Blow Up
Note moyenne
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197 critiques spectateurs

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titusdu59
titusdu59

87 abonnés 696 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2011
"Blow up" est un film extrêmement bien réalisé. La caméra d'Antiononi y semble libre de toutes contraintes techniques, certains plans sont proprement magnifiques, les mélanges de couleur sont savoureux, et les décors sont magnifiques. La musique et également très bonne, et les interprétations, autant de David Hemmings que de Vanessa Redgrave, sont brillantes. Mais si le film est très bon sur sa forme, c'est bien sur le fond que j'ai trouvé qu'il y avait problème. En effet, l'intrigue est extremement complexe, et on se perd dans les filaments artistiques du réalisateur, ce qui rend le film très long, et ceci jusqu'à un final qui ne répond qu'à moitié aux attentes qu'il avait soulevées. Alors, après un petit débriefing, j'ai peut-être réussi à capter un peu de l'essence philosophique et métaphysique de "Blow up", et il faudrait sans doute que je le revoies pour le discerner mieux encore. Mais l'impression d'incompréhension et même presquae de vide intellectuel qu'il m'a laissée sur le moment me donne un avis pour le moins mitigé.
Starwealther
Starwealther

111 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 juin 2007
Ce film de Antonioni est peut être un film culte mais en aucun cas un chef d’œuvre, il est d’un ennui à tomber par terre. Pourtant, la mise en scène set superbement foutu et d’une esthétique plus que plaisante. De même, pour la BO qui bien que très discrète et très douce sonne bien british années 60-70, j’ai tout de suite penser aux Beatles. D’un autre côté, certains sons sont plus jazzy et c’est très agréable en musique de fond, c’est léger ça passe tout seul. Pour ce qui est du film en lui même et du scénario, rien de bien folichon vu que le script du scénario tiendrait sur un timbre poste et que c’est tellement lent qu’on décroche complètement, ce qu’on attend le plus c’est la fin. Cette historie de photographe qui, après avoir pris des photos d’un couple, se rend compte qu’il a photographié un meurtre. A partir de ce moment, one ne sait pas si on est dans l’illusion, dans un monde onirique ou non. L’acteur principal joue bien mais Jane Birkin est un peu nunuche, leurs sortes de pseudo bagarre dénudée est inutile et ridicule. Peut être qu’à l’époque c’était bien de voir un morceau de sein pointé le bout de son nez à l’écran mais maintenant on en voit partout et à longueur de journée (panneaux publicitaires, publicité TV) donc ça ne fait ni chaud ni froid. La fin semble complètement anecdotique, on dirait que tout ce qu’on a vécu est un rêve et qu’il y a comme un retour à la réalité. Je trouve la qualité de ce film très discutable, pour moi il est juste médiocre. La palme d’or à Cannes en 1977 est vraiment exagérée, je trouve qu’on a tendance à tout intellectualiser comme si quelque chose d’absolument ennuyeux et incompréhensible était la voie de la qualité. David Lynch sait faire d’un film quelque chose où on s’évade totalement, Blow Up ne donne absolument pas cet effet là. Dans un genre différent, le film "Blow Out" de Brian de Palma reprend le même concept mais de manière bien plus plaisante, il fait de ce concept un thriller à suspense et à rebondissements
Acidus

881 abonnés 3 974 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2014
"Blow-Up", c'est le vide incarné. Long à démarré, le film s'emballe enfin, à mi-parcours, à travers un aspect policier peu exploité pour retourner enfin dans les brumes du néant, débouchant sur une fin intéressante mais difficilement compréhensible. Dur de comprendre où le réalisateur souhaite en venir et, à défaut de saisir sa pensée, il perd le spectateur que quelques plans de nus ne saura maintenir éveillé. Malgré tout son talent de metteur en scène et un David Hemmings habité, Antonioni n'arrive à rendre cette trame narrative assez claire et consistante pour nous captiver. Mise à part quelques scènes intriguantes et bien foutues, le constat penche dans le négatif.
Grouchy
Grouchy

