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Clément
1 abonné
39 critiques
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4,5
Publiée le 11 août 2026
j'ai entendu tellement de bonne chose sur ce film notamment "extraordinaire", "grandiose" ou encore "chef-d’œuvre" mais également l'inverse, jugé par certains spectateurs comme un long-métrage surcoté, au rythme jugé fatigant, au propos parfois brouillon et au délire visuel jugé excessif ou vieilli.
Tout a été plus ou moins dit sur cette dystopie et je sais de quelle côte du mur je me situe.
Terry Gilliam construit une dystopie foisonnante où la satire bureaucratique se mêle à un imaginaire visuel d'une inventivité permanente. Derrière son humour absurde et son esthétique baroque, le film dénonce avec une férocité intacte les dérives d'une société étouffée par la technocratie, la surveillance et le conformisme. La mise en scène multiplie les trouvailles visuelles, faisant coexister le grotesque, le cauchemar et la poésie dans un équilibre aussi déroutant que fascinant. Jonathan Pryce incarne avec une grande justesse un homme ordinaire dont les rêves deviennent le dernier refuge face à un monde qui broie toute individualité. Malgré une profusion d'idées qui confine parfois à l'excès, Brazil demeure une œuvre visionnaire dont la puissance critique et l'audace formelle restent intactes.
Mon film culte numéro 1. J'ai dû le voir une bonne cinquantaine de fois... si, si. Alors, le fil rouge est une histoire d'amour, fruit d'une rencontre inespérée entre un fonctionnaire en déplacement sensé régler une bavure administrative, fruit d'un "bug" (au sens strict) et une "voisine témoin". S'en suit alors autour de ce fil rouge, une description hallucinante d'une technocratie très autoritaire, de la lâcheté de ses cadres, des lourdeurs administratives, de la malbouffe, de la pollution, de la destruction de l'individu devenu un presque robot. Terry Gilliams nous régale avec son sens de l'esthétique vertigineux, sa façon de filmer délirante, le tout sans aucun recours à l'informatique ! Le thème musical choisit contraste avec l’âpreté de cette civilisation, l'onirisme déployé décrit le lent désordre mental dans lequel tombe notre anti héros. Bien entendu, les personnages secondaires sont tous bien sentis, des "techniciens plombiers" en passant par la mère, les chirurgiens, la fille de l'amie de la mère, le plombier au black (joué par un De Niro méconnaissable), le ministre ami et ses métaphores footballistiques et enfin, l'ami de toujours spoiler: devenu tortionnaire . spoiler: Notre personnage principal échappera à sa condition en basculant dans la folie.
Film absolument génial, fourmillant de détails que l'on découvre au gré des re-visionnages. Dites, on peut pas mettre plus que 5 étoiles ?
Je l'avais vu il y a très longtemps et je ne m'en rappelais plus. Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai été très déçu ... malgré le fait que l'on retrouve bien l'univers de Terry Gilliam. Les décors et l'originalité sont au rendez-vous mais pour le reste, pas grand chose à se mettre sous la dent. J'ai trouvé ça très long, assez répétitif, les acteurs assez moyens et puis tout trop brouillon. De plus la bande originale est pas au niveau et la fin sans plus. Je ne m'attendais pas du tout à ça et je tombe de très haut mais bon c'est le jeu. À vous de décider maintenant. 9/20.
Le monde de Brazil est une dystopie bureaucratique dictatoriale à l'ambiance visuelle très travaillée. Les détails de cet univers sont grotesques et exagérés, irréels. Sam Lowry est en marge de cette réalité et fantasme un monde onirique tout aussi absurde. Brazil est poétique, visuel et surréaliste.
Oui mais non. Si on perçoit très vite ce qui a pu - autrefois - placer ce film au rang d’œuvre importante, le temps a hélas fait son œuvre. Le style graphique, les cadrages et le rythme ont du sonner comme « tout neuf » en 1985 et on le comprends, comme les thématiques tout à fait orwelliennes, ainsi portées au cinéma. Outre le style, vu et revu entre temps, reste un scénario qui se cherche à mi parcours, et beaucoup de bruit (au sens propre), désormais pour rien. À voir pour peaufiner sa culture ciné.
