La Révolte des prétoriens
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RealPrime
RealPrime

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2,5
Publiée le 20 octobre 2025
Avec un tel titre je pouvais voir, je devais m’attendre à une belle aventure ou une « belle révolte » car là est bien le titre. Autant le récit est une chose et manqua de dynamisme puisqu’il aura plus s’agit spoiler: involontairement d’un 8 clos géant avec quelques scènes d’extérieur quelconque. A vrai dire c’est plus encore cette affaire d’esclaves livrées de force à l’empereur pour sacrifice et un valeureux héros « masquer » traquant les ennemis qui font la répétition des faits. Richard Harrison en lieutenant, chef de la mythique garde prétorienne, qui se voit d’ailleurs là offrir son premier vrai film sur son existence malgré il faut le dire, une implication n’arrivant concrètement qu’à la fin du film. Harrison évite fort heureusement le « larmoyant » comme il en est de coutume depuis le début du genre. En tant que soldat par contre, il ne montre jamais ou presque son patriotisme et amour de l’empire, certainement parce que ce dernier devient de plus en plus corrompu par ses dirigeants. Piero Lulli en énième César, soiffe de pouvoir (comme toujours), soiffe de conquêtes féminines et ne supportant point les obstacles sur sa route. Visuellement bon, décors imposants et immersifs, seuls les soldats sont pour une fois assez simples, ce qui manque de panache surtout pour une garde royale telle que la prétorienne. Fait inédit cette fois avec Salvatore Furnari incarnant le premier rôle secondaire nain de l’histoire du genre et certainement un des premiers tout court. Elpidion, camarade de combat, complice amical et jouant simplement sans en faire trop. Mais il est vrai une personne de petite taille est une sacrée révolution, surtout j’imagine pour les années 60. Point très faible par contre lors de l’affrontement final, à peine César à terre et nos amants s’entrelaçant à nouveau, clap de fin… Pour quoi les réal ou studios concluaient leur film si brutalement, sans conclusion réelle, sans narration ou texte, sans plan final grandiose ou quelque chose de plus concret qu’un simple et cinglant « Fine » ? Je ne validerai jamais cette manière. Enfin, le fameux affrontement final en question m’aura en partie déçu puisqu’il faut clairement le dire, les figurants n’étaient sincèrement pas dirigés correctement. Aucune sincérité en arrière-plan mais une roue libre constante.
A croire que seul les figure face caméras étaient cruciales et qu’à l’arrière, on s’en fichait ? Bah non. Hormis cela, un péplum sympas avec d’énièmes répétitions scénaristiques, un ensemble visuel correct mais une garde ayant mis longtemps à se « dessinée ».
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2013
La révolte des prétoriens est un de ces vieux péplums italiens, qui appartient souvent à ce qu’il y a de plus kitsch en matière de cinéma, mais qui fait toujours plaisir à une poignée de cinéphiles. Honnêtement on n’est pas là dans les éléments célestes du genre, mais c’est un petit film sympathique.
Il bénéficie d’abord d’une interprétation efficace de Richard Harrison. Clairement il ne s’impose pas ici comme un grand acteur, mais il correspond bien à son rôle, et lui donne un certain relief, notamment en lui offrant une solide présence. Harrison est un habitué des péplums, et c’est clairement un genre dans lequel il parvient réellement à s’exprimer et à exprimer des personnages corrects. Pour le reste du casting, c’est davantage moyen, mais un acteur surnage réellement, c’est Piero Lulli en Domitien. Il est réellement efficace, lui qui a eu une carrière gigantesque, parsemé de tout et n’importe quoi. A noter la présence très drôle du personnage d’Artamne, qui change de couleurs de cheveux (bleu, rose) un deux minutes.
Le scénario du métrage est un mélange de Zorro et de Spartacus. Ma foi, il n’est pas révolutionnaire, mais il est dynamique (il commence très rapidement d’ailleurs), il y a des rebondissements sympathiques, et même si l’ensemble pourra apparaitre quelque peu naïf aujourd’hui, il tient la route. Mêlant un peu de romantisme à l’aventure, c’est un spectacle léger et divertissant. La fin est un peu rapide et brutale, c’est dommage en revanche.
Visuellement La révolte des prétoriens est typique des productions de l’époque, mais s’avère assez classieux. La mise en scène est un peu plate, elle manque clairement de relief. En même temps c’est un peu compréhensible car il s’agit du premier film du réalisateur, Alfonso Brescia, alors il y a un certain manque d’expérience. La photographie est assez élégante. Elle n’a pas si mal vieilli compte tenu de l’âge du film, et tient la route par rapport aux pointures du genre. Les décors sont typiques des péplums de l’époque, on sent une certaine artificialité, mais ils sont variés, plutôt beaux. Les intérieurs du palais proposent des décors originaux, avec une pointe d’orientalisme égyptien bienvenu. C’est agréable. Coté action, le film propose pas mal de cascades, de combats, à ce niveau là il est assez généreux. Maintenant il est clair que c’est assez pâle, toutefois je salue la générosité du film, qui fait avec pas grand-chose sans doute, ce qu’il peut. Niveau musique la bande son n’a rien de singulier, elle est du même acabit que beaucoup de musiques de péplums de l’époque, et ne cherche pas vraiment à innover. En même temps rien d’étonnant, elle est signée d’un spécialiste des péplums.
Pour conclure sur ce film, c’est un métrage divertissant et sans doute de qualité pour les amateurs du genre. On ne peut pas dire qu’il soit très épique, mais il ne s’en sort pas si mal. Plutôt agréable sur le fond, avec une histoire sympathique, conduite avec conviction par Harrison, il n’est pas déplaisant sur la forme. A voir à l’occasion, même s’il semble très rare à la vue du peu d’informations que j’ai trouvé sur lui sur internet.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 janvier 2014
Un péplum bas de gamme à l'intrigue pauvre et à l'action mollassonne. "La révolte des prétoriens" peine à captiver malgré des scènes d'action relativement nombreuses. Les combats sont pathétiques et les acteurs peu convaincant (mis à part peut être l'acteur incarnant l'empereur Domitien). Dans le péplum italien de série B on trouvera sans peine des films biens plus distrayant que celui-ci.
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