144 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 mai 2013
Témoin d'un crime par l'image : avec un pitch très intéressant Antonioni réalise une sorte de film semi-expérimental très lent qui n'accroche plus tellement depuis l'époque de sa sortie. Ayant pour sujet la photographie, le réalisateur réussit à créer des cadres inventifs. Si le manque de rythme passe pour une marque de mise en scène, il devient extrêmement lassant à la fin du film. En plus de cette molesse, le scénario est truffé de séquences qui pour ainsi dire ne servent à rien, et n'ont pas de résolution finale : l'intrigue originale ( le corps ) est abandonnée à la fin : où est-il ? comment a t-il disparu ? et le film s'arrête brusquement sur un mime de match de tennis dont on peut douter de l'intérêt. La femme du tué disparaît à la moitié du film et crève la relation entamée avec Hemmings. La scène de baise entre ce dernier et les deux adolescentes est absolument inutile. Antonioni donne l'impression de jeter ses personnages et les intrigues secondaires pour créer un film pas crédible qui ne va pas au bout de son objectif. Et d'ailleurs quel était cet objectif ? réaliser un film expérimental ou une intrigue à suspense ? dans les deux cas c'est raté.
Enzo Gagliardi
Enzo Gagliardi

11 abonnés 61 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2020
Blow Up est l'un des films les plus mystérieux, déroutant et donc fascinant qui n'ait jamais été réalisé. A tel point que David Lynch déclare l'adorer et s'en être inspiré. C'est un film à voir absolument car personne ne sera dire s'il a aimé ou détesté. En effet, cette oeuvre réussit l'exploit de fasciner avec un scénario quasiment inexistant. L'idée de base est extrêmement intéressante et aurait pu donner un thriller, une enquête riche en rebondissements mais nous n'aurons rien de tout ça. Le film met environ 1 heure à rentrer dans le vif de son scénario et une fois cela fait,... plus rien. Et pourtant on reste paradoxalement attiré par l'écran. En réalité, le film s'attache réellement et longuement à décrire son personnage principal, artiste frimeur et fougueux. On ajoute donc de très nombreux détails sur sa personnalité et sa vie spoiler: (l'achat de l'hélice, les femmes qui souhaitent être prises en photo, la bataille pour obtenir un morceau de guitare qui sera jeté dehors)
, on est constamment du point de vue de ce photographe. Le rythme est très lent, avec de longs silences et des dialogues extrêmement rares. Une oeuvre extrêmement contemplative donc sur l'art et la philosophie. En définitive, certaines scènes ennuient, quand d'autres sont tout à fait fascinantes. La première demie heure étant remarquable. Maestria de l'image, rythme lent, silences bruyants, scénario inexistant tout en ayant un regard particulier, spoiler: mimes qui jouent au tennis
, des mystères donnés sans aucun élément de réponse au final... si le film est parfois ennuyeux, le tout dégage une ambiance incroyablement pesante et mystérieuse sans que rien ne se passe.
Une expérience à vivre dans ce film extrêmement avant-gardiste
Estonius

4 756 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2020
Un film peut être à la fois mauvais et fascinant. Fascinant parce que la photographie du film est superbe, parce qu'il nous dresse un portrait d'un allumé assez grave et parce que l'argument scénaristique est potentiellement intéressant. C'est sans doute ce que les gens retiennent après la vision du film. Seulement il y a le reste : le syndrome du tirage à la ligne est omniprésent, forcement quand on n'a pas grand-chose à dire, on fait durer…même quand ça ne s'impose pas à l'instar de l spoiler: a longue séquence de pose du début
qui devient vite galante. On pourrait aussi parler des scènes inutiles comme celle spoiler: chez l'antiquaire ou le concert des Yardbirds
. Et puis il y a le jeu incroyablement exécrable de Vanessa Redgrave et bien sûr l'avortement de l'intrigue. Bizarrement deux scènes peuvent retenir l'attention, d'abord celle spoiler: avec Jane Birkin et Gillian Hills, absurde et complètement décontextualisée de l'intrique, placé pour rendre le film vendeur, mais qui je l'avoue a de la gueule. L'autre est la scène finale avec les mimes, intrinsèquement elle a son charme, là où ça ne va plus c'est quand on veut nous faire croire que c'est la vrai conclusion du film
et chacun y allant de son dépucelage de diptères en affirmant qu'il s'agit là "d'une vraie réflexion sur quelles sont les frontières entre le fictif et la réalité, et sur l'impossible communication entre les êtres C'est vrai ça Antonioni a raison de dénoncer ce fait, sinon il y en a qui vont encore croire que Superman et Dracula ne sont pas des êtres fictifs et après avoir vu Blow-up, ils iront beaucoup mieux ! En fait, pour paraphraser Voltaire, Antonioni n'a rien à dire, et il le dit mal.
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2015
Antonioni filme des espaces et pourrait même si c'était possible filmer le temps..... Il y a du Lynch c'est évident. Enfin c'est plutôt le contraire mais c'est assez contemplatif et envoûtant même si cela reste obscur.
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2012
Une journée de la vie d'un photographe londonien qui entrevoit un meurtre et mène une enquête obsessionnelle dans un monde où tout n'est plus qu'apparence et illusion du réel. Un film magistral.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2015
Un peu comme "Profession Reporter", ce film d'Antonioni me fascine par moments, mais m'ennuie poliment le reste du temps..

Je comprends tout à fait l'intérêt qu'on puisse y trouver, sur des thématiques très cinématographiques : la notion de réalité et d'imaginaire, le regard, le rôle de l'artiste et son côté obscur-industriel. Tout cela a très bien été analysé par d'autres que moi.

Je comprends toute cette richesse, au niveau cérébral, mais je ne la ressens, je ne la vis pas assez dans le film. Les seules scènes qui me transportent vraiment sont : spoiler: celles du concert, du développement des photos du parc, et surtout celles du tennis à la fin, magnifique symbole où tout existe par l'image et le son, sans un mot. Le tennis est mon sport préféré, et en voici la meilleure utilisation au cinéma, avec dans un tout autre genre "Strangers on a train" d'Hitchcock bien sûr!


Le reste du temps, je n'arrive pas à vivre le film, à m'attacher aux personnages ; la lenteur et le vide de certaines scènes me font lâcher prise. Sur une thématique comme le rapport réel-imaginaire, il est dommage de voir qu' Antonioni reste si longtemps dans le réel brut..

Je préfère revoir, sur des thématiques similaires, "Conversation Secrète" de Coppola ou dans une moindre mesure "Le voyeur" de Powell ; là je comprends les idées avec le même plaisir, mais je les vis également beaucoup plus que dans "Blow-up".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 octobre 2011
D'une grande beauté sur la vie, la mort, l'art et la philosophie. Un très grand film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 octobre 2010
Un film sur l'image, ça fait peut être bon public de dire ça, mais ça a quand même pas mal de chance de m'accrocher au moins au départ. Mais quand c'est fait avec une telle précision et une telle ampleur à la fois, c'est d'un bout à l'autre que j'accroche.

Antonioni est un véritable artiste en ce qu'il aime l'Art avec un grand A. Si dans l'Avventura, c'est son coté peintre des sentiments, du vide et du temps qui ressortait, ici il s'attaque à la photographie. Mais pas à la photographie comme instantané figeant la réalité, plutôt à la photographie qui dessine la réalité, qui la marque. La grande expérience du personnage principal, c'est ça, comprendre qu'un panoramique d'un parc et un zoom sur une main dépassant d'un buisson, ce n'est pas la même chose. L'un est effectivement spatialement inclus dans l'autre mais n'a de réalité significative que dans le deuxieme cas.
Antonioni met ainsi le doigt sur ce que la photographie a selon moi livré de meilleur au cinéma, à savoir le pouvoir du cadrage et de la distance par rapport aux choses qui est par elle même signification. De ce point de vue là, ça m'a pas mal fait penser à Nathalie Granger de Duras où le travail du cadre est aussi fantastique.

Une fois lancé sur la piste de reflexion de l'échelle des choses, Blow up va même beaucoup plus loin avec cette réplique d'une des scènes finales : "On dirait la peinture de ...", à savoir de l'art abstrait en particulier une toile composée uniquement de nombreux points de couleur dans tous les sens. Ramené à l'extreme, une photographie n'est elle même qu'un assemblement de taches de couleur imprimées sur la pellicule, de la même manière que mes élucubrations de cette seconde ne sont au fond rien d'autre qu'une série de pixels voire de 1 et de 0.

Pour ce qui est d'admirer la photographie du film, je pense pas être original en disant que c'est très beau mais surtout très précis. L'avventura est sensuellement et presque extatiquement beau, ici c'est différent. Les figures géométriques présentes dans quasiment tous les plans - Spoiler : les triangles de la piece dans la discussion avec la femme ; les longues courbes du parc lorsqu'il monte les escaliers, les angles droits lors des scènes de voiture, etc... - . Toute cette beauté et cette perfection dans la régularité ne semblent pourtant là que pour nous ramener à cette idée que la photographe, vivant par son appareil impacte sa propre perception de la réalité pour la ramener à la dimension d'un objet, un objet qui soit assimilable en tant qu'objet par un appareil mécanique tel que l'appareil photo.