Il n'y a pas à dire, Terry Gilliam maîtrise son histoire et sa mise en scène. Il y a une vraie proposition, peut-être parfois presque trop loufoque pour qu'on adhère jusqu'au bout, mais qui ne peut pas laisser de marbre. Sorte de véritable adaptation de 1984, Brazil est une dystopie dans un monde totalitaire où la liberté de pensée n'existe plus, où tout est absolument contrôlé. Et dans un système comme celui-là, le moindre souci d'un petit rouage vient tout détruire. Cependant, les rêves fantasques de Sam finissent par nous perdre, bien qu'on en comprenne bien sûr le sens, cette volonté de s'envoler, d'être libre comme un oiseau. Mais l'écran est parfois trop rempli et, alors que l'idée est tout à fait louable, on perd en intensité et en crédibilité. Jusqu'à cette fin face à laquelle il n'y a rien à dire, une vraie réussite !
Satire malicieuse et pessimiste d'une société complètement bureaucratisée, le film de Terry Gilliam déploie une exubérance et un gigantisme tout à fait hors du commun. Baroque et expressionniste, le décor du film -pour l'essentiel, les arcanes poussiéreuses et grises d'une administration centrale- écrase les personnages de la même façon qu'ils sont opprimés par un pouvoir érigé en dictature de la paperasserie et du tampon officiel. Dans cette société futuriste, dont l'aspect néanmoins rétro peut signifier la régression de l'humanité, la bureaucratie et les réglementations les plus diverses ont aliéné le citoyen. Sam Lowry, fonctionnaire effacé du service des Archives entreprend, timidement, de se rebeller contre ce système "kafkaïen" et déprimant. La lutte est inégale, cependant, et le rêve d'une liberté à conquérir se heurte au zèle de fonctionnaires austères. Le style de Terry Gilliam exprime parfaitement la sensation d'étouffement et d'uniformité que requiert le sujet. Pour autant, si la forme est brillante et constitue la singularité fondamentale du film, la satire me parait manquer, non pas de fond, mais d'être alimentée par une intrigue et un scénario plus étoffés.
Mes limites intellectuelles ne me permettent pas d'adhérer totalement au film. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans tant ça part dans tous les sens. Sitôt je rentre dedans sitôt ça repart trop en vrille.
Bon d'un autre côté c'est un foutu délire comme on n'en a jamais vu, une oeuvre singulière et je salue l'innovation aussi folle soit elle.. elle l'est complètement. On s'y perd par moment, je 'e comprends pas la cohérence même dans les décors, les personnages et c'est normal, je ne pense pas qu'il y aie la moindre cohérence.
Voici donc la difficulté principale du film car les acteurs sont bon et ce monde inventé est tellement barge qu'on ne peut pas rejeter totalement ce film. Il est a voir pour avoir son propre avis, à coup sur, vous vivrez quoi qu'il arrive une expérience cinématographique !!!
Considéré comme un film culte, le réalisateur Terry Gilliam reprend les bases de son court métrage servant d’introduction au long-métrage « Monty Python, le sens de la vie » pour signer cette œuvre baroque et étrange suivant les mésaventures dans une société orwellien d’un modeste fonctionnaire à la recherche de la femme vue dans ses rêves. Brouillon, bordélique ou génialissime pour les autres, le film ne laisse pas indifférent par son univers contrasté et bouillonnant d’idées mais qui sont emmêlées dans un fatras déstructuré rendant le visionnage du film pénible et ce en dépit d’une interprétation brillante emmenée par l’excellent Jonathan Price et d’une mise en scène dont l’imagination fertile du cinéaste n’est pas à contester.
Brazil était l’un de mes films cultes, mais je l’ai revu avec mon fils et il a très mal vieilli. La réalisation est épouvantable (voir le combat avec le samouraï) l’acteur est vraiment lassant par son côté pleurnichard, la love story est nulle, les belles idées (la scène de l’interrogatoire au MOI) sont gâchées par le manque de maîtrise générale, les idées loufoques (le plombier anarchiste) ne font tout simplement pas avancer l’histoire, film qui n’a pas résisté au temps contrairement à 12 Monkeys qui reste parfait de bout en bout, porté il est vrai par des acteurs d’une autre stature…
“Brazil” est une dystopie baroque et cauchemardesque, où le rire se coince dans la gorge et l’absurde devient système. Terry Gilliam y orchestre un délire bureaucratique d’une précision hallucinée, entre rêve d’évasion et engrenage totalitaire. Chaque image déborde, chaque cadre étouffe, dans un monde où l’imaginaire lui-même devient suspect. Un chef-d’œuvre paranoïaque et visionnaire, aussi drôle qu’effrayant, où l’on se noie avec grâce dans l’absurde du réel.
