Blow Up
Note moyenne
3,7
4870 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

197 critiques spectateurs

5
55 critiques
4
41 critiques
3
33 critiques
2
38 critiques
1
18 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Santu2b

314 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2018
Le plan, bien connu, orne la plupart des couvertures d'ouvrages cinématographiques : Thomas photographiant une top model allongée au cours d'une séance électrique, avant de remettre sérieusement en question sa pratique. Voici donc "Blow Up" datant de 1966, enfant chéri de tous les théoriciens du septième art. intense réflexion sur l'objet photographique et le visuel en général. Le fécond cinéaste y interroge pêle-mêle la futilité de l'image ou encore l'impact de l'art contemporain. Pour ce faire, Antonioni n'hésite pas non plus à déconstruire les codes du film policier pour servir son propos. On peut enfin y ajouter des qualités plastiques évidentes (l'ambiance londonienne est magnifique) ainsi qu'un final on ne peut plus intrigant et réussi. Cependant, il y a tout de même certains éléments qui ne peuvent être passés sous silence. L'intrigue s'avère en effet extrêmement lente et ennuyeuse. Ainsi l'histoire policière en elle-même met une heure à démarrer réellement ! L'influence de "Blow Up" sur le cinéma contemporain est indéniable. Nous avons donc salué le monument. De là à être en pâmoison devant lui c'est une autre histoire...
patior
patior

37 abonnés 71 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 mars 2010
Une histoire qui se résume en 2 lignes.
Des élucubrations autour d'un photographe, de son "art", si vous voulez l'appeler comme ça.
Mais surtout un besoin de vivre dans ce monde à part. Ce dès les premières images du film lorsqu'il s'échappe des pauvres pour sauter dans sa Rolls.
Sans parler des messages anarchistes argent/pauvreté, des nones noires qui se confrontent aux gardes anglais, et surtout la perte de la réalité dans l'obstination "artistique".
Si je m'attendais à cette soupe faite par des gens de l'art -qui découvrent le nouveau phénomène des drogues douces dans les années 60- et destiné à des gens du même milieu qui se complaisent, venant d'un film des années 60 je ne l'aurais pas acheté. Il y en a assez au cinéma en ce moment.
gimliamideselfes

3 455 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2007
C'est film sympathique qui malgré la première demi heure sans intrigue ne lasse pas et n'est pas long. Mais on retiendra surtout la fin, magique.
Maqroll
Maqroll

204 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2012
Le film « in » d’Antonioni des années soixante avec ambiance londonienne garantie et clin d’œil appuyé aux Beatles et à Lindsay Anderson… Un film sur la photo bien sûr, mais surtout sur l’image, dans sa fonction essentielle, c’est-à-dire celle de voir ce qui est caché, voire ce qui est invisible. La scène de la fin, extraordinaire de poésie et d’humanité, est essentielle pour la compréhension du propos : sur un court de tennis, une troupe ambulante de mimes feint de jouer une partie imaginaire avec une balle invisible, jusqu’à ce que le photographe (rôle à facettes joué très justement par David Hemmings) finisse par entrer dans le jeu en renvoyant la balle d’une façon aussi symbolique que réelle… Les acteurs sont évidemment dirigés à la perfection par un des maîtres en ce domaine, les images sont léchées et possèdent autant de force esthétique que narrative, le scénario est pensé à chaque seconde et déroule peu à peu une histoire dont nous ne saurons pas plus que ce que les images voudront bien nous en montrer… Qui a tué qui et pourquoi ? Il y a toujours forcément un moment où on ne peut pas agrandir davantage une image… C’est à ce moment précis que l’imaginaire vient prendre le pas sur la réalité, révélant la construction tout aussi imaginaire de l’être humain et sa vacuité devant le monde… Un chef-d’œuvre de plus d’Antonioni, à la fois sur le plan cinématographique et sur le plan philosophique.
selenie

7 482 abonnés 6 715 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2014
"Blow-Up" est avant tout une oeuvre très inscrit dans les sixties, les décors, costumes et la BO magnifique sont un témoignage d'une époque. Le meurtre est assez secondaire, s'il reste le fil conducteur on suit surtout le photographe star dans ses errances diverses alors qu'il est de plus en plus obnubilé par ses photographies "témoins". Un grand film qui marque surtout les esprits en quelques scènes (la 1ère séance photo, la "bataille" avec les 2 groupies, les mimes... etc...).
VodkaMartini
VodkaMartini

