est assez intéressant finalement puisque si les personnages masculins exercent toujours un certain ascendant sexuel sur les jeunes vierges effarouchées, c'est ici l'inverse puisque la chanteuse a eu bien plus d'expérience que le cowboy qui n'a même jamais embrassé de femmes auparavant. Ajoutons à cela un aspect rustre particulièrement exagéré à la Crocodile Dundee chez le cowboy et l'on obtient ainsi une screwball comedy dont on ne prend ainsi l'enlèvement de la jeune femme plus tellement au sérieux. Car oui, la chanteuse est quand même kidnappée par le cowboy qui veut absolument l'épouser après une première rencontre au cabaret. Bon, c'est une comédie romantique donc on connait la suite. Malheureusement, c'est surtout le rythme du film qui pèche, ce dernier enchainant quelques fois les longueurs, notamment dans la scène de rodéo ou de la bagarre sous la fausse neige en polystyrène. Ainsi, si "Arrêt d'autobus" se montre sympathique par quelques aspects, il est surtout aujourd'hui vieillissant et que peu captivant.