Après le visionnage de ce film on ne sait pas si on aime, si on adore, ou si on déteste, c'est un sentiment assez rare, de ne pas pouvoir savoir ce que l'on ressent au visionnage de ce film. C'est halluciné, et hallucinant! On nous présente une société gérée par la bureaucratie, l'administration règne en maitre dans un monde devenu totalitaire, où, une erreur de lettre dans un nom, et votre vie bascule, car un petit fonctionnaire a suivi le formulaire au lieu du , attention les petits hommes gris contrôlent le système. Système autoritaire, où chaque élément qui essaie de s'opposer devient terroriste, et on envoie les légions de la police d'état, uniformes et presque casque à pointe. Les nantis ne comprennent pas les enjeux, ils vivent dans leur tour d'argent, se faisant littéralement tirer la peau, essayant de toujours rajeunir. Ce film est fantastique, non pas pour le côté homérique, mais pour toutes ces trouvailles, ces menus dans le restaurant, les plats numérotés, photos à l'appui, mais lorsque l'on présente les plats avec des appellations pompeuses, on se retrouve devant des bouillis, de couleurs plus que douteuses. Ces agents d'entretiens, qui viennent réparer un problème de clim, alors qu'une simple dérivation suffisait, le chantier devient incontrôlable, face à l'incompétence des agents sélectionnés par le gouvernement. Tout cela n'est qu'une belle métaphore d'une société futuriste, mais qui s'appui sur des faiblesses que la société créée elle même. Terry Gilliam est un grand malade, il laisse dériver sa folie, pour nous offrir une œuvre d'une grande complexité. Est-ce qu'il n'y a que moi, mais cette salle des tortures, ressemble, à ce que deviendra le Cerebro du dc Xavier dans les X-men... C'est un film hallucinant, faite par un illuminé, il fallait oser un tel film, il fallait oser produire un tel film. Comment résumer cette histoire, impossible à dire. En tout cas, il mérite le visionnage, car, même s'il est déroutant, il y a plus à en retenir qu'à en jeter, et c'est une belle prouesse ! Maintenant, je ne peux pas vous garantir que vous allez aimer, mais je ne peux pas non plus, vous garantir que vous allez détester.
Œuvre majeure du cinéma des années 80, le Brazil de Terry Gilliam est impressionnant par bien des aspects. Influencée par le Procès de Kafka comme par le 1984 de George Orwell, cette fable dystopique imagine un monde où la bureaucratie est au service d’un régime autocratique, qui use de la torture comme d’un moyen naturel d’étouffer toute voix dissidente. Pour son troisième long-métrage réalisé en solo, l’ex membre des Monty Python était ici au sommet de sa créativité, parvenant à concevoir un univers total, à la fois baroque, tragique, onirique et absurde. Tout y est d’une densité folle, des décors à la narration, en passant par les costumes et les dialogues. Tourné en partie dans les incroyables espaces d’Abraxas de Noisy-le-Grand en France (conçus par l’architecte Ricardo Bofill au début des années 80), Brazil nous fait croiser des personnages délirants, eux-mêmes interprétés par des comédiens en grande forme (Jonathan Pryce, Robert De Niro, Katherine Helmond ou encore Bob Hoskins) qui évoluent dans cette galaxie tragi-comique. Ode à la liberté et aux rêves, réflexion sur le pouvoir des individus face à un régime totalitaire, portrait au vitriol d’une société consumériste et obsédée par le paraître… Brazil est à la fois une critique des sociétés contemporaines et un manifeste à la vigilance permanente. Admirable.
Une dictature administrative et sa paperasse pour cette distopie comique et anti-conformiste signé Terry Gillian. Une œuvre d'une originalité folle, enchaînant des scènes à la réalisation et l'ambiance unique. Si la fin bascule dans un rêve abstrait poussé légèrement trop loin à mon goût, ce voyage hors des limite du réalisme d'une grande richesse visuelle et scénaristique est une expérience cinématographique à vivre !