J'avais bien aimé le premier Terminator, même si celui-ci est quand même devenu un petit peu kitsch avec le temps, mais à l'époque, ce film avait offert quelque chose de totalement nouveau. Quant au deuxième n'en parlons même pas. C'était une véritable tuerie. Ce qui s'est fait de mieux dans le genre et qui n'a jamais été égalé depuis. Comme beaucoup de personnes, j'avais littéralement pris un pied d'enfer en le regardant. Le troisième n'était pas honteux, mais vraiment pas fameux. Quant au quatrième, je me suis toujours refusé de le regarder, Terminator sans Schwarzenegger, pour moi c'est pas possible. Ce cinquième volet, je ne l'attendais pas avec impatience, mais je dois quand même avouer que j'en attendais quand même un petit quelque chose. J'espérais que grâce à ce cinquième opus, la licence allait s'orienter vers une nouvelle direction, retrouver une seconde jeunesse. Au final, rien de nouveau sous le soleil, ce « Terminator Genisys » s'apparente davantage à une véritable insulte envers les deux premiers volets. Les trente premières minutes, c'est tout simple, t'as limite. l'impression de revoir T1 et T2. Sauf que la reconstitution du Terminator de 1984 n'est vraiment pas chouette et que le T-1000 (joué par Robert Patrick en 1991) est ici joué par un acteur coréen lambda. Franchement, on aurait pu largement se passer de ça. La suite du film. Ça se résume ainsi : le blockbuster à la Hollywood façon 2015. Des effets spéciaux à gogo, des machins numérisés employés à tort et à travers. Des robots, en veux-tu, en voilà. La totale quoi. Ce cinquième opus n'a pas vraiment d'atouts qui viennent plaider en sa faveur. L'histoire est vraiment capillotractée, ces changements temporels sont vraiment mal assemblés. La plupart des scènes d'action ne dégagent aucune adrénaline. Les personnages (que ce soit Sarah Connor, Kyle Reese ou John Connor) ne dégagent absolument rien. Aucune passion. Il nous manque terriblement le John Connor façon Edward Furlong. Quant à notre bon vieux T-800, le robot qui nous tous marqués, c'est à peine mieux. Arnold Schwarzenegger est ici cantonné à un rôle secondaire qui n'est pas loin de le ridiculiser en le faisant sourire bêtement à trois reprises et en lui imposant de ne s'exprimer soit par des phrases brèves ou des phrases tellement longues et « techniques » qu'elles en deviennent incompréhensibles. Pour faire simple, il est inexistant. Faire endosser un rôle comme ça à Schwarzy alors qu'il est l'âme même de Terminator, c'est vraiment dégueulasse. On est vraiment pas loin de la catastrophe industrielle. Seules deux ou trois scènes par-ci, par là sont à retenir. Maintenant, comme bon nombre des personnes ici, j'espère sincèrement que les sixième et septième volets ne se feront jamais, j'espère que les producteurs (mais j'en doute) arrêteront les frais, ne serait-ce que par respect envers T1 et T2.