65 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
On pourrait presque réduire "Blow Up" à un traité d'ophtalmologie, si les ophtalmologues étaient autre chose que des garagistes de l'oeil. Qu'en est-il du regard, quand celui-ci est constamment médiatisé? Quelle est la valeur des choses que l'oeil désire et réifie à la fois? Y a-t-il quelque chose au-delà des illusions admises par notre raison et qui façonnent le "vivre-ensemble"? Toutes ces questions sont posées sans que jamais Antonioni n'apporte de reponse définitive, mais, bien plutôt, le réalisateur tient à nous transmettre son inquiétude et son questionnement. Car même dans cette sublime scène finale, quand le personnage "entre" dans le monde et joue le jeu, ce n'est que pour voir le réalisateur le faire disparaître comme par magie.
loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2007
Un film d'une incroyable modernité. Audacieux, comme sut l'être en son temps l'Orange mécanique de Kubrick, le Blow Up partage d'ailleurs avec celui-ci son aspect "kitch" et son montage nerveux. La part importante prise également par la musique rapproche un peu plus ce Blow Up de l'œuvre de Kubrick. Cependant, la comparaison s'arrête là. Quand Antonioni parvient à faire douter son personnage principal par le biais d'un meurtre, celui de Kubrick ne cille jamais d'un cil. Antonioni aime les humains, mais ne supporte pas la médiocrité. Son photographe "révélateur" lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Il pousse le mimétisme jusqu'à évoquer dans la scène final son amour du cinéma. La vie n'est qu'une simple illusion, une balle invisible que chacun se renvoie de peur de se brûler les yeux.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 juin 2009
un énorme navet. On s'y ennuie du début à la fin. Mais chut, les intellos de télérama et des inrockuptibles adorent.
Fgiraut
Fgiraut

8 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2023
Décomposition, ou la quête du sens et du non visible dans le swinging London en proie à la décadence par les paradis artificiels, la mode, les groupies, la quête du sens... Ou l'on retrouve la numérologie, l'atelier est au 39 (bien gros) ce qui l'individualise dans ce quartier en gentrification
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 février 2013
Le plus saisissant, ce sont sans doute ces photos en noir et blanc qui se transforment en images muettes, mouvantes, vides et vertes, avec un corps abandonné sur le côté. Puis le mort disparaît, les images aussi. Et si c'était un peu cela, la vie ? Des souvenirs imagés qui, quelquefois, viennent nous hanter.
pierrre s.

568 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2016
On entend parfois dire que l'élève a dépassé le maître. C'est ce qui arrive si l'on compare Blow Up, et Blow Out. Antonioni a sans doute réalisé un grand film (en son temps). Toutefois, en ce qui me concerne, l'œuvre de Brian De Palma, lui est grandement supérieure et en tous points.
Eselce

