Après le visionnage de ce film on ne sait pas si on aime, si on adore, ou si on déteste, c'est un sentiment assez rare, de ne pas pouvoir savoir ce que l'on ressent au visionnage de ce film. C'est halluciné, et hallucinant!
On nous présente une société gérée par la bureaucratie, l'administration règne en maitre dans un monde devenu totalitaire, où, une erreur de lettre dans un nom, et votre vie bascule, car un petit fonctionnaire a suivi le formulaire au lieu du , attention les petits hommes gris contrôlent le système.
Système autoritaire, où chaque élément qui essaie de s'opposer devient terroriste, et on envoie les légions de la police d'état, uniformes et presque casque à pointe.
Les nantis ne comprennent pas les enjeux, ils vivent dans leur tour d'argent, se faisant littéralement tirer la peau, essayant de toujours rajeunir.
Ce film est fantastique, non pas pour le côté homérique, mais pour toutes ces trouvailles, ces menus dans le restaurant, les plats numérotés, photos à l'appui, mais lorsque l'on présente les plats avec des appellations pompeuses, on se retrouve devant des bouillis, de couleurs plus que douteuses.
Ces agents d'entretiens, qui viennent réparer un problème de clim, alors qu'une simple dérivation suffisait, le chantier devient incontrôlable, face à l'incompétence des agents sélectionnés par le gouvernement.
Tout cela n'est qu'une belle métaphore d'une société futuriste, mais qui s'appui sur des faiblesses que la société créée elle même.
Terry Gilliam est un grand malade, il laisse dériver sa folie, pour nous offrir une œuvre
d'une grande complexité.
Est-ce qu'il n'y a que moi, mais cette salle des tortures, ressemble, à ce que deviendra le Cerebro du dc Xavier dans les X-men...
C'est un film hallucinant, faite par un illuminé, il fallait oser un tel film, il fallait oser produire un tel film. Comment résumer cette histoire, impossible à dire. En tout cas, il mérite le visionnage, car, même s'il est déroutant, il y a plus à en retenir qu'à en jeter, et c'est une belle prouesse !
Maintenant, je ne peux pas vous garantir que vous allez aimer, mais je ne peux pas non plus, vous garantir que vous allez détester.