C'est là tout l'enjeu visible du film d'Antonioni. Qu'il y ait eu ou non véritablement un meurtre, nous ne le saurons jamais et si l'on peut avoir par moment la sensation que le film peut tourner au polar, ça n'a au fond pas d'importance.L'important, c'est que le doute s'installe. Si la réalité n'est pas ce qu'elle semble être. Au fond, c'est nous qui décidons de ce que nous voyons ou pas dans un mouvement et ça ça remonte aux origines de la reflexion sur le cinéma. Est ce q'une image couplée à une autre image couplée encore à une autre nous permettent de reconstituer la réalité d'un mouvement et d'une action. Rien n'est moins sur alors que cela parait pourtant évident. Toute l'illusion cinématographique est là. En ce sens, l'ampleur du propos d'Antonioni le ramene au frontiere de son propre art, le cinéma. Est-ce que le cinéma, c'est 24 fois la réalité par seconde ou bien est ce que ce n'est qu'une juxtaposition d'images à laquelle nous donnons nous même le sens qu'il nous plait. Le cinéaste italien nous répond clairement par cette derniere scène dans le jardin, lorsqu'il va ramasser cette balle imaginaire et entend en hors-champ le bruit de vrais raquettes.

Je crois que c'est une des reflexions les plus profondes sur l'image qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici. Comment quelqu'un peut en arriver à être possédé à un tel point par sa vision photographique des choses pour n'entrevoir la réalité parfois qu'entre deux prises, - Spoiler : comme lorsqu'il voit son amie en train de faire l'amour avec le peintre, son visage n'apparait qu'entre deux battants, deux morceaux de mur, il est dans une faille; une autre faille semblant être la scène avec Jane Birkin et sa copine dans son salon - . Quelquepart, ces deux scènes sont peut être aussi une idée de ce que l'on peut perdre dans une vision trop étriquée et trop "cadrée" de l'Art et de la vie, à savoir à la fois l'amour profond et l'amusement simple. Dans le premier shoot de début avec sa "femme", l'appareil photo sert presque de symbole de virilité mais tout cela sonne terriblement faux, tout comme les costumes des 5 mannequins quelques minutes plus tard, c'est se dissimuler derriere les mêmes écrans que d'y voir un soupçon de réalité et de joie.
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2011
Film à l'esthétique certes inspiré, avec des acteurs et une musique classes mais qui finalement ne touche pas.
Noistillon
Noistillon

96 abonnés 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2011
Blow-Up est une expérience de cinéma pour le moins déroutante, accompagnée d'une maîtrise stylistique absolument bluffante.

Visuellement, le film de Michelangelo Antonioni est génial. D'excellentes idées de mise en scène viennent ponctuer des dialogues saccadés, un autre trait essentiel du film.
Antonioni est loin d'être un blagueur et j'ai de bonnes raisons d'espérer adorer ses autres films.
Le cinéaste parvient à capter des tensions sexuelles refoulées de manière très convaincante.

Quant au message subliminal, c'est peu de dire qu'il est parfaitement adapté au propos : il s'agit d'une réflexion sur les rapports exigus qu'entretiennent la violence et l'Art, le meurtre étant alors rêvé comme le fantasme artistique ultime.

Mais voilà, la sauce ne prend qu'à moitié. La réserve concerne le scénario, trop linéaire pour être intéressant, et trop pauvre pour éviter l'écueil de l'ennui et de la lassitude.
Disons-le clair et net, la partie thriller est bâclée, elle laisse trop peu de place au doute et elle est trop tardivement intégrée au récit.

Certes, le casting est très correct, mais les personnages ne sont que superficiellement creusés. À croire que Antonioni était plus intéressé par la forme que par le fond, au point de donner parfois l'impression que son film cultive uniquement sa propre vanité
Louis Morel
Louis Morel

62 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2013
Une véritable oeuvre cinématographique qui pose des vrais questions de cinéma. Magnifique et envoûtant, un monument du cinéma anglais.
moonboots
moonboots

75 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2012
un film énigmatique à l'atmosphère vraiment particulière, une réussite
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