1 629 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 janvier 2016
Il s'agit d'un film réalisé dans les années 60 et qui ne mérite pas de spectateurs aujourd'hui. C'est indigeste. Mauvaise musique, personnage principal inintéressant et antipathique (Un véritable paparazzi). A recadrer dans son époque. Le film n'a pas fait de bon temporel sans prendre un sérieux coup de vieux. Cela dit, je reconnais que le scénario a de l'idée, pour l'époque. Il faut juste patienter une bonne heure avant d'en découvrir une ébauche. Puis, l'ennui revient au galop avec des scènes de vie d'un paparazzi débauché des années 60 et un final à la française, sans aucun intérêt. Une vraie perte de temps, pour moi.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 janvier 2010
Ma prof d'histoire de l'art nous disait, à propos du carré blanc sur fond noir de Malevitch, que
si on n'aimait pas, c'est parce qu'on avait pas les outils intellectuels qui nous permettaient d'avoir accès à ce type d'œuvre. J'ai bien peur d'être dénuée de tout outil intellectuel. Avec Blow Up, le diagnostic est confirmé : je ne suis vraiment pas faite pour les oeuvres intellos.
Ya trois trucs que j'ai aimés dans Blow Up :
1) Les Yardbirds. Le seul passage intéressant du film. Qui arrive à 10 min de la fin.
2)L'image. Un film sur la photo où chaque plan est une photo. (Ce qui explique aussi sans doute l'inertie générale
du film.) Donc de très beaux plans.
2) Maintenant, quand mes amis me diront qu'ils ont combattus un alligator à mains nues ou qu'ils ont escaladé l'Evrest, je pourrais enfin me mettre à leur niveau. En effet, j'ai regardé Blow-Up EN ENTIER, d'UNE TRAITE et DE PLEIN GRÉ.
Donc voilà. Blow-Up c'est un film looooooong. Un film de Gus Van Sant à côté, c'est un film d'action. Et surtout, il ne se passe rien. Pourtant l'idée du scénario, à la base, elle est bien. Mais bon après tout, pourquoi s'encombrer
d'un scénario ? Alors je sais, c'est fait exprès, métaphysique-profondeur-libre-interprétation-poésie-vide-intérieur-du-héros blablabla mais bon, je vois pas l'intérêt de faire exprès de faire un film où le spectateur va être complètement passif. Ah, si, je sais ! Pour avoir une palme d'or et une bonne critique chez Télérama ! (Bon je caricature, des fois à Cannes ils ont des bonnes idées,
genre Pulp Fiction).
Enfin, pour tout ceux qui ont trouvé de l'émotion dans Blow-Up, j'aimerais bien qu'on m'explique.
Bon, j'vais aller voir le remake de De Palma, ça me serait sans doute plus accessible.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 910 abonnés 8 275 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2012
Attention OFNI ! Entendez par-là, Objet Filmique Non Identifié, car Michelangelo Antonioni nous trouble du début à la fin avec son film si profond et mystique. On y rencontre un jeune photographe qui découvre sur l’une de ses photos un cadavre. Fiction ou réalité ? Entre doutes et remises en question, Blow Up (1967) nous submerge de questions et d’énigmes. Le réalisateur bouscule les codes du thriller pour une œuvre résolument hors norme. On appréciera d’autant plus deux séquences bien particulières au sein du film, celle du concert où joue le groupe des Yardbirds, puis la séquence finale pendant le match de tennis avec une troupe des mimes. Cependant, on regrettera amèrement que le film puisse être aussi long et lent (il faut attendre 60 minutes ni plus ni moins, pour que le protagoniste principal découvre enfin qu’un cadavre se cache dans l’une de ses photos, alors que c’est tout de même censé être le point principal du film).
Une œuvre complexe qui aura tout de même eu la Palme d’Or lors du 20ème Festival de Cannes, ainsi que des nominations aux Oscars et aux Batfa. A découvrir aussi, la variante réalisée par Brian De Palma : Blow Out (1982), où cette fois-ci, ce sont des enregistrements sonores qui mènent sur la piste d’un meurtre (il s’agit là d’un remake officiel) avec dans le rôle-titre John Travolta.
Julien D

1 345 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2013
Faire parler les images, c’est ce qu’Antonioni réussi à faire ici aussi bien sur le fond que sur la forme, et bien cette double dimension artistique qui donne à Blow Up son dynamisme. Pour son premier film en anglais, le réalisateur italien s’attaque à un genre bien plus populaire que les drames romantiques qu’ils réalisaient précédemment, celui du thriller psychologique mais garde la part de mystère délicat qui leur donnait leur charme énigmatique. En effet l’absence de résolution à cette intrigue, qui est en fait plus un doute qu’une véritable enquête, pour s'apesentir davantage sur l'évolution psychologique de son (anti-)héros, a divisé ses spectateurs entre une profonde déception et fascination car Antonioni est inéluctablement le meilleur pour faire du vide scénaristique un élément dramaturgique passionnant. La façon dont ce photographe anonyme et exécrable prend, au fil de l'histoire, davantage de place dans son entourage qu'il semblait incapable de percevoir en fait une réflexion métaphorique de l'art de l'image. C’est finalement la qualité du Londres des années 60 qui connut une reconnaissance unanime, tant il dépeint à merveille la mentalité libertaire de l’époque. Faire passer le pictural avant l’explicite, c’est un parti-pris artistique auquel il faut être préparé avant de se lancer dans ce film singulier.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse