J’attendais pas grand chose de ce nouveau film, mais vu les critiques et les notes qui lui ont été attribués, je me suis décidé à le regarder. Le film est fidèle au comics, totalement différent de la version de 1995. L'histoire nous relate le quotidien des Etats-Unis, qui n'est qu'un vaste désert toxique. Dans ce désert, trois mégapoles sont concentrée. Méga-Bitumes. Méga-Autoroutes. Méga-Cité. L'Histoire de Dredd se déroule à MégaCityOne, une cité rongée par le vice le plus total et le plus désolant qu'il soit. Cette fois-ci, c'est Karl Urban, qui à la lourde tâche, de désorganisé un groupe de trafiquants de drogue, installé à Peach Trees, ou elle vend du Slo-Mo, une drogue qui permet aux consommateurs, de voir la vie au ralenti. Mais, Ma-Ma, la chef de la bande, à décider de remuer le couteau dans la plaie. C'est alors qu'interviennent Dredd, et la nouvelle recrue de l'Ordre des Juges, Anderson. Ensemble, ils vont devoir affronter deux cents étages remplis de malfrats et de dealers, pour atteindre le sommet. Le plus important dans le film, c’est avant tout le personnage du juge Dredd, on notera que Karl Urban déborde de charisme, alors qu’on ne voit jamais son visage, et lui offre un côté agressif et badass tout à fait appréciable, et même attachant sur la fin. La présence de l'actrice Olivie Thirlby est plus audacieuse; sans être inoubliable elle assure le job de belle façon. Ce que j’ai apprécié (bien que certains le lui reproche), c’est que le réalisateur n’ait pas essayé de créer un univers que l’on aurait presque pas vu, préférant concentrer le déroulement de l’histoire dans un seul lieu, soit une tour. On se retrouve alors dans une sorte de The Raid futuriste, et dont la violence exagérée fait ressortir un côté série B divertissant, et même drôle malgré le sérieux de l’ensemble. Mais malgré son côté divertissant le film possède bien évidemment son lot de défauts, comme tout d’abord une réalisation un peu « too much ». Si les quelques bonnes idées dissimulées par ci par là restent plaisantes, comme les effets spéciaux, on regrettera certains ralentis qui sont sympas au début, et raccords avec l’un des points du scénario, mais qui sont terriblement répétitifs et lassants car utilisés à outrance. Et enfin ce que je lui reproche, c’est les quelques baisses de rythme, qui viennent un peu trop freiner les scènes d’actions pourtant saisissantes. Le réalisateur change de registre ici avec réussite, passant d'un classicisme hollywoodien à un pur film d'action stylisé. En conclusion: Ce Dredd, s’avère plutôt surprenant et on en vient presque à se demander pourquoi il n’a pas rencontré un plus franc succès du côté de nos amis américains. Peut-être à cause de son budget limité qui a freiné la promotion. Il vous reste encore une possibilité : juger par